samedi 11 juillet 2026

Deux lettres signées – Correspondance entre le baron de Chambray et le ministre de la Marine (1757)

 


Deux lettres signées – Correspondance entre le baron de Chambray et le ministre de la Marine (1757)

Ensemble rare composé de deux lettres signées, échangées entre le baron de Chambray et le ministre de la Marine, en 1757, concernant la carrière du fils du baron, alors Garde du Pavillon Amiral. Ce duo de documents offre une vue directe et authentique sur les démarches administratives, les formalités, et les relations hiérarchiques au sein de la Marine royale sous Louis XV.

1. Lettre du ministre au baron de Chambray – Versailles, 28 décembre 1757

Le ministre répond à la demande du baron, qui souhaite obtenir un congé pour son fils :

  • Il rappelle que le jeune Chambray, étant Garde du Pavillon Amiral, le congé ne peut être expédié que si la demande émane du duc de Penthièvre, Grand Amiral de France.

  • Il invite donc le baron à écrire au commandant du détachement où sert son fils.

  • Il exprime son regret que cette formalité retarde l’empressement du père à faire revenir son fils auprès de lui.

La lettre se conclut par une formule de respect très développée, typique de la correspondance ministérielle du XVIIIᵉ siècle.

2. Lettre du ministre au baron de Chambray – Admission aux Gardes de la Marine

Dans cette seconde lettre, le ministre :

  • accuse réception de la lettre du baron,

  • promet d’inscrire le fils sur la liste des aspirants aux places de Garde de la Marine,

  • demande l’envoi d’un extrait baptistaire en bonne forme,

  • précise qu’il ne pourra proposer son admission au premier remplacement, les premières places étant déjà engagées,

  • assure qu’il ne perdra pas de vue la candidature et qu’il sera très aise de contribuer à la satisfaction du baron dès que possible.

Une lettre révélatrice des réseaux d’influence, des priorités administratives, et du fonctionnement interne des Gardes de la Marine.

Intérêt historique

Cet ensemble est particulièrement précieux pour les collectionneurs de :

  • Marine royale,

  • Gardes de la Marine,

  • correspondance aristocratique,

  • administration navale sous Louis XV,

  • archives relatives aux familles Chambray et Penthièvre.

Ces deux lettres montrent clairement :

  • les procédures de nomination,

  • le rôle du Grand Amiral,

  • les formalités nécessaires pour les congés et admissions,

  • la dimension humaine des démarches d’un père pour son fils.

Prix de vente : 90 euros      la marine sous Louis XV,librairie maritime

 


Brevet de Garde de Pavillon Amiral – Signé Louis XV (15 juillet 1757)

Superbe document royal du règne de Louis XV, daté de Compiègne, le 15 juillet 1757, portant la signature autographe “Louis” (secrétaire) et contresigné par Peirenne de Moiras de Massiac, alors ministre de la Marine. Il s’agit d’un brevet de Garde de Pavillon Amiral, l’un des postes les plus prestigieux au sein des Gardes de la Marine.

Contenu du brevet

Sur la présentation faite par le duc de Penthièvre, Grand Amiral de France, Sa Majesté accepte que :

  • le baron de Chambray,

  • jusque‑là Garde de la Marine de la compagnie de Toulon,

  • passe dans la compagnie des Gardes de Pavillon Amiral.

Le Roi ordonne aux commandants et officiers de la compagnie des Gardes Amiral de :

  • le recevoir,

  • le reconnaître dans sa nouvelle qualité,

  • et de lui donner toutes les prérogatives attachées à cette fonction.

  • Un texte clair, complet, et parfaitement représentatif des pratiques de nomination dans la Marine royale.

    Importance historique

    Ce brevet est remarquable par :

    • la signature royale “Louis”, très recherchée ;

    • la contresignature du ministre de la Marine, Peirenne de Moiras de Massiac ;

    • la mention du duc de Penthièvre, figure majeure de la Marine et fils légitime de Louis XIV ;

    • la promotion d’un officier issu d’une grande famille : le baron de Chambray ;

    • la rareté des brevets de Garde de Pavillon Amiral, grade supérieur au sein des Gardes de la Marine.

    Une pièce idéale pour les collectionneurs de Marine royale, de documents signés Louis XV, ou d’archives militaires du XVIIIᵉ siècle.

    Prix de vente : 240 euros  

    la marine sous Louis XV,librairie maritime

Nomination royale d’un capitaine de vaisseau – Signée de la main de Louis XV (1731)

 


Nomination royale d’un capitaine de vaisseau – Signée de la main de Louis XV (1731)

Superbe et rare commission de capitaine de vaisseau, datée de 1731, portant la signature autographe “Louis” du roi Louis XV. Ce document nomme Charles‑Joseph Hocdenault de Breugnon au grade de capitaine de vaisseau, l’un des plus hauts rangs de la Marine royale.

Pièce d’une grande élégance, rédigée sur parchemin, et remarquable par sa formule d’adresse : le Roi s’adresse directement au nouvel officier en utilisant « vous », et non la formule habituelle « le sieur… ». Cette distinction souligne le prestige du grade et l’importance accordée à Breugnon.

Le futur chef d’escadre Breugnon

Le bénéficiaire de cette commission, Hocdenault de Breugnon, connaîtra une carrière brillante :

  • promu chef d’escadre en 1750,

  • décédé en 1760,

  • père du comte de Breugnon, futur lieutenant général des armées navales et diplomate.Cette nomination marque donc l’entrée officielle d’un officier dans la haute hiérarchie navale du XVIIIᵉ siècle.

