mardi 7 juillet 2026

 

Nomination d’un capitaine de galère par Louis XIV – Versailles, 18 février 1671

Superbe document royal du XVIIᵉ siècle, signé LOUIS, relatif à la nomination d’un capitaine de galère sous le règne de Louis XIV. Pièce d’une grande rareté, d’autant plus qu’elle est encadrée, prête à être exposée.

Contenu du document

Le texte émane du comte de Vivonne, l’un des principaux officiers généraux de la Marine royale. Il informe que, sur son choix, le sieur de Montaulion est désigné pour servir en qualité de capitaine d’une des galères du Roi.

Il précise qu’il a été choisi pour commander la galère La Sainte‑Louise lors de la prochaine campagne, et demande qu’il soit installé dans sa charge et reconnu par tous les officiers concernés.

La lettre est datée : Versailles, 18 février 1671 et signée de la main de Louis XIV.

Intérêt historique

Ce document est remarquable par :

  • la signature autographe de Louis XIV, élément très recherché ;

  • son lien direct avec la Marine royale et le corps prestigieux des galères ;

  • la présence du comte de Vivonne, figure majeure des armées navales du Roi ;

  • son contexte : les campagnes méditerranéennes du règne de Louis XIV ;

  • son état de conservation et sa présentation encadrée, idéale pour collection ou exposition.

Une pièce de choix pour amateurs de documents royaux, d’histoire maritime, ou de correspondances du Grand Siècle.

Prix de vente : 800 eurosLa Marine de Louis XIV


 


Relation manuscrite sur les événements d’Alger – Mars 1669

Rare document du XVIIᵉ siècle, deux pages et demie manuscrites, relatant en détail les actes de piraterie barbaresque commis par les corsaires d’Alger au début de l’année 1669, ainsi que la réaction de la monarchie française.

Cette relation commence par rappeler que le Roi avait accordé la paix au Divan d’Alger, conformément au traité conclu par le sieur Trubert le 17 mai 1666. Ce traité fut respecté jusqu’en 1668, année où les vaisseaux d’Alger, envoyés au secours de Candie par ordre du Grand Seigneur, commirent plusieurs prises illégales :

  • Prise d’un vaisseau de La Ciotat revenant de Candie après avoir ravitaillé les assiégés.

  • Saisie des vivres d’une barque de La Ciotat venant d’Espagne.

  • Vol d’argent comptant sur un navire de Marseille.

  • Capture d’un vaisseau partant de Lisbonne, conduit à Alger sans être pillé.

Ces contraventions répétées obligèrent le Roi à reprendre une politique de fermeté : il décida de faire la guerre aux corsaires, afin de les contraindre à respecter leurs engagements.

Pour cela, Sa Majesté envoya quatre vaisseaux sur les côtes de Barbarie, sous le commandement du comte de Vivonne, avec ordre :

  • de se montrer devant Alger,

  • d’observer la conduite de la ville,

  • de juger de ses intentions envers la France.

  • Le comte de Vivonne arriva devant Alger le 28 mars 1669, où des marchands de Marseille vinrent à son bord pour lui confirmer les prises et actes de piraterie mentionnés plus haut.

    Intérêt du document

    Cette relation constitue un témoignage exceptionnel sur :

    • les tensions diplomatiques entre la France et Alger,

    • les opérations navales en Méditerranée au XVIIᵉ siècle,

    • les corsaires barbaresques et leurs pratiques,

    • la politique maritime de Louis XIV avant les grandes campagnes de Méditerranée.

    Un document rare, dense, et historiquement précieux pour les collectionneurs de correspondances anciennes, d’histoire navale, ou de piraterie barbaresque.

    Prix de vente : 340 euros.

    La Marine de Louis XIV

louis-XIII

 

Lettre signée du comte César de Choiseul, dit Plessis‑Praslin, cosignée par le maréchal de La Meilleraye – À bord de L’Amiral, rade de l’île d’Elbe (4 octobre 1646)

Superbe document du XVIIᵉ siècle, signé par deux grandes figures militaires françaises :

  • César de Choiseul, comte du Plessis‑Praslin (1598‑1675),

  • Charles de La Meilleraye (1602‑1664), maréchal de France.

Lettre adressée à l’abbé Henri Arnaud, rédigée à bord du vaisseau L’Amiral, en rade d’Elbe, le 4 octobre 1646, en pleine guerre franco‑espagnole.

Contenu historique

Les deux commandants annoncent qu’ils envoient le marquis Pallavicini auprès du grand‑duc de Toscane afin de l’informer des résolutions prises par les forces françaises. Ils précisent que le marquis détaillera ce qu’il serait trop long d’écrire, notamment les opérations autour du siège de Piombino et de Porto‑Longone, positions stratégiques de la côte toscane.

Cette lettre témoigne directement :

  • des relations diplomatiques entre la France et la Toscane,

  • relations diplomatiques entre la France et la Toscane,

  • des opérations navales françaises en Méditerranée,

  • de la présence de la flotte royale autour de l’île d’Elbe,

  • du rôle de Choiseul et de La Meilleraye dans la conduite des opérations.

  • Intérêt du document

    Pièce exceptionnelle par :

    • la double signature de deux hauts personnages du règne de Louis XIII et de la régence d’Anne d’Autriche,

    • son contexte militaire précis (campagnes de Toscane, siège de Piombino),

    • sa localisation maritime (à bord de L’Amiral, rade d’Elbe),

    • sa date ancienne : 1646, rare pour un document naval français.

    Un document de choix pour collectionneurs de correspondances du XVIIᵉ siècle, d’histoire navale, diplomatique ou des guerres franco‑espagnoles.

    Prix de vente : 250 euros.

    La Marine de Louis XIV

 Dossier d’admission d’Étienne Datty à l’École Spéciale de Marine de Brest (1811)

Rare dossier complet relatif à l’admission du jeune Étienne Datty, originaire d’Arles, à l’École Spéciale de Marine de Brest en 1811, sous l’Empire. Un ensemble administratif précieux, comprenant plusieurs pièces officielles signées, dont deux lettres du ministre de la Marine Denis Decrès.

