dimanche 12 juillet 2026

Certificat d’instruction d’un apprenti‑canonnier – Port de Brest, 30 mars 1770

 


Certificat d’instruction d’un apprenti‑canonnier – Port de Brest, 30 mars 1770

Superbe document de formation militaire, daté du Port de Brest, le 30 mars 1770, attestant de l’instruction complète d’un apprenti‑canonnier de l’Artillerie de la Marine. Pièce rare, très détaillée, signée par le chevalier de Ligniville, officier responsable des compagnies d’apprentis‑canonniers.

Contenu du certificat

Le document certifie que :

  • Jean‑Louis Haigueré, matelot de Calais, âgé de 27 ans, natif de Ouarje, fils d’Antoine Haigueré et de Marie‑Jeanne Le Roy,

  • a été instruit aux écoles et exercices du canonnage du port de Brest,

  • du 4 avril 1769 au 31 mars 1770.

Le canonnier royal responsable de l’instruction atteste de sa formation complète.La seconde partie, signée par le Lieutenant des vaisseaux du Roi, capitaine d’une compagnie d’apprentis‑canonniers, précise que :

  • Haigueré a mérité l’augmentation de paye prévue par l’article 36 de l’ordonnance du Roi du 5 novembre 1766,

  • qu’il est jugé apte à embarquer sur les vaisseaux du Roi en qualité d’apprenti‑canonnier,

  • à la paye de 14 livres,

  • et qu’il pourra accéder au grade d’aide‑canonnier après campagnes et certificats de bonne conduite.

Le texte détaille également la procédure d’enregistrement au Bureau des armements, preuve de son authenticité administrative.

Importance historique

Document remarquable pour les collectionneurs de :

  • Artillerie de la Marine,

  • formation militaire au XVIIIᵉ siècle,

  • Port de Brest,

  • documents de carrière des matelots et canonniers,

  • archives navales sous Louis XV.Les certificats d’instruction des apprentis‑canonniers sont très rares, car ils étaient souvent conservés par les marins eux‑mêmes et perdus au fil des campagnes. Celui‑ci est particulièrement complet, riche en détails biographiques et administratifs.

    Prix de vente : 150 euros      la marine sous Louis XV,librairie maritime

Contrat notarié pour la livraison et le transport d’armes – Paris, 21 février 1767


Contrat notarié pour la livraison et le transport d’armes – Paris, 21 février 1767

Important contrat notarié passé à Paris le 21 février 1767, concernant la livraison et le transport d’armes destinées aux îles de France et de Bourbon (actuelles Maurice et La Réunion). Document rare, mêlant histoire maritime, commerce colonial, et industrie armurière française du XVIIIᵉ siècle.

Les contractants

  • G.-N. Baudard, écuyer, seigneur de Vaudésir, trésorier général des colonies, propriétaire de la manufacture d’armes de Charleville, l’une des plus réputées du royaume.

  • Emm. Blondel de Beauregard, armateur du vaisseau Le Prévost de Paris, destiné aux îles de France et de Bourbon.

Objet du contrat

Les deux parties conviennent :

  • de la livraison de 2 000 fusils de traite français,

  • à grenadière,

  • garnis en cuivre,

  • fournis par la manufacture de Charleville, célèbre pour la qualité de ses armes.

  • Le paiement est fixé :

    • au prix de 9 livres par fusil,

    • 40 jours après l’arrivée du vaisseau transportant les armes dans le port de l’île de France.

    Ce type de fusil était destiné au commerce de traite, très actif dans l’océan Indien, et constituait une marchandise stratégique pour les échanges locaux.

    Importance historique

    Ce document est remarquable par :

    • la présence de Baudard, personnage central de l’administration coloniale,

    • le lien direct avec la manufacture de Charleville, fournisseur officiel du Roi,

    • la mention d’un armement colonial destiné aux îles françaises de l’océan Indien,

    • la précision des quantités, du type d’armes, du prix et des conditions de livraison,

    • son caractère notarié, garantissant une conservation exceptionnelle du texte.

    • Une pièce idéale pour les collectionneurs de :

      • histoire coloniale,

      • commerce maritime,

      • armement du XVIIIᵉ siècle,

      • manufactures royales,

      • documents notariés anciens.

      Prix de vente : 360 euros   

      la marine sous Louis XV,librairie maritime

Ordre de route pour le lieutenant de frégate Bouvier – Dunkerque, 11 septembre 1761

 


Ordre de route pour le lieutenant de frégate Bouvier – Dunkerque, 11 septembre 1761

Très beau document de marine royale, daté de Dunkerque, le 11 septembre 1761, signé par Louis‑Alphonse Jubert, vicomte de Bouville, alors commandant du port. Il s’agit d’un ordre officiel adressé au sieur Bouvier, lieutenant de frégate, ancien commandant de la chaloupe canonnière La Légère, lui enjoignant de se rendre au Havre, son département.

Contenu du document

Le commandant du port ordonne :

  • au lieutenant Bouvier de se rendre au Havre,

  • et prie toutes les autorités rencontrées sur son trajet de le laisser librement passer et repasser,

  • sans lui causer aucun trouble,

  • et même de lui donner tous les secours nécessaires.

Ce type de document, très administratif, est typique des ordres de circulation militaire du XVIIIᵉ siècle, destinés à garantir la liberté de mouvement des officiers en service.

Importance historique

Pièce intéressante pour les collectionneurs de :

  • Marine royale sous Louis XV,

  • Dunkerque et Le Havre, deux ports stratégiques,

  • chaloupes canonnières,

  • documents militaires de circulation, souvent perdus ou détruits,

  • archives relatives aux officiers de frégate.