    Intérêt historique

    Document recherché pour :

    • sa signature royale Louis XV,

    • son lien direct avec la Marine royale,

    • la nomination d’un officier promis à une carrière d’envergure,

    • la rareté des commissions de capitaine de vaisseau,

    • la particularité de la formule d’adresse, signe de respect et de rang.

    Une pièce idéale pour collectionneurs de documents royaux, de Marine française, ou d’archives du XVIIIᵉ siècle.

    Prix de vente : 700 euros     la marine sous Louis XV,librairie maritime

Nomination d’un Garde de la Marine – Signée Louis (11 février 1756)


 Nomination d’un Garde de la Marine – Signée Louis (11 février 1756)

Très beau document royal du règne de Louis XV, daté de Versailles, le 11 février 1756, portant la signature autographe “Louis”. Il s’agit d’une nomination officielle dans les Gardes de la Marine, corps prestigieux chargé de former les futurs officiers de la flotte royale.

Contenu du document

La lettre de nomination stipule que :

  • Sa Majesté fait choix du sieur de Bourmand, Garde de la Marine de la compagnie de Brest,

  • pour remplacer le sieur Allouars, promu enseigne de vaisseau,

  • et le nomme Sous‑brigadier des Gardes de la Marine.

Le Roi ordonne :

  • au capitaine de vaisseau de Chezac, commandant la compagnie, de le recevoir et le faire reconnaître dans sa nouvelle qualité ;

    • à Locquart, intendant de la Marine au port, de l’inscrire sur le rôle des Gardes de son département.

    Un document complet, précis, et parfaitement représentatif de l’administration navale sous Louis XV.

    Importance historique

    Cette nomination est remarquable par :

    • la signature royale “Louis”, très recherchée ;

    • la mention de la compagnie de Brest, l’un des trois grands corps de Gardes de la Marine ;

    • la fonction de Sous‑brigadier, grade intermédiaire essentiel dans la formation des officiers ;

    • la présence de hauts responsables de la Marine : de Chezac, capitaine de vaisseau, Locquart, intendant du port.

    Les documents de nomination des Gardes de la Marine sont rares, surtout lorsqu’ils sont signés du Roi.

    Pièce idéale pour les collectionneurs de :

  • Marine royale,

  • Louis XV,

  • Gardes de la Marine,

  • documents militaires du XVIIIᵉ siècle,

  • archives de Brest.

  • Prix de vente : 240 euros       

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État des vaisseaux de guerre, frégates et chébecs de l’Escadre de Sa Majesté Catholique – Janvier 1756

 

État des vaisseaux de guerre, frégates et chébecs de l’Escadre de Sa Majesté Catholique – Janvier 1756

Document rare et très intéressant : un État complet de l’escadre du Roi d’Espagne, daté de janvier 1756, listant les vaisseaux de ligne, frégates, chébecs, bombardes, pachots et brûlots composant la flotte espagnole au début de la guerre de Sept Ans. Pièce idéale pour les amateurs de marine du XVIIIᵉ siècle, de Ferdinand VI, et des forces navales méditerranéennes.

Composition de l’escadre espagnole (1756)

Ce document recense :

  • Frégates

  • 10 chébecs

  • 4 bombardes

  • 2 pachots

  • 3 brûlots

Et surtout une longue liste de vaisseaux de ligne, dont les plus puissants :

  • Royal Philippe

    • Le Foudre – 80 canons

    • Le Foénix – 80 canons

    • La Princesse – 70 canons

    • Le Tigre – 70 canons

    • La Reyne – 70 canons

    • L’Infant – 70 canons

    • La Galice – 70 canons

    • Le Saint‑Philippe – 70 canons

    • L’Orient – 70 canons

    • Le Cola – 70 canons

    • Le Sérieux – 70 canons

    • Le Superbe – 70 canons

    • L’Arrogant – 70 canons

    • Le Puissant – 70 canons

    • Le Hector – 70 canons

    • Le Guerrier – 70 canons

    • Le Souverain – 70 canons

    • Le Vainqueur – 70 canons

    • Le Glorieux – 70 canons

    • Le Brillant – 70 canons

    • Le Magnanime – 70 canons

    • L’Aquillon – 70 canons

    • Le Neptune – 70 canons

    • Le Gaillard – 70 canons

    • Le Ferme – 70 canons

    • L’Anguille – 70 canons

    • L’Atlas – 70 canons

    • Le Terrible – 70 canons

    • L’Afrique – 70 canons

    • Le Ferdinand – 70 canons

    • etc.

    Chaque nom témoigne de la puissance navale espagnole au milieu du XVIIIᵉ siècle.

    Contexte historique : Ferdinand VI et la guerre de Sept Ans

    Sous Ferdinand VI, dit le Sage (1713‑1759), l’Espagne entreprend une réforme profonde de sa marine, cherchant à rétablir l’équilibre naval avec la Grande‑Bretagne. Lorsque la Grande‑Bretagne déclare la guerre à la France le 15 mai 1756, l’Europe entière s’embrase. Ferdinand VI, prudent, évite d’entrer dans le conflit, mais continue de renforcer sa flotte.

    Ce document reflète précisément cet effort de modernisation et de consolidation

    Intérêt du document

    Pièce idéale pour collectionneurs de :

    • marine espagnole,

    • guerre de Sept Ans,

    • histoire navale du XVIIIᵉ siècle,

    • archives militaires,

    • études comparatives des flottes européennes.

    Un état de flotte aussi détaillé est rare, surtout pour l’Espagne, dont les documents navals sont moins fréquents sur le marché français.

