jeudi 9 juillet 2026


Déclaration du Roi – Exemption du droit de dixième sur les prises en mer (5 mars 1748)

Très intéressant document royal du XVIIIᵉ siècle : Déclaration du Roi, datée de Versailles, le 5 mars 1748, concernant les prises faites en mer durant la guerre en cours. Texte imprimé d’époque, réglementant les droits, récompenses et exemptions accordés aux vaisseaux de guerre du Roi et aux bâtiments armés en course.

Contenu de la déclaration (1748)

Le Roi exempte du droit de dixième les prises effectuées sur les ennemis de l’État par :

  • les vaisseaux de guerre,

  • les bâtiments armés en course, pendant toute la durée de la guerre.

La déclaration fixe également les récompenses particulières pour :

  • les officiers,

  • les volontaires,

  • les matelots,

  • les capitaines et équipages des corsaires.Un texte essentiel pour comprendre la politique maritime, la course légale, et les incitations financières destinées à encourager les armements privés au service du royaume.

    Déclaration du Roi – Suppression du dixième de l’Amiral sur les prises en mer (15 mai 1756)

    Deuxième document joint : une Déclaration du Roi datée du 15 mai 1756, portant sur la suppression du dixième de l’Amiral prélevé sur les prises en mer.

    Elle précise également les récompenses accordées :

    • à ceux qui armeront des vaisseaux,

    • aux officiers,

    • aux volontaires,

    • aux matelots embarqués sur les vaisseaux et frégates.

    Ce texte s’inscrit dans le contexte de la guerre de Sept Ans, période où la course et les prises en mer jouent un rôle stratégique majeur.

    Intérêt historique

    Ces deux déclarations sont particulièrement recherchées pour :

    • leur lien direct avec la course maritime,

    • la réglementation des prises,

    • la politique navale sous Louis XV,

    • leur importance dans l’histoire du droit maritime et des récompenses militaires,

    • leur rareté en tant que documents imprimés d’époque.

    Un ensemble idéal pour collectionneurs de Marine royale, de piraterie légale, de course, ou de textes juridiques du XVIIIᵉ siècle.

    Prix de vente : 80 euros  la marine sous Louis XV,librairie maritime

Brevet d’Écrivain de la Marine – Versailles, 10 novembre 1729

 

Brevet d’Écrivain de la Marine – Versailles, 10 novembre 1729

Superbe document royal du début du XVIIIᵉ siècle : brevet d’Écrivain de la Marine en faveur du sieur Chanenceau fils, rédigé sur vélin, daté de Versailles, le 10 novembre 1729, et portant la signature autographe “Louis”.

Ce brevet émane directement du Roi, qui déclare vouloir commettre une personne capable et fidèle pour exercer les fonctions d’Écrivain de Sa Majesté dans les ports, arsenaux de marine, et sur les vaisseaux armés. Le texte précise que le sieur Chanenceau possède toutes les qualités nécessaires pour bien s’acquitter de cette charge administrative essentielle.

Signatures prestigieuses

Le document est contresigné par le comte de Toulouse, Louis‑Alexandre de Bourbon, fils légitime de Louis XIV et de Madame de Montespan, alors Grand Amiral de France.

Enregistrement officiel

Le brevet est enregistré au contrôle de la Marine à Bayonne, le 23 décembre 1729, preuve de son authenticité et de son usage administratif réel.

Intérêt historique

Ce document est remarquable par :

  • sa signature royale “Louis”, très recherchée ;

  • la contresignature du comte de Toulouse, figure majeure de la Marine ;

  • son support en vélin, noble et durable ;

  • sa fonction : nomination d’un Écrivain de la Marine, poste clé dans la gestion des arsenaux, des équipages et des vaisseaux ;

  • son contexte : la Marine française en pleine réorganisation sous la Régence et le début du règne de Louis XV.

Une pièce idéale pour collectionneurs de Marine royale, de Louis XIV / Louis XV, ou de documents administratifs du XVIIIᵉ siècle.


Prix de vente : 240 euros   la marine sous Louis XV,librairie maritime


Affaire de piraterie – Lettre signée du comte Jean‑Baptiste de Fleuriau, ministre de la Marine (Versailles, 28 avril 1723)

 


Affaire de piraterie – Lettre signée du comte Jean‑Baptiste de Fleuriau, ministre de la Marine (Versailles, 28 avril 1723)

Superbe et rare document relatif à une affaire de piraterie, signé par Jean‑Baptiste de Fleuriau (1668‑1732), ministre de la Marine sous la Régence. Lettre datée de Versailles, le 28 avril 1723, adressée à M. de La Mothe. Pièce de 1 page in‑folio, accompagnée de 3 pages et demie in‑folio de rapport : un ensemble exceptionnel sur la piraterie au début du XVIIIᵉ siècle.

Contenu du document : un cas de piraterie meurtrière

La lettre relate l’affaire du navire Le Saint‑Pierre, appartenant à Renaudier Goupil du Pouliguen, victime d’un acte de piraterie. Le bâtiment se trouve alors à Grenoch, en Écosse.

Le ministre rapporte que :

  • Le capitaine Pierre Tartoué et ses marins ont été tués.

  • Les pirates ont été arrêtés, emprisonnés, et sont prêts à être jugés.

  • Le procès des meurtriers doit se tenir dans un bref délai.

  • Le navire sera rendu à son propriétaire, à condition qu’il se présente en Écosse avec tous les documents prouvant sa propriété.

  • Il est demandé que Renaudier apporte toutes les preuves possibles :

    • liste des matelots tués,

    • description de leurs habits et effets,

    • certificat de la destination du navire,

    • tout indice utile pour convaincre les juges.