1. Lettre du ministre Decrès – Paris, 18 juin 1811

Adressée au comte de Cessac, ministre de l’Administration de la Guerre. Decrès annonce que le jeune Datty, recommandé par le comte, est admis par décret impérial du 4 juin 1811 à l’École Spéciale de Marine de Brest. Il joint la lettre de nomination et exprime ses « assurances de haute considération ».

2. Lettre complémentaire de Le jeune Datty souhaitait être admis à l’école de Toulon, mais Decrès précise que l’Empereur n’a pas encore arrêté l’organisation de cette école, et qu’il est donc impossible de modifier la destination.

Une pièce révélatrice du fonctionnement interne de l’administration impériale.

3. Pièces annexes du dossier

Le dossier comprend également :

  • un certificat de solvabilité du père d’Étienne Datty,

  • un certificat médical attestant de son aptitude,

  • une lettre de Decrès au comte de Cessac,

  • la lettre officielle annonçant l’admission,

  • l’ensemble des documents relatifs à la procédure d’entrée à l’École de Marine.

Intérêt du dossier

Ce dossier constitue un ensemble exceptionnel pour les collectionneurs de :

  • documents napoléoniens,

  • archives de la Marine impériale,

  • dossiers d’admission aux écoles militaires,

  • correspondances ministérielles signées Decrès, l’un des plus importants ministres de la Marine de l’Empire.

Il illustre parfaitement :

  • les procédures d’admission dans les écoles navales,

  • les interventions ministérielles,

  • le rôle des recommandations aristocratiques,

  • la centralisation administrative sous Napoléon.

Prix de vente : 321 euros   Napoleon et la mer,documents maritimes


jean LUCAS

 


lettre non datée.                                                                                                                                        

jean Lucas habitant de Camaret près de Brest.
a Monsieur le commissaire de Marine chargé des classes à Marseille

Monsieur
J'ai l'honneur de vous exposer que mon fils nommé
Hervé Lucas m'a écrit une lettre qui m'a annoncé
que je devais recevoir la somme de deux cent 
cinquante sept francs.....;;;;;Il me donne pour le nom d'une Goelette
ou il était embarqué,je ne sais que le nom du Capitaine nommé Ridoret embarqué à Bordeaux sortant de Marseille destiné pour Rouen ils ont
eu le malheur de se perdre,ensuite il s'est embarqué sur un autre bâtiment  destiné pour
....... Capitaine Douville de St Malo Comme je ne sait pas par quelle voye je
toucherai la Ditte somme je vous serait tres  reconnaissant de m'en donner le renseignement

je suis avec le plus profond respect votre
tres humble serviteur      Jean Lucas  prix: 50 euros.
                   

GIGNOUX Chef de bataillon

 


Lettre du chef de bataillon Gignoux – Paris, prairial An VI (1798)

Lettre manuscrite adressée par Gignoux, chef de bataillon et ancien officier de Saint‑Domingue, au ministre de la Marine et des Colonies. Document daté de Paris, prairial An VI, en pleine période du Directoire.

Dans cette correspondance, Gignoux informe le ministre qu’il a appris l’établissement d’un nouveau mode de recrutement pour la Marine par le Directoire exécutif. Il sollicite alors un emploi dans le commandement du dépôt qui doit être créé à Paris, mettant en avant ses six années de service dans les colonies, qu’il estime suffisantes pour prétendre à cette fonction.

La lettre se conclut par une formule respectueuse : « salut et respect, Gignoux ».

Intérêt du document

Cette lettre offre un aperçu rare de :

  • la réorganisation de la Marine sous le Directoire,

  • les ambitions et démarches administratives des officiers coloniaux,

  • le lien entre Saint‑Domingue et l’administration centrale,

  • les pratiques de recrutement et de nomination à la veille du Consulat.

Pièce idéale pour collectionneurs de documents révolutionnaires, d’archives maritimes, ou de correspondances liées aux officiers des colonies.

Napoleon et la mer,documents maritimes


 

Mémoire de travaux de serrurerie et de forge – Pour le bâtiment La Bonne Mère (1814)

Intéressant mémoire de travaux rédigé par Traguère, serrurier‑forgeur, concernant les ouvrages réalisés pour les armateurs Monsieur Vanule et Monsieur Mosuerou, propriétaires du bâtiment La Bonne Mère, commandé par le capitaine Leglé. Document daté du 25 novembre 1814, détaillant une série d’interventions techniques effectuées à bord.

Travaux réalisés pour le navire

Le mémoire énumère de manière précise les ouvrages fournis et exécutés :

  • Cuisine pour la chaudière de l’équipage, pesant 21 livres à 15 sols.

  • Modification du four, avec changement du saintre et de la traverse, déplacé du côté vers l’avant du navire.

  • Fabrication de six sabords, deux bandes, et deux ferrures « à cheval », chacune munie d’un crochet et de trois pitons.

  • Réalisation de huit hublots, avec fourniture d’un fer à cheval double pour chacun.

  • Pose de deux crochets et pitons dans la chambre du capitaine.

  • Deux grillages à carreaux pour condamner les sabords arrière.

  • Fourniture de crampons plats pour la pose des pièces.

  • Quatre plaques de huit pour les lisses montant sur la dunette, avec installation.

  • L’ensemble constitue un aperçu rare et concret des travaux de serrurerie navale au début du XIXᵉ siècle, illustrant les besoins techniques d’un bâtiment marchand ou armé.

    Montant du mémoire

    Le compte est arrêté à la somme de 1 612 livres et 8 sols, somme importante témoignant de l’ampleur des travaux réalisés.

    Intérêt du document

    Ce mémoire est une pièce idéale pour les collectionneurs de documents maritimes, d’archives techniques, ou de navires marchands du début du XIXᵉ siècle. Il offre un aperçu rare de la vie matérielle d’un bâtiment, des réparations, des aménagements et des pratiques artisanales de l’époque

    Prix de vente : 150 euros

    Napoleon et la mer,documents maritimes

facture bois

 

Facture de bois de marine – Port d’Arnage, Marine impériale (1811)

Document manuscrit daté du 8 septembre 1811, émanant de la Marine impériale – Port d’Arnage, relatif à une facture de bois de marine destinés aux chantiers navals.