    Prix de vente : 150 euros      la marine sous Louis XV,librairie maritime

Liste générale des “officiers de plume” de la Marine – 1702 à 1745



 Liste générale des “officiers de plume” de la Marine – 1702 à 1745

Rare et précieuse liste administrative regroupant près de 300 noms d’“officiers de plume” de la Marine royale, classés par fonctions et accompagnés, pour chacun, de la date d’entrée en service (entre 1702 et 1745) et souvent du port d’attache. Un document d’une importance majeure pour l’histoire de l’administration navale sous Louis XIV et Louis XV.

Contenu du document : une cartographie complète de l’administration maritime

La liste rassemble l’ensemble des personnels administratifs de la Marine, répartis par catégories :

  • Intendants

  • Commissaires généraux

  • Inspecteurs

  • Commissaires ordinaires

  • Commissaires particuliers

  • Gardes de magasins

  • Commis

  • Écrivains

  • Chaque nom est accompagné :

    • de la date d’entrée en fonction,

    • souvent du port d’affectation (Brest, Rochefort, Toulon, Le Havre, Bayonne, etc.),

    • parfois de précisions sur la carrière ou les responsabilités.

    Importance historique

    Ce document est exceptionnel pour plusieurs raisons :

    • Il constitue une source primaire sur l’organisation interne de la Marine royale.

    • Il permet de suivre l’évolution des carrières administratives sur plus de quarante ans.

    • Il éclaire le rôle des officiers de plume, indispensables au fonctionnement des arsenaux, des ports, des magasins, des finances et de la logistique navale.

    • Il offre une vue d’ensemble unique sur les personnels non combattants, souvent oubliés mais essentiels à la puissance maritime française.

    • Il est d’un intérêt majeur pour les chercheurs, généalogistes, historiens et collectionneurs spécialisés dans la Marine des XVIIᵉ–XVIIIᵉ siècles.Une pièce documentaire rare, complète, et d’une grande valeur pour quiconque s’intéresse à l’administration navale sous l’Ancien Régime.

      Prix de vente : 490 euros           la marine sous Louis XV,librairie maritime

Lettre du duc de Praslin – Admission aux Gardes de la Marine (vers 1750)

 


Lettre du duc de Praslin – Admission aux Gardes de la Marine (vers 1750)

Très belle lettre autographe du duc de Praslin, l’un des grands administrateurs de la Marine au XVIIIᵉ siècle, adressée au marquis de Chambray en réponse à sa demande d’admission pour son fils dans les Gardes de la Marine. Pièce élégante, parfaitement représentative des usages administratifs et des pratiques de patronage dans la Marine royale.

Contenu de la lettre

Le duc de Praslin répond avec courtoisie et précision :

  • Il accuse réception de la lettre du marquis.

  • Il accepte de faire inscrire le fils du marquis sur la liste des aspirants aux places de Garde de la Marine, à condition de recevoir un extrait baptistaire en bonne forme.

  • Il prévient toutefois qu’il ne pourra proposer son admission au premier remplacement, les premières places étant déjà promises.

  • Il assure qu’il ne perdra pas de vue la candidature et qu’il sera très aise de contribuer à sa satisfaction dès que possible.

La lettre se termine par une formule de politesse très développée, typique de la correspondance aristocratique du XVIIIᵉ siècle :

« J’ai l’honneur d’être, avec un sincère attachement, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur. »

Intérêt historique

Document idéal pour collectionneurs de :

  • Marine royale,

  • Gardes de la Marine,

  • correspondance aristocratique,

  • archives du XVIIIᵉ siècle,

  • pièces relatives aux carrières militaires et aux réseaux d’influence.

Cette lettre illustre parfaitement :

  • le fonctionnement des nominations,

  • le rôle des grands officiers de la Marine,

  • la hiérarchie sociale et les démarches nécessaires pour intégrer les corps prestigieux du Roi.

  • Prix de vente : 100 euros    la marine sous Louis XV,librairie maritime

Mémoire présenté au Lieutenant Criminel – 1739

 

Mémoire présenté au Lieutenant Criminel – 1739

Document judiciaire rare et poignant, daté de 1739, dans lequel Gertrude Pottier et Andrée‑Marguerite Moisson de Sainte‑Marie, sa fille majeure, adressent un mémoire au Lieutenant Criminel pour exposer leur situation dramatique. Une pièce d’une grande force humaine, révélatrice des réalités sociales et maritimes du XVIIIᵉ siècle.

Contenu du mémoire : détresse d’une épouse et d’une mère

Les deux suppliantes expliquent :

  • que Gertrude Pottier est abandonnée par son mari depuis 1719,

  • que celui‑ci, Joseph Moisson de Sainte‑Marie, s’est embarqué pour les Indes comme lieutenant de vaisseau de la Compagnie des Indes,

  • qu’elles ignorent toujours son destin,

  • que leur fils, parti peu après avec son père, est également disparu,

  • que leur amour et leur tendresse sont également alarmés, ne sachant si leurs proches sont vivants ou morts.

Ce texte est un témoignage direct de la fragilité des familles de marins, souvent confrontées à l’absence, au silence, et à l’incertitude tragique des voyages lointains.

Importance historique

Ce mémoire éclaire :

  • la Compagnie des Indes,

  • les conditions de vie des officiers embarqués pour de longues campagnes,

  • la justice criminelle et les démarches administratives des familles,

  • la dimension humaine de la navigation au long cours, où les disparitions étaient fréquentes.

Une pièce rare, chargée d’émotion, idéale pour collectionneurs de Marine royale, de Compagnie des Indes, ou d’archives judiciaires du XVIIIᵉ siècle.

