lundi 6 juillet 2026

Amiral Ver-huell

 

Charles Henri  VER-HUELL 1764-1845., né à Doetinchem (Pays-Bas) le 11 février 1764 et mort le 25 octobre 1845 à Paris, est un amiral français d'origine néerlandaise.
Lettre signée  datée 
Dunkerque  27 messidor 1805



Adressée au général Gudin "commandant la 3ém division du camp de droite" au sujet  de canots qui ont dérivé à cause du mauvais temps sous le fort Ribau et que l'on a retrouvé entièrement pillés "cela ne peut avoir été fait que par les gardes côtes"
prix 220 euros

Lettre signée de l’amiral Charles‑Henri Ver‑Huell – Dunkerque, 27 messidor an XIII (1805)

Rare document manuscrit signé de Charles‑Henri Ver‑Huell (1764‑1845), amiral français d’origine néerlandaise, figure majeure de la Marine impériale et acteur essentiel des opérations navales de la période napoléonienne.

Datée de Dunkerque, le 27 messidor an XIII (15 juillet 1805), cette lettre est adressée au général Gudin, alors commandant la 3ᵉ division du camp de droite. Ver‑Huell l’informe d’un incident survenu sous le fort Ribau : plusieurs canots ayant dérivé à cause du mauvais temps ont été retrouvés entièrement pillés. L’amiral précise que « cela ne peut avoir été fait que par les gardes‑côtes », soulignant la gravité de la situation et les tensions locales autour des installations navales.

Document authentique, signé, en excellent témoignage de la vie militaire et maritime à la veille de la campagne d’Angleterre. Ver‑Huell, alors en charge des forces navales du Nord, joue un rôle stratégique dans la préparation de la flottille de Boulogne.

Prix de vente : 220 euros.Napoleon et la mer,documents maritimes

Pièce idéale pour collectionneurs de documents napoléoniens, d’histoire maritime ou d’archives militaires liées aux opérations côtières du début du XIXᵉ siècle.


Precourt de Bouvet contre-amiral

Lettre signée du contre‑amiral Précurt de Bouvet – Embarquement sur Le Jupiter (1804)

Rare document manuscrit signé du contre‑amiral Précurt de Bouvet, daté de Brest, le 15 floréal An XII (5 mai 1804), en pleine période du Consulat finissant, juste avant la proclamation de l’Empire.

Cette ordonnance officielle intime au lieutenant de vaisseau Pierre‑Jean‑Marie Le Gall Kerven de s’embarquer sur le vaisseau Le Jupiter, bâtiment de ligne de la Marine française, alors commandé par le capitaine Bergerin. Une pièce administrative typique des mouvements d’officiers et des préparatifs navals de la flotte brestoise au début du XIXᵉ siècle.

Document authentique, clair, signé, et parfaitement daté en calendrier républicain. Un témoignage précieux sur l’organisation de la Marine française à la veille des grandes campagnes napoléoniennes.

Prix de vente : 240 euros.

Idéal pour collectionneurs de documents napoléoniens, d’histoire maritime ou d’archives militaires anciennes.

 Precourt de Bouvet contre-amiralordre au lieutenant de vaisseau Pierre-jean-Marie Le Gall Kerven de s'embarquersur le vaisseau "LE JUPITERcommandé par le capitaine Bergerin

Brest le 15 floréal an 125 mai 1804
prix de vente:240 euros
Napoleon et la mer,documents maritimes

Latouche-Treville

 Lettre signée du vice‑amiral Latouche‑Tréville – Forces navales à Saint‑Domingue (1802)

Rare lettre manuscrite signée du vice‑amiral Louis‑René Latouche‑Tréville, alors commandant en chef des forces navales à Saint‑Domingue, rédigée en rade du Port‑au‑Prince, à bord du vaisseau amiral, le 15 floréal An XI (5 mai 1802).

Dans cet ordre bref et direct, Latouche‑Tréville invite le lieutenant de vaisseau Fronin à se présenter immédiatement à bord pour lui remettre les dépêches. Une pièce administrative typique des opérations navales menées lors de l’expédition de Saint‑Domingue, période cruciale de l’histoire coloniale et maritime française.

Document authentique, signé de la main d’un des plus grands officiers de marine du début du XIXᵉ siècle, héros de la guerre d’indépendance américaine, futur commandant de l’escadre de Toulon et figure majeure de la Marine napoléonienne.

Prix de vente : 230 euros.Napoleon et la mer,documents maritimes

Pièce idéale pour collectionneurs de documents napoléoniens, d’histoire maritime ou de l’expédition de Saint‑Domingue.

Le Vice-Amiral Latouche  -Treville      commandant les forces navales à saint domingue

En rade du Port du Prince A bord du vaisseau amiral 15 floréal an 11 (1802)
ordre invitant le lieutenant de vaisseau Fronin
 de passer chez lui 
pour lui remettre les dépèches
prix de vente:230 euros

Denis Decres amiral

 

lelettre signée de Decres "bureau des colonies"
rapport du ministre de la marine prévenant Berthier
de la rentrée de plusieurs officiers des colonies..
..officiers de cpouleur venant de St Domingue et résidants à Bordeaux
prix de vente 330 euros           DENIS DECRES 17 germinal an 10      1802

e de la marine dans les qualités ci-aprés aide chirurgien auxiliaire depuis le 19 avril 1781 jusqu'au 29 octobre suivant
second chirurgien auxiliaire depuis le 30 octobre 1781 jusqu'au 22 mai 1783 officier de santé de seconde classe auxiliaire depuis le 21 nivose an7 jusqu'au  12 prairial an 9
officier de seconde classe Entretenu depuid le 13 prairial an 9 jusqu'au 12 prairial an.9
officier de seconde clase  entretenu depuis le 13 prairial an 9 jusqu'au 22 thermidor an 11 que pendant ce temps  il a fait quatre campagnes de mer dont la durée s'élève à trente deux mos vingt et un jours ......signé Decres par le chef de la 1er division

 Ensemble de deux pièces administratives manuscrites, toutes deux signées par Denis Decrès, ministre de la Marine et des Colonies sous le Consulat puis l’Empire. Documents rares, témoignant de la gestion des officiers, des personnels de santé et des retours de campagne dans les années 1800.

1. Lettre signée “Bureau des Colonies” – 17 germinal An X (7 avril 1802)

Lettre officielle du ministre de la Marine adressée au général Berthier, l’informant de la rentrée en France de plusieurs officiers des colonies, dont des officiers de couleur revenus de Saint‑Domingue et résidant à Bordeaux. Pièce importante, en lien direct avec les événements de Saint‑Domingue et la réorganisation des personnels coloniaux après les campagnes de 1801–1802. Document signé, avec mention du Bureau des Colonies. Prix de vente : 330 euros.