Le texte précise que le fonds mis à l’eau au port d’Arnage a été fourni par Pierre‑Joseph Cochaux, maître flotteur demeurant à Durtal, dans le département du Maine‑et‑Loire. Ces bois doivent être conduits dans les chantiers de Monsieur Antoine Cruey, fournisseur de la Marine à Nantes.

Pièce administrative typique de la logistique navale sous l’Empire, témoignant du rôle des maîtres flotteurs, des ports secondaires et des circuits d’approvisionnement en matériaux destinés aux arsenaux maritimes.

Document idéal pour collectionneurs d’archives napoléoniennes, de logistique maritime, ou de pièces liées aux fournitures navales du début du XIXᵉ siècle.

Prix de vente : 80 euros.Napoleon et la mer,documents maritimes

liquidateur vivres marine

 


Lettre des liquidateurs généraux des vivres de la Marine – Paris, 30 juillet 1808

Rare lettre administrative émanant des liquidateurs généraux des vivres de la Marine, adressée à Monsieur Tambani Bellefoni, résidant à Jarnac. Document daté de Paris, le 30 juillet 1808, en pleine période impériale.

Dans cette correspondance, les liquidateurs accusent réception des lettres n°17 et 18 envoyées les 15 et 20 du mois. Ils reconnaissent une erreur comptable concernant le compte de l’An XIII : ce qui avait été annoncé comme un excédent de recette de 3 282 f 42 se révèle être en réalité un excédent de dépenses. La méprise est explicitement admise et « bien reconnue ».

Les liquidateurs précisent que les comptes de caisse et de magasin de l’An XIV et de 1806 sont en cours d’examen et seront arrêtés prochainement. Une pièce typique de la gestion financière de la Marine impériale, révélant les échanges entre l’administration centrale et les correspondants locaux.

Document idéal pour collectionneurs de correspondances administratives, d’archives napoléoniennes, ou de pièces liées à la logistique maritime.

Prix de vente : 50 euros. Napoleon et la mer,documents maritimes

philibert Conte aspirant de marine

documents concernant l’aspirant de marine Philibert Comte – Port de Brest (1804–1807)

Ensemble de deux pièces administratives manuscrites, toutes deux relatives au parcours de Philibert Comte, aspirant de marine de 2ᵉ classe, dans le 3ᵉ arrondissement maritime – Port de Brest. Documents authentiques, parfaitement datés, illustrant les affectations et embarquements d’un jeune marin sous le Consulat et l’Empire.

1. Ordre d’embarquement – Brest, 28 brumaire An XII (20 novembre 1803)

Document rédigé au nom de la République française par Jean‑François Courand, contre‑amiral et chef militaire par intérim du port de Brest. Il ordonne au citoyen Philibert Comte, aspirant de marine de 2ᵉ classe, de s’embarquer en ladite qualité sur la frégate L’Indienne, commandée par le capitaine de vaisseau Proteau.

Une pièce officielle typique des ordres de mouvement de la Marine révolutionnaire, avec mention claire du bâtiment, du commandant et de la fonction de l’aspirant.

2. Certificat d’embarquement – Brest, 12 janvier 1807

Le commissaire de marine préposé aux armements du 3ᵉ arrondissement maritime certifie que M. Philibert Comte, originaire de Chalon‑sur‑Saône, a été embarqué en qualité de novice à 18 francs sur la frégate L’Indienne, toujours commandée par le capitaine de vaisseau Proteau. Son service est compté du 17 prairial An XI jusqu’au 12 janvier 1807, couvrant plusieurs mois d’embarquement sur un bâtiment actif de la flotte brestoise.

Intérêt du lot

Ces deux documents permettent de suivre le début de carrière d’un aspirant de marine, entre ordre d’embarquement et certificat de service. Ils offrent un aperçu rare de :

  • l’administration maritime du port de Brest,

  • les affectations sur une frégate en activité,

  • les procédures officielles sous le Consulat et l’Empire.

Un ensemble idéal pour collectionneurs de documents napoléoniens, d’histoire maritime ou d’archives militaires.

Napoleon et la mer,documents maritimes

 

capitaine de vaisseau Lafond

 


Lettre  du capitaine de vaisseau LAFOND
 chef d'état -major de la flotille impétiale 1808.
lettre adressée à monsieur Duvillier commissaire général de Police.
 Boulogne. prix: 150 euros

Lettre du capitaine de vaisseau Lafond – Chef d’État‑Major de la Flottille Impériale (Boulogne, 1808)

Rare lettre manuscrite datée de Boulogne, le 5 avril 1808, émanant de le capitaine de vaisseau Lafond, alors chef de l’État‑Major général de la Flottille Impériale et officier de la Légion d’honneur. Document adressé à Monsieur Duvillier, commissaire général de police de Boulogne.

Dans cette correspondance officielle, Lafond présente ses civilités au commissaire et le prie de donner ordre à son patron de se présenter le lendemain à trois heures de l’après‑midi au Bureau de l’État‑Major, afin de lui indiquer les moyens de composer son équipage. Une lettre courte, précise et typique de l’organisation administrative de la Flottille Impériale, alors au cœur des préparatifs maritimes du camp de Boulogne.

Document authentique, signé, intéressant pour les collectionneurs de correspondances napoléoniennes, de l’histoire de la Marine impériale, ou des archives liées au camp de Boulogne.


lundi 6 juillet 2026

TROUBAT Nicolas canonnier

 Deux lettres manuscrites du canonnier Nicolas Troubat – Artillerie de Marine (1808)

Ensemble de deux lettres manuscrites écrites par Nicolas Troubat, canonnier au 1er régiment d’artillerie de Marine, adressées à son oncle, Monsieur Le Jendre, notaire à Amboise.

Documents datés de Brest, en mai et juillet 1808, sous la République française.

1. Lettre du 22 mai 1808

Troubat écrit depuis Brest, donnant des nouvelles de sa situation militaire et personnelle. Lettre familiale, simple et directe, témoignant du quotidien d’un soldat de Marine en garnison.

2. Lettre du 10 juillet 1808

Dans cette seconde correspondance, Troubat mentionne qu’il est malade, qu’il réclame des sous, et demande des nouvelles de sa famille. Un aperçu touchant de la vie matérielle difficile des militaires de la Marine à la fin de l’époque napoléonienne.