Prix de vente : 200 euros   la marine sous Louis XV,librairie maritime

jeudi 9 juillet 2026


Déclaration du Roi – Exemption du droit de dixième sur les prises en mer (5 mars 1748)

Très intéressant document royal du XVIIIᵉ siècle : Déclaration du Roi, datée de Versailles, le 5 mars 1748, concernant les prises faites en mer durant la guerre en cours. Texte imprimé d’époque, réglementant les droits, récompenses et exemptions accordés aux vaisseaux de guerre du Roi et aux bâtiments armés en course.

Contenu de la déclaration (1748)

Le Roi exempte du droit de dixième les prises effectuées sur les ennemis de l’État par :

  • les vaisseaux de guerre,

  • les bâtiments armés en course, pendant toute la durée de la guerre.

La déclaration fixe également les récompenses particulières pour :

  • les officiers,

  • les volontaires,

  • les matelots,

  • les capitaines et équipages des corsaires.Un texte essentiel pour comprendre la politique maritime, la course légale, et les incitations financières destinées à encourager les armements privés au service du royaume.

    Déclaration du Roi – Suppression du dixième de l’Amiral sur les prises en mer (15 mai 1756)

    Deuxième document joint : une Déclaration du Roi datée du 15 mai 1756, portant sur la suppression du dixième de l’Amiral prélevé sur les prises en mer.

    Elle précise également les récompenses accordées :

    • à ceux qui armeront des vaisseaux,

    • aux officiers,

    • aux volontaires,

    • aux matelots embarqués sur les vaisseaux et frégates.

    Ce texte s’inscrit dans le contexte de la guerre de Sept Ans, période où la course et les prises en mer jouent un rôle stratégique majeur.

    Intérêt historique

    Ces deux déclarations sont particulièrement recherchées pour :

    • leur lien direct avec la course maritime,

    • la réglementation des prises,

    • la politique navale sous Louis XV,

    • leur importance dans l’histoire du droit maritime et des récompenses militaires,

    • leur rareté en tant que documents imprimés d’époque.

    Un ensemble idéal pour collectionneurs de Marine royale, de piraterie légale, de course, ou de textes juridiques du XVIIIᵉ siècle.

    Prix de vente : 80 euros  la marine sous Louis XV,librairie maritime

Brevet d’Écrivain de la Marine – Versailles, 10 novembre 1729

 

Brevet d’Écrivain de la Marine – Versailles, 10 novembre 1729

Superbe document royal du début du XVIIIᵉ siècle : brevet d’Écrivain de la Marine en faveur du sieur Chanenceau fils, rédigé sur vélin, daté de Versailles, le 10 novembre 1729, et portant la signature autographe “Louis”.

Ce brevet émane directement du Roi, qui déclare vouloir commettre une personne capable et fidèle pour exercer les fonctions d’Écrivain de Sa Majesté dans les ports, arsenaux de marine, et sur les vaisseaux armés. Le texte précise que le sieur Chanenceau possède toutes les qualités nécessaires pour bien s’acquitter de cette charge administrative essentielle.

Signatures prestigieuses

Le document est contresigné par le comte de Toulouse, Louis‑Alexandre de Bourbon, fils légitime de Louis XIV et de Madame de Montespan, alors Grand Amiral de France.

Enregistrement officiel

Le brevet est enregistré au contrôle de la Marine à Bayonne, le 23 décembre 1729, preuve de son authenticité et de son usage administratif réel.

Intérêt historique

Ce document est remarquable par :

  • sa signature royale “Louis”, très recherchée ;

  • la contresignature du comte de Toulouse, figure majeure de la Marine ;

  • son support en vélin, noble et durable ;

  • sa fonction : nomination d’un Écrivain de la Marine, poste clé dans la gestion des arsenaux, des équipages et des vaisseaux ;

  • son contexte : la Marine française en pleine réorganisation sous la Régence et le début du règne de Louis XV.

Une pièce idéale pour collectionneurs de Marine royale, de Louis XIV / Louis XV, ou de documents administratifs du XVIIIᵉ siècle.


Prix de vente : 240 euros   la marine sous Louis XV,librairie maritime


Affaire de piraterie – Lettre signée du comte Jean‑Baptiste de Fleuriau, ministre de la Marine (Versailles, 28 avril 1723)

 


Affaire de piraterie – Lettre signée du comte Jean‑Baptiste de Fleuriau, ministre de la Marine (Versailles, 28 avril 1723)

Superbe et rare document relatif à une affaire de piraterie, signé par Jean‑Baptiste de Fleuriau (1668‑1732), ministre de la Marine sous la Régence. Lettre datée de Versailles, le 28 avril 1723, adressée à M. de La Mothe. Pièce de 1 page in‑folio, accompagnée de 3 pages et demie in‑folio de rapport : un ensemble exceptionnel sur la piraterie au début du XVIIIᵉ siècle.

Contenu du document : un cas de piraterie meurtrière

La lettre relate l’affaire du navire Le Saint‑Pierre, appartenant à Renaudier Goupil du Pouliguen, victime d’un acte de piraterie. Le bâtiment se trouve alors à Grenoch, en Écosse.

Le ministre rapporte que :

  • Le capitaine Pierre Tartoué et ses marins ont été tués.

  • Les pirates ont été arrêtés, emprisonnés, et sont prêts à être jugés.

  • Le procès des meurtriers doit se tenir dans un bref délai.

  • Le navire sera rendu à son propriétaire, à condition qu’il se présente en Écosse avec tous les documents prouvant sa propriété.

  • Il est demandé que Renaudier apporte toutes les preuves possibles :

    • liste des matelots tués,

    • description de leurs habits et effets,

    • certificat de la destination du navire,

    • tout indice utile pour convaincre les juges.