  • Le rapport ajoute un détail dramatique :

    Deux des meurtriers sont morts en prison d’une manière suspecte, laissant penser qu’ils ont prévenu leur supplice par le poison.

    Importance historique

    Ce document est remarquable par :

    • son contenu judiciaire et maritime, rare pour cette période ;

    • la présence de Fleuriau, ministre influent de la Marine ;

    • la description précise d’une affaire de piraterie réelle, avec meurtres, arrestations, procès et restitution du navire ;

    • son lien avec les ports français de l’Atlantique (Pouliguen) et les juridictions britanniques ;

    • son intérêt pour l’histoire de la piraterie au XVIIIᵉ siècle, période où les actes violents en mer restent fréquents.

    • Une pièce de choix pour collectionneurs de Marine royale, de piraterie, de justice maritime, ou d’archives de la Régence.

      Prix de vente : 450 euros    

      la marine sous Louis XV,librairie maritime

Lettre signée – Louis‑Alexandre de Bourbon, duc de Penthièvre, Grand Amiral de France & Marie, duc d’Estrées, maréchal de France (3 mai 1719)



 

Lettre signée – Louis‑Alexandre de Bourbon, duc de Penthièvre, Grand Amiral de France & Marie, duc d’Estrées, maréchal de France (3 mai 1719)

Très beau document administratif du début du XVIIIᵉ siècle, signé par deux des plus hautes autorités navales du royaume :

  • Louis‑Alexandre de Bourbon‑Penthièvre (1681‑1737), duc de Vendôme, Grand Amiral de France,

  • Marie, duc d’Estrées (1660‑1737), maréchal de France, membre d’une des plus grandes familles d’officiers du règne de Louis XIV.

Datée du 3 mai 1719, cette lettre émane du Conseil de la Marine et traite d’une affaire de navigation commerciale liée aux intérêts du Roi.

Contenu du document

Le Conseil répond à une lettre du 28 mars et ordonne de rendre au sieur Allard Bellin la soumission de retrait “pour sûreté” qu’on lui avait exigée. Cette soumission garantissait que son vaisseau La Paix ne serait pas vendu aux étrangers, puisqu’il est actuellement fretté pour porter des effets du Roi à Saint‑Domingue.Ce document illustre parfaitement :

  • la surveillance étroite exercée par la Marine royale sur les navires marchands,

  • la volonté de protéger les intérêts stratégiques du Roi dans les colonies,

  • le rôle du Conseil de la Marine dans la régulation des ventes, affrètements et mouvements des navires.

Importance historique

Pièce remarquable pour plusieurs raisons :

  • Elle porte la signature de deux des plus grands noms de la Marine française du début du XVIIIᵉ siècle.

  • Elle concerne un vaisseau engagé dans un transport officiel pour Saint‑Domingue, cœur du commerce colonial français.

  • Elle témoigne de la politique de contrôle maritime exercée par le Conseil de la Marine.

  • Elle illustre les pratiques administratives liées aux soumissions de retrait, documents rarement conservés.

Un document idéal pour les collectionneurs de Marine royale, de commerce colonial, ou d’archives administratives du XVIIIᵉ siècle. Prix de vente : 310 euros     la marine sous Louis XV,librairie maritime

Congé pour un soldat du régiment de la Marine – 11 janvier 1700

Congé pour un soldat du régiment de la Marine – 11 janvier 1700

Très beau document militaire du début du XVIIIᵉ siècle : un congé officiel délivré le 11 janvier 1700 à un soldat du régiment de la Marine. Pièce administrative authentique, typique des pratiques de la Marine royale sous Louis XIV, et recherchée pour sa simplicité élégante, sa formule juridique complète, et son intérêt historique.

Contenu du document

Ce congé atteste que le soldat concerné est libéré de ses obligations militaires, autorisé à se retirer où bon lui semblera, et doit être laissé passer librement par toutes les autorités du royaume.

Les congés militaires de cette époque sont des pièces importantes :

  • ils confirment la fin du service,

  • garantissent la liberté de circulation,

  • protègent le soldat contre toute réquisition ou arrestation injustifiée,

  • et témoignent du fonctionnement administratif du régiment de la Marine, corps essentiel de l’armée royale.

Intérêt historique

Ce document est particulièrement intéressant pour les collectionneurs de :

  • Marine royale,

  • Louis XIV,

  • histoire militaire,

  • archives administratives du XVIIᵉ–XVIIIᵉ siècle,

  • pièces relatives aux soldats de marine, souvent moins courantes que celles des officiers.

Les congés militaires apparaissent parfois en salle des ventes, mais ceux du régiment de la Marine, datés aussi tôt que 1700, sont nettement plus rares. Prix de vente : 200 euros  La Marine de Louis XIV

Congé absolu pour un soldat de marine – Toulon, 20 avril 1697

 

Congé absolu pour un soldat de marine – Toulon, 20 avril 1697

Magnifique document de la Marine royale sous Louis XIV, délivré à Toulon le 20 avril 1697, portant la signature du chef d’escadre Cogollin, officier supérieur ayant servi sous Duquesne vers 1700. Il s’agit d’un congé absolu, pièce administrative rare, accordé à un soldat de marine : Louis Cochet, de Saint‑Léon, appartenant à la compagnie du sieur de Vergons.

Contenu du document

Le chef d’escadre certifie avoir donné congé absolu au soldat Cochet, l’autorisant à se retirer où bon lui semblera. Il demande à toutes les autorités de le laisser passer librement et sûrement, sans trouble ni empêchement, conformément aux usages de la Marine royale.

