jeudi 30 juillet 2026

Journal de bord des Officiers et Aspirants du Océan – Année 1888

 Le cuirassé Océan

  • Marine française – Classe Marengo

    En service durant LE journal de 1888

    • Marins De La Marine Française Et Impériale Russe Sur Le Cuirassé ...
    • Marine nationale française. Cuirassé Charlemagne by Photographie ...
    • Grandes constructions : Le MARENGO vaisseau cuirassé. Imagerie d'Épinal ...
    • Oeuvre : Précisions - LE MARENGO Vaisseau Cuirassé (titre inscrit) | Le ...

    Identité du bâtiment

    • Type : Cuirassé de premier rang

    • Classe : Marengo

    • Mis en service : 1879

    • Désarmé : 1905

    • Affecté à la flotte de Manche et mer du Nord, puis à l’Atlantique

    • Bâtiment d’instruction pour officiers et aspirants → parfaitement cohérent avec le journal de bord

      Caractéristiques techniques

    • Déplacement : env. 8 500 tonnes

    • Longueur : 95 m

    • Propulsion : machine à vapeur + voilure (bâtiment mixte)

    • Armement :

      • 4 canons de 27 cm

      • 4 canons de 24 cm

      • Artillerie secondaire

        • Blindage : ceinture cuirassée + tourelles protégées

        C’est un cuirassé de transition : encore doté d’une voilure, mais déjà lourdement blindé et armé.

        Rôle dans la Marine

        Le Océan est utilisé :

      • comme navire-école pour les officiers et aspirants,

      • pour des campagnes d’instruction en Manche, mer du Nord et Atlantique,

        • pour des manœuvres d’escadre,

        • pour des missions de présence dans les grands ports : Cherbourg, Brest, Quiberon, etc.

        le journal de bord correspond exactement à ce type de campagne.

        • Cuirassé emblématique de la flotte française de la fin du XIXᵉ siècle.

        • Navire d’instruction → les journaux de bord sont rares, car tenus par les aspirants eux‑mêmes.

        • Navigation dans les grandes rades françaises : Cherbourg, Havre, Dieppe, Boulogne, Dunkerque, Brest, Quiberon.

        • Pièce idéale pour collectionneurs de marine militaire, cuirassés, journaux de bord, ou documents d’officiers.




Journal de bord des Officiers et Aspirants du Océan – Année 1888

Campagne en Manche, mer du Nord et Atlantique

Prix : 760 euros

Rare journal de bord manuscrit tenu par les officiers et aspirants du bâtiment Océan en 1888, couvrant plusieurs mois de navigation entre la Manche, la mer du Nord et l’Atlantique.

Document précieux, témoignant du quotidien d’un grand bâtiment de la Marine française : mouvements, escales, conditions de mer, vie du bord, discipline et organisation interne.

Contenu du journal (février – septembre 1888)

  • Vendredi 10 février – Rade de Cherbourg Début du journal : appareillage, manœuvres, vie du bord.

  • Mer du Nord Le navire croise dans les eaux septentrionales, avec escales successives dans les grandes rades de la côte française.

  • Rade du Havre

  • Rade de Dieppe

  • Rade de Boulogne

  • Rade de Dunkerque

    • Rade de Brest Long séjour à Brest du 25 juin au 23 juillet, avec activité du bord, mouvements, exercices, vie des officiers et aspirants.

    • Baie de Quiberon Navigation côtière, manœuvres, observations.

    • Fin du journal : lundi 17 septembre 1888

    Ensemble homogène, suivi, permettant de reconstituer la campagne du bâtiment et le quotidien de ses officiers.

    Intérêt historique

  • Journal de bord complet, couvrant plus de sept mois.

  • Témoignage direct sur la formation des aspirants et la vie des officiers.

  • Navigation dans les principales rades de la Manche et de l’Atlantique.

  • Long séjour à Brest, centre majeur de la Marine française.

  • Pièce idéale pour collectionneur de marine militaire, journaux de bord, ou documents de navigation du XIXᵉ siècle.

    Support

    Manuscrit d’époque, écriture lisible, volume cohérent, document authentique.