2. Certificat de service – Vice‑Amiral Decrès, ministre de la Marine et des Colonies

Certificat détaillé concernant le Sieur François Contant, attestant de ses fonctions dans la Marine :

  • Aide‑chirurgien auxiliaire (avril à octobre 1781)

  • Second chirurgien auxiliaire (octobre 1781 à mai 1783)

  • Officier de santé de 2ᵉ classe auxiliaire (An VII à An IX)

  • Officier de santé de 2ᵉ classe entretenu (An IX à An XI)

Le document précise qu’il a effectué quatre campagnes de mer, pour une durée totale de 32 mois et 21 jours, en temps de paix comme de guerre. Certificat signé “Decrès” par le chef de la 1ʳᵉ division, avec les titres complets du ministre : vice‑amiral, grand officier de l’Empire, inspecteur général des côtes de la Méditerranée, chef de cohorte de la Légion d’honneur.

Intérêt du lot

Ces deux documents offrent un aperçu rare de l’administration maritime et coloniale sous le Consulat et l’Empire :

  • gestion des officiers revenant des colonies,

  • suivi des personnels de santé embarqués,

  • organisation des campagnes navales,

  • signatures authentiques de l’un des plus hauts responsables de la Marine napoléonienne.

Un ensemble idéal pour collectionneurs d’archives napoléoniennes, d’histoire maritime ou de documents coloniaux.




amiral DECRES


 Ensemble de deux certificats manuscrits signés par l’amiral Denis Decrès, ministre de la Marine sous le Consulat et l’Empire.

Documents officiels rares, délivrés à Paris en Vendémiaire An XIII (octobre 1804) et Fructidor An XII (septembre 1804), témoignant de la gestion administrative et des carrières maritimes sous Napoléon.

1. Certificat du 18 Vendémiaire An XIII

Decrès atteste la longue carrière du Sieur Jean Nicolas Deverger, commis de 1ʳᵉ classe à la 4ᵉ division. Le document précise qu’il a débuté en 1763 dans l’Administration générale des Vivres de la Marine au port de Rochefort, où il a servi jusqu’au 8 novembre 1792, avant d’intégrer les bureaux du ministère de la Marine, où il exerce encore à la date du certificat. Une pièce remarquable retraçant plus de quarante ans de service, couvrant l’Ancien Régime, la Révolution et le Consulat.

2. Certificat du 16 Fructidor An XII

Decrès certifie la situation du Sieur Jean-Baptiste Terras, ancien capitaine de vaisseau de 1ʳᵉ classe, né à Toulon en 1757.Le document détaille son inclusion dans le 4ᵉ état de pension converti en solde de retraite, calculée sur 29 ans, 9 mois et 21 jours de service, auxquels s’ajoutent 9 ans, 10 mois et 19 jours de bénéfice de campagne en mer, en temps de paix comme de guerre.

Un témoignage précieux sur les carrières navales et les systèmes de retraite sous le régime napoléonien.

Intérêt de l’ensemble

Ces deux certificats, rédigés et signés par l’un des plus hauts responsables de la Marine impériale, offrent un aperçu rare et authentique de l’administration maritime au tournant du XIXᵉ siècle. Ils mettent en lumière deux parcours très différents :

  • celui d’un commis ayant traversé trois régimes politiques,

  • celui d’un officier de haut rang dont la carrière est minutieusement comptabilisée pour sa retraite.

Un lot idéal pour les collectionneurs de documents napoléoniens, d’histoire maritime ou d’archives administratives anciennes.

prix de vente: 90 euros le certificat    



dimanche 5 juillet 2026

TRUGUET Amiral

 

TRUGUET Laurent  Jean François 1752-1839.

Napoléon confia à Truguet le commandement de l'armée navale de BREST
avec pavillon sur  " l'Alexandre  "  .
Napoleon et la mer,documents maritimes

Le Conseiller d'état Truguet général en chef de l'armée navale.
au conseiller d'état préfet maritime de Brest.
Je vous  envoi  mon cher préfet mon ordre du jour du 1 er pluviose
 quand j'aurais l'état exact de nos embarcations et de nos voiles,je vous l'adresserai, je vous renouvelle mes instances pour presser la mise en rade(?) des vaisseaux Le Cassard et Le Batave Des que vous aurez donné vos ordres  je rappellerai de l'armée les ouvriers(?)...,ainsi que nous en sommes convenus
Je vous salue de tout mon coeur                  signé Truguet.
Lettre signée  à son en-tête

à bord de " l'Alexandre "
le 1 er pluviose an  12.
prix de vente:170 euros.

Lettre manuscrite signée du Conseiller d’État Truguet, général en chef de l’armée navale, rédigée à bord du vaisseau L’Alexandre et datée du 1er pluviose An XII (22 janvier 1804). Document officiel adressé au Conseiller d’État, préfet maritime de Brest.

Dans cette correspondance, Truguet transmet son ordre du jour du 1er pluviose et annonce qu’il fera parvenir l’état exact des embarcations et des voiles dès qu’il en disposera. Il insiste avec vigueur pour accélérer la mise en rade des vaisseaux Le Cassard et Le Batave, soulignant l’urgence des préparatifs navals.

Il précise également que, dès que les ordres seront donnés, il rappellera de l’armée les ouvriers nécessaires, conformément à ce qui avait été convenu entre les deux responsables. La lettre se clôt sur une formule chaleureuse : « Je vous salue de tout mon cœur », suivie de la signature autographe de Truguet.

Pièce authentique, rédigée sur papier à en‑tête, témoignant de l’organisation de la Marine française sous le Consulat, à une période charnière précédant l’Empire. Document idéal pour collectionneurs d’histoire maritime, de correspondances militaires ou de la période napoléonienne.

BEDOUT Jacques

Bedout jacques 1781-1818)
lettre autographe signée adressée à l'amiral Bruix commandant en chef de l'armée navale
 de Brest le 10 brumaire de l'An 8
j'ai reçu général l'honneur de  la  votre  en date du 14 brumaire et qui m'est parvenue  que le 2 déc courant vous me recommander le citoyen Charles Duverger pilotin  alors embarqué sur le Républicain l'équipage de ce vaisseau ayant été mis en subsistance  sur divers batimens de la rade ,ce jeune homme  s'est trouvé passé  à bord du Dix aout capitaine Beryeret  qui d'apeés les informations que je lui ai demandé  m'a dit qu'il était malade et couvert d'une gale affreuse il se trouve sans vétements  et dans une profonde misére d'aprés ce rapport  ,je l'ai fait mettre à l'hopital il conviendrait que sa famille fisse passer ici quelqu'un  des secours pour les lui remettre et l'oter par la de l'état d'abandon dans lequel il se trouve  

prix 210 euros.     Napoleon et la mer,documents maritimes
 

Rare document d’époque révolutionnaire, daté de Brest, le 10 brumaire An VIII (1er novembre 1799), témoignant de la dure réalité de la vie maritime sous le Directoire.

Le signataire répond à une recommandation concernant le citoyen Charles Duverger, jeune pilotin alors embarqué sur le vaisseau Le Républicain. Après la dispersion de l’équipage sur divers bâtiments de la rade, Duverger est transféré à bord du Dix-Août, commandé par le capitaine Beryeret. Celui-ci rapporte que le jeune marin est gravement malade, couvert d’une “gale affreuse”, sans vêtements et dans une profonde misère.