Ce type de document est précieux : il s’agit d’une autorisation officielle de quitter le service, délivrée par le commandement naval du port et arsenal de Toulon.

Un signataire prestigieux : le chef d’escadre Cogollin

Le document est signé Cogollin, officier de haut rang, connu pour sa participation à la guerre de Hollande. Le 7 juin 1672, son vaisseau L’Éole, intégré à la flotte du comte d’Estrées, donne l’alarme lors de l’arrivée soudaine de Ruyter et de Witt avec 270 bâtiments. Un marin expérimenté, acteur des grandes campagnes navales du règne de Louis XIV.

Un congé exceptionnellement décoratif

Tu le sais bien : on rencontre parfois des congés en salle des ventes, mais rarement avec une vignette aussi belle. La mise en page, la qualité du parchemin, la signature du chef d’escadre et la provenance de Toulon, grand port militaire du royaume, en font une pièce de premier ordre.

Intérêt du document

Parfait pour les collectionneurs de :

  • documents de Marine royale,

  • archives de Toulon,

  • histoire militaire sous Louis XIV,

  • pièces relatives aux soldats de marine,

  • autographes d’officiers supérieurs du XVIIᵉ siècle.

  • Prix de vente : 280 euros   

    La Marine de Louis XIV

Quittance navale signée Henri Duquesne – Rochefort, 1er septembre 1697

 


Quittance navale signée Henri Duquesne – Rochefort, 1er septembre 1697

Très belle pièce administrative de la Marine royale sous Louis XIV, rédigée sur parchemin de vélin, format oblong in‑8, mêlant texte imprimé et manuscrit. Datée de Rochefort, le 1er septembre 1697, elle atteste que Henri Duquesne, capitaine de vaisseau, reçoit 200 livres pour ses appointements du mois d’août.

Le contenu du document

Le texte certifie officiellement le versement de la somme due à Duquesne pour son service au sein des armées navales. Ce type de quittance est rare : il s’agit d’un document financier directement lié à la carrière d’un officier supérieur, signé dans l’un des grands arsenaux du royaume, Rochefort, centre majeur de construction et d’administration navale.

Henri Duquesne : un officier issu d’une lignée prestigieuse

Ce document prend tout son intérêt lorsqu’on connaît la carrière de Duquesne :

  • Fils d’Abraham Duquesne, célèbre lieutenant général des armées navales.

  • Entré dans la Marine royale en 1666.

  • Participe à la campagne de Sicile avec son père, à bord du vaisseau Le Parfait.

  • Nommé capitaine de vaisseau en 1675.

  • Participe au bombardement d’Alger en 1683, l’un des épisodes majeurs de la lutte contre les corsaires barbaresques.

  • Protestant comme son père, il se retire ensuite à Genève.

Issu d’une grande famille dieppoise de marins protestants, Duquesne appartient à l’élite navale du règne de Louis XIV.

Intérêt du document

Pièce idéale pour collectionneurs de :

  • documents de Marine royale,

  • archives de Rochefort,

  • histoire des Duquesne,

  • quittances et pièces financières du XVIIᵉ siècle,

  • documents sur les officiers protestants au service du Roi.

  • Sa rareté, son support en vélin et son lien direct avec un officier de premier plan en font une pièce de collection très attractive.

    Prix de vente : 200 euros  

    La Marine de Louis XIV


Certificat d’embarquement du brigantin du Roi – Brest, 10 juin 1693

 

Certificat d’embarquement du brigantin du Roi – Brest, 10 juin 1693

Très beau document administratif de la Marine royale sous Louis XIV, daté du 10 juin 1693, émanant du commandant du brigantin du Roi. Il s’agit d’un certificat officiel attestant de l’embarquement des vivres destinés à l’équipage, signé à Brest, l’un des grands ports militaires du royaume.

Contenu du document

Le commandant certifie que Pierre Domergue, munitionnaire général des armées navales de Sa Majesté, ou son commis, a fait embarquer à bord du brigantin :

  • 1 660 rations de vivres et rafraîchissements,

  • dûment vérifiées,

  • jugées de bonne qualité et bien conditionnées,

  • conformes aux ordres du Roi pour la nourriture de l’équipage.

  • Le certificat précise également que le navire dispose d’un nombre suffisant d’ustensiles pour la distribution des vivres, preuve de la rigueur logistique de la Marine royale.

    Le commandant signe ce document pour servir de garantie au munitionnaire Domergue, conformément aux usages administratifs de l’époque.

    Intérêt historique

    Ce document est un témoignage rare et précieux sur :

    • l’organisation logistique de la Marine de Louis XIV,

    • le rôle essentiel des munitionnaires, responsables des vivres,

    • la vie quotidienne des équipages,

    • les pratiques administratives dans les ports militaires,

    • la présence active des brigantins dans les missions côtières et de liaison.

    Les certificats de vivres sont des pièces recherchées, car ils illustrent la réalité matérielle de la flotte royale, loin des grandes batailles mais indispensables à son fonctionnement.

    Pièce idéale pour les collectionneurs de :

    • documents de Marine royale,

    • archives de Brest au XVIIᵉ siècle,

    • histoire de Louis XIV,

    • logistique navale et administration maritime.