Intérêt majeur du lot : une vignette très rare

Ces deux lettres se distinguent par la présence d’une vignette administrative rare, élément recherché par les collectionneurs de correspondances militaires.

Elle confère à l’ensemble une valeur historique et iconographique supérieure, bien au‑delà de la simple lettre familiale.

Prix de vente : 510 euros chacuneNapoleon et la mer,documents maritimes

Pièces idéales pour collectionneurs de documents napoléoniens, d’histoire militaire ou de correspondances illustrées.

Certificat maritime


 Certificat de service – Marine de Brest (1806), signé Lacoube

Rare certificat manuscrit émanant du 3ᵉ arrondissement de la Marine – Port de Brest, daté du 23 octobre 1806, attestant du service du soldat de Marine Joseph Rouillev à bord de deux vaisseaux de ligne de la flotte brestoise.

Le commissaire de marine préposé aux armements, Lacoube, certifie que Rouillev a servi :

  • Sur le vaisseau Le Zélé, commandé par M. Dufay, du 3 brumaire An VII au 14 nivôse suivant.

  • Sur le vaisseau Le Redoutable, commandé par M. Moucousu, du 6 germinal An VII au 26 brumaire An VIII.

L’ensemble représente dix mois et trois jours de service sur ces deux bâtiments, en garnison de Marine. Document administratif typique de la Marine révolutionnaire et consulaire, attestant des affectations et du temps de service des soldats embarqués.

Certificat authentique, signé Lacoube, intéressant pour les collectionneurs d’archives maritimes, de la flotte de Brest ou des vaisseaux de ligne de la fin du XVIIIᵉ siècle.

Prix de vente : 200 euros.Napoleon et la mer,documents maritimes

amiral Villaret-joyeuse

 

VILLARET  JOYEUSE.
Fort de France le 23 mars 1804
Il vient de m'arriver mon cher général trois bricks de rochefort ayant cinquente et quelque hommes chacun  Le détachement du pilade étant destiné pour le 66 ém régiment je vous le ferai passer à la première occasion favorable quoique s  s e mauthevy ve le garder ,avec des modifications que je ne puis vous transmettre parceque je n'ai pas assez confiance dans le bâtiment neutre qui assure aller à la Guadeloupe ,le premier brick que je vous expédirai vous portera une des trois dépèches du ministre adressées aux capitaines généraux de la martinique et de la guadeloupe la prudence ne me permet pas d'entrer dans le plus petit détail sur le contenu de la dépèche qui d'ailleurs nexige  nulle nouvelle mesure de notre part.
j'attends avec bien de l'impatience des nouvelles de chenievres pour connaitre les forces et la position de l'ennemy dans le canal de la guadeloupe
adieu mon cher général je vous embrasse

Villaret     prix 

Lettre signée de l’amiral Villaret‑Joyeuse – Fort‑de‑France, 23 mars 1804

Rare lettre manuscrite signée de Villaret‑Joyeuse, grande figure de la Marine française, alors en poste aux Antilles durant les dernières années du Consulat. Datée de Fort‑de‑France, le 23 mars 1804, elle offre un témoignage direct sur les mouvements de troupes, les communications militaires et les tensions stratégiques dans les îles françaises des Caraïbes.

Villaret‑Joyeuse informe son correspondant, le général, de l’arrivée de trois bricks venus de Rochefort, chacun transportant une cinquantaine d’hommes. Il précise que le détachement du Pilade, destiné au 66ᵉ régiment, sera transmis dès qu’une occasion sûre se présentera — malgré les réticences du commandant Mauthevy, qui souhaiterait le conserver.

L’amiral évoque ensuite les dépêches du ministre, dont une doit être remise aux capitaines généraux de Martinique et de Guadeloupe. Il souligne qu’il ne peut en communiquer le contenu, faute de confiance dans le bâtiment neutre censé se rendre à la Guadeloupe. La prudence est donc de rigueur : « la dépêche n’exige d’ailleurs nulle nouvelle mesure de notre part ».

Enfin, Villaret‑Joyeuse exprime son impatience de recevoir des nouvelles de Chenievres, afin de connaître les forces et la position de l’ennemi dans le canal de la Guadeloupe. La lettre se clôt sur une formule personnelle et chaleureuse : « je vous embrasse ».

Document authentique, signé, révélant la situation militaire tendue aux Antilles

Napoleon et la mer,documents maritimes

Amiral Ver-huell

 

Charles Henri  VER-HUELL 1764-1845., né à Doetinchem (Pays-Bas) le 11 février 1764 et mort le 25 octobre 1845 à Paris, est un amiral français d'origine néerlandaise.
Lettre signée  datée 
Dunkerque  27 messidor 1805



Adressée au général Gudin "commandant la 3ém division du camp de droite" au sujet  de canots qui ont dérivé à cause du mauvais temps sous le fort Ribau et que l'on a retrouvé entièrement pillés "cela ne peut avoir été fait que par les gardes côtes"
prix 220 euros

Lettre signée de l’amiral Charles‑Henri Ver‑Huell – Dunkerque, 27 messidor an XIII (1805)

Rare document manuscrit signé de Charles‑Henri Ver‑Huell (1764‑1845), amiral français d’origine néerlandaise, figure majeure de la Marine impériale et acteur essentiel des opérations navales de la période napoléonienne.

Datée de Dunkerque, le 27 messidor an XIII (15 juillet 1805), cette lettre est adressée au général Gudin, alors commandant la 3ᵉ division du camp de droite. Ver‑Huell l’informe d’un incident survenu sous le fort Ribau : plusieurs canots ayant dérivé à cause du mauvais temps ont été retrouvés entièrement pillés. L’amiral précise que « cela ne peut avoir été fait que par les gardes‑côtes », soulignant la gravité de la situation et les tensions locales autour des installations navales.

Document authentique, signé, en excellent témoignage de la vie militaire et maritime à la veille de la campagne d’Angleterre. Ver‑Huell, alors en charge des forces navales du Nord, joue un rôle stratégique dans la préparation de la flottille de Boulogne.

Prix de vente : 220 euros.Napoleon et la mer,documents maritimes

Pièce idéale pour collectionneurs de documents napoléoniens, d’histoire maritime ou d’archives militaires liées aux opérations côtières du début du XIXᵉ siècle.