Face à cette situation alarmante, l’auteur du courrier ordonne son hospitalisation immédiate et recommande que la famille envoie rapidement quelqu’un pour lui apporter des secours, afin de le tirer de l’état d’abandon dans lequel il se trouve.

Un document poignant, authentique et très représentatif des conditions de vie des marins de la fin du XVIIIᵉ siècle. Pièce idéale pour collectionneur d’histoire maritime, de la Révolution ou du Directoire.

ix 210 euros.
 

jeudi 30 octobre 2025

Joseph-Marie Nielly (1751-1833) vice-amiral

 Joseph-Marie Nielly (1751-1833) vice-amiral - 

Joseph-Marie Nielly (1751-1833) vice-amiral P.A.S., Rade de Brest 29 septembre 1793; 1 page in-4. Capitaine de la Résolue, il rédige un rapport concernant l'arraisonnement d'un canot, «après l'avoir hélé plusieurs fois d'aborder à la frégate La Résolue, le conducteur ne paroissant vouloir y venir le croyant suspect»...{CR} On joint une L.S. du ministre Decrès à Fulwar Skipwich, agent commercial des États-Unis, à propos des indemnités réclamées pour l'embargo mis en 1793 sur 103 bâtiments américains (10 février 1803, en-tête)

robert MOUCHEZ

 Robert MOUCHEZ (1897-1978) officier de marine, fils de l’ami - 


Robert MOUCHEZ (1897-1978) officier de marine, fils de l’amiral. 2 manuscrits autographes signés, Journal de campagne. Astrolabe, Indochine, 1932-1934; 2 cahiers in-4 de 190 et 50 pages, plus 5ff. collés ou épinglés, demi-toile noire et cartonnage toile beige.{CR}Journal de voyage en Cochinchine, en Annam et au Tonkin, effectué de décembre 1932 à février 1934, avec la visite des temples d’Angkor (Cambodge). Il est illustré de 11 cartes dessinées à l’encre ou au crayon, la plupart sur papier calque, 15 croquis et 5documents imprimés (coupures de presse, plan et carte). Ancien élève de l’École navale et officier breveté des transmissions, le lieutenant de vaisseau Robert Mouchez reçut, en octobre 1932, le commandement du sondeur l’Astrolabe, avec pour mission d’effectuer des relevés hydrographiques en Indochine. Rejoint par sa femme Paulette, il quitta Marseille le 2 déc. 1932 à bord du paquebot D’Artagnan. Dans son journal, il donne une description des escales à Djibouti, Colombo, Kandy (Sri Lanka), Penang et Singapour (12-25 décembre). Arrivée à Saïgon le 27 décembre. Mouchez visite la ville, ainsi que plusieurs plantations d’hévéas situées au nord-est de Saïgon, dans les environs de Bien-Hoa (1-5 janvier 1933). Il décrit longuement les techniques d’exploitation, fournit des commentaires sur la production de caoutchouc et donne la liste des plantations visitées ainsi qu’une carte (p.85). Puis il relate son excursion dans le sud de l’Annam à la fin janvier 1933, dont les principales étapes furent Bien Hoa, Tuc Trung (avec une description des fêtes du Têt), Djiring, Phan Thiet et Da Lat (carte p.107). 25-27 février, il visite la «Cochinchine rizicole», entre Saïgon et Can Tho, dans le delta du Mékong (carte p.116). Si la mission hydrographique est peu évoquée dans ce journal (elle ne débute qu’en avril 1933), l’auteur donne une précieuse analyse des mœurs coloniales ainsi que de la situation économique et administrative de l’Indochine. Il relate ses visites..

Etat de la marine LOUIS XV


MARINE DE LOUIS XV

 Marine. Manuscrit, Marine de France, d’Espagne, d’Angleterre - 

Marine. Manuscrit, Marine de France, d’Espagne, d’Angleterre, de Dannemark, et de Russie, 1771 ; volume in-12 de 128 pages, reliure de l’époque veau fauve, triple filet sur les plats et fleurons aux coins, dos orné de fleurons (charnières et coiffes usagées, coins émoussés).Manuscrit joliment calligraphié, recensant les vaisseaux des marines des cinq pays, classés par port (la France), rang et type de vaisseau, précisant le nombre de canons et, pour les bâtiments français, leur situation : en port, à la mer, en cabotage… Quelques ajouts et corrections d’une autre plume, au chapitre consacré à la marine espagnole.


André JEANBON SAINT-ANDRÉ (1749-1813)

 André JEANBON SAINT-ANDRÉ (1749-1813) - Lot 152

André JEANBON SAINT-ANDRÉ (1749-1813) Conventionnel (Lot), il combattit les Girondins et organisa la Marine. L.A.S., Port-la-Montagne [Toulon] 16 frimaire III (6 décembre 1794), au citoyen Villar, envoyé extraordinaire de la République à Gênes; 1 page et demie in-fol., vignette et en-tête Le Représentant du Peuple dans les Départemens maritimes de la République. Importante lettre de Toulon alors qu'il prépare la Campagne du Grand Hiver contre la marine britannique. La flotte anglaise a paru: «elle a poussé sa bordée jusques sous les montagnes de ce port forte de 14 vaisseaux de ligne. Si nous avions été en appareillage, nous serions sortis sur le champ, & l'affaire eut pu etre décidée dans un jour. Malheureusement nous n'etions pas tout à fait prêts. Son but paroit avoir été d'observer par-dessus la pointe basse des Sablettes l'etat de notre flote. Ils n'ont pas même donné chasse à des fregates qui croisoient à l'ouvert de la baye, probablement pour ne pas entamer un engagement. Une prise anglaise chargée de morue a passé près d'eux, une fregate l'a prise à la remorque, & elle est entrée sans accident. [...] Ils se sont eloignés dans le Sud, peut-être pour se porter à l'ouvert du detroit, ou pour retourner en Corse»... On dit que la levée forcée que les Anglais ont fait en Corse y a occasionné un mécontentement général: les partis sont aux prises, et les Anglais réduits à la possession de Saint-Florent; Paoli lui-même aurait été arrêté... Il est essentiel qu'ils communiquent fréquemment, afin que le Comité de Salut public puisse modifier ses plans en fonction des lumières transmises par Villar. «Je suis surtout très empressé de savoir sur quoi l'on doit compter par rapport à la Toscane. Nos succès en Espagne doivent enfin ouvrir les yeux des petites puissances d'Italie. L'armée espagnole est dissoute; elle a fui en desordre devant nos fiers Républicains. Tentes, artillerie, munitions, tout est tombé en leur pouvoir. Figuieres s'est rendu sans tirer un coup de canon. Neuf mille hommes ont été faits priso

prisonnier sur les pontons anglais

 