    Prix de vente : 200 euros     

    La Marine de Louis XIV

Ordre d’embarquement sur le vaisseau Le Faucon – Signé Louis XIV et Phelypeaux (12 janvier 1693)

 



Ordre d’embarquement sur le vaisseau
Le Faucon – Signé Louis XIV et Phelypeaux (12 janvier 1693)

Superbe document royal du règne de Louis XIV, daté du 12 janvier 1693, portant la signature LOUIS ainsi que celle de Phelypeaux, premier des Ponchartrain, successeur de Seignelay et du grand Colbert à la tête de la Marine.

Il s’agit d’un ordre d’embarquement concernant l’enseigne de vaisseau de Pouillarmont, placé sous les ordres d’un capitaine de frégate légère. Ce détail est particulièrement intéressant : à cette époque, la définition des frégates est encore imprécise, et leur classification varie selon les arsenaux et les campagnes.

Le vaisseau Le Faucon

Ce document mentionne le vaisseau Le Faucon, bâtiment construit à Rochefort en 1673, affecté aux Indes en 1696, et rayé en 1708. Un navire typique des constructions navales du début du règne personnel de Louis XIV.

L’enseigne de PouillarmontLe texte précise que Pouillarmont est un « nouveau garde », nommé le 23 juin 1687.

Cette mention renvoie à la réforme des gardes de la Marine :

  • avant 1683, les gardes étaient indépendants ;

  • après 1683, les nouveaux gardes sont intégrés dans un cadre administratif plus strict, destiné à professionnaliser les officiers.

Ce document illustre parfaitement cette évolution.

Intérêt historique

Pièce remarquable par :

  • la signature autographe de Louis XIV, élément très recherché ;

  • la présence de Phelypeaux, ministre central dans la politique maritime du Roi ;

  • son lien direct avec les officiers de la Marine royale ;

  • la mention d’un vaisseau actif dans les campagnes lointaines ;

  • son contexte : la réorganisation des gardes de la Marine et la montée en puissance de la flotte française.Un document idéal pour collectionneurs de Marine royale, de Louis XIV, ou de documents navals du XVIIᵉ siècle.

    Prix de vente : 450 euros   La Marine de Louis XIV

Articles et conditions de paix entre la France et Tripoli – Comte d’Estrées, 29 juin 1685

 

Articles et conditions de paix entre la France et Tripoli – Comte d’Estrées, 29 juin 1685

Document exceptionnel, rarissime témoignage diplomatique du XVIIᵉ siècle : les Articles et conditions de paix accordés par le comte d’Estrées, maréchal de France, vice‑amiral des mers du Ponant et commandant l’armée navale de Louis XIV, aux autorités de Tripoli en Barbarie : le Dey, le Bey, le Divan et la milice de la ville et du royaume.

Daté du 29 juin 1685, ce document comprend 29 articles, fixant les termes de la paix entre la France et Tripoli, au cœur des grandes opérations contre la piraterie barbaresque.

Un acte diplomatique majeur du règne de Louis XIV

Ce texte est signé au nom du « très puissant, très excellent et très invincible Prince Louis XIV, par la grâce de Dieu empereur de France et roi de Navarre », et engage la France dans une politique de fermeté face aux États barbaresques.

Les articles définissent :



  • les conditions de navigation en Méditerranée,

  • les garanties de sécurité pour les navires français,

  • les engagements militaires de Tripoli,

  • les réparations et compensations exigées,

  • les droits et obligations des deux puissances.

  • Un document fondamental pour comprendre la diplomatie navale française au XVIIᵉ siècle.

    Contexte historique : la lutte contre la piraterie en Méditerranée

    La piraterie était alors endémique en Méditerranée. Ce traité s’inscrit dans une longue série d’expéditions menées par les puissances européennes :

    • Espagnols contre Alger (1671),

    • Anglais contre Alger (1671),

    • Duquesne à Alger (1682 et 1683),

    • D’Estrées à Tripoli (1685), puis à Alger (1688).

    Ces opérations n’ont réellement cessé qu’avec l’invasion de l’Algérie en 1830.

    Ce document est donc un témoin direct de la politique maritime offensive de Louis XIV et de la lutte contre les corsaires barbaresques.

    Intérêt du document

    Pièce idéale pour collectionneurs de :

    • diplomatie navale,

    • histoire méditerranéenne,

    • Louis XIV,

    • piraterie barbaresque,

    • documents relatifs aux expéditions françaises en Barbarie.

    Sa rareté, son importance historique et la présence du nom du comte d’Estrées en font une pièce de premier ordre.

    La Marine de Louis XIV

Mémoire du maréchal de Tourville – Inspection des côtes entre Toulon et Marseille (13 avril 1695)

 

Mémoire du maréchal de Tourville – Inspection des côtes entre Toulon et Marseille (13 avril 1695)

Pièce très rare, un mémoire manuscrit de 6 pages, rédigé en avril 1695, dans lequel le maréchal de Tourville consigne tout ce qu’il a ordonné lors de sa visite des côtes depuis Toulon jusqu’à Marseille. Document exceptionnel, révélant la préparation défensive du littoral provençal au cœur des guerres navales du règne de Louis XIV.

Contenu du mémoire : organisation militaire et dispositions côtières

Ce mémoire détaille les ordres donnés par Tourville concernant :

  • L’état des bataillons de la Marine, formés des compagnies franches par ordre de la Cour.

  • La répartition des troupes dans les villes, ports et batteries côtières.

  • La destination des unités selon les points stratégiques à occuper.

  • Les forces mobilisables en cas d’alarme, déclarées par les communautés locales.

  • La défense des batteries, caps, pointes, plages et dépendances des villes côtières.

    Répartition des bataillons (1695)

    Tourville ordonne la mise en place de plusieurs unités, dont :

    • Le Phénix à La Ciotat – 500 hommes.