    Prix de vente

    760 euros La marine sous la Troisieme Republique,librairie maritime,documents maritimes

médailles commémoratives Dardanelles & Orient


  • Médailles commémoratives des Dardanelles et d’Orient — Ce qu’elles sont, qui les reçoit, pourquoi elles comptent

    Ces deux médailles sont des décorations françaises créées après la Première Guerre mondiale, destinées à honorer les marins et soldats ayant servi dans deux théâtres d’opérations très spécifiques : les Dardanelles et l’Orient.

    🥇 Médaille commémorative des Dardanelles

    Création

  • Instituée par la loi du 16 juin 1926.

  • Destinée à commémorer la participation française à la campagne des Dardanelles (1915–1916).

Qui la reçoit ?

Tous les militaires ayant servi dans les forces françaises engagées dans l’expédition des

Dardanelles, notamment :

  • les équipages des cuirassés, croiseurs, torpilleurs de la Marine nationale,

  • les troupes du corps expéditionnaire français,

  • les personnels des services de santé, de l’intendance, de l’artillerie, etc.

Contexte historique

La campagne des Dardanelles est l’une des opérations les plus meurtrières de la Grande Guerre :

  • Tentative alliée d’ouvrir un passage vers la Russie via le détroit des Dardanelles.

  • Débarquements à Gallipoli.

  • Participation importante de la Marine française, notamment les cuirassés Bouvet, Gaulois, Suffren, Charlemagne.

Description de la médailleBonze, diamètre 30 mm.Avers : effigie de la République.Revers : inscription « Dardanelles » avec palmes.Ruban : jaune avec liserés verts.

🥇 Médaille commémorative d’Orient

Création

  • Instituée par la loi du 18 juin 1926, en même temps que celle des Dardanelles.

Qui la reçoit ?

Tous les militaires ayant servi dans les armées françaises d’Orient, c’est‑à‑dire :

  • le front de Salonique (Macédoine),

  • les opérations en Serbie, Albanie, Bulgaries troupes envoyées en Grèce,


    • les marins affectés aux transports, convois, croiseurs et torpilleurs opérant en Méditerranée orientale.

    Contexte historique

    Le front d’Orient est souvent oublié, mais il fut décisif :

  • Stabilisation du front de Salonique dès 1915.

  • Percée franco‑serbe de septembre 1918, qui entraîne la capitulation bulgare.

  • Participation massive de la Marine pour les transports de troupes et de matériel.

  •  

    Description de la médaille

  • Identique à celle des Dardanelles, mais avec la mention « Orient ».

  • Ruban : jaune avec liserés bleus.

Marine française – Port de Toulon

**Demande officielle de port des médailles commémoratives

Dardanelles & Orient – 17 mars 1927**

Maître armurier Jean Aude (matricule 14596 T)

Prix : 60 euros

Lettre administrative adressée par le maître armurier Jean Aude, matricule 14596 T, au bureau de l’Inscription maritime de Toulon, datée Toulon, 17 mars 1927.

L’intéressé rappelle ses embarquements sur le cuirassé Saint‑Louis :

  • du 23 septembre 1912 au 6 février 1916,

  • puis du 6 février 1916 au 28 février 1917,

périodes pendant lesquelles le personnel de la Marine a acquis des droits aux médailles commémoratives des Dardanelles et d’Orient.

Il sollicite donc l’autorisation officielle de porter ces médailles, conformément aux règlements en vigueur.

Intérêt historique

  • Document administratif authentique de la Marine nationale.

  • Témoignage direct sur les droits aux médailles commémoratives pour les campagnes des Dardanelles et d’Orient.

  • Mention du cuirassé Saint‑Louis, bâtiment emblématique de la flotte française avant et pendant la Première Guerre mondiale.

    • Pièce idéale pour collectionneur de médailles, archives militaires, ou documents de marins décorés.

    Support

    Lettre manuscrite parfaitement lisible, cachet et date du port de Toulon.

    Prix de vente

    60 euros La marine sous la Troisieme Republique,librairie maritime,documents maritimes

  • 🎖️ Pourquoi le marin (Jean Aude, maître armurier) y a droit ?