PONTONS. L.A.S. « Ma » par un prisonnier de guerre français, à bord du Sandwich rade de Chatham (Kent) 8 septembre 1807, à M. Riballier aîné à Paray (Saône-et-Loire) ; 3 pages in-fol., adresse (petit manque au bas du 2e feuillet sans toucher le texte, plis fendus et réparés au 2e feuillet). Lettre d’un prisonnier sur les pontons anglais. Capturé à bord d’un corsaire et retenu prisonnier en Angleterre à bord du ponton le Sandwich, il relate son arrestation et ses conditions de détention. « J’avais pri le parti de m’embarquer sur un corsaire capitaine en second ; mon projet avait deux objets pour buts, le premier de paÿer les dettes que j’avais contracté, et que vingt-cinq louis que j’ai touché d’avance ont couvert ; le second de me racrocher au service de France, puisque ma famille n’a voulu faire aucune démarche […] Attaqué par une frégatte anglaise nous avons été forcé de nous rendre après un combat d’une heure qui doit nous faire honneur puisque nous n’avions que quatorze canons : nous avons perdu vingt-deux hommes et beaucoup de blessés du nombre desquels je me suis trouvé […] je suis en ce moment prisonier en Angleterre à bord d’un vieux vaisseau, traitté avec toute la dureté connue de cette nation perfide et orgueilleuse, qui a foulé aux pieds tout droit des gens. Confondu avec le dernier des matelots sujets aux mêmes travaux, il n’est pas de rigeures qu’on exerce envers nous. De l’eau pour toute boisson, une nourriture grossière qu’on nous donne trop peu pour vivre, et trop pour ne pas mourir. Voilà la dure position de votre ami auquel il ne reste pas une obole pour alléger son sort et qui ne sait quand il finira »… Il prie son correspondant d’envoyer de l’argent à sa femme. Il a fait la rencontre d’un colon de Saint-Domingue, qui lui a proposé de le suivre à leur libération sur l’île de Cuba où il l’aidera à former une habitation pour lui et les siens… 

robert SURCOUF

 Robert SURCOUF

                             Robert SURCOUF (1773-1827) marin. L.S., Saint-Malo 26 octobr - Lot 387
Robert SURCOUF (1773-1827) marin. L.S., Saint-Malo 26 octobre 1816, à MM. Desbouillons fils, à Rennes ; 1 page in-4, adresse. Commande de toiles : « 1300 fils », « mélis double », « id. simple », « rondelettes » et « 4 fils commun », avec référence à un échantillon joint. « Envoyez-moi promptement les toiles que je vous ai precedemment demandées. C’est pour les embarquer et le batiment est sur son départ »…

                             Robert SURCOUF (1773-1827) corsaire -
Robert SURCOUF (1773-1827) corsaire L.S., Saint-Malo 12 septembre 1826, à MM. Desbouillons fils, négociants à Rennes; demi-page in-4, adresse au verso avec marque postale St Malo. Il les remercie d'avoir bien voulu s'occuper de son port d'armes, et les crédite pour le coût de 15 francs. «Je vous écris de la campagne et je ne sais pas si je vous ai dit de vous rembourser sur Paris pour ce que je reste vous devoir. Dans le cas que je l'aie oublié, vous tireriez ce solde sur Mrs Baguenault et Cie de Paris à courts jours, en m'en prévenant pour que je confirme votre avis»...

documents maritimes

 documents maritimes

                             MARINE. Manuscrit, Hivernages. Notes pratiques, [vers 1900]  -
MARINE. Manuscrit, Hivernages. Notes pratiques, [vers 1900] ; 260 pages in-4, reliées en un volume demi-chagrin rouge, plats de percaline rouge avec titre en lettres dorées sur le plat sup
. Répertoire commenté des lieux d’hivernage et des climats que peuvent trouver les navigateurs, soigneusement calligraphié, avec index alphabétique. Ce manuscrit, classé alphabétiquement, des Açores aux îles du Cap-Vert, donne des entrées géographiques, mais aussi thématiques : alizés, cyclones, ouragans, ras de marée, zone des vents généraux d’Ouest... L’auteur passe en revue la plupart des côtes, mers, îles et golfes, ainsi que certains canaux, détroits et fleuves, en donnant des précisions sur le climat, les vents, les courants, les escales et les périodes possibles pour l’hivernage, et parfois l’approvisionnement disponible dans les ports, les ateliers de réparation, etc. Il donne des détails sur les dates des saisons sèches et humides, les moussons, les tirants d’eau des navires que les ports sont susceptibles d’accueillir, les risques courus par les navires, etc. 
Voici l’exemple des îles Canaries : « En hiver d’octobre à avril, ces vents sont interrompus par des coups de vents du S.O. au S.E. durant quelquefois 7 à 8 jours et mettant en perdition les voiliers mouillés devant Ste Croix de Ténériffe, parce que les vents battent en côte et que l’appareillage est impossible : le mouillage de Palmas à la Grande Canarie est préférable à cause de la facilité du déradage. Pour des vapeurs, il n’y a aucun danger à Ste Croix de Ténériffe, pourvu que leurs machines soient en état de fonctionner. On a vu souvent des voiliers jetés à la côte dans cette baie et surtout en Décembre et Janvier »… ; ou de Rio de Janeiro, qui est « un des meilleurs ports du monde à l’abri de tous les vents sans exception. [...] Le seul danger que j’y connaisse, c’est la fièvre jaune [...] Un navire peut alors perdre tout son équipage »...



                             marine. Manuscrit sur les postes d'amarrage, [début XIXe siè - 
marine. Manuscrit sur les postes d'amarrage, [début XIXe siècle] ; cahier in-8 de 68 pages, couv. cart. de papier marbré rouge. Recueil détaillant 34 postes d'amarrage, chacun soigneusement dessiné à l'encre noire, avec, en regard, des observations et précisions sur les sondes.




documents maritimes marine de LOUIS XV.


 MARINE. (1660-1737) vice-amiral, maréchal de France et minis -

MARINE. (1660-1737) vice-amiral, maréchal de France et ministre. P.S. par Louis-Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse, amiral de France, et le vice-amiral Victor-Marie, duc d’Estrées, au Conseil de Marine assemblé au Louvre 9 juin 1717 ; 1 page in-fol. (sceau sous papier). « Le Conseil de Marine ayant rendu compte au Roy en presence de M. le Duc d’Orleans son oncle Regent de la demande faite par de La Forestrie garde de la marine de Rochefort de commander le vaisseau Le Solitaire arimé a Nantes par des patrouliers Sa Maté de l’advis de S.A.R. luy en a accordé la permission ».





                             MARINE. 8 P.S. et un imprimé, XVIIIe siècle. - Lot 551
MARINE. 8 P.S. et un imprimé, XVIIIe siècle. Billet de rançon du vaisseau le Jean de Libourne, à bord du Succès de Guernesey (1709, défauts). Passeport pour le vaisseau L’Espérance, signé Louis XIV (secrétaire), contresignée par Phelypeaux et Louis-Alexandre de Bourbon comte de Toulouse, amiral de France (Versailles 1710). Mémoire de fournitures et main-d’œuvre : poulies, pompes, charpente etc. (Bordeaux 1731). Projet d’armement en course, sous la direction de la Chambre de commerce de Normandie (Rouen 1756). Billets à ordre pour la fourniture de clous au Courrier d’Afrique, à L’Intime Société, et à L’Aventurier (Bordeaux 1786).