    • Dorient au Beausset et à La Cadière – 500 hommes.

    • Dunkerque à Roquemaure – 500 hommes.

    • Le Triton à Aubagne, destiné à Marseille – 500 hommes.

    • L’Emphitrite, venue de La Rochelle, pour Toulon – 1 900 hommes.

    • Rochefort à Hyères, destiné à Antibes – 400 hommes.

    • Oissent à Soulier, destiné à Villefranche – 400 hommes.

    • Sanparail à Cannes, destiné à Nice – 400 hommes.

    Dispositions des troupes sur le littoral

    Le mémoire décrit précisément les secteurs à défendre :

    • Sifours, Les Embiez, Cap Nègre, dépendances de Sanary.

    • Cap de la Cride, dépendance de Bandol.

    • Cap Dallon, Fourmigous, dépendance de La Cadière.

    • Cap de l’Aigle, dépendance de La Ciotat.

    • Chapelle Saint‑Pierre, dépendance de Cassis.

    • Pointe de Lombaud, dépendance de Marseille.

    • Tourville attribue à chaque communauté la garde des batteries, caps et plages, organisant une défense côtière complète, depuis les batteries de La Pinède jusqu’à Morpian, en passant par Cap Gros.

      Importance historique

      Ce mémoire est un témoignage direct de :

      • la stratégie navale française en Méditerranée,

      • la préparation défensive du littoral provençal,

      • l’organisation militaire sous Louis XIV,

      • l’action du maréchal de Tourville, l’un des plus grands marins du Grand Siècle.

      Un document d’une rareté exceptionnelle, réunissant une masse d’informations militaires précises, introuvables ailleurs.

      Prix de vente : 650 euros  
    La Marine de Louis XIV

Jean‑Baptiste Colbert de Seignelay –

 Deux lettres de Jean‑Baptiste Colbert de Seignelay – Saint‑Germain‑en‑Laye, 14 et 16 décembre 1678

Ensemble de deux lettres manuscrites rédigées par Jean‑Baptiste Colbert de Seignelay (1651‑1690), fils du grand Colbert et secrétaire d’État à la Marine sous Louis XIV. Datées de Saint‑Germain‑en‑Laye, les 14 et 16 décembre 1678, elles sont adressées au sieur Desclouzeaux, responsable des affaires du port et arsenal du Havre de Grâce.

Contenu des lettres

Ces deux pièces administratives témoignent de la rigueur et de la vision maritime de Seignelay :

  • Il ordonne au sieur Desclouzeaux de lui rendre compte chaque semaine de toutes les affaires ordinaires concernant le port et l’arsenal du Havre.

  • Il exige d’être prévenu immédiatement en cas d’événement extraordinaire ou de situation urgente.

  • Il rappelle que « le Roy veut faire un règlement général sur la construction de ses vaisseaux de guerre », afin que les charpentiers suivent désormais des règles fixes et uniformes dans la construction navale.

Ces lettres s’inscrivent dans la grande réforme maritime menée par Colbert et Seignelay, visant à moderniser la flotte royale et à imposer des standards techniques à tous les arsenaux du royaume.

Intérêt historique

Un ensemble précieux pour les collectionneurs d’archives de la Marine royale, révélant :

  • la centralisation administrative voulue par Louis XIV,

  • la mise en place des règlements de construction navale,

  • le rôle de Seignelay dans la transformation de la flotte,

  • le fonctionnement quotidien du Havre de Grâce, port stratégique du royaume.

Deux lettres authentiques, parfaitement datées, provenant d’un des plus importants administrateurs maritimes du Grand Siècle.

Prix de vente : 280 euros    La Marine de Louis XIV

Mémoire sur l’administration des galères

 

Mémoire sur l’administration des galères – Pièce signée (par le secrétaire de la main) et contresignée par Colbert de Seignelay – Montbard, 27 avril 1674

Rare mémoire manuscrit recto‑verso, daté du 27 avril 1674, concernant l’administration des galères de la Marine du Roi Louis XIV. Document signé par le secrétaire de la main et contresigné par Colbert de Seignelay, fils du grand Colbert et l’un des principaux architectes de la puissance maritime française.

Ce mémoire est **adressé à l’intendant Nicolas Arnoul****, responsable de l’administration des galères depuis 1665. Il contient des instructions précises sur plusieurs points essentiels :

  • Organisation des provisions destinées aux galères.

  • Levée de soldats pour renforcer les équipages.

  • Achèvement de quatre nouvelles galères, en cours de construction.

  • Directives concernant les opérations du comte de Vivonne, général des galères depuis 1669.

  • Un document administratif dense, révélant la coordination entre les plus hauts responsables de la Marine royale.

    Contexte historique

    Ce mémoire s’inscrit dans la grande politique maritime voulue par Louis XIV et orchestrée par :

    • Jean‑Baptiste Colbert, secrétaire d’État à la Marine depuis 1669,

    • Colbert de Seignelay, son fils, associé à toutes les décisions à partir de 1672,

    • Le comte de Vivonne, général des galères,

    • Nicolas Arnoul, intendant chargé de l’administration des galères.

    Ensemble, ils ont développé une flotte de galères ambitieuse, destinée à renforcer la présence française en Méditerranée et à affirmer la puissance navale du Roi.

    Ce mémoire est donc un témoignage direct de cette politique, et un document de premier ordre pour comprendre la gestion quotidienne, les projets, et les ambitions de la Marine royale.