  • Le rapport ajoute un détail dramatique :

    Deux des meurtriers sont morts en prison d’une manière suspecte, laissant penser qu’ils ont prévenu leur supplice par le poison.

    Importance historique

    Ce document est remarquable par :

    • son contenu judiciaire et maritime, rare pour cette période ;

    • la présence de Fleuriau, ministre influent de la Marine ;

    • la description précise d’une affaire de piraterie réelle, avec meurtres, arrestations, procès et restitution du navire ;

    • son lien avec les ports français de l’Atlantique (Pouliguen) et les juridictions britanniques ;

    • son intérêt pour l’histoire de la piraterie au XVIIIᵉ siècle, période où les actes violents en mer restent fréquents.

    • Une pièce de choix pour collectionneurs de Marine royale, de piraterie, de justice maritime, ou d’archives de la Régence.

      Prix de vente : 450 euros    

      la marine sous Louis XV,librairie maritime

Lettre signée – Louis‑Alexandre de Bourbon, duc de Penthièvre, Grand Amiral de France & Marie, duc d’Estrées, maréchal de France (3 mai 1719)



 

Lettre signée – Louis‑Alexandre de Bourbon, duc de Penthièvre, Grand Amiral de France & Marie, duc d’Estrées, maréchal de France (3 mai 1719)

Très beau document administratif du début du XVIIIᵉ siècle, signé par deux des plus hautes autorités navales du royaume :

  • Louis‑Alexandre de Bourbon‑Penthièvre (1681‑1737), duc de Vendôme, Grand Amiral de France,

  • Marie, duc d’Estrées (1660‑1737), maréchal de France, membre d’une des plus grandes familles d’officiers du règne de Louis XIV.

Datée du 3 mai 1719, cette lettre émane du Conseil de la Marine et traite d’une affaire de navigation commerciale liée aux intérêts du Roi.

Contenu du document

Le Conseil répond à une lettre du 28 mars et ordonne de rendre au sieur Allard Bellin la soumission de retrait “pour sûreté” qu’on lui avait exigée. Cette soumission garantissait que son vaisseau La Paix ne serait pas vendu aux étrangers, puisqu’il est actuellement fretté pour porter des effets du Roi à Saint‑Domingue.Ce document illustre parfaitement :

  • la surveillance étroite exercée par la Marine royale sur les navires marchands,

  • la volonté de protéger les intérêts stratégiques du Roi dans les colonies,

  • le rôle du Conseil de la Marine dans la régulation des ventes, affrètements et mouvements des navires.

Importance historique

Pièce remarquable pour plusieurs raisons :

  • Elle porte la signature de deux des plus grands noms de la Marine française du début du XVIIIᵉ siècle.

  • Elle concerne un vaisseau engagé dans un transport officiel pour Saint‑Domingue, cœur du commerce colonial français.

  • Elle témoigne de la politique de contrôle maritime exercée par le Conseil de la Marine.

  • Elle illustre les pratiques administratives liées aux soumissions de retrait, documents rarement conservés.

Un document idéal pour les collectionneurs de Marine royale, de commerce colonial, ou d’archives administratives du XVIIIᵉ siècle. Prix de vente : 310 euros     la marine sous Louis XV,librairie maritime

Congé pour un soldat du régiment de la Marine – 11 janvier 1700

Congé pour un soldat du régiment de la Marine – 11 janvier 1700

Très beau document militaire du début du XVIIIᵉ siècle : un congé officiel délivré le 11 janvier 1700 à un soldat du régiment de la Marine. Pièce administrative authentique, typique des pratiques de la Marine royale sous Louis XIV, et recherchée pour sa simplicité élégante, sa formule juridique complète, et son intérêt historique.

Contenu du document

Ce congé atteste que le soldat concerné est libéré de ses obligations militaires, autorisé à se retirer où bon lui semblera, et doit être laissé passer librement par toutes les autorités du royaume.

Les congés militaires de cette époque sont des pièces importantes :

  • ils confirment la fin du service,

  • garantissent la liberté de circulation,

  • protègent le soldat contre toute réquisition ou arrestation injustifiée,

  • et témoignent du fonctionnement administratif du régiment de la Marine, corps essentiel de l’armée royale.

Intérêt historique

Ce document est particulièrement intéressant pour les collectionneurs de :

  • Marine royale,

  • Louis XIV,

  • histoire militaire,

  • archives administratives du XVIIᵉ–XVIIIᵉ siècle,

  • pièces relatives aux soldats de marine, souvent moins courantes que celles des officiers.

Les congés militaires apparaissent parfois en salle des ventes, mais ceux du régiment de la Marine, datés aussi tôt que 1700, sont nettement plus rares. Prix de vente : 200 euros  La Marine de Louis XIV

Congé absolu pour un soldat de marine – Toulon, 20 avril 1697

 

Congé absolu pour un soldat de marine – Toulon, 20 avril 1697

Magnifique document de la Marine royale sous Louis XIV, délivré à Toulon le 20 avril 1697, portant la signature du chef d’escadre Cogollin, officier supérieur ayant servi sous Duquesne vers 1700. Il s’agit d’un congé absolu, pièce administrative rare, accordé à un soldat de marine : Louis Cochet, de Saint‑Léon, appartenant à la compagnie du sieur de Vergons.

Contenu du document

Le chef d’escadre certifie avoir donné congé absolu au soldat Cochet, l’autorisant à se retirer où bon lui semblera. Il demande à toutes les autorités de le laisser passer librement et sûrement, sans trouble ni empêchement, conformément aux usages de la Marine royale.

Ce type de document est précieux : il s’agit d’une autorisation officielle de quitter le service, délivrée par le commandement naval du port et arsenal de Toulon.