Precourt de Bouvet contre-amiral

Lettre signée du contre‑amiral Précurt de Bouvet – Embarquement sur Le Jupiter (1804)

Rare document manuscrit signé du contre‑amiral Précurt de Bouvet, daté de Brest, le 15 floréal An XII (5 mai 1804), en pleine période du Consulat finissant, juste avant la proclamation de l’Empire.

Cette ordonnance officielle intime au lieutenant de vaisseau Pierre‑Jean‑Marie Le Gall Kerven de s’embarquer sur le vaisseau Le Jupiter, bâtiment de ligne de la Marine française, alors commandé par le capitaine Bergerin. Une pièce administrative typique des mouvements d’officiers et des préparatifs navals de la flotte brestoise au début du XIXᵉ siècle.

Document authentique, clair, signé, et parfaitement daté en calendrier républicain. Un témoignage précieux sur l’organisation de la Marine française à la veille des grandes campagnes napoléoniennes.

Prix de vente : 240 euros.

Idéal pour collectionneurs de documents napoléoniens, d’histoire maritime ou d’archives militaires anciennes.

 Precourt de Bouvet contre-amiralordre au lieutenant de vaisseau Pierre-jean-Marie Le Gall Kerven de s'embarquersur le vaisseau "LE JUPITERcommandé par le capitaine Bergerin

Brest le 15 floréal an 125 mai 1804
prix de vente:240 euros
Napoleon et la mer,documents maritimes

Latouche-Treville

 Lettre signée du vice‑amiral Latouche‑Tréville – Forces navales à Saint‑Domingue (1802)

Rare lettre manuscrite signée du vice‑amiral Louis‑René Latouche‑Tréville, alors commandant en chef des forces navales à Saint‑Domingue, rédigée en rade du Port‑au‑Prince, à bord du vaisseau amiral, le 15 floréal An XI (5 mai 1802).

Dans cet ordre bref et direct, Latouche‑Tréville invite le lieutenant de vaisseau Fronin à se présenter immédiatement à bord pour lui remettre les dépêches. Une pièce administrative typique des opérations navales menées lors de l’expédition de Saint‑Domingue, période cruciale de l’histoire coloniale et maritime française.

Document authentique, signé de la main d’un des plus grands officiers de marine du début du XIXᵉ siècle, héros de la guerre d’indépendance américaine, futur commandant de l’escadre de Toulon et figure majeure de la Marine napoléonienne.

Prix de vente : 230 euros.Napoleon et la mer,documents maritimes

Pièce idéale pour collectionneurs de documents napoléoniens, d’histoire maritime ou de l’expédition de Saint‑Domingue.

Le Vice-Amiral Latouche  -Treville      commandant les forces navales à saint domingue

En rade du Port du Prince A bord du vaisseau amiral 15 floréal an 11 (1802)
ordre invitant le lieutenant de vaisseau Fronin
 de passer chez lui 
pour lui remettre les dépèches
prix de vente:230 euros

Denis Decres amiral

 

lelettre signée de Decres "bureau des colonies"
rapport du ministre de la marine prévenant Berthier
de la rentrée de plusieurs officiers des colonies..
..officiers de cpouleur venant de St Domingue et résidants à Bordeaux
prix de vente 330 euros           DENIS DECRES 17 germinal an 10      1802

e de la marine dans les qualités ci-aprés aide chirurgien auxiliaire depuis le 19 avril 1781 jusqu'au 29 octobre suivant
second chirurgien auxiliaire depuis le 30 octobre 1781 jusqu'au 22 mai 1783 officier de santé de seconde classe auxiliaire depuis le 21 nivose an7 jusqu'au  12 prairial an 9
officier de seconde classe Entretenu depuid le 13 prairial an 9 jusqu'au 12 prairial an.9
officier de seconde clase  entretenu depuis le 13 prairial an 9 jusqu'au 22 thermidor an 11 que pendant ce temps  il a fait quatre campagnes de mer dont la durée s'élève à trente deux mos vingt et un jours ......signé Decres par le chef de la 1er division

 Ensemble de deux pièces administratives manuscrites, toutes deux signées par Denis Decrès, ministre de la Marine et des Colonies sous le Consulat puis l’Empire. Documents rares, témoignant de la gestion des officiers, des personnels de santé et des retours de campagne dans les années 1800.

1. Lettre signée “Bureau des Colonies” – 17 germinal An X (7 avril 1802)

Lettre officielle du ministre de la Marine adressée au général Berthier, l’informant de la rentrée en France de plusieurs officiers des colonies, dont des officiers de couleur revenus de Saint‑Domingue et résidant à Bordeaux. Pièce importante, en lien direct avec les événements de Saint‑Domingue et la réorganisation des personnels coloniaux après les campagnes de 1801–1802. Document signé, avec mention du Bureau des Colonies. Prix de vente : 330 euros.

2. Certificat de service – Vice‑Amiral Decrès, ministre de la Marine et des Colonies

Certificat détaillé concernant le Sieur François Contant, attestant de ses fonctions dans la Marine :

  • Aide‑chirurgien auxiliaire (avril à octobre 1781)

  • Second chirurgien auxiliaire (octobre 1781 à mai 1783)

  • Officier de santé de 2ᵉ classe auxiliaire (An VII à An IX)

  • Officier de santé de 2ᵉ classe entretenu (An IX à An XI)

Le document précise qu’il a effectué quatre campagnes de mer, pour une durée totale de 32 mois et 21 jours, en temps de paix comme de guerre. Certificat signé “Decrès” par le chef de la 1ʳᵉ division, avec les titres complets du ministre : vice‑amiral, grand officier de l’Empire, inspecteur général des côtes de la Méditerranée, chef de cohorte de la Légion d’honneur.

Intérêt du lot

Ces deux documents offrent un aperçu rare de l’administration maritime et coloniale sous le Consulat et l’Empire :

  • gestion des officiers revenant des colonies,

  • suivi des personnels de santé embarqués,

  • organisation des campagnes navales,

  • signatures authentiques de l’un des plus hauts responsables de la Marine napoléonienne.