La mention de La Légère, chaloupe canonnière, ajoute un intérêt opérationnel : ces petites unités armées jouaient un rôle important dans la défense côtière et les actions rapides.

Prix de vente : 320 euros      la marine sous Louis XV,librairie maritime

Commission de Capitaine de Vaisseau – Signée Louis XV (13 décembre 1778 / 29 décembre 1778)

 


Commission de Capitaine de Vaisseau – Signée Louis XV (13 décembre 1778 / 29 décembre 1778)

Magnifique commission de Capitaine de Vaisseau, délivrée au sieur Cornic, alors Lieutenant de Vaisseau, en date du 13 décembre 1778, et expédiée à Sceaux le 29 décembre 1778. Document sur vélin, d’une grande qualité, portant la signature “Louis” (Louis XV, secrétaire) et, au verso, les signatures prestigieuses de :

  • Louis Jean‑Marie de Bourbon, duc de Penthièvre, Grand Amiral de France,

  • Antoine de Sartine, ministre de la Marine, figure majeure de la politique navale à la veille de la guerre d’Amérique.

Un ensemble de signatures exceptionnel pour un brevet de ce rang.

Contenu du brevet

La commission confère au sieur Cornic le grade de Capitaine de Vaisseau, l’un des plus hauts rangs de la Marine royale.Le duc de Penthièvre, en tant qu’Amiral de France, ordonne :

  • aux Vice‑Amiraux,

  • aux Lieutenants généraux,

  • aux Chefs d’Escadre,

de reconnaître et faire reconnaître le sieur Cornic en qualité de Capitaine de Vaisseau.

Le document est enregistré au Contrôle de la Marine à Bordeaux le 27 avril 1779, ce qui ajoute une trace administrative précieuse.

Importance historique

Ce brevet se distingue par :

  • la signature royale “Louis”, très recherchée,

  • la double signature du duc de Penthièvre et du ministre Sartine,

  • la période : 1778, moment où la France s’engage dans la guerre d’Indépendance américaine,

  • la fonction prestigieuse de Capitaine de Vaisseau, sommet de la carrière d’un officier de mer,

  • la présence d’un enregistrement officiel à Bordeaux, rare sur les documents conservés.

Le seul manque est le sceau en cire, souvent rouge, aujourd’hui absent — mais la pièce reste d’un intérêt majeur.

Pièce idéale pour les collectionneurs de :

  • Marine royale,

  • documents signés Louis XV,

  • Penthièvre et Sartine,

  • archives navales du XVIIIᵉ siècle,

  • officiers engagés dans les campagnes de la fin du règne.

Prix de vente : 410 euros      la marine sous Louis XV,librairie maritime

Brevet de Lieutenant de Vaisseau – Signé Louis XV (1ᵉʳ octobre 1765)

 


Brevet de Lieutenant de Vaisseau – Signé Louis XV (1ᵉʳ octobre 1765)

Superbe brevet de nomination au grade de Lieutenant de Vaisseau, délivré au sieur Cornic, alors capitaine de brûlot, daté du 1ᵉʳ octobre 1765 et rédigé à Versailles. Document sur parchemin, portant la signature “Louis” (Louis XV, secrétaire) au recto, et au verso les griffes du duc de Penthièvre, Grand Amiral de France, ainsi que du duc de Choiseul, ministre de la Marine et figure centrale de la politique navale du règne.

Contenu du brevet

Le Roi déclare :

  • qu’il souhaite commettre une personne capable et expérimentée au fait de la guerre et de la navigation,

  • qu’il reconnaît que le sieur Cornic possède les qualités nécessaires,

  • et qu’il le nomme Lieutenant de Vaisseau, chargé de servir à bord des vaisseaux de guerre de Sa Majesté.

Cette nomination marque une étape essentielle dans la carrière d’un officier, en particulier pour un capitaine de brûlot, poste spécialisé dans les opérations offensives et les actions de rupture contre les escadres ennemies.

Importance historique

Ce document est remarquable par :

  • la signature royale “Louis”, très recherchée,

  • la présence conjointe du duc de Penthièvre et du duc de Choiseul, deux des plus hautes autorités navales du XVIIIᵉ siècle,

  • la période : 1765, moment où la Marine française se réorganise profondément après la guerre de Sept Ans,

  • la rareté des brevets de Lieutenant de Vaisseau conservés avec signatures complètes.

Une pièce idéale pour les collectionneurs de Marine royale, de documents signés Louis XV, ou d’archives militaires du XVIIIᵉ siècle.

Prix de vente : 300 euros    la marine sous Louis XV,librairie maritime

Brevet de Lieutenant de Vaisseau pour la campagne – Signé Louis XV (21 mai 1764)

 



Brevet de Lieutenant de Vaisseau pour la campagne – Signé
Louis XV (21 mai 1764)

Superbe brevet de nomination au grade de Lieutenant de Vaisseau pour la campagne, délivré au sieur Cornic, alors capitaine de brûlot, daté du 21 mai 1764 et rédigé à Versailles. Document sur parchemin, portant la signature “Louis” (Louis XV, secrétaire) au recto, et au verso les signatures prestigieuses du duc de Penthièvre, Grand Amiral de France, ainsi que du duc de Choiseul, ministre tout‑puissant de la Marine et des Affaires étrangères.

Contenu du brevet

Le Roi déclare :

  • qu’il souhaite commettre des personnes capables et expérimentées au fait de la guerre,

  • qu’il reconnaît que le sieur Cornic possède les qualités nécessaires,

  • et qu’il le nomme Lieutenant de Vaisseau pour la campagne, grade essentiel dans la hiérarchie navale.