    Intérêt du document

    Pièce remarquable par :

  • sa date ancienne : 1674,

  • sa double signature (secrétaire de la main + Seignelay),

  • son lien direct avec l’administration des galères,

  • son contenu stratégique (provisions, levées, constructions, opérations),

  • son rôle dans la construction de la puissance maritime de Louis XIV.

  • Un document idéal pour collectionneurs de Marine royale, de Louis XIV, ou d’archives administratives du XVIIᵉ siècle.

    Prix de vente : 430 euros

mercredi 8 juillet 2026

Avis du Conseil de Marine – Document exceptionnel signé par 11 grands marins du règne de Louis XIV

 


Avis du Conseil de Marine – Document exceptionnel signé par 11 grands marins du règne de Louis XIV (Brest, 13 juin 1696)

Pièce extrêmement rare, datée du 13 juin 1696, portant 11 signatures de membres du Conseil de la Marine, tous parmi les plus grands officiers du règne de Louis XIV. Un document d’une importance historique majeure, relatif aux mesures à prendre pour mettre en sûreté une quinzaine à une vingtaine de vaisseaux de la flotte royale dans la rivière de Landerneau.

Ce type de délibération, réunissant autant de hauts officiers, est exceptionnel : il s’agit d’un avis stratégique concernant la protection de la flotte dans un contexte de guerre maritime intense.

Les signataires : une constellation de héros de la Marine du Roi

Ce document réunit les signatures de plusieurs des plus illustres marins du Grand Siècle, dont :

  • Chevalier Alain‑Emmanuel de Coëtlogon (1646‑1730) — compagnon de Tourville, combattant à Agosta, Malaga, Alger, Bantry, Lagos ; vice‑amiral en 1716.

  • Joseph Andrault, marquis de Langeron (1649‑1711) — officier dès 1670, présent à Solebay, Schooneveld, Texel, Alicuri, Agosta ; chef d’escadre à Bévézier et Barfleur.

  • Joseph de Nesmond — officier en 1695, engagé à Bévézier, Barfleur, Lagos ; futur commandant de la Marine à Brest.

  • Ferdinand, comte de Relingue — capitaine de vaisseau dès 1670, combat à Agosta, Alicudi, Texel, Bévézier ; meurt en 1704 en commandant Le Terrible à Malaga.

  • Le duc d’Albemarle — figure majeure de la noblesse militaire.

  • Marquis d’Amblimont — officier de haut rang de la flotte royale.

  • François‑Louis Rousselet, marquis de Châteaurenault (1637‑1716) — immense carrière : combats contre les corsaires de Salé, chef d’escadre en 1673, lieutenant général en 1688, compagnon de Tourville.

  • Et plusieurs autres membres du Conseil, tous acteurs essentiels des grandes batailles navales du règne de Louis XIV.

    Intérêt historique exceptionnel

    Ce document est remarquable par :

    • La réunion de 11 signatures de marins prestigieux, ce qui est rarissime.

    • Son sujet : la mise en sûreté de 15 à 20 vaisseaux de la flotte royale, décision stratégique majeure.

    • Son contexte : Brest, 1696, au cœur des guerres navales contre l’Angleterre et les Provinces‑Unies.

    • Sa valeur documentaire : un aperçu direct du fonctionnement du Conseil de Marine, organe essentiel de la politique maritime du Roi.

    • Sa provenance : flotte royale de Louis XIV, période de Tourville, Bévézier, Barfleur, Lagos.

    • Une pièce de très haut niveau, digne d’une collection spécialisée dans les documents navals du Grand Siècle, les archives militaires royales, ou les autographes de grands officiers.

      Prix de vente : 850 euros  La Marine de Louis XIV



Commission royale pour la frégate Le Vendosme –

 

Commission royale pour la frégate Le Vendosme – Parchemin signé Louis XIV (Saint‑Malo, 20 décembre 1694)

Superbe document du règne de Louis XIV, rédigé sur parchemin manuscrit, daté du 20 décembre 1694 et signé LOUIS. Il s’agit d’une commission royale ordonnant l’armement et l’équipement de la frégate Le Vendosme à Saint‑Malo, sous le commandement du sieur de l’Espinay Frette Fontaine, lieutenant de galères.

Le texte précise que le Roi donne ordre de faire armer et équiper la frégate, confirmant ainsi la nomination et les responsabilités du commandant pour la campagne à venir. Document contresigné par le ministre de la Marine, Phelypeaux, membre influent de l’administration maritime sous Louis XIV.

Intérêt du document

Pièce remarquable par :

  • La signature autographe de Louis XIV, élément très recherché.

  • Son support prestigieux : parchemin, rare et durable.

  • Son lien direct avec la Marine royale et les opérations navales de la fin du XVIIᵉ siècle.

  • La présence du ministre Phelypeaux, acteur majeur de la politique maritime du Roi.

  • Son contexte : Saint‑Malo, port stratégique pour les frégates et corsaires du royaume.

  • Un document idéal pour collectionneurs de pièces royales, d’histoire maritime, ou de correspondances administratives du Grand Siècle.

    Prix de vente : 450 euros     

    La Marine de Louis XIV


claude FORBIN chef d escadre

 


Quittance signée Claude Forbin – Chef d’Escadre des Galères de France (Marseille, 12 août 1685)

Belle pièce manuscrite du XVIIᵉ siècle, signée par Claude Forbin, célèbre chef d’escadre des galères de France, datée du 12 août 1685 et rédigée à Marseille.

Dans cette quittance officielle, Forbin déclare avoir reçu comptant de Jean Bayoche Giney, conseiller du Roi et trésorier général des galères, la somme de mille livres. Cette somme correspond à la pension accordée par Sa Majesté à Forbin pour les six premiers mois de l’année 1685, en sa qualité de chef d’escadre.