    Dans ta lettre du 17 mars 1927, Jean Aude rappelle ses embarquements sur le cuirassé Saint‑Louis :

  • 23 septembre 1912 – 6 février 1916

  • 6 février 1916 – 28 février 1917

Or, durant ces périodes :

  • Le Saint‑Louis est engagé dans les opérations des Dardanelles (1915–1916).

  • Il participe ensuite aux missions en Méditerranée orientale, rattachées à l’Armée d’Orient.

Donc Aude remplit parfaitement les conditions légales pour recevoir les deux médailles.


  • Deux médailles officielles, créées par la loi en 1926.Destinées aux marins ayant servi aux Dardanelles et en Orient.Le maître armurier Aude était présent sur le cuirassé Saint‑Louis pendant les périodes ouvrant droit à ces décorations.La lettre est une demande administrative authentique, adressée à l’Inscription maritime de Toulon.Document parfaitement daté (17 mars 1927).Pièce idéale pour collectionneur de Marine, Première Guerre mondiale, médailles, archives militaires.

    La Médaille commémorative d'Orient et la Médaille commémorative des Dardanelles sont deux décorations militaires françaises "sœurs". Elles ont été instituées par la même loi du 15 juin 1926. Ces médailles récompensent les soldats, marins et personnels civils ayant participé aux campagnes de la Première Guerre mondiale sur les fronts d'Orient et des Dardanelles entre 1915 et 1918.lles partagent un avers identique mais se distinguent nettement par leur revers et la couleur de leur ruban.
    Caractéristiques Communes (L'Avers)
    • Graveur : Signées par Georges Lemaire.
    • Dessin : Représente l’effigie de la « République guerrière ». Elle porte un casque d'infanterie orné de feuilles de chêne, entourée de l'inscription « RÉPUBLIQUE FRANÇAISE ».Bélière : Formée de deux palmes en bronze entourant un croissant.
      Attribution et cumul
      Selon les textes réglementaires de la loi l'attribution se faisait sans condition de durée de séjour minimum. Il suffisait d'avoir été embarqué à destination de ces fronts avant le 11 novembre 1918. Cependant, un militaire ayant participé aux deux campagnes ne pouvait pas cumuler les deux insignes sur sa poitrine ; il devait choisir de porter l'une ou l'autre selon son affectation principale.






    Port de Toulon – Majorité générale Ordre de service – 17 mai 1906 Médecin de 1ʳᵉ classe J.‑E.‑G. Regnault

     

    Port de Toulon – Majorité générale

    Ordre de service – 17 mai 1906

    Médecin de 1ʳᵉ classe J.‑E.‑G. Regnault

    Document administratif émanant de la majorité générale du port de Toulon, ordonnant au médecin de 1ʳᵉ classe Regnault J.‑E.‑G. de débarquer du Shamrock et de continuer ses services sur le Requin à compter du 19 mai 1906.

    Ordre daté Toulon, 17 mai 1906.

    Pièce typique de la gestion du personnel de la Marine nationale au début du XXᵉ siècle : mutations, affectations, mouvements d’officiers entre bâtiments.

    Intérêt historique

    • Document officiel de la Marine française.

    • Mention de deux bâtiments : Shamrock et Requin.

    • Affectation d’un médecin de 1ʳᵉ classe, grade recherché en documentation navale.

    • Témoignage direct de l’administration du port de Toulon, principal arsenal français.

      Support

      Manuscrit administratif, encre du début du XXᵉ siècle, parfaitement lisible.

      Prix de vente conseillé

      45 à 55 euros La marine sous la Troisieme Republique,librairie maritime,documents maritimes

    1. Le Requin – Cuirassé de la classe Terrible 

    • 1280x879 French ironclad Requin (meaning Shark) in 1892. She was one ...
    • 800x544 Crewmen posing on and around a single 274 mm turret of the ...
    • Vintage photographs of battleships, battlecruisers and cruisers ...

    Le Requin est un cuirassé à barbettes de la Marine française, appartenant à la classe Terrible, construit entre 1878 et 1888. C’est un bâtiment lourd, très armé, conçu pour les opérations côtières.