Cette nomination est d’autant plus remarquable que Cornic est alors capitaine de brûlot, commandant un type de bâtiment spécialisé dans les opérations offensives, souvent utilisé pour incendier ou désorganiser les escadres ennemies.

Importance historique

Ce brevet est exceptionnel par :

  • la signature royale “Louis”, très recherchée,

  • la présence conjointe du duc de Penthièvre et du duc de Choiseul, deux des plus hautes autorités navales du XVIIIᵉ siècle,

  • la fonction : Lieutenant de Vaisseau pour la campagne, grade attribué pour les opérations actives,

  • le contexte : la Marine française en pleine réorganisation après la guerre de Sept Ans, sous l’impulsion de Choiseul.

Les brevets de Lieutenant de Vaisseau signés du Roi et contresignés par ces deux figures majeures sont rares et très appréciés des collectionneurs.

Pièce idéale pour les amateurs de :

  • Marine royale,

  • Louis XV,

  • Penthièvre et Choiseul,

  • documents militaires sur parchemin,

  • officiers de brûlots,

  • archives navales du XVIIIᵉ siècle.

  • Prix de vente : 300 euros     

    la marine sous Louis XV,librairie maritime

Brevet d’Enseigne de Vaisseau – Signé Louis XV (5 juin 1762)

 


Brevet d’Enseigne de Vaisseau – Signé Louis XV (5 juin 1762)

Très beau brevet de nomination au grade d’Enseigne de Vaisseau, délivré au sieur Taboureau d’Argeneville, daté du 5 juin 1762, en pleine période de la guerre de Sept Ans. Document officiel, rédigé sur parchemin, portant la signature “Louis” (secrétaire) et, au verso, la signature du duc de Penthièvre, Grand Amiral de France, fils légitime de Louis XIV et de Madame de Montespan.

Contenu du brevet

Ce brevet confère au sieur Taboureau d’Argeneville le rang d’Enseigne de Vaisseau, premier grade d’officier embarqué dans la Marine royale. Cette nomination marque son entrée dans la hiérarchie des officiers, avec des responsabilités essentielles :

  • seconder les lieutenants,

  • surveiller les manœuvres,

  • participer à la discipline du bord,

  • transmettre les ordres du commandement,

  • servir sur les vaisseaux armés du Roi.

La présence de la signature du duc de Penthièvre au dos renforce considérablement l’intérêt du document : il s’agit d’un des personnages les plus importants de la Marine française du XVIIIᵉ siècle.

Importance historique

Ce brevet est particulièrement recherché pour :

  • la signature royale “Louis”,

  • la contresignature du duc de Penthièvre,

  • la période : 1762, dernière année de la guerre de Sept Ans,

  • la rareté des brevets d’Enseigne de Vaisseau conservés avec leurs signatures complètes,

  • son lien direct avec la formation et la promotion des officiers de la Marine royale.

Une pièce idéale pour les collectionneurs de Marine française, de documents royaux, ou d’archives militaires du XVIIIᵉ siècle.

Prix de vente : 310 euros       la marine sous Louis XV,librairie maritime

Lettre annonçant la prise du navire Elisabeth par le corsaire La Diane – 26 février 1761

 


Lettre annonçant la prise du navire Elisabeth par le corsaire La Diane – 26 février 1761

Superbe lettre de mer datée du 26 février 1761, annonçant l’arrivée au port de la prise du navire Elisabeth, capturé par le corsaire La Diane de Bayonne. Document rare, vivant, et typique de la correspondance maritime en pleine guerre de Sept Ans, lorsque les corsaires français multipliaient les prises sur les navires marchands britanniques.

Contenu de la lettre

L’auteur informe son correspondant :

  • de son arrivée au port avec la prise,

  • de la capture de l’Elisabeth, chargée de vin et d’oranges aigres,

  • de la position de l’abordage : 49°44’ de latitude nord, 3°30’ de longitude,

  • que le capitaine Forestier fils, commandant du corsaire La Diane, lui a donné les ordres nécessaires pour se présenter aux correspondants du port,

  • qu’il suppose que l’armateur, Forestier père, a déjà averti le destinataire,

  • qu’il a dû entrer au port à cause de la chasse menée par deux frégates anglaises et du vent contraire,

  • et qu’il a besoin de chandelle (provisions indispensables à bord).

  • Une lettre pleine de détails nautiques, de tension maritime, et de réalisme sur les conditions de navigation et de course.

    Intérêt historique

    Ce document est précieux pour les collectionneurs de :

    • course et corsaires français,

    • guerre de Sept Ans,

    • Bayonne et ses armements corsaires,

    • histoire maritime du XVIIIᵉ siècle,

    • correspondances de prises, toujours très recherchées.

    La mention de la chasse par deux frégates anglaises et l’obligation d’entrer au port donnent à cette lettre une dimension vivante et dramatique, rare dans les documents administratifs.

    Prix de vente : 200 euros   la marine sous Louis XV,librairie maritime

Mutation du baron de Chambray – Garde du Pavillon Amiral à Brest (22 mai 1758)

 

Mutation du baron de Chambray – Garde du Pavillon Amiral à Brest (22 mai 1758)

Très beau document royal du règne de Louis XV, daté de Versailles, le 22 mai 1758, portant la signature “Louis” (secrétaire) et contresigné par le ministre de la Marine. Il s’agit d’un ordre de mutation pour le baron de Chambray, déjà Garde du Pavillon Amiral au détachement de Toulon, transféré pour servir dans la même qualité au détachement de Brest.

Contenu du document

La lettre royale stipule que :

  • Sa Majesté permet au baron de Chambray, Garde du Pavillon Amiral du détachement de Toulon,

  • de servir en la même qualité dans celui de Brest.