La formule administrative est complète :

  • mention du trésorier,

  • indication du commissaire chargé du versement,

  • reconnaissance de la somme reçue,

  • quittance expresse donnée au trésorier,

  • lieu et date : Marseille, 12 août 1685.

  • La Marine de Louis XIV Prix :200 euros.

Document signé Jean‑Baptiste Colbert –

Document signé Jean‑Baptiste Colbert – Extrait des registres du Conseil d’État (Versailles, 26 septembre 1676)

Superbe document du Grand Siècle, rédigé sur parchemin de vélin, daté de Versailles, le 26 septembre 1676, et signé par Jean‑Baptiste Colbert, le puissant ministre de Louis XIV. Pièce de 2 pages in‑4, rare par son support, son sujet maritime et sa signature.

Contenu du document

Il s’agit d’un extrait des registres du Conseil d’État, relatif à une affaire de prise de navire dans l’administration de La Rochelle.

Le texte rapporte la procédure menée sur le rapport de Pierre Morin concernant le navire La Comprise, commandé par le sieur Soran, et la frégate La Sainte‑Antoine.

L’affaire expose que :

  • La frégate aurait tiré un coup de canon, croyant avoir affaire à un bâtiment marchand.

  • S’apercevant qu’il s’agissait d’un navire de guerre, le capitaine aurait jeté deux pièces de canon à la mer, puis pris la fuite après avoir tiré plusieurs coups.

  • Le Conseil, « le Roy estant en son conseil », déclare finalement La Sainte‑Antoine, agrès et apparaux, de bonne prise, et les adjuge aux intéressés.Un document typique de la justice maritime royale, révélant les tensions entre navires marchands, bâtiments armés et autorités portuaires.

    Intérêt historique

    Ce parchemin est remarquable par :

    • la signature de Colbert, figure centrale de la politique maritime et économique de Louis XIV ;

    • son lien direct avec la Marine royale et les prises de mer ;

    • son origine : Conseil d’État, cœur de la décision monarchique ;

    • son support prestigieux : vélin, rare et recherché ;

    • son excellent état, prêt à être encadré.

    Une pièce de choix pour collectionneurs de documents royaux, d’histoire maritime, ou de juridiction navale du XVIIᵉ siècle.

    Prix de vente : 850 euros     La Marine de Louis XIV

mardi 7 juillet 2026

 


Nomination d’un capitaine de galère par Louis XIV – Versailles, 18 février 1671

Superbe document royal du XVIIᵉ siècle, signé LOUIS, relatif à la nomination d’un capitaine de galère sous le règne de Louis XIV. Pièce d’une grande rareté, d’autant plus qu’elle est encadrée, prête à être exposée.

Contenu du document

Le texte émane du comte de Vivonne, l’un des principaux officiers généraux de la Marine royale. Il informe que, sur son choix, le sieur de Montaulion est désigné pour servir en qualité de capitaine d’une des galères du Roi.

Il précise qu’il a été choisi pour commander la galère La Sainte‑Louise lors de la prochaine campagne, et demande qu’il soit installé dans sa charge et reconnu par tous les officiers concernés.

La lettre est datée : Versailles, 18 février 1671 et signée de la main de Louis XIV.

Intérêt historique

Ce document est remarquable par :

  • la signature autographe de Louis XIV, élément très recherché ;

  • son lien direct avec la Marine royale et le corps prestigieux des galères ;

  • la présence du comte de Vivonne, figure majeure des armées navales du Roi ;

  • son contexte : les campagnes méditerranéennes du règne de Louis XIV ;

  • son état de conservation et sa présentation encadrée, idéale pour collection ou exposition.

Une pièce de choix pour amateurs de documents royaux, d’histoire maritime, ou de correspondances du Grand Siècle.

Prix de vente : 800 eurosLa Marine de Louis XIV


 


Relation manuscrite sur les événements d’Alger – Mars 1669

Rare document du XVIIᵉ siècle, deux pages et demie manuscrites, relatant en détail les actes de piraterie barbaresque commis par les corsaires d’Alger au début de l’année 1669, ainsi que la réaction de la monarchie française.

Cette relation commence par rappeler que le Roi avait accordé la paix au Divan d’Alger, conformément au traité conclu par le sieur Trubert le 17 mai 1666. Ce traité fut respecté jusqu’en 1668, année où les vaisseaux d’Alger, envoyés au secours de Candie par ordre du Grand Seigneur, commirent plusieurs prises illégales :

  • Prise d’un vaisseau de La Ciotat revenant de Candie après avoir ravitaillé les assiégés.

  • Saisie des vivres d’une barque de La Ciotat venant d’Espagne.

  • Vol d’argent comptant sur un navire de Marseille.

  • Capture d’un vaisseau partant de Lisbonne, conduit à Alger sans être pillé.

Ces contraventions répétées obligèrent le Roi à reprendre une politique de fermeté : il décida de faire la guerre aux corsaires, afin de les contraindre à respecter leurs engagements.

Pour cela, Sa Majesté envoya quatre vaisseaux sur les côtes de Barbarie, sous le commandement du comte de Vivonne, avec ordre :

  • de se montrer devant Alger,

  • d’observer la conduite de la ville,

  • de juger de ses intentions envers la France.

  • Le comte de Vivonne arriva devant Alger le 28 mars 1669, où des marchands de Marseille vinrent à son bord pour lui confirmer les prises et actes de piraterie mentionnés plus haut.