Un ensemble idéal pour collectionneurs d’archives napoléoniennes, d’histoire maritime ou de documents coloniaux.




amiral DECRES


 Ensemble de deux certificats manuscrits signés par l’amiral Denis Decrès, ministre de la Marine sous le Consulat et l’Empire.

Documents officiels rares, délivrés à Paris en Vendémiaire An XIII (octobre 1804) et Fructidor An XII (septembre 1804), témoignant de la gestion administrative et des carrières maritimes sous Napoléon.

1. Certificat du 18 Vendémiaire An XIII

Decrès atteste la longue carrière du Sieur Jean Nicolas Deverger, commis de 1ʳᵉ classe à la 4ᵉ division. Le document précise qu’il a débuté en 1763 dans l’Administration générale des Vivres de la Marine au port de Rochefort, où il a servi jusqu’au 8 novembre 1792, avant d’intégrer les bureaux du ministère de la Marine, où il exerce encore à la date du certificat. Une pièce remarquable retraçant plus de quarante ans de service, couvrant l’Ancien Régime, la Révolution et le Consulat.

2. Certificat du 16 Fructidor An XII

Decrès certifie la situation du Sieur Jean-Baptiste Terras, ancien capitaine de vaisseau de 1ʳᵉ classe, né à Toulon en 1757.Le document détaille son inclusion dans le 4ᵉ état de pension converti en solde de retraite, calculée sur 29 ans, 9 mois et 21 jours de service, auxquels s’ajoutent 9 ans, 10 mois et 19 jours de bénéfice de campagne en mer, en temps de paix comme de guerre.

Un témoignage précieux sur les carrières navales et les systèmes de retraite sous le régime napoléonien.

Intérêt de l’ensemble

Ces deux certificats, rédigés et signés par l’un des plus hauts responsables de la Marine impériale, offrent un aperçu rare et authentique de l’administration maritime au tournant du XIXᵉ siècle. Ils mettent en lumière deux parcours très différents :

  • celui d’un commis ayant traversé trois régimes politiques,

  • celui d’un officier de haut rang dont la carrière est minutieusement comptabilisée pour sa retraite.

Un lot idéal pour les collectionneurs de documents napoléoniens, d’histoire maritime ou d’archives administratives anciennes.

prix de vente: 90 euros le certificat    



dimanche 5 juillet 2026

TRUGUET Amiral

 

TRUGUET Laurent  Jean François 1752-1839.

Napoléon confia à Truguet le commandement de l'armée navale de BREST
avec pavillon sur  " l'Alexandre  "  .
Napoleon et la mer,documents maritimes

Le Conseiller d'état Truguet général en chef de l'armée navale.
au conseiller d'état préfet maritime de Brest.
Je vous  envoi  mon cher préfet mon ordre du jour du 1 er pluviose
 quand j'aurais l'état exact de nos embarcations et de nos voiles,je vous l'adresserai, je vous renouvelle mes instances pour presser la mise en rade(?) des vaisseaux Le Cassard et Le Batave Des que vous aurez donné vos ordres  je rappellerai de l'armée les ouvriers(?)...,ainsi que nous en sommes convenus
Je vous salue de tout mon coeur                  signé Truguet.
Lettre signée  à son en-tête

à bord de " l'Alexandre "
le 1 er pluviose an  12.
prix de vente:170 euros.

Lettre manuscrite signée du Conseiller d’État Truguet, général en chef de l’armée navale, rédigée à bord du vaisseau L’Alexandre et datée du 1er pluviose An XII (22 janvier 1804). Document officiel adressé au Conseiller d’État, préfet maritime de Brest.

Dans cette correspondance, Truguet transmet son ordre du jour du 1er pluviose et annonce qu’il fera parvenir l’état exact des embarcations et des voiles dès qu’il en disposera. Il insiste avec vigueur pour accélérer la mise en rade des vaisseaux Le Cassard et Le Batave, soulignant l’urgence des préparatifs navals.

Il précise également que, dès que les ordres seront donnés, il rappellera de l’armée les ouvriers nécessaires, conformément à ce qui avait été convenu entre les deux responsables. La lettre se clôt sur une formule chaleureuse : « Je vous salue de tout mon cœur », suivie de la signature autographe de Truguet.

Pièce authentique, rédigée sur papier à en‑tête, témoignant de l’organisation de la Marine française sous le Consulat, à une période charnière précédant l’Empire. Document idéal pour collectionneurs d’histoire maritime, de correspondances militaires ou de la période napoléonienne.

BEDOUT Jacques

Bedout jacques 1781-1818)
lettre autographe signée adressée à l'amiral Bruix commandant en chef de l'armée navale
 de Brest le 10 brumaire de l'An 8
j'ai reçu général l'honneur de  la  votre  en date du 14 brumaire et qui m'est parvenue  que le 2 déc courant vous me recommander le citoyen Charles Duverger pilotin  alors embarqué sur le Républicain l'équipage de ce vaisseau ayant été mis en subsistance  sur divers batimens de la rade ,ce jeune homme  s'est trouvé passé  à bord du Dix aout capitaine Beryeret  qui d'apeés les informations que je lui ai demandé  m'a dit qu'il était malade et couvert d'une gale affreuse il se trouve sans vétements  et dans une profonde misére d'aprés ce rapport  ,je l'ai fait mettre à l'hopital il conviendrait que sa famille fisse passer ici quelqu'un  des secours pour les lui remettre et l'oter par la de l'état d'abandon dans lequel il se trouve  

prix 210 euros.     Napoleon et la mer,documents maritimes
 

Rare document d’époque révolutionnaire, daté de Brest, le 10 brumaire An VIII (1er novembre 1799), témoignant de la dure réalité de la vie maritime sous le Directoire.

Le signataire répond à une recommandation concernant le citoyen Charles Duverger, jeune pilotin alors embarqué sur le vaisseau Le Républicain. Après la dispersion de l’équipage sur divers bâtiments de la rade, Duverger est transféré à bord du Dix-Août, commandé par le capitaine Beryeret. Celui-ci rapporte que le jeune marin est gravement malade, couvert d’une “gale affreuse”, sans vêtements et dans une profonde misère.

Face à cette situation alarmante, l’auteur du courrier ordonne son hospitalisation immédiate et recommande que la famille envoie rapidement quelqu’un pour lui apporter des secours, afin de le tirer de l’état d’abandon dans lequel il se trouve.