Le Roi mande :

  • au comte de Cousoeyède, commandant le détachement, d’incorporer le baron de Chambray selon son rang et son ancienneté ;

  • à Hocquant, intendant de la Marine au port,

  • de l’inscrire sur le rôle des Gardes de la Marine de son département.

  • Un document clair, complet, et parfaitement représentatif des mutations internes au sein des Gardes de la Marine.

    Importance historique

    Cette pièce est remarquable par :

    • la signature royale “Louis”, très recherchée ;

    • la présence du ministre de la Marine, garant de la validité administrative ;

    • la mention des deux grands ports militaires : Toulon et Brest ;

    • la fonction prestigieuse de Garde du Pavillon Amiral, grade supérieur au sein des Gardes de la Marine ;

    • son lien direct avec le baron de Chambray, membre d’une famille d’officiers influente.

    Les documents de mutation signés du Roi sont nettement plus rares que les simples congés ou attestations.

    Intérêt pour les collectionneurs

    Idéal pour les amateurs de :

    • Marine royale,

    • Louis XV,

    • Gardes de la Marine,

    • archives de Brest et Toulon,

    • documents militaires du XVIIIᵉ siècle.

    Prix de vente : 120 euros     

    la marine sous Louis XV,librairie maritime

samedi 11 juillet 2026

Deux lettres signées – Correspondance entre le baron de Chambray et le ministre de la Marine (1757)

 


Deux lettres signées – Correspondance entre le baron de Chambray et le ministre de la Marine (1757)

Ensemble rare composé de deux lettres signées, échangées entre le baron de Chambray et le ministre de la Marine, en 1757, concernant la carrière du fils du baron, alors Garde du Pavillon Amiral. Ce duo de documents offre une vue directe et authentique sur les démarches administratives, les formalités, et les relations hiérarchiques au sein de la Marine royale sous Louis XV.

1. Lettre du ministre au baron de Chambray – Versailles, 28 décembre 1757

Le ministre répond à la demande du baron, qui souhaite obtenir un congé pour son fils :

  • Il rappelle que le jeune Chambray, étant Garde du Pavillon Amiral, le congé ne peut être expédié que si la demande émane du duc de Penthièvre, Grand Amiral de France.

  • Il invite donc le baron à écrire au commandant du détachement où sert son fils.

  • Il exprime son regret que cette formalité retarde l’empressement du père à faire revenir son fils auprès de lui.

La lettre se conclut par une formule de respect très développée, typique de la correspondance ministérielle du XVIIIᵉ siècle.

2. Lettre du ministre au baron de Chambray – Admission aux Gardes de la Marine

Dans cette seconde lettre, le ministre :

  • accuse réception de la lettre du baron,

  • promet d’inscrire le fils sur la liste des aspirants aux places de Garde de la Marine,

  • demande l’envoi d’un extrait baptistaire en bonne forme,

  • précise qu’il ne pourra proposer son admission au premier remplacement, les premières places étant déjà engagées,

  • assure qu’il ne perdra pas de vue la candidature et qu’il sera très aise de contribuer à la satisfaction du baron dès que possible.

Une lettre révélatrice des réseaux d’influence, des priorités administratives, et du fonctionnement interne des Gardes de la Marine.

Intérêt historique

Cet ensemble est particulièrement précieux pour les collectionneurs de :

  • Marine royale,

  • Gardes de la Marine,

  • correspondance aristocratique,

  • administration navale sous Louis XV,

  • archives relatives aux familles Chambray et Penthièvre.

Ces deux lettres montrent clairement :

  • les procédures de nomination,

  • le rôle du Grand Amiral,

  • les formalités nécessaires pour les congés et admissions,

  • la dimension humaine des démarches d’un père pour son fils.

Prix de vente : 90 euros      la marine sous Louis XV,librairie maritime

 


Brevet de Garde de Pavillon Amiral – Signé Louis XV (15 juillet 1757)

Superbe document royal du règne de Louis XV, daté de Compiègne, le 15 juillet 1757, portant la signature autographe “Louis” (secrétaire) et contresigné par Peirenne de Moiras de Massiac, alors ministre de la Marine. Il s’agit d’un brevet de Garde de Pavillon Amiral, l’un des postes les plus prestigieux au sein des Gardes de la Marine.

Contenu du brevet

Sur la présentation faite par le duc de Penthièvre, Grand Amiral de France, Sa Majesté accepte que :

  • le baron de Chambray,

  • jusque‑là Garde de la Marine de la compagnie de Toulon,

  • passe dans la compagnie des Gardes de Pavillon Amiral.

Le Roi ordonne aux commandants et officiers de la compagnie des Gardes Amiral de :

  • le recevoir,

  • le reconnaître dans sa nouvelle qualité,

  • et de lui donner toutes les prérogatives attachées à cette fonction.

  • Un texte clair, complet, et parfaitement représentatif des pratiques de nomination dans la Marine royale.

    Importance historique

    Ce brevet est remarquable par :

    • la signature royale “Louis”, très recherchée ;

    • la contresignature du ministre de la Marine, Peirenne de Moiras de Massiac ;

    • la mention du duc de Penthièvre, figure majeure de la Marine et fils légitime de Louis XIV ;

    • la promotion d’un officier issu d’une grande famille : le baron de Chambray ;

    • la rareté des brevets de Garde de Pavillon Amiral, grade supérieur au sein des Gardes de la Marine.

    Une pièce idéale pour les collectionneurs de Marine royale, de documents signés Louis XV, ou d’archives militaires du XVIIIᵉ siècle.