Un signataire prestigieux : le chef d’escadre Cogollin

Le document est signé Cogollin, officier de haut rang, connu pour sa participation à la guerre de Hollande. Le 7 juin 1672, son vaisseau L’Éole, intégré à la flotte du comte d’Estrées, donne l’alarme lors de l’arrivée soudaine de Ruyter et de Witt avec 270 bâtiments. Un marin expérimenté, acteur des grandes campagnes navales du règne de Louis XIV.

Un congé exceptionnellement décoratif

Tu le sais bien : on rencontre parfois des congés en salle des ventes, mais rarement avec une vignette aussi belle. La mise en page, la qualité du parchemin, la signature du chef d’escadre et la provenance de Toulon, grand port militaire du royaume, en font une pièce de premier ordre.

Intérêt du document

Parfait pour les collectionneurs de :

  • documents de Marine royale,

  • archives de Toulon,

  • histoire militaire sous Louis XIV,

  • pièces relatives aux soldats de marine,

  • autographes d’officiers supérieurs du XVIIᵉ siècle.

  • Prix de vente : 280 euros   

    La Marine de Louis XIV

Quittance navale signée Henri Duquesne – Rochefort, 1er septembre 1697

 


Quittance navale signée Henri Duquesne – Rochefort, 1er septembre 1697

Très belle pièce administrative de la Marine royale sous Louis XIV, rédigée sur parchemin de vélin, format oblong in‑8, mêlant texte imprimé et manuscrit. Datée de Rochefort, le 1er septembre 1697, elle atteste que Henri Duquesne, capitaine de vaisseau, reçoit 200 livres pour ses appointements du mois d’août.

Le contenu du document

Le texte certifie officiellement le versement de la somme due à Duquesne pour son service au sein des armées navales. Ce type de quittance est rare : il s’agit d’un document financier directement lié à la carrière d’un officier supérieur, signé dans l’un des grands arsenaux du royaume, Rochefort, centre majeur de construction et d’administration navale.

Henri Duquesne : un officier issu d’une lignée prestigieuse

Ce document prend tout son intérêt lorsqu’on connaît la carrière de Duquesne :

  • Fils d’Abraham Duquesne, célèbre lieutenant général des armées navales.

  • Entré dans la Marine royale en 1666.

  • Participe à la campagne de Sicile avec son père, à bord du vaisseau Le Parfait.

  • Nommé capitaine de vaisseau en 1675.

  • Participe au bombardement d’Alger en 1683, l’un des épisodes majeurs de la lutte contre les corsaires barbaresques.

  • Protestant comme son père, il se retire ensuite à Genève.

Issu d’une grande famille dieppoise de marins protestants, Duquesne appartient à l’élite navale du règne de Louis XIV.

Intérêt du document

Pièce idéale pour collectionneurs de :

  • documents de Marine royale,

  • archives de Rochefort,

  • histoire des Duquesne,

  • quittances et pièces financières du XVIIᵉ siècle,

  • documents sur les officiers protestants au service du Roi.

  • Sa rareté, son support en vélin et son lien direct avec un officier de premier plan en font une pièce de collection très attractive.

    Prix de vente : 200 euros  

    La Marine de Louis XIV


Certificat d’embarquement du brigantin du Roi – Brest, 10 juin 1693

 

Certificat d’embarquement du brigantin du Roi – Brest, 10 juin 1693

Très beau document administratif de la Marine royale sous Louis XIV, daté du 10 juin 1693, émanant du commandant du brigantin du Roi. Il s’agit d’un certificat officiel attestant de l’embarquement des vivres destinés à l’équipage, signé à Brest, l’un des grands ports militaires du royaume.

Contenu du document

Le commandant certifie que Pierre Domergue, munitionnaire général des armées navales de Sa Majesté, ou son commis, a fait embarquer à bord du brigantin :

  • 1 660 rations de vivres et rafraîchissements,

  • dûment vérifiées,

  • jugées de bonne qualité et bien conditionnées,

  • conformes aux ordres du Roi pour la nourriture de l’équipage.

  • Le certificat précise également que le navire dispose d’un nombre suffisant d’ustensiles pour la distribution des vivres, preuve de la rigueur logistique de la Marine royale.

    Le commandant signe ce document pour servir de garantie au munitionnaire Domergue, conformément aux usages administratifs de l’époque.

    Intérêt historique

    Ce document est un témoignage rare et précieux sur :

    • l’organisation logistique de la Marine de Louis XIV,

    • le rôle essentiel des munitionnaires, responsables des vivres,

    • la vie quotidienne des équipages,

    • les pratiques administratives dans les ports militaires,

    • la présence active des brigantins dans les missions côtières et de liaison.

    Les certificats de vivres sont des pièces recherchées, car ils illustrent la réalité matérielle de la flotte royale, loin des grandes batailles mais indispensables à son fonctionnement.

    Pièce idéale pour les collectionneurs de :

    • documents de Marine royale,

    • archives de Brest au XVIIᵉ siècle,

    • histoire de Louis XIV,

    • logistique navale et administration maritime.

    Prix de vente : 200 euros     

    La Marine de Louis XIV

Ordre d’embarquement sur le vaisseau Le Faucon – Signé Louis XIV et Phelypeaux (12 janvier 1693)

 



Ordre d’embarquement sur le vaisseau
Le Faucon – Signé Louis XIV et Phelypeaux (12 janvier 1693)

Superbe document royal du règne de Louis XIV, daté du 12 janvier 1693, portant la signature LOUIS ainsi que celle de Phelypeaux, premier des Ponchartrain, successeur de Seignelay et du grand Colbert à la tête de la Marine.