                             MARINE. 3 L.S. ou P.S. et un imprimé, XVIIIe siècle. - Lot 552
MARINE. 3 L.S. ou P.S. et un imprimé, XVIIIe siècle.
 Billet de rançon du vaisseau Le Prince Vauba appartenant à William Eairle de Liverpool, à bord de L’Aimable Rose (port de Bordeaux 1762).
 Liste des Vaisseaux, Fregates, Corvettes, Chebecs & Galliotes à bombe, qui composent la Marine de France 1779.
 Ordre d’embarquement et de service, à en-tête du comte d’Hector (Brest 1781, vignette). 
L.S. par La Luzerne aux officiers de l’amirauté de Granville au sujet d’un jugement (Versailles 1788).



                             MARINE. L.S., L.A.S. et 2 imprimés, XVIIIe-XIXe siècle (on j - 
MARINE. L.S., L.A.S. et 2 imprimés, XVIIIe-XIXe siècle (on joint une photo du Richelieu). Maréchal de Castries (l.s. à propos d’une procédure de baraterie qui s’instruit en l’amirauté de Dunkerque, 1786).
 Amiral Truguet (l.a.s. comme préfet maritime de Brest, à un lieutenant de police, 1815). Observations de la Société des Amis de la Constitution, établie à Calais, concernant le Sloop l’Henrietta (affaire de fraude, Boulogne 1790). Le citoyen Alexandre Corréard, ingénieur (dit de la Méduse), aux citoyens du département de Seine-et-Marne (profession de foi électorale, 1848).




                             MARINE. 17 pièces manuscrites, la plupart signées, XVIIIe-XI -
MARINE. 17 pièces manuscrites, la plupart signées, XVIIIe-XIXe siècle (qqs mouill.). Quittance du chevalier de Massilian au trésorier général de la Marine (Marseille 1757). Coordonnées géographiques journalières : « Point de partance des Tours de Chassiron et Baleine » (archipel charentais) en 1758. Cahier de mémoires de ferblantier pour fournitures et « ouvrage » à des navires (1785-1786). Bordereau de déclaration de parents ayant droit aux secours dus aux familles des défenseurs de la Patrie. Prospectus de transports. Certificat de vie. Procès-verbal de martelage des bois propres à la construction des vaisseaux, frégates et autres bâtiments de guerre. Congé pour sortir du port avec des navires. Lettres au préfet de l’arrondissement maritime du Havre, au capitaine de L’Empereur au Port-au-Prince, à l’amiral Truguet à Cadix. Numéro du Corsaire.


Damien de MARTEL (1607-1681) officier de marine, lieutenant -

 documents marine sous LOUIS XIII


Damien de MARTEL (1607-1681) officier de marine, lieutenant - 

Damien de MARTEL (1607-1681) officier de marine, lieutenant général des armées navales du Ponant (1656). L.A.S., 12 avril 1677 ; 1 page et demie in-4. Guerre de Hollande. « Voyant que quelque diligance qu’on puisse faire aux navires de M. d’Almeras et le mien ils ne scauroient estre prest qua la fin de ce mois je fais travailler nuit & jour aux cinq autres pour sembarquer leurs vivres […] qui seront prest a la fin de cette semaine. Si M. le Comte de Vivonne acepte la proposition que je viens de luy savoir faire de joindre les galleres que le Roy fait armer presantement a ses cinq vaisseaux pour aller combattre les vaisseaux hollandois qui sont a la rade de Liorne dont la lettre du Roy me donne avis et qui se confirme par ces dernieres nouvelles qu’on en a je manbarque sur un des di vaisseaux pour cette expedition »…{CR}

documents maritimes sous la restauration

                             MARINE. 25 LAS et 4 LA (2 incomplètes) de Paulin Joursin à s - 
MARINE. 25 LAS et 4 LA (2 incomplètes) de Paulin Joursin à sa femme Gasparine, Toulon, à bord de la corvette de charge l’Ariège en rade de Toulon et près du château d’If, Barcelone 1823 ; 76 pages in-4, la plupart avec adresse Tendre correspondance d’un jeune mari, centrée sur des affaires familiales, mais évoquant aussi des visites chez le professeur Dubreuil, chirurgien de la Marine ; des mouvements de navires dans le port de Toulon ; ses efforts pour ne pas s’embarquer ; les préparatifs pour faire fête à la duchesse d’Angoulême, à l’occasion du voyage de la princesse en Provence, etc On joint une LS du marquis de Clermont-Tonnerre à Joursin, lieutenant de vaisseau à Toulon, Paris 5 juillet 1823, annonçant sa nomination au commandement de la goélette la Toulonnaise


DECRES Denis amiral

Denis, duc DECRèS (1761-1820) vice-amiral, ministre de la Ma - Lot 393

Denis, duc DECRèS (1761-1820) vice-amiral, ministre de la Marine. L.A.S., Bruges 24 messidor XI (13 juillet 1803), à un général ; 1 page in-8, petite vignette Il rectifie sa lettre : « 1° Quand il sortira des batimens des ports les Commands de la Marine, en previendront celui de la place pour en donner avis à la station de l’artillerie. […] 2° Les six stations de Dunkerque a Ambleterre seront attellées »…









 

mercredi 29 octobre 2025

engagé-marine

 documents maritimes troisième république

                             marine. Manuscrit autographe d'un engagé volontaire, Mon ser -

marine. Manuscrit autographe d'un engagé volontaire, Mon service militaire, [1924 ou après] ; cahier d'écolier in-4 de 98 pages petit in-4, couv. papier vert illustrée Parthénon. Journal de bord personnel d'un marin lors de la campagne au Moyen-Orient, du 4e dépôt, matricule 20799, du 8 juin 1921 au 22 mars 1924. Engagé à Rochefort, après deux mois d'entraînement à Toulon il s'embarque sur l'aviso Béthune conçu pour lutter contre les sous-marins : Port-Saïd, détroit de Messine, Beyrouth, Alexandrie (octobre 1922) : " j'ai visité le musée gréco-romain, c'est là, pour la première fois que j'ai vu des momies, datant du 1er siècle ; le tout était intéressant ; j'ai remarqué que les Égyptiens sont plutôt favorables à la France qu'à l'Angleterre qu'il déteste. Là nous avons beaucoup de distractions ; cinémas, haschich "... Récit détaillé d'un pèlerinage à Jérusalem en avril 1923 : couvents et églises, le tombeau du Christ, le mont des Oliviers, Bethléem, la grotte de la Nativité, la mosquée d'Omar, la forteresse Antonia, la grotte de l'Agonie, le chemin de croix, le mur des Lamentations, et le torrent du Cédron où " la population est Bédouine, habitant des maisons carrées en pierre avec toit en terre. Après ces terrains fertiles nous arrivons à la fontaine de Jihon, Salomon y fut sacré roi, David l'utilisa pour prendre la ville en faisant passer ses soldats dans des torrents qui avaient cette fontaine pour débouchée. En longeant les fortifications nous apercevons creusé sur un rocher très élevé un tombeau, datant de deux mille huit cents ans, les ermites le convertirent en grotte pour s'abriter "... De mai à octobre, déplacements entre Beyrouth, Mersina, Alexandrette, Hammana, Baalbek, Kessab, Port-Saïd ; fin novembre, départ pour Chypre ; en décembre il embarque sur l'Armand Behic à Beyrouth, fête la Noël à Alexandrie. On prend à bord comme passagers quelques personnalités et de jeunes gens " de race algérienne, quoique ayant passé toute leur vie en Égypte ils tie