    Prix de vente : 240 euros  

    la marine sous Louis XV,librairie maritime

Nomination royale d’un capitaine de vaisseau – Signée de la main de Louis XV (1731)

 


Nomination royale d’un capitaine de vaisseau – Signée de la main de Louis XV (1731)

Superbe et rare commission de capitaine de vaisseau, datée de 1731, portant la signature autographe “Louis” du roi Louis XV. Ce document nomme Charles‑Joseph Hocdenault de Breugnon au grade de capitaine de vaisseau, l’un des plus hauts rangs de la Marine royale.

Pièce d’une grande élégance, rédigée sur parchemin, et remarquable par sa formule d’adresse : le Roi s’adresse directement au nouvel officier en utilisant « vous », et non la formule habituelle « le sieur… ». Cette distinction souligne le prestige du grade et l’importance accordée à Breugnon.

Le futur chef d’escadre Breugnon

Le bénéficiaire de cette commission, Hocdenault de Breugnon, connaîtra une carrière brillante :

  • promu chef d’escadre en 1750,

  • décédé en 1760,

  • père du comte de Breugnon, futur lieutenant général des armées navales et diplomate.Cette nomination marque donc l’entrée officielle d’un officier dans la haute hiérarchie navale du XVIIIᵉ siècle.

    Intérêt historique

    Document recherché pour :

    • sa signature royale Louis XV,

    • son lien direct avec la Marine royale,

    • la nomination d’un officier promis à une carrière d’envergure,

    • la rareté des commissions de capitaine de vaisseau,

    • la particularité de la formule d’adresse, signe de respect et de rang.

    Une pièce idéale pour collectionneurs de documents royaux, de Marine française, ou d’archives du XVIIIᵉ siècle.

    Prix de vente : 700 euros     la marine sous Louis XV,librairie maritime

Nomination d’un Garde de la Marine – Signée Louis (11 février 1756)


 Nomination d’un Garde de la Marine – Signée Louis (11 février 1756)

Très beau document royal du règne de Louis XV, daté de Versailles, le 11 février 1756, portant la signature autographe “Louis”. Il s’agit d’une nomination officielle dans les Gardes de la Marine, corps prestigieux chargé de former les futurs officiers de la flotte royale.

Contenu du document

La lettre de nomination stipule que :

  • Sa Majesté fait choix du sieur de Bourmand, Garde de la Marine de la compagnie de Brest,

  • pour remplacer le sieur Allouars, promu enseigne de vaisseau,

  • et le nomme Sous‑brigadier des Gardes de la Marine.

Le Roi ordonne :

  • au capitaine de vaisseau de Chezac, commandant la compagnie, de le recevoir et le faire reconnaître dans sa nouvelle qualité ;

    • à Locquart, intendant de la Marine au port, de l’inscrire sur le rôle des Gardes de son département.

    Un document complet, précis, et parfaitement représentatif de l’administration navale sous Louis XV.

    Importance historique

    Cette nomination est remarquable par :

    • la signature royale “Louis”, très recherchée ;

    • la mention de la compagnie de Brest, l’un des trois grands corps de Gardes de la Marine ;

    • la fonction de Sous‑brigadier, grade intermédiaire essentiel dans la formation des officiers ;

    • la présence de hauts responsables de la Marine : de Chezac, capitaine de vaisseau, Locquart, intendant du port.

    Les documents de nomination des Gardes de la Marine sont rares, surtout lorsqu’ils sont signés du Roi.

    Pièce idéale pour les collectionneurs de :

  • Marine royale,

  • Louis XV,

  • Gardes de la Marine,

  • documents militaires du XVIIIᵉ siècle,

  • archives de Brest.

  • Prix de vente : 240 euros       

    la marine sous Louis XV,librairie maritime

État des vaisseaux de guerre, frégates et chébecs de l’Escadre de Sa Majesté Catholique – Janvier 1756

 

État des vaisseaux de guerre, frégates et chébecs de l’Escadre de Sa Majesté Catholique – Janvier 1756

Document rare et très intéressant : un État complet de l’escadre du Roi d’Espagne, daté de janvier 1756, listant les vaisseaux de ligne, frégates, chébecs, bombardes, pachots et brûlots composant la flotte espagnole au début de la guerre de Sept Ans. Pièce idéale pour les amateurs de marine du XVIIIᵉ siècle, de Ferdinand VI, et des forces navales méditerranéennes.

Composition de l’escadre espagnole (1756)

Ce document recense :

  • Frégates

  • 10 chébecs

  • 4 bombardes

  • 2 pachots

  • 3 brûlots

Et surtout une longue liste de vaisseaux de ligne, dont les plus puissants :

  • Royal Philippe

    • Le Foudre – 80 canons

    • Le Foénix – 80 canons

    • La Princesse – 70 canons

    • Le Tigre – 70 canons

    • La Reyne – 70 canons

    • L’Infant – 70 canons

    • La Galice – 70 canons

    • Le Saint‑Philippe – 70 canons

    • L’Orient – 70 canons

    • Le Cola – 70 canons

    • Le Sérieux – 70 canons

    • Le Superbe – 70 canons

    • L’Arrogant – 70 canons

    • Le Puissant – 70 canons

    • Le Hector – 70 canons

    • Le Guerrier – 70 canons

    • Le Souverain – 70 canons

    • Le Vainqueur – 70 canons

    • Le Glorieux – 70 canons

    • Le Brillant – 70 canons

    • Le Magnanime – 70 canons

    • L’Aquillon – 70 canons

    • Le Neptune – 70 canons

    • Le Gaillard – 70 canons

    • Le Ferme – 70 canons

    • L’Anguille – 70 canons

    • L’Atlas – 70 canons

    • Le Terrible – 70 canons

    • L’Afrique – 70 canons

    • Le Ferdinand – 70 canons

    • etc.

    Chaque nom témoigne de la puissance navale espagnole au milieu du XVIIIᵉ siècle.