    Caractéristiques confirmées

    • Mis sur cale : 15 novembre 1878

    • Lancé : 13 juin 1885

    • Entré en service : 1 décembre 1888

    • Déplacement : 7 767 tonnes

    • Armement :

      • 2 canons de 42 cm (les plus gros jamais montés sur un navire français)

      • Artillerie secondaire + 4 tubes lance‑torpilles

    • Modernisé en 1901

    • En service en 1906, donc parfaitement cohérent avec le document

    • Affecté ensuite à la défense du canal de Suez pendant la Première Guerre mondiale

    •  

       

      2. Le Shamrock – Navire auxiliaire / bâtiment de servitude (source iconographique)

      • Marcophilie navale le courrier des Marins: France Madagascar 1895 ...
      • LA MARINE FRANCAISE DANS LA PREMIERE GUERRE MONDIALE : Association ...
      • Category:World War I minesweepers of France - Wikimedia Commons
      • ImagesDéfense - Rade de Corfou. Le Shamrock, le Flamberge avarié et le ...

      Pour le Shamrock, les sources sont plus rares, mais une photographie officielle de ImagesDéfense

      montre le bâtiment en service, utilisé pour des corvées de marins à Corfou. Il s’agit clairement d’un navire auxiliaire ou d’un transport léger / bâtiment de servitude, employé pour les tâches de soutien, de transport ou de service courant dans les ports et stations navales.

      Ce que l’on peut affirmer

      • Le Shamrock est bien un bâtiment de la Marine française, attesté par la photographie militaire.

      • Il est utilisé pour des corvées, transports, services portuaires.

        • Son rôle est cohérent avec une affectation d’un médecin de 1ʳᵉ classe en 1906 : les médecins servaient aussi sur les navires auxiliaires, hôpitaux, transports, ou bâtiments de service

        • Jules Émile Joseph Regnault, le 17 mai 1906, un ordre de service de la Majorité générale du port de Toulon est émis ou concerne le médecin de 1ʳᵉ classe Jules-Ernest-Georges Regnault (alors en poste à Toulon, futur inventeur, professeur d'anatomie à l'École de médecine navale et fondateur du premier Foyer du marin

        • Affectation : Le médecin de 1ʳᵉ classe J.-E.-G. Regnault est en service au port de toulon  durant cette période (notamment répertorié à l'arsenal et au port entre 1904 et 1906

        • Rôle de la Majorité générale : Il s'agit de l'autorité militaire commandant le détail du service, la police et la discipline dans l'enceinte du port militaire et de l'arsenal.
    • Évolution de carrière : Peu après, le 30 novembre 1906, il est nommé Chevalier de la Légion d'honneur   Professeur d'anatomie à l'École de médecine navale de Toulon, il est nommé chirurgien des hôpitaux, ce qui lui donne l'occasion de soigner les blessés dans les cuirassés Iéna et Liberté  Le docteur Regnault se signale par l'invention d'appareils de marche pour fractures de membres inférieurs, d'appareils de mesure et de contrôle des données des sourciers.

      Il fonde le premier foyer du Marin et du soldat à Toulon



    École des torpilles (Marine française)

     Ce que l’on sait de l’École des torpilles (Marine française)

    Une institution spécialisée dans la formation des torpilleurs (fin XIXᵉ – début XXᵉ siècle)

    L’École des torpilles était une structure de formation de la Marine française destinée à instruire :

    • les mécaniciens torpilleurs,

    • les patrons‑pilotes de torpilleurs,

      • les personnels affectés à la défense sous‑marine,

      • et plus largement les spécialistes des torpilles Whitehead, qui deviennent l’arme navale moderne à partir des années 1880.

      Ce que l’on peut affirmer avec certitude :

      1. Une organisation officielle de la Marine

      Un arrêté ministériel du 6 juin 1899 règle l’organisation des Écoles de pilotage et de patrons‑pilotes de torpilleurs pour les côtes nord et ouest de la France. Cela prouve que la Marine avait bien des écoles spécialisées pour les torpilleurs.