documents maritimes

 


marine. 8 L.A.S., L.S. ou P.S., fin XVIIIe-XIXe siècle. - 

marine. 8 L.A.S., L.S. ou P.S., fin XVIIIe-XIXe siècle. Charles Baudin (recommandation du Dr Kessler, médecin de la Reine de Portugal), Amédée-Anatole Courbet (en-tête Escadre de l'Extrême-Orient. Vice-Amiral Commandant en chef), Guy-Victor Duperré (à son en-tête et aux armes royales), Benoît-Georges de Najac (ordonnateur de la Marine à Brest, belle vignette Liberté des mers), Alexis Pothuau (commandant supérieur des Forts du Sud, à un général, 1870), Paul Servan (plainte d'être déchu de son commandement en chef de la division navale de l'Atlantique). Plus un certificat signé par plus de 60 officiers de la Marine en faveur de l'amiral Honoré Ganteaume, calomnié (Toulon, 1815), et un document signé par des administrateurs maritimes et civils de Port-la-Montagne, relatif aux défenseurs de la patrie du Censeur (Toulon, 1795).



                             marine. 13 lettres ou pièces manuscrites ou imprimées, la pl - Lot 499
marine. 13 lettres ou pièces manuscrites ou imprimées, la plupart signées, fin XVIIIe-XIXe siècle (qqs mouill.). Bordereau de déclaration de parents ayant droit aux secours dus aux familles des défenseurs de la Patrie. Prospectus de transports. Certificat de vie. Procès-verbal de martelage des bois propres à la construction des vaisseaux, frégates et autres bâtiments de guerre. Congé pour sortir du port avec des navires. Lettres au préfet de l’arrondissement maritime du Havre, au capitaine de L’Empereur au Port-au-Prince, à l’amiral Truguet à Cadix. Numéro du Corsaire

Jacques-François-Marie-Achille Bouvier de La Motte Villarceau,

 


MARINE. 21 L.S. ou P.S. à Jacques-François-Marie-Achille Bou - 

MARINE. 21 L.S. ou P.S. à Jacques-François-Marie-Achille Bouvier de La Motte Villarceau, ou le concernant, Brest, Paris, Lorient, Bélème (Martinique) 1814-1847. Certificats, lettres de service, état de services, permissions, etc. Documents signés par Albin Roussin, Yves Le Coat de Saint-Haouen, le comte Du Bouchage, Louis XVIII, François-André Baudin, Gaspard marquis de Clermont-Tonnerre, Chabrol de Crouzol, Henri comte de Rigny, Armand baron de Mackau, Victor-Guy Duperré, Fidèle Cosmao, etc. On joint un f. de comptes et un brouillon au ministre.


Ernest MOUCHEZ (1821-1892) amiral et astronome


 Ernest MOUCHEZ (1821-1892) amiral et astronome. 3 dessins or - 

Ernest MOUCHEZ (1821-1892) amiral et astronome. 3 dessins originaux (1845-1847), et 52 lettres à lui adressées, 1836-1845. Trois dessins réalisés pendant un voyage aux Antilles, et correspondance familiale du jeune marin. Le jeune Mouchez était alors second à bord du navire Le Cassard, un brig de 20 canons, construit à Lorient en 1830 et mis à flot en 1832 ; incorporé à la division navale des Antilles, il quitta Brest le 9 mai 1845 pour se rendre en Guyane, en Martinique, en Guadeloupe, au Venezuela, en Colombie et en Haïti. Le retour à Brest eut lieu le 4 juillet 1847. Les dessins sont exécutés au crayon noir, sur papier (environ 16 x 21 cm chaque). – Mr Huard, enseigne. Le jeune officier de marine, de profil, est assis sur une chaise, fumant une cigarette. Enseigne de vaisseau, Huart navigua, avec Mouchez, sur le Cassard. – Gaillard arrière du Cassard, avec trois canons. – Étude de la nature ; un homme assis sur une petite construction en briques, coiffé d’un chapeau, fumant et tenant sur ses genoux un livre ou un carnet de dessins ; et deux moutons. Correspondance familiale : 52 lettres, la plupart L.A.S., adressées à Mouchez par sa famille ou des amis proches, plus 7 lettres adressées à sa famille, soit 59 lettres au total. Paris, Chatou, Versailles, Madrid, etc., 1836-1845, in-8 ou in-4 (165 p.). Elle commence en février 1836, lorsque Mouchez était élève au collège royal de Versailles (lycée Hoche actuel), et s’achève en avril 1845, peu avant son départ pour les Antilles. Les lettres se rapportent à ses études, notamment à bord de l’Orion, en rade de Brest, à ses premières navigations (Amérique du Sud, Extrême-Orient), et aux événements survenus dans la famille. Les lettres sont écrites par son père Jacques-Barthélémy (24, Paris et Chatou 1836-1842 ; plus 2 lettres aux Transon), sa mère Louise-Cécile née Bazin (7, Paris et Chatou 1837-1843), sa demi-sœur Sophie Finat (fille du premier lit de J.-B. Mouchez ; 15 l., de Toulouse, Montauban et Paris 1837-1839), son oncle Abel Transon (3, Versailles 1836-1845), ou par des amis et condisciples (8, Versailles, Brest, Gorée, Batavia, 1838-1844, notamment par Edmond Paulin Dubois et Léon Mabon de Beaulieu), Belle correspondance, riche en renseignements sur Mouchez et sa famille. Provenance : archives de la famille Mouchez.