    Contexte historique : Ferdinand VI et la guerre de Sept Ans

    Sous Ferdinand VI, dit le Sage (1713‑1759), l’Espagne entreprend une réforme profonde de sa marine, cherchant à rétablir l’équilibre naval avec la Grande‑Bretagne. Lorsque la Grande‑Bretagne déclare la guerre à la France le 15 mai 1756, l’Europe entière s’embrase. Ferdinand VI, prudent, évite d’entrer dans le conflit, mais continue de renforcer sa flotte.

    Ce document reflète précisément cet effort de modernisation et de consolidation

    Intérêt du document

    Pièce idéale pour collectionneurs de :

    • marine espagnole,

    • guerre de Sept Ans,

    • histoire navale du XVIIIᵉ siècle,

    • archives militaires,

    • études comparatives des flottes européennes.

    Un état de flotte aussi détaillé est rare, surtout pour l’Espagne, dont les documents navals sont moins fréquents sur le marché français.

    Prix de vente : 150 euros      la marine sous Louis XV,librairie maritime

Liste générale des “officiers de plume” de la Marine – 1702 à 1745



 Liste générale des “officiers de plume” de la Marine – 1702 à 1745

Rare et précieuse liste administrative regroupant près de 300 noms d’“officiers de plume” de la Marine royale, classés par fonctions et accompagnés, pour chacun, de la date d’entrée en service (entre 1702 et 1745) et souvent du port d’attache. Un document d’une importance majeure pour l’histoire de l’administration navale sous Louis XIV et Louis XV.

Contenu du document : une cartographie complète de l’administration maritime

La liste rassemble l’ensemble des personnels administratifs de la Marine, répartis par catégories :

  • Intendants

  • Commissaires généraux

  • Inspecteurs

  • Commissaires ordinaires

  • Commissaires particuliers

  • Gardes de magasins

  • Commis

  • Écrivains

  • Chaque nom est accompagné :

    • de la date d’entrée en fonction,

    • souvent du port d’affectation (Brest, Rochefort, Toulon, Le Havre, Bayonne, etc.),

    • parfois de précisions sur la carrière ou les responsabilités.

    Importance historique

    Ce document est exceptionnel pour plusieurs raisons :

    • Il constitue une source primaire sur l’organisation interne de la Marine royale.

    • Il permet de suivre l’évolution des carrières administratives sur plus de quarante ans.

    • Il éclaire le rôle des officiers de plume, indispensables au fonctionnement des arsenaux, des ports, des magasins, des finances et de la logistique navale.

    • Il offre une vue d’ensemble unique sur les personnels non combattants, souvent oubliés mais essentiels à la puissance maritime française.

    • Il est d’un intérêt majeur pour les chercheurs, généalogistes, historiens et collectionneurs spécialisés dans la Marine des XVIIᵉ–XVIIIᵉ siècles.Une pièce documentaire rare, complète, et d’une grande valeur pour quiconque s’intéresse à l’administration navale sous l’Ancien Régime.

      Prix de vente : 490 euros           la marine sous Louis XV,librairie maritime

Lettre du duc de Praslin – Admission aux Gardes de la Marine (vers 1750)

 


Lettre du duc de Praslin – Admission aux Gardes de la Marine (vers 1750)

Très belle lettre autographe du duc de Praslin, l’un des grands administrateurs de la Marine au XVIIIᵉ siècle, adressée au marquis de Chambray en réponse à sa demande d’admission pour son fils dans les Gardes de la Marine. Pièce élégante, parfaitement représentative des usages administratifs et des pratiques de patronage dans la Marine royale.

Contenu de la lettre

Le duc de Praslin répond avec courtoisie et précision :

  • Il accuse réception de la lettre du marquis.

  • Il accepte de faire inscrire le fils du marquis sur la liste des aspirants aux places de Garde de la Marine, à condition de recevoir un extrait baptistaire en bonne forme.

  • Il prévient toutefois qu’il ne pourra proposer son admission au premier remplacement, les premières places étant déjà promises.

  • Il assure qu’il ne perdra pas de vue la candidature et qu’il sera très aise de contribuer à sa satisfaction dès que possible.

La lettre se termine par une formule de politesse très développée, typique de la correspondance aristocratique du XVIIIᵉ siècle :

« J’ai l’honneur d’être, avec un sincère attachement, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur. »

Intérêt historique

Document idéal pour collectionneurs de :

  • Marine royale,

  • Gardes de la Marine,

  • correspondance aristocratique,

  • archives du XVIIIᵉ siècle,

  • pièces relatives aux carrières militaires et aux réseaux d’influence.

Cette lettre illustre parfaitement :

  • le fonctionnement des nominations,

  • le rôle des grands officiers de la Marine,

  • la hiérarchie sociale et les démarches nécessaires pour intégrer les corps prestigieux du Roi.

  • Prix de vente : 100 euros    la marine sous Louis XV,librairie maritime

Mémoire présenté au Lieutenant Criminel – 1739

 

Mémoire présenté au Lieutenant Criminel – 1739

Document judiciaire rare et poignant, daté de 1739, dans lequel Gertrude Pottier et Andrée‑Marguerite Moisson de Sainte‑Marie, sa fille majeure, adressent un mémoire au Lieutenant Criminel pour exposer leur situation dramatique. Une pièce d’une grande force humaine, révélatrice des réalités sociales et maritimes du XVIIIᵉ siècle.

Contenu du mémoire : détresse d’une épouse et d’une mère

Les deux suppliantes expliquent :

  • que Gertrude Pottier est abandonnée par son mari depuis 1719,

  • que celui‑ci, Joseph Moisson de Sainte‑Marie, s’est embarqué pour les Indes comme lieutenant de vaisseau de la Compagnie des Indes,

  • qu’elles ignorent toujours son destin,

  • que leur fils, parti peu après avec son père, est également disparu,

  • que leur amour et leur tendresse sont également alarmés, ne sachant si leurs proches sont vivants ou morts.