Un document poignant, authentique et très représentatif des conditions de vie des marins de la fin du XVIIIᵉ siècle. Pièce idéale pour collectionneur d’histoire maritime, de la Révolution ou du Directoire.

ix 210 euros.
 

jeudi 30 octobre 2025

Joseph-Marie Nielly (1751-1833) vice-amiral

 Joseph-Marie Nielly (1751-1833) vice-amiral - 

Joseph-Marie Nielly (1751-1833) vice-amiral P.A.S., Rade de Brest 29 septembre 1793; 1 page in-4. Capitaine de la Résolue, il rédige un rapport concernant l'arraisonnement d'un canot, «après l'avoir hélé plusieurs fois d'aborder à la frégate La Résolue, le conducteur ne paroissant vouloir y venir le croyant suspect»...{CR} On joint une L.S. du ministre Decrès à Fulwar Skipwich, agent commercial des États-Unis, à propos des indemnités réclamées pour l'embargo mis en 1793 sur 103 bâtiments américains (10 février 1803, en-tête)

robert MOUCHEZ

 Robert MOUCHEZ (1897-1978) officier de marine, fils de l’ami - 


Robert MOUCHEZ (1897-1978) officier de marine, fils de l’amiral. 2 manuscrits autographes signés, Journal de campagne. Astrolabe, Indochine, 1932-1934; 2 cahiers in-4 de 190 et 50 pages, plus 5ff. collés ou épinglés, demi-toile noire et cartonnage toile beige.{CR}Journal de voyage en Cochinchine, en Annam et au Tonkin, effectué de décembre 1932 à février 1934, avec la visite des temples d’Angkor (Cambodge). Il est illustré de 11 cartes dessinées à l’encre ou au crayon, la plupart sur papier calque, 15 croquis et 5documents imprimés (coupures de presse, plan et carte). Ancien élève de l’École navale et officier breveté des transmissions, le lieutenant de vaisseau Robert Mouchez reçut, en octobre 1932, le commandement du sondeur l’Astrolabe, avec pour mission d’effectuer des relevés hydrographiques en Indochine. Rejoint par sa femme Paulette, il quitta Marseille le 2 déc. 1932 à bord du paquebot D’Artagnan. Dans son journal, il donne une description des escales à Djibouti, Colombo, Kandy (Sri Lanka), Penang et Singapour (12-25 décembre). Arrivée à Saïgon le 27 décembre. Mouchez visite la ville, ainsi que plusieurs plantations d’hévéas situées au nord-est de Saïgon, dans les environs de Bien-Hoa (1-5 janvier 1933). Il décrit longuement les techniques d’exploitation, fournit des commentaires sur la production de caoutchouc et donne la liste des plantations visitées ainsi qu’une carte (p.85). Puis il relate son excursion dans le sud de l’Annam à la fin janvier 1933, dont les principales étapes furent Bien Hoa, Tuc Trung (avec une description des fêtes du Têt), Djiring, Phan Thiet et Da Lat (carte p.107). 25-27 février, il visite la «Cochinchine rizicole», entre Saïgon et Can Tho, dans le delta du Mékong (carte p.116). Si la mission hydrographique est peu évoquée dans ce journal (elle ne débute qu’en avril 1933), l’auteur donne une précieuse analyse des mœurs coloniales ainsi que de la situation économique et administrative de l’Indochine. Il relate ses visites..

Etat de la marine LOUIS XV


MARINE DE LOUIS XV

 Marine. Manuscrit, Marine de France, d’Espagne, d’Angleterre - 

Marine. Manuscrit, Marine de France, d’Espagne, d’Angleterre, de Dannemark, et de Russie, 1771 ; volume in-12 de 128 pages, reliure de l’époque veau fauve, triple filet sur les plats et fleurons aux coins, dos orné de fleurons (charnières et coiffes usagées, coins émoussés).Manuscrit joliment calligraphié, recensant les vaisseaux des marines des cinq pays, classés par port (la France), rang et type de vaisseau, précisant le nombre de canons et, pour les bâtiments français, leur situation : en port, à la mer, en cabotage… Quelques ajouts et corrections d’une autre plume, au chapitre consacré à la marine espagnole.


André JEANBON SAINT-ANDRÉ (1749-1813)

 André JEANBON SAINT-ANDRÉ (1749-1813) - Lot 152

André JEANBON SAINT-ANDRÉ (1749-1813) Conventionnel (Lot), il combattit les Girondins et organisa la Marine. L.A.S., Port-la-Montagne [Toulon] 16 frimaire III (6 décembre 1794), au citoyen Villar, envoyé extraordinaire de la République à Gênes; 1 page et demie in-fol., vignette et en-tête Le Représentant du Peuple dans les Départemens maritimes de la République. Importante lettre de Toulon alors qu'il prépare la Campagne du Grand Hiver contre la marine britannique. La flotte anglaise a paru: «elle a poussé sa bordée jusques sous les montagnes de ce port forte de 14 vaisseaux de ligne. Si nous avions été en appareillage, nous serions sortis sur le champ, & l'affaire eut pu etre décidée dans un jour. Malheureusement nous n'etions pas tout à fait prêts. Son but paroit avoir été d'observer par-dessus la pointe basse des Sablettes l'etat de notre flote. Ils n'ont pas même donné chasse à des fregates qui croisoient à l'ouvert de la baye, probablement pour ne pas entamer un engagement. Une prise anglaise chargée de morue a passé près d'eux, une fregate l'a prise à la remorque, & elle est entrée sans accident. [...] Ils se sont eloignés dans le Sud, peut-être pour se porter à l'ouvert du detroit, ou pour retourner en Corse»... On dit que la levée forcée que les Anglais ont fait en Corse y a occasionné un mécontentement général: les partis sont aux prises, et les Anglais réduits à la possession de Saint-Florent; Paoli lui-même aurait été arrêté... Il est essentiel qu'ils communiquent fréquemment, afin que le Comité de Salut public puisse modifier ses plans en fonction des lumières transmises par Villar. «Je suis surtout très empressé de savoir sur quoi l'on doit compter par rapport à la Toscane. Nos succès en Espagne doivent enfin ouvrir les yeux des petites puissances d'Italie. L'armée espagnole est dissoute; elle a fui en desordre devant nos fiers Républicains. Tentes, artillerie, munitions, tout est tombé en leur pouvoir. Figuieres s'est rendu sans tirer un coup de canon. Neuf mille hommes ont été faits priso

prisonnier sur les pontons anglais

 