amiral MOUCHEZ Charles


 Charles MOUCHEZ (1867-1911) officier de marine, fils de l’am - Lot 240

Charles MOUCHEZ (1867-1911) officier de marine, fils de l’amiral. 48 L.A.S., 1886-1887 et 1890, à sa famille ; environ 225 pages in-8. Intéressante correspondance à ses parents lors de ses navigations. Charles Mouchez entra dans la Marine en 1885. La première série de lettres, qui s’étend du 6 janvier 1886 au 23 juillet 1887, comprend 16 lettres à son père, 12 lettres à sa mère et une lettre à sa sœur Marie. Elle se rapporte à sa scolarité à l’École navale, installée à l’époque sur le Borda en rade de Brest. Il raconte la vie à bord du navire-école : cours, professeurs, examens, notes obtenues, inspections, exercices pratiques (manœuvres, tir au canon ou au fusil) ; mais aussi l’arrivée de navires dans la rade de Brest, les relations familiales, les visites à terre, etc. Mouchez évoque aussi les difficultés qu’il rencontra lors de sa scolarité. Citons cette lettre : « Je reviens de corvette assez fatigué. J’étais gabier de combat de grand perroquet. C’est-à-dire que toute la journée je suis resté en haut dans la mâture à souquer. Nous n’avions avec nous aucun gabier matelot. De telle sorte qu’il a fallu se débrouiller tout seul. J’y suis arrivé assez bien mais ça a été au détriment de la peau de mes mains et de ma tête. Il y avait une jolie brise de NE qui vous coupait la figure et les mains. Ça n’a pas été drôle toute la journée. Enfin j’ai appris quelque chose... » (17 mars 1887, à sa mère). L’autre série de lettres est écrite du 31 octobre au 23 décembre 1890, de Malte, Alger, Toulon, Salins d’Hyères, lors de croisières en Méditerranée sur le Redoutable, l’Amiral Baudin et la Dague. Elle comprend 10 lettres adressées à son père Ernest Mouchez, et 9 à sa mère. À Malte, il se rend à des réceptions, effectue la visite de la ville et donne une description du port. Le 2 novembre, l’Amiral Baudin appareille pour Alger. Mouchez travaille alors sur le rôle du bord, la répartition de l’équipage aux différents postes (combat, incendie, voie d’eau, inspection, couchage). Il profite de ce séjour (3 -13 novembre), pour rendre visite à son oncle à Chabet El Ameur, en Kabylie. De retour à Toulon, Mouchez s’embarque sur la Dague, un aviso-torpilleur commandé par le capitaine Baudry. Le 10 décembre, le bâtiment quitte Toulon pour effectuer des exercices de lancement de torpilles et revient le soir même. Le lendemain, il appareille avec l’escadre pour effectuer des manœuvres dans la rade des Salins d’Hyères. La nuit tombée, ils font des exercices de tir sur des cibles éclairées par des projecteurs, en utilisant des canons revolver à tir rapide ; ils effectuent aussi des exercices de signaux… Etc.


                             Charles MOUCHEZ (1867-1911) lieutenant de vaisseau, fils de - 
Charles MOUCHEZ (1867-1911) lieutenant de vaisseau, fils de l’amiral. Cahier autographe de notes et croquis, 1910-1911; cahier oblong in-8 de 20 pages (et ff. blancs), plus 2p. intercalaires (une signée), au crayon.{CR}Cahier de notes donnant les dimensions de canots, chaloupes et divers éléments de bateaux à vapeur, et des croquis de cavaliers, têtes d’enfant, bateaux, animaux… Les feuillets intercalaires, datés du 14 février 1910, représentent la «Colline St David vue par un bâtiment entrant dans le chenal», et le Fort d’Irlande, vu depuis «un bâtiment sur rade de Grassy. Tous ces canons sont sur massif bétonné. Les calibres ont été appréciés à l’œil»… On joint un autre cahier de dessins oblong in-4 avec fragment d’étiquette Croiseur École le Duguay-Trouin. Campagne 1903-1904, dont 3 feuillets ont été utilisés: vue d’un port, portrait de famille, bâtiment de ferme. 

Edward BELCHER (1799-1877)]

 Lot 379
MARINE. [Edward BELCHER (1799-1877)]. Manuscrit, Documents nautiques, [vers. 1850] ; cahier in-4 de 60 pages, broché. Extraits de l’ouvrage du capitaine Edward Belcher, Narrative of the Voyage of H.M.S. Samarang during the years 1843-46 (Londres, 1848). Rédigées en français, elles contiennent un grand nombre de renseignements sur la navigation entre Singapour et le Japon, en passant par Bornéo, les îles Célèbes, Mindanao, Hong Kong, la Chine et la Corée. Elles ne sont pas classées dans l’ordre chronologique du voyage, mais par zones géographiques. À la fin se trouvent des instructions pour naviguer sur le Yang-Tsé-Kiang. C’est au cours de cette campagne que fut découvert, au large des côtes coréennes, l’archipel de Port Hamilton, mentionné page 45 du présent manuscrit. Les localités ou les pays mentionnés sont Singapour, Bornéo (Banguay, Balambangan, Unsang), les îles Célèbes (Slime Island), les Philippines (Tawi Tawi, îles Sulu, îles Cagayan, Mindanao, Basilan, Balabac, Damaran, îles Calamian, Cabra, Panagatan, Panay, Cuyo, Manille, Looc Bay, Labuan, île d’Apo, Mindoro, îles Batan), la Corée (Quelpart ou Jeju, Port Hamilton ou Geomundo), le Japon (îles Meia-Co-Shimah ou Miyako-Jima, Port Haddington ou Nagura Wan). Le nom du navire, le Samarang, est cité à plusieurs reprises dans le manuscrit. Une liste complète des positions déterminées pendant le voyage se trouve pp. 48-51, les longitudes étant calculées par rapport au méridien de Paris. Provenance : archives de Gaston de Rocquemaure

documents maritimes seconde republique

gardes de la marine

 documents maritimes sous Louis XVI

                             MARINE. Manuscrit, Liste des Gardes de la Marine nommés par - Lot 323

MARINE. Manuscrit, Liste des Gardes de la Marine nommés par le Roy suivant le rang qui leur est échu par le sort dans la liste générale, [Versailles, 12 août 1779] ; cahier de 7 pages in-4, lié par des rubans de soie bleue. Liste manuscrite, de l'époque, de 90 gardes-marine, dont 43 sont affectés au port de Brest, 24 à Rochefort et 23 à Toulon. On y relève notamment : La Crosse (Jean-Baptiste Raymond, futur préfet colonial de la Guadeloupe) et du Roy de Chaumarey (Jean Hugues Duroi de Chaumareys, futur commandant de la Méduse). Provenance : archives personnelles de François Aymar, chevalier, puis baron de Monteil