      2. Un enseignement théorique et pratique

      Les certificats comme celui de ton marin Ottaviani (1900) montrent que l’École des torpilles délivrait :

    • une instruction théorique (mécanique, fonctionnement des torpilles, sécurité),

    • une instruction pratique (manipulation, entretien, mise à feu, pointage, réglages).

    3. Un lien direct avec l’industrie des torpilles

    La France utilise dès les années 1880 les torpilles Whitehead, fabriquées à Fiume puis en France. L’usine française de torpilles Whitehead est fondée en 1912 à Gassin (Var), ce qui montre

    l’importance croissante de cette arme dans la Marine.

    4. Une spécialité stratégique : la guerre sous‑marine

    Les torpilleurs et les mécaniciens torpilleurs deviennent essentiels dans :

    • la défense côtière,

    • les vedettes lance‑torpilles,

    • les premières doctrines de guerre sous‑marine (avant les sous‑marins modernes).

    Les ouvrages spécialisés confirment que les torpilleurs sont une spécialité technique structurée dans la Marine française.




    Certificat d’aptitude de mécanicien torpilleur – 1ᵉʳ novembre 1900

    École des torpilles – Marine française

    Ottaviani Sylvestre Michel Dominique, 2ᵉ maître de 1ʳᵉ classe (Toulon)

    Certificat officiel délivré par les membres de la commission d’examen de l’École des torpilles, attestant que

    Sylvestre Michel Dominique Ottaviani, 2ᵉ maître de 1ʳᵉ classe, inscrit à Toulon, né à Toulon le 11 juin 1870, a justifié de l’instruction théorique et pratique nécessaire pour obtenir le certificat d’aptitude de mécanicien torpilleur.

    Le document précise qu’il est désormais apte à servir sur les bâtiments de la Flotte en cette qualité.

    Certificat établi à bord, à Toulon, le 1ᵉʳ novembre 1900.

    Intérêt historique

    • Pièce authentique de la Marine française au tournant du XXᵉ siècle.

    • Document lié à l’École des torpilles, institution centrale pour la formation des spécialistes de la guerre sous‑marine.

    • Rare certificat nominatif, avec identité complète, grade, origine et date de naissance.

    • Témoignage direct de la montée en puissance des mécaniciens torpilleurs, spécialité technique très recherchée à l’époque.

      Support

      Certificat manuscrit et signé, encre du début du XXᵉ siècle, parfaitement lisible.

      Prix de vente

      145 euros La marine sous la Troisieme Republique,librairie maritime,documents maritimes

    • L'École des torpilles était un centre d'instruction de la Marine française fondé à la fin du XIXe siècle, principalement basé à Toulon. Elle servait à former les marins et officiers aux nouvelles armes sous-marines et tactiques de défense, en lien direct avec les doctrines de lajeune ecole
      Rôle et Histoire
      • Créée pour répondre à l'apparition de la torpille automobile et des navires torpilleurs.


    François‑Ernest Fournier – Amiral – Traité de Tien‑Tsin – 1884

     François‑Ernest Fournier (1842–1934)

    Officier de marine – Amiral – Signataire du traité de Tien‑Tsin (1884)

    Né le 23 août 1842 à Toulon, François‑Ernest Fournier entre très jeune dans la Marine française. Élève brillant, il gravit régulièrement les échelons et sert dans plusieurs stations navales, notamment en Extrême‑Orient, où il se distingue par ses qualités d’officier et ses compétences diplomatiques.

    Capitaine de vaisseau dans les années 1880, il est chargé de missions délicates en Chine. C’est dans ce contexte qu’il joue un rôle majeur dans la conclusion du traité de Tien‑Tsin, signé le 11 mai 1884, qui met fin au conflit franco‑chinois. Cet acte diplomatique lui vaut une grande notoriété et marque un tournant dans sa carrière.

    Fournier poursuit ensuite son ascension : il devient contre‑amiral, puis vice‑amiral, occupant des postes de commandement et d’administration au sein de la Marine. Sa carrière est représentative des officiers supérieurs de la fin du XIXᵉ siècle : campagnes lointaines, missions diplomatiques, commandements en mer et à terre.

    Il meurt en 1934, laissant l’image d’un officier complet : marin, diplomate, négociateur, et acteur direct d’un traité international majeur.