Ce texte est un témoignage direct de la fragilité des familles de marins, souvent confrontées à l’absence, au silence, et à l’incertitude tragique des voyages lointains.

Importance historique

Ce mémoire éclaire :

  • la Compagnie des Indes,

  • les conditions de vie des officiers embarqués pour de longues campagnes,

  • la justice criminelle et les démarches administratives des familles,

  • la dimension humaine de la navigation au long cours, où les disparitions étaient fréquentes.

Une pièce rare, chargée d’émotion, idéale pour collectionneurs de Marine royale, de Compagnie des Indes, ou d’archives judiciaires du XVIIIᵉ siècle.

Prix de vente : 200 euros   la marine sous Louis XV,librairie maritime

jeudi 9 juillet 2026


Déclaration du Roi – Exemption du droit de dixième sur les prises en mer (5 mars 1748)

Très intéressant document royal du XVIIIᵉ siècle : Déclaration du Roi, datée de Versailles, le 5 mars 1748, concernant les prises faites en mer durant la guerre en cours. Texte imprimé d’époque, réglementant les droits, récompenses et exemptions accordés aux vaisseaux de guerre du Roi et aux bâtiments armés en course.

Contenu de la déclaration (1748)

Le Roi exempte du droit de dixième les prises effectuées sur les ennemis de l’État par :

  • les vaisseaux de guerre,

  • les bâtiments armés en course, pendant toute la durée de la guerre.

La déclaration fixe également les récompenses particulières pour :

  • les officiers,

  • les volontaires,

  • les matelots,

  • les capitaines et équipages des corsaires.Un texte essentiel pour comprendre la politique maritime, la course légale, et les incitations financières destinées à encourager les armements privés au service du royaume.

    Déclaration du Roi – Suppression du dixième de l’Amiral sur les prises en mer (15 mai 1756)

    Deuxième document joint : une Déclaration du Roi datée du 15 mai 1756, portant sur la suppression du dixième de l’Amiral prélevé sur les prises en mer.

    Elle précise également les récompenses accordées :

    • à ceux qui armeront des vaisseaux,

    • aux officiers,

    • aux volontaires,

    • aux matelots embarqués sur les vaisseaux et frégates.

    Ce texte s’inscrit dans le contexte de la guerre de Sept Ans, période où la course et les prises en mer jouent un rôle stratégique majeur.

    Intérêt historique

    Ces deux déclarations sont particulièrement recherchées pour :

    • leur lien direct avec la course maritime,

    • la réglementation des prises,

    • la politique navale sous Louis XV,

    • leur importance dans l’histoire du droit maritime et des récompenses militaires,

    • leur rareté en tant que documents imprimés d’époque.

    Un ensemble idéal pour collectionneurs de Marine royale, de piraterie légale, de course, ou de textes juridiques du XVIIIᵉ siècle.

    Prix de vente : 80 euros  la marine sous Louis XV,librairie maritime

Brevet d’Écrivain de la Marine – Versailles, 10 novembre 1729

 

Brevet d’Écrivain de la Marine – Versailles, 10 novembre 1729

Superbe document royal du début du XVIIIᵉ siècle : brevet d’Écrivain de la Marine en faveur du sieur Chanenceau fils, rédigé sur vélin, daté de Versailles, le 10 novembre 1729, et portant la signature autographe “Louis”.

Ce brevet émane directement du Roi, qui déclare vouloir commettre une personne capable et fidèle pour exercer les fonctions d’Écrivain de Sa Majesté dans les ports, arsenaux de marine, et sur les vaisseaux armés. Le texte précise que le sieur Chanenceau possède toutes les qualités nécessaires pour bien s’acquitter de cette charge administrative essentielle.

Signatures prestigieuses

Le document est contresigné par le comte de Toulouse, Louis‑Alexandre de Bourbon, fils légitime de Louis XIV et de Madame de Montespan, alors Grand Amiral de France.

Enregistrement officiel

Le brevet est enregistré au contrôle de la Marine à Bayonne, le 23 décembre 1729, preuve de son authenticité et de son usage administratif réel.

Intérêt historique

Ce document est remarquable par :

  • sa signature royale “Louis”, très recherchée ;

  • la contresignature du comte de Toulouse, figure majeure de la Marine ;

  • son support en vélin, noble et durable ;

  • sa fonction : nomination d’un Écrivain de la Marine, poste clé dans la gestion des arsenaux, des équipages et des vaisseaux ;

  • son contexte : la Marine française en pleine réorganisation sous la Régence et le début du règne de Louis XV.

Une pièce idéale pour collectionneurs de Marine royale, de Louis XIV / Louis XV, ou de documents administratifs du XVIIIᵉ siècle.


Prix de vente : 240 euros   la marine sous Louis XV,librairie maritime


Affaire de piraterie – Lettre signée du comte Jean‑Baptiste de Fleuriau, ministre de la Marine (Versailles, 28 avril 1723)

 


Affaire de piraterie – Lettre signée du comte Jean‑Baptiste de Fleuriau, ministre de la Marine (Versailles, 28 avril 1723)

Superbe et rare document relatif à une affaire de piraterie, signé par Jean‑Baptiste de Fleuriau (1668‑1732), ministre de la Marine sous la Régence. Lettre datée de Versailles, le 28 avril 1723, adressée à M. de La Mothe. Pièce de 1 page in‑folio, accompagnée de 3 pages et demie in‑folio de rapport : un ensemble exceptionnel sur la piraterie au début du XVIIIᵉ siècle.