capitaine Pierre-Paul DUBUC,


ARINE. 2 P.S., Saint-Domingue et Bermudes février-avril 177 - Lot 322

MARINE. 2 P.S., Saint-Domingue et Bermudes février-avril 1776 ; 2 pages et quart in-fol. en partie impr., et 1 page grand in-fol. avec sceau sous papier en anglais. Naufrage d'un brigantin aux Bermudes. Parti du Cap-Français (actuellement Cap-Haïtien) le 2 mars 1776 pour rejoindre Marseille, le brigantin l'Heureuse Marie fit naufrage au large des Bermudes le 19 du même mois. Son capitaine, Pierre Paul Dubuc, obtint du gouverneur britannique, George James Bruere, l'autorisation d'acheter un nouveau navire, le Bermudian, qui acheva la traversée et fut désarmé à Saint-Malo le 2 juin 1776. - Rolle de l'équipage du Brigantin l'Heureuse Marie. P.S. par le capitaine Pierre-Paul DUBUC, Cap François 26 février 1776. Rôle d'équipage avec les noms et gages mensuels des personnes embarquées au Cap et débarquées ou embarquées aux Bermudes, dont Dubuc de Saint-Malo, le maître d'équipage Pierre Redonet, de Bayonne (débarqué à la Bermude), etc. En tout onze personnes sont mentionnées. [Il pourrait s'agir du même Pierre-Paul Dubuc qui fut, par la suite, commandant en chef des armées de Tipoo-Saïb en Inde ; soupçonné de travailler pour le gouvernement britannique, il fut arrêté en revenant de Pondichéry et condamné à mort par un jugement du 11 prairial XIII.]. - P.S. par le gouverneur des Bermudes, George James BRUERE (1721-1780), qui autorise Dubuc à acheter une petite goélette pour rentrer en France, et demande de l'autoriser à circuler librement dans les ports, rivières et colonies britanniques. [Gouverneur des Bermudes de 1764 à 1780, Bruere renforça le contrôle des esclaves dans la colonie et s'opposa aux Bermudiens qui manifestaient leur sympathie pour l'insurrection américaine.]

Jacques François Grout de SAINT-GEORGES


                             MARINE. Jacques François Grout de SAINT-GEORGES (1704-1763). - 

MARINE. Jacques François Grout de SAINT-GEORGES (1704-1763). Manuscrit (autographe ?), [Bataille du Cap Finisterre, 1747] ; 3 pages in-fol. Récit par un officier participant de la bataille navale du cap Finisterre, au nord-ouest de l'Espagne, qui eut lieu le 14 mai 1747 entre l'escadre française commandée par Jacques Pierre de Taffanel de La Jonquière, et la flotte britannique placée sous le commandement de l'amiral George Anson, au moment de la guerre de Succession d'Autriche. L'auteur, Jacques François Grout de Saint-Georges, commandait l'Invincible, un vaisseau de 74 canons et 711 hommes d'équipage : " Le 14 may à sept heures et demie du matin, m'estimant alors à 25 lieues au nord du cap de Finistere, on eut connoissance du haut des mâts de plusieurs voiles du coté du vent, qui souffloit alors du coté du nord est ; on les reconnut distinctement sur les 9 heures et demie au nombre de dix sept, parmi lesquelles on put juger à dix heures et demie qu'il y en avoit 14 d'apparence, et que ces vaisseaux forçoient de voile droit sur nous "... À 10 heures, La Jonquière donne l'ordre de se préparer au combat et de faire route vers l'ouest sud-ouest. À midi, il ordonne à une frégate de faire voile en direction du sud-ouest avec les vaisseaux marchands qu'il escortait ; en même temps, il fait signal aux vaisseaux de guerre de se mettre en ligne. L'Invincible était alors le matelot arrière du navire-amiral, le Sérieux, monté par La Jonquière. Les combats commencent à 3 heures de l'après-midi : " Après avoir mis l'Apollon sous mon canon à stribord je commençay le combat en attaquant par basbord l'avant garde [britannique] où étoit le Centurion, le Namur et le Yarmouth, et pour les empêcher de gagner notre tête, ce qui étoit le seul moyen de sauver la flotte en arrêtant l'ennemi "... L'Invincible tire sur ces trois bâtiments et fracasse leurs mâts, mais il est lui-même lourdement endommagé, de même que les autres navires de l'escadre. La situation devient alors confuse : " Les vaisseaux se mêlèrent de façon que la fumée et le feu permettoit à peine de reconnoitre les pavillons, ce qui fit que quelques vaisseaux tirèrent sur les leurs "... L'Invincible continue de se défendre et arrive à repousser le Namur. Attaqué en même temps par plusieurs navires, il ne peut continuer le combat : " Il m'étoit impossible d'en aborder aucun ny gouverner faute de voiles. Étant seul à l'arrière-garde, sans espérance de secours, ayant 6 pieds d'eau dans la cale [...] et enfin le grand mât tombant sur le gaillard, le bien de l'Etat ne me demandant plus que de sauver les hommes, je fis amener par l'amiral ayant tiré pendant près de 4 heures selon le compte des canonniers, plus de 2000 coups de canon, et 10000 coups de fusil. Le chirurgien comptant que nous avons perdu cent trente-cinq hommes tués ou morts de leurs blessures après le combat, et 80 qui restent blessés "... Les autres navires se rendent également et leurs équipages sont faits prisonniers : " Messieurs les capitaines anglois nous ont traité avec toute la décence et la politesse possible, surtout M. l'amiral Anson. Les Anglois sont trop gens d'honneur pour faire trophée [d']une victoire gagnée avec des forces 4 fois supérieures ". À la suite se trouve la liste des bâtiments français (9) et anglais (17) qui ont combattu : noms des vaisseaux, hommes d'équipage, nombre de canons, calibre des canons.

de ROQUEMAUREL Gaston

 


MARINE. Gaston de ROQUEMAUREL (1804-1878) officier de marine - Lot 220

MARINE. Gaston de ROQUEMAUREL (1804-1878) officier de marine et explorateur. Manuscrit autographe, Notes sur le vaisseau le Montebello, de 120 c. armé à Toulon en 1834; 9pages in-fol. Description technique d’un navire de 120 canons. Ancien élève de l’École polytechnique, Gaston de Rocquemaurel servit au Levant puis participa, en 1830, au blocus et à l’expédition d’Alger. Il s’intéressa aux techniques de manœuvres et à celles relatives à l’artillerie. Promu lieutenant de vaisseau en janvier 1834, il écrivit ces notes concernant le Montebello, un vaisseau de 120 canons qui avait été construit à Toulon et mis en service en 1813. [Par la suite, Rocquemaurel sera le second de Dumont d’Urville sur l’Astrolabe lors de l’expédition au Pôle Sud et en Océanie (1837-1840).]
Toutes les caractéristiques techniques du navire sont ici exposées: tirant d’eau, longueur, largeur, épaisseur, hauteur, matage, lest en fer, position du lest, cale à eau, plans et plateformes, vivres, grande cale, robinets, soute aux voiles, prison, affûts de rechange, archi-pompe, soute à étoupe, bassins, puits à boulets, magasin général, soute aux légumes, soute à biscuit, coqueron, soute aux poudres, passage des poudres,
entrepont, batterie de 36, de 24 et de 18, pont, mature, voilure, rôles (répartition de l’équipage selon les postes, soit 1071 hommes au total), etc.
On joint divers notes autographes (environ 20pp. formats divers et une vingtaine de dessins ou croquis, défauts), 1829-1833 et s.d., sur les bombes, mortiers, bombardes, galiotes à bombes, et les affûts de canon; et des notes de lecture d’après des rapports de Las Cases, sur l’établissement de la Hollande, les provinces illyriennes et les ports français (8p. in-fol., défauts). Plus une L.A. (brouillon), Macao 25 octobre 1851, son ami Marenge (2pages grand in-8, un bord rongé), sur sa navigation en Chine.



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