    Intérêt du document

    Cette relation constitue un témoignage exceptionnel sur :

    • les tensions diplomatiques entre la France et Alger,

    • les opérations navales en Méditerranée au XVIIᵉ siècle,

    • les corsaires barbaresques et leurs pratiques,

    • la politique maritime de Louis XIV avant les grandes campagnes de Méditerranée.

    Un document rare, dense, et historiquement précieux pour les collectionneurs de correspondances anciennes, d’histoire navale, ou de piraterie barbaresque.

    Prix de vente : 340 euros.

    La Marine de Louis XIV

louis-XIII

 

Lettre signée du comte César de Choiseul, dit Plessis‑Praslin, cosignée par le maréchal de La Meilleraye – À bord de L’Amiral, rade de l’île d’Elbe (4 octobre 1646)

Superbe document du XVIIᵉ siècle, signé par deux grandes figures militaires françaises :

  • César de Choiseul, comte du Plessis‑Praslin (1598‑1675),

  • Charles de La Meilleraye (1602‑1664), maréchal de France.

Lettre adressée à l’abbé Henri Arnaud, rédigée à bord du vaisseau L’Amiral, en rade d’Elbe, le 4 octobre 1646, en pleine guerre franco‑espagnole.

Contenu historique

Les deux commandants annoncent qu’ils envoient le marquis Pallavicini auprès du grand‑duc de Toscane afin de l’informer des résolutions prises par les forces françaises. Ils précisent que le marquis détaillera ce qu’il serait trop long d’écrire, notamment les opérations autour du siège de Piombino et de Porto‑Longone, positions stratégiques de la côte toscane.

Cette lettre témoigne directement :

  • des relations diplomatiques entre la France et la Toscane,

  • relations diplomatiques entre la France et la Toscane,

  • des opérations navales françaises en Méditerranée,

  • de la présence de la flotte royale autour de l’île d’Elbe,

  • du rôle de Choiseul et de La Meilleraye dans la conduite des opérations.

  • Intérêt du document

    Pièce exceptionnelle par :

    • la double signature de deux hauts personnages du règne de Louis XIII et de la régence d’Anne d’Autriche,

    • son contexte militaire précis (campagnes de Toscane, siège de Piombino),

    • sa localisation maritime (à bord de L’Amiral, rade d’Elbe),

    • sa date ancienne : 1646, rare pour un document naval français.

    Un document de choix pour collectionneurs de correspondances du XVIIᵉ siècle, d’histoire navale, diplomatique ou des guerres franco‑espagnoles.

    Prix de vente : 250 euros.

    La Marine de Louis XIV

 Dossier d’admission d’Étienne Datty à l’École Spéciale de Marine de Brest (1811)

Rare dossier complet relatif à l’admission du jeune Étienne Datty, originaire d’Arles, à l’École Spéciale de Marine de Brest en 1811, sous l’Empire. Un ensemble administratif précieux, comprenant plusieurs pièces officielles signées, dont deux lettres du ministre de la Marine Denis Decrès.

1. Lettre du ministre Decrès – Paris, 18 juin 1811

Adressée au comte de Cessac, ministre de l’Administration de la Guerre. Decrès annonce que le jeune Datty, recommandé par le comte, est admis par décret impérial du 4 juin 1811 à l’École Spéciale de Marine de Brest. Il joint la lettre de nomination et exprime ses « assurances de haute considération ».

2. Lettre complémentaire de Le jeune Datty souhaitait être admis à l’école de Toulon, mais Decrès précise que l’Empereur n’a pas encore arrêté l’organisation de cette école, et qu’il est donc impossible de modifier la destination.

Une pièce révélatrice du fonctionnement interne de l’administration impériale.

3. Pièces annexes du dossier

Le dossier comprend également :

  • un certificat de solvabilité du père d’Étienne Datty,

  • un certificat médical attestant de son aptitude,

  • une lettre de Decrès au comte de Cessac,

  • la lettre officielle annonçant l’admission,

  • l’ensemble des documents relatifs à la procédure d’entrée à l’École de Marine.

Intérêt du dossier

Ce dossier constitue un ensemble exceptionnel pour les collectionneurs de :

  • documents napoléoniens,

  • archives de la Marine impériale,

  • dossiers d’admission aux écoles militaires,

  • correspondances ministérielles signées Decrès, l’un des plus importants ministres de la Marine de l’Empire.

Il illustre parfaitement :

  • les procédures d’admission dans les écoles navales,

  • les interventions ministérielles,

  • le rôle des recommandations aristocratiques,

  • la centralisation administrative sous Napoléon.

Prix de vente : 321 euros   Napoleon et la mer,documents maritimes


jean LUCAS

 


lettre non datée.                                                                                                                                        

jean Lucas habitant de Camaret près de Brest.
a Monsieur le commissaire de Marine chargé des classes à Marseille

Monsieur
J'ai l'honneur de vous exposer que mon fils nommé
Hervé Lucas m'a écrit une lettre qui m'a annoncé
que je devais recevoir la somme de deux cent 
cinquante sept francs.....;;;;;Il me donne pour le nom d'une Goelette
ou il était embarqué,je ne sais que le nom du Capitaine nommé Ridoret embarqué à Bordeaux sortant de Marseille destiné pour Rouen ils ont
eu le malheur de se perdre,ensuite il s'est embarqué sur un autre bâtiment  destiné pour
....... Capitaine Douville de St Malo Comme je ne sait pas par quelle voye je
toucherai la Ditte somme je vous serait tres  reconnaissant de m'en donner le renseignement

je suis avec le plus profond respect votre
tres humble serviteur      Jean Lucas  prix: 50 euros.