Il s’agit d’un ordre d’embarquement concernant l’enseigne de vaisseau de Pouillarmont, placé sous les ordres d’un capitaine de frégate légère. Ce détail est particulièrement intéressant : à cette époque, la définition des frégates est encore imprécise, et leur classification varie selon les arsenaux et les campagnes.

Le vaisseau Le Faucon

Ce document mentionne le vaisseau Le Faucon, bâtiment construit à Rochefort en 1673, affecté aux Indes en 1696, et rayé en 1708. Un navire typique des constructions navales du début du règne personnel de Louis XIV.

L’enseigne de PouillarmontLe texte précise que Pouillarmont est un « nouveau garde », nommé le 23 juin 1687.

Cette mention renvoie à la réforme des gardes de la Marine :

  • avant 1683, les gardes étaient indépendants ;

  • après 1683, les nouveaux gardes sont intégrés dans un cadre administratif plus strict, destiné à professionnaliser les officiers.

Ce document illustre parfaitement cette évolution.

Intérêt historique

Pièce remarquable par :

  • la signature autographe de Louis XIV, élément très recherché ;

  • la présence de Phelypeaux, ministre central dans la politique maritime du Roi ;

  • son lien direct avec les officiers de la Marine royale ;

  • la mention d’un vaisseau actif dans les campagnes lointaines ;

  • son contexte : la réorganisation des gardes de la Marine et la montée en puissance de la flotte française.Un document idéal pour collectionneurs de Marine royale, de Louis XIV, ou de documents navals du XVIIᵉ siècle.

    Prix de vente : 450 euros   La Marine de Louis XIV

Articles et conditions de paix entre la France et Tripoli – Comte d’Estrées, 29 juin 1685

 

Articles et conditions de paix entre la France et Tripoli – Comte d’Estrées, 29 juin 1685

Document exceptionnel, rarissime témoignage diplomatique du XVIIᵉ siècle : les Articles et conditions de paix accordés par le comte d’Estrées, maréchal de France, vice‑amiral des mers du Ponant et commandant l’armée navale de Louis XIV, aux autorités de Tripoli en Barbarie : le Dey, le Bey, le Divan et la milice de la ville et du royaume.

Daté du 29 juin 1685, ce document comprend 29 articles, fixant les termes de la paix entre la France et Tripoli, au cœur des grandes opérations contre la piraterie barbaresque.

Un acte diplomatique majeur du règne de Louis XIV

Ce texte est signé au nom du « très puissant, très excellent et très invincible Prince Louis XIV, par la grâce de Dieu empereur de France et roi de Navarre », et engage la France dans une politique de fermeté face aux États barbaresques.

Les articles définissent :



  • les conditions de navigation en Méditerranée,

  • les garanties de sécurité pour les navires français,

  • les engagements militaires de Tripoli,

  • les réparations et compensations exigées,

  • les droits et obligations des deux puissances.

  • Un document fondamental pour comprendre la diplomatie navale française au XVIIᵉ siècle.

    Contexte historique : la lutte contre la piraterie en Méditerranée

    La piraterie était alors endémique en Méditerranée. Ce traité s’inscrit dans une longue série d’expéditions menées par les puissances européennes :

    • Espagnols contre Alger (1671),

    • Anglais contre Alger (1671),

    • Duquesne à Alger (1682 et 1683),

    • D’Estrées à Tripoli (1685), puis à Alger (1688).

    Ces opérations n’ont réellement cessé qu’avec l’invasion de l’Algérie en 1830.

    Ce document est donc un témoin direct de la politique maritime offensive de Louis XIV et de la lutte contre les corsaires barbaresques.

    Intérêt du document

    Pièce idéale pour collectionneurs de :

    • diplomatie navale,

    • histoire méditerranéenne,

    • Louis XIV,

    • piraterie barbaresque,

    • documents relatifs aux expéditions françaises en Barbarie.

    Sa rareté, son importance historique et la présence du nom du comte d’Estrées en font une pièce de premier ordre.

    La Marine de Louis XIV

Mémoire du maréchal de Tourville – Inspection des côtes entre Toulon et Marseille (13 avril 1695)

 

Mémoire du maréchal de Tourville – Inspection des côtes entre Toulon et Marseille (13 avril 1695)

Pièce très rare, un mémoire manuscrit de 6 pages, rédigé en avril 1695, dans lequel le maréchal de Tourville consigne tout ce qu’il a ordonné lors de sa visite des côtes depuis Toulon jusqu’à Marseille. Document exceptionnel, révélant la préparation défensive du littoral provençal au cœur des guerres navales du règne de Louis XIV.

Contenu du mémoire : organisation militaire et dispositions côtières

Ce mémoire détaille les ordres donnés par Tourville concernant :

  • L’état des bataillons de la Marine, formés des compagnies franches par ordre de la Cour.

  • La répartition des troupes dans les villes, ports et batteries côtières.

  • La destination des unités selon les points stratégiques à occuper.

  • Les forces mobilisables en cas d’alarme, déclarées par les communautés locales.

  • La défense des batteries, caps, pointes, plages et dépendances des villes côtières.

    Répartition des bataillons (1695)

    Tourville ordonne la mise en place de plusieurs unités, dont :

    • Le Phénix à La Ciotat – 500 hommes.

    • Dorient au Beausset et à La Cadière – 500 hommes.

    • Dunkerque à Roquemaure – 500 hommes.

    • Le Triton à Aubagne, destiné à Marseille – 500 hommes.

    • L’Emphitrite, venue de La Rochelle, pour Toulon – 1 900 hommes.