Contenu du document : un cas de piraterie meurtrière

La lettre relate l’affaire du navire Le Saint‑Pierre, appartenant à Renaudier Goupil du Pouliguen, victime d’un acte de piraterie. Le bâtiment se trouve alors à Grenoch, en Écosse.

Le ministre rapporte que :

  • Le capitaine Pierre Tartoué et ses marins ont été tués.

  • Les pirates ont été arrêtés, emprisonnés, et sont prêts à être jugés.

  • Le procès des meurtriers doit se tenir dans un bref délai.

  • Le navire sera rendu à son propriétaire, à condition qu’il se présente en Écosse avec tous les documents prouvant sa propriété.

  • Il est demandé que Renaudier apporte toutes les preuves possibles :

    • liste des matelots tués,

    • description de leurs habits et effets,

    • certificat de la destination du navire,

    • tout indice utile pour convaincre les juges.

  • Le rapport ajoute un détail dramatique :

    Deux des meurtriers sont morts en prison d’une manière suspecte, laissant penser qu’ils ont prévenu leur supplice par le poison.

    Importance historique

    Ce document est remarquable par :

    • son contenu judiciaire et maritime, rare pour cette période ;

    • la présence de Fleuriau, ministre influent de la Marine ;

    • la description précise d’une affaire de piraterie réelle, avec meurtres, arrestations, procès et restitution du navire ;

    • son lien avec les ports français de l’Atlantique (Pouliguen) et les juridictions britanniques ;

    • son intérêt pour l’histoire de la piraterie au XVIIIᵉ siècle, période où les actes violents en mer restent fréquents.

    • Une pièce de choix pour collectionneurs de Marine royale, de piraterie, de justice maritime, ou d’archives de la Régence.

      Prix de vente : 450 euros    

      la marine sous Louis XV,librairie maritime

Lettre signée – Louis‑Alexandre de Bourbon, duc de Penthièvre, Grand Amiral de France & Marie, duc d’Estrées, maréchal de France (3 mai 1719)



 

Lettre signée – Louis‑Alexandre de Bourbon, duc de Penthièvre, Grand Amiral de France & Marie, duc d’Estrées, maréchal de France (3 mai 1719)

Très beau document administratif du début du XVIIIᵉ siècle, signé par deux des plus hautes autorités navales du royaume :

  • Louis‑Alexandre de Bourbon‑Penthièvre (1681‑1737), duc de Vendôme, Grand Amiral de France,

  • Marie, duc d’Estrées (1660‑1737), maréchal de France, membre d’une des plus grandes familles d’officiers du règne de Louis XIV.

Datée du 3 mai 1719, cette lettre émane du Conseil de la Marine et traite d’une affaire de navigation commerciale liée aux intérêts du Roi.

Contenu du document

Le Conseil répond à une lettre du 28 mars et ordonne de rendre au sieur Allard Bellin la soumission de retrait “pour sûreté” qu’on lui avait exigée. Cette soumission garantissait que son vaisseau La Paix ne serait pas vendu aux étrangers, puisqu’il est actuellement fretté pour porter des effets du Roi à Saint‑Domingue.Ce document illustre parfaitement :

  • la surveillance étroite exercée par la Marine royale sur les navires marchands,

  • la volonté de protéger les intérêts stratégiques du Roi dans les colonies,

  • le rôle du Conseil de la Marine dans la régulation des ventes, affrètements et mouvements des navires.

Importance historique

Pièce remarquable pour plusieurs raisons :

  • Elle porte la signature de deux des plus grands noms de la Marine française du début du XVIIIᵉ siècle.

  • Elle concerne un vaisseau engagé dans un transport officiel pour Saint‑Domingue, cœur du commerce colonial français.

  • Elle témoigne de la politique de contrôle maritime exercée par le Conseil de la Marine.

  • Elle illustre les pratiques administratives liées aux soumissions de retrait, documents rarement conservés.

Un document idéal pour les collectionneurs de Marine royale, de commerce colonial, ou d’archives administratives du XVIIIᵉ siècle. Prix de vente : 310 euros     la marine sous Louis XV,librairie maritime

Congé pour un soldat du régiment de la Marine – 11 janvier 1700

Congé pour un soldat du régiment de la Marine – 11 janvier 1700

Très beau document militaire du début du XVIIIᵉ siècle : un congé officiel délivré le 11 janvier 1700 à un soldat du régiment de la Marine. Pièce administrative authentique, typique des pratiques de la Marine royale sous Louis XIV, et recherchée pour sa simplicité élégante, sa formule juridique complète, et son intérêt historique.

Contenu du document

Ce congé atteste que le soldat concerné est libéré de ses obligations militaires, autorisé à se retirer où bon lui semblera, et doit être laissé passer librement par toutes les autorités du royaume.

Les congés militaires de cette époque sont des pièces importantes :

  • ils confirment la fin du service,

  • garantissent la liberté de circulation,

  • protègent le soldat contre toute réquisition ou arrestation injustifiée,

  • et témoignent du fonctionnement administratif du régiment de la Marine, corps essentiel de l’armée royale.

Intérêt historique

Ce document est particulièrement intéressant pour les collectionneurs de :

  • Marine royale,

  • Louis XIV,

  • histoire militaire,

  • archives administratives du XVIIᵉ–XVIIIᵉ siècle,

  • pièces relatives aux soldats de marine, souvent moins courantes que celles des officiers.

Les congés militaires apparaissent parfois en salle des ventes, mais ceux du régiment de la Marine, datés aussi tôt que 1700, sont nettement plus rares. Prix de vente : 200 euros  La Marine de Louis XIV