PONTONS. L.A.S. « Ma » par un prisonnier de guerre français, à bord du Sandwich rade de Chatham (Kent) 8 septembre 1807, à M. Riballier aîné à Paray (Saône-et-Loire) ; 3 pages in-fol., adresse (petit manque au bas du 2e feuillet sans toucher le texte, plis fendus et réparés au 2e feuillet). Lettre d’un prisonnier sur les pontons anglais. Capturé à bord d’un corsaire et retenu prisonnier en Angleterre à bord du ponton le Sandwich, il relate son arrestation et ses conditions de détention. « J’avais pri le parti de m’embarquer sur un corsaire capitaine en second ; mon projet avait deux objets pour buts, le premier de paÿer les dettes que j’avais contracté, et que vingt-cinq louis que j’ai touché d’avance ont couvert ; le second de me racrocher au service de France, puisque ma famille n’a voulu faire aucune démarche […] Attaqué par une frégatte anglaise nous avons été forcé de nous rendre après un combat d’une heure qui doit nous faire honneur puisque nous n’avions que quatorze canons : nous avons perdu vingt-deux hommes et beaucoup de blessés du nombre desquels je me suis trouvé […] je suis en ce moment prisonier en Angleterre à bord d’un vieux vaisseau, traitté avec toute la dureté connue de cette nation perfide et orgueilleuse, qui a foulé aux pieds tout droit des gens. Confondu avec le dernier des matelots sujets aux mêmes travaux, il n’est pas de rigeures qu’on exerce envers nous. De l’eau pour toute boisson, une nourriture grossière qu’on nous donne trop peu pour vivre, et trop pour ne pas mourir. Voilà la dure position de votre ami auquel il ne reste pas une obole pour alléger son sort et qui ne sait quand il finira »… Il prie son correspondant d’envoyer de l’argent à sa femme. Il a fait la rencontre d’un colon de Saint-Domingue, qui lui a proposé de le suivre à leur libération sur l’île de Cuba où il l’aidera à former une habitation pour lui et les siens… 

robert SURCOUF

 Robert SURCOUF

                             Robert SURCOUF (1773-1827) marin. L.S., Saint-Malo 26 octobr - Lot 387
Robert SURCOUF (1773-1827) marin. L.S., Saint-Malo 26 octobre 1816, à MM. Desbouillons fils, à Rennes ; 1 page in-4, adresse. Commande de toiles : « 1300 fils », « mélis double », « id. simple », « rondelettes » et « 4 fils commun », avec référence à un échantillon joint. « Envoyez-moi promptement les toiles que je vous ai precedemment demandées. C’est pour les embarquer et le batiment est sur son départ »…

                             Robert SURCOUF (1773-1827) corsaire -
Robert SURCOUF (1773-1827) corsaire L.S., Saint-Malo 12 septembre 1826, à MM. Desbouillons fils, négociants à Rennes; demi-page in-4, adresse au verso avec marque postale St Malo. Il les remercie d'avoir bien voulu s'occuper de son port d'armes, et les crédite pour le coût de 15 francs. «Je vous écris de la campagne et je ne sais pas si je vous ai dit de vous rembourser sur Paris pour ce que je reste vous devoir. Dans le cas que je l'aie oublié, vous tireriez ce solde sur Mrs Baguenault et Cie de Paris à courts jours, en m'en prévenant pour que je confirme votre avis»...

documents maritimes

 documents maritimes

                             MARINE. Manuscrit, Hivernages. Notes pratiques, [vers 1900]  -
MARINE. Manuscrit, Hivernages. Notes pratiques, [vers 1900] ; 260 pages in-4, reliées en un volume demi-chagrin rouge, plats de percaline rouge avec titre en lettres dorées sur le plat sup
. Répertoire commenté des lieux d’hivernage et des climats que peuvent trouver les navigateurs, soigneusement calligraphié, avec index alphabétique. Ce manuscrit, classé alphabétiquement, des Açores aux îles du Cap-Vert, donne des entrées géographiques, mais aussi thématiques : alizés, cyclones, ouragans, ras de marée, zone des vents généraux d’Ouest... L’auteur passe en revue la plupart des côtes, mers, îles et golfes, ainsi que certains canaux, détroits et fleuves, en donnant des précisions sur le climat, les vents, les courants, les escales et les périodes possibles pour l’hivernage, et parfois l’approvisionnement disponible dans les ports, les ateliers de réparation, etc. Il donne des détails sur les dates des saisons sèches et humides, les moussons, les tirants d’eau des navires que les ports sont susceptibles d’accueillir, les risques courus par les navires, etc. 
Voici l’exemple des îles Canaries : « En hiver d’octobre à avril, ces vents sont interrompus par des coups de vents du S.O. au S.E. durant quelquefois 7 à 8 jours et mettant en perdition les voiliers mouillés devant Ste Croix de Ténériffe, parce que les vents battent en côte et que l’appareillage est impossible : le mouillage de Palmas à la Grande Canarie est préférable à cause de la facilité du déradage. Pour des vapeurs, il n’y a aucun danger à Ste Croix de Ténériffe, pourvu que leurs machines soient en état de fonctionner. On a vu souvent des voiliers jetés à la côte dans cette baie et surtout en Décembre et Janvier »… ; ou de Rio de Janeiro, qui est « un des meilleurs ports du monde à l’abri de tous les vents sans exception. [...] Le seul danger que j’y connaisse, c’est la fièvre jaune [...] Un navire peut alors perdre tout son équipage »...



                             marine. Manuscrit sur les postes d'amarrage, [début XIXe siè - 
marine. Manuscrit sur les postes d'amarrage, [début XIXe siècle] ; cahier in-8 de 68 pages, couv. cart. de papier marbré rouge. Recueil détaillant 34 postes d'amarrage, chacun soigneusement dessiné à l'encre noire, avec, en regard, des observations et précisions sur les sondes.