    • Rochefort à Hyères, destiné à Antibes – 400 hommes.

    • Oissent à Soulier, destiné à Villefranche – 400 hommes.

    • Sanparail à Cannes, destiné à Nice – 400 hommes.

    Dispositions des troupes sur le littoral

    Le mémoire décrit précisément les secteurs à défendre :

    • Sifours, Les Embiez, Cap Nègre, dépendances de Sanary.

    • Cap de la Cride, dépendance de Bandol.

    • Cap Dallon, Fourmigous, dépendance de La Cadière.

    • Cap de l’Aigle, dépendance de La Ciotat.

    • Chapelle Saint‑Pierre, dépendance de Cassis.

    • Pointe de Lombaud, dépendance de Marseille.

    • Tourville attribue à chaque communauté la garde des batteries, caps et plages, organisant une défense côtière complète, depuis les batteries de La Pinède jusqu’à Morpian, en passant par Cap Gros.

      Importance historique

      Ce mémoire est un témoignage direct de :

      • la stratégie navale française en Méditerranée,

      • la préparation défensive du littoral provençal,

      • l’organisation militaire sous Louis XIV,

      • l’action du maréchal de Tourville, l’un des plus grands marins du Grand Siècle.

      Un document d’une rareté exceptionnelle, réunissant une masse d’informations militaires précises, introuvables ailleurs.

      Prix de vente : 650 euros  
    La Marine de Louis XIV

Jean‑Baptiste Colbert de Seignelay –

 Deux lettres de Jean‑Baptiste Colbert de Seignelay – Saint‑Germain‑en‑Laye, 14 et 16 décembre 1678

Ensemble de deux lettres manuscrites rédigées par Jean‑Baptiste Colbert de Seignelay (1651‑1690), fils du grand Colbert et secrétaire d’État à la Marine sous Louis XIV. Datées de Saint‑Germain‑en‑Laye, les 14 et 16 décembre 1678, elles sont adressées au sieur Desclouzeaux, responsable des affaires du port et arsenal du Havre de Grâce.

Contenu des lettres

Ces deux pièces administratives témoignent de la rigueur et de la vision maritime de Seignelay :

  • Il ordonne au sieur Desclouzeaux de lui rendre compte chaque semaine de toutes les affaires ordinaires concernant le port et l’arsenal du Havre.

  • Il exige d’être prévenu immédiatement en cas d’événement extraordinaire ou de situation urgente.

  • Il rappelle que « le Roy veut faire un règlement général sur la construction de ses vaisseaux de guerre », afin que les charpentiers suivent désormais des règles fixes et uniformes dans la construction navale.

Ces lettres s’inscrivent dans la grande réforme maritime menée par Colbert et Seignelay, visant à moderniser la flotte royale et à imposer des standards techniques à tous les arsenaux du royaume.

Intérêt historique

Un ensemble précieux pour les collectionneurs d’archives de la Marine royale, révélant :

  • la centralisation administrative voulue par Louis XIV,

  • la mise en place des règlements de construction navale,

  • le rôle de Seignelay dans la transformation de la flotte,

  • le fonctionnement quotidien du Havre de Grâce, port stratégique du royaume.

Deux lettres authentiques, parfaitement datées, provenant d’un des plus importants administrateurs maritimes du Grand Siècle.

Prix de vente : 280 euros    La Marine de Louis XIV

Mémoire sur l’administration des galères

 

Mémoire sur l’administration des galères – Pièce signée (par le secrétaire de la main) et contresignée par Colbert de Seignelay – Montbard, 27 avril 1674

Rare mémoire manuscrit recto‑verso, daté du 27 avril 1674, concernant l’administration des galères de la Marine du Roi Louis XIV. Document signé par le secrétaire de la main et contresigné par Colbert de Seignelay, fils du grand Colbert et l’un des principaux architectes de la puissance maritime française.

Ce mémoire est **adressé à l’intendant Nicolas Arnoul****, responsable de l’administration des galères depuis 1665. Il contient des instructions précises sur plusieurs points essentiels :

  • Organisation des provisions destinées aux galères.

  • Levée de soldats pour renforcer les équipages.

  • Achèvement de quatre nouvelles galères, en cours de construction.

  • Directives concernant les opérations du comte de Vivonne, général des galères depuis 1669.

  • Un document administratif dense, révélant la coordination entre les plus hauts responsables de la Marine royale.

    Contexte historique

    Ce mémoire s’inscrit dans la grande politique maritime voulue par Louis XIV et orchestrée par :

    • Jean‑Baptiste Colbert, secrétaire d’État à la Marine depuis 1669,

    • Colbert de Seignelay, son fils, associé à toutes les décisions à partir de 1672,

    • Le comte de Vivonne, général des galères,

    • Nicolas Arnoul, intendant chargé de l’administration des galères.

    Ensemble, ils ont développé une flotte de galères ambitieuse, destinée à renforcer la présence française en Méditerranée et à affirmer la puissance navale du Roi.

    Ce mémoire est donc un témoignage direct de cette politique, et un document de premier ordre pour comprendre la gestion quotidienne, les projets, et les ambitions de la Marine royale.

    Intérêt du document

    Pièce remarquable par :

  • sa date ancienne : 1674,

  • sa double signature (secrétaire de la main + Seignelay),

  • son lien direct avec l’administration des galères,

  • son contenu stratégique (provisions, levées, constructions, opérations),

  • son rôle dans la construction de la puissance maritime de Louis XIV.

  • Un document idéal pour collectionneurs de Marine royale, de Louis XIV, ou d’archives administratives du XVIIᵉ siècle.

    Prix de vente : 430 euros