    François‑Ernest Fournier (1842–1934)

    Lettre autographe signée – Paris, 21 novembre 1884

    Capitaine de vaisseau – Futur amiral, signataire du traité de Tien‑Tsin (1884)

    Prix : 145 euros

    Belle lettre autographe signée de François‑Ernest Fournier, alors capitaine de vaisseau, datée Paris, 21 novembre 1884.

    Dans cette lettre, Fournier écrit :

    « Je m’empresse de vous transmettre les quelques lignes que vous me demandez. Puissent mes services sur les champs de bataille et dans toutes les circonstances de mon aventureuse carrière mériter de leur donner quelque prix aux yeux de mes compatriotes… »

    Texte personnel, élégant, où Fournier évoque ses services militaires, son “aventureuse carrière”, et l’estime qu’il espère inspirer à ses compatriotes.

    Cette lettre est contemporaine de son rôle diplomatique majeur : Fournier deviendra amiral et

    sera le signataire du traité de paix de Tien‑Tsin (1884), acte fondamental dans le règlement du conflit franco‑chinois.

    Intérêt historique

    • Lettre d’un officier supérieur en pleine ascension, futur amiral.

    • Document daté de l’année même où Fournier joue

      • un rôle central dans la conclusion du traité de Tien‑Tsin.

      • Ton personnel, valorisant son service militaire et sa carrière navale.

      • Pièce idéale pour collectionneurs de marine militaire, diplomatie française, ou correspondances d’officiers du XIXᵉ siècle.

      Support

      Lettre manuscrite, encre du XIXᵉ siècle, parfaitement lisible, signée.

      Prix de vente

      145 euros La marine sous la Troisieme Republique,librairie maritime,documents maritimes

       accord de Tientsin aussi appelée convention de Li-Fournier, conclu le ,

    • Contexte, enjeux, portée diplomatique

      • File:Signing of the Treaty of Tientsin-2.jpg - Wikimedia Commons
      • Tientsin, 1885: China Lets France Take Vietnam
      • Guerre franco-chinoise — WikipédiaL’accord de Tientsin, également appelé convention Li‑Fournier, est signé le 11 mai 1884 dans un contexte de fortes tensions entre la France et la Chine. Cet accord marque un moment décisif dans la résolution du conflit lié à la présence française au Tonkin, région stratégique du nord de l’actuel Vietnam.

        Au début des années 1880, la France cherche à consolider son influence en Indochine. Cette expansion se heurte aux intérêts de la Chine, qui considère le Tonkin comme relevant de sa sphère traditionnelle d’influence. Les affrontements militaires, les incidents diplomatiques et les pressions internationales rendent indispensable une négociation directe entre les deux puissances.

        Les négociateurs : Li Hongzhang et François‑Ernest Fournier

        L’accord porte le nom de ses deux principaux artisans :

        • Li Hongzhang, haut dignitaire chinois, homme d’État influent, chargé de défendre les intérêts de l’Empire Qing.

        • François‑Ernest Fournier, capitaine de vaisseau français, futur amiral, diplomate habile et représentant de la France en Chine.Leur rencontre à Tientsin (Tianjin) est l’un des épisodes diplomatiques majeurs de la période. Fournier, respecté pour son sang‑froid et son sens de la négociation, parvient à obtenir un accord rapide, mais dont l’interprétation future sera source de tensions.

      • Guerra franco-china - Wikipedia, la enciclopedia libre

    Amédée‑Prosper Courbet – Amiral – Campagne du Tonkin – 1884

    • Amiral Amédée‑Prosper Courbet (1827–1885)

      Né le 26 avril 1827 à Abbeville, Amédée‑Prosper Courbet appartient à cette génération d’officiers formés dans le sillage de la Monarchie de Juillet, nourris d’une culture de discipline, de science nautique et d’un sens aigu du devoir. Entré très jeune dans la Marine, il gravit les échelons avec une régularité exemplaire : travailleur, méthodique, apprécié de ses supérieurs pour son calme et sa précision.

      Un marin de métier avant d’être un chef de guerre

      Courbet passe par les étapes classiques de la carrière : campagnes en Méditerranée, missions hydrographiques, service dans les escadres d’Extrême‑Orient. Il se distingue par une solide compétence technique, notamment dans la navigation et la conduite des opérations combinées. Son style : peu de grands discours, mais une efficacité constante. Ses hommes le décrivent comme ferme, juste, sans emphase, un commandant qui inspire confiance.Amazon.com: L'Amiral Courbet en Extrême-Orient: Notes Et Correspondance ...


      • IN MEMORIAM – Vice-amiral Amédée COURBET (décédé le 11 juin 1885 ...
      • LE JOURNAL ILLUSTRE N° 26 - L'amiral Courbet par Henri Meyer ...

      La guerre du Tonkin : l’épreuve décisive

      • Poster showing the French troops using captured balloons at the time of ...
      • Les Francais au Tonkin stock image | Look and Learn
      • Le Tong-Kin et le Bassin du Fleuve Rouge d'Apres les Documents de J ...
      • Fleuve Rouge | Initiatives pour l'Avenir des Grands Fleuves

    C’est en Extrême‑Orient, au cœur de la campagne du Tonkin, que Courbet devient une figure majeure de la Marine française. En 1883‑1884, la France affronte les troupes chinoises et les forces du général vietnamien Liu Yongfu. Courbet, alors contre‑amiral, reçoit le commandement de la Division navale du Tonkin.

    Bac‑Ninh (mars 1884)

    Courbet joue un rôle essentiel dans la prise de Bac‑Ninh, opération décisive qui ouvre la route du

    Fleuve Rouge. Il coordonne les troupes de débarquement, les mouvements des canonnières et l’appui naval. Ses lettres — comme celles que tu vends, Claude — montrent un chef lucide, conscient des enjeux politiques, mais déterminé à mener ses opérations avec rigueur.

    Fou‑Tchéou (Fuzhou) – août 1884

    L’un des épisodes les plus célèbres de sa carrière : la destruction de la flotte chinoise à Fou‑Tchéou, victoire foudroyante obtenue en quelques minutes. Courbet y révèle un sens tactique exceptionnel :

    • attaque surprise,

    • emploi optimal des torpilleurs,

    • coordination parfaite des bâtiments.

    Cette victoire fait de lui un héros national.

    Port‑Arthur et la mer de Chine

    Courbet poursuit ensuite ses opérations contre les positions chinoises, notamment autour de Port‑Arthur, consolidant la supériorité française en mer de Chine.

    Le commandement de l’escadre d’Extrême‑Orient

    • Photo libre de droit de Français Bayard Cuirassé De Navire De Guerre De ...
    • Le cuirassé "le Formidable" (1885) - Page 11
    • Division navale d'Extrême-Orient — Wikipédia
    • Orient Express gnił w Polsce. Pociąg czeka wielka zmiana ZDJĘCIA ...

    À bord du cuirassé Bayard, son navire amiral, Courbet dirige l’ensemble des forces navales françaises en Extrême‑Orient. Le Bayard devient un symbole : c’est là qu’il écrit de nombreuses lettres à ses officiers, dont celles adressées au vice‑amiral Caillard, où transparaissent ses préoccupations stratégiques, ses encouragements, et parfois ses doutes face aux hésitations politiques de Paris.

    Une fin de carrière abrupte

    Épuisé par les campagnes, Courbet tombe malade au printemps 1885. Il meurt le 11 juin 1885 à Tay‑Hoa, au Tonkin, en pleine mission. Sa disparition provoque une émotion considérable : la France perd l’un de ses plus brillants chefs de mer du XIXᵉ siècle.

    Héritage

    • Stratège audacieux mais prudent.

    • Artisan de la victoire de Fou‑Tchéou.

    • Figure centrale de la conquête du Tonkin.

    • Chef respecté, admiré pour son sens du devoir et son humanité.

    Son nom est aujourd’hui porté par plusieurs bâtiments, rues et monuments, et demeure associé à l’âge d’or de la Marine française



     

    Amiral Amédée‑Prosper Courbet (1827–1885)

    **2 lettres autographes signées – À bord du Bayard

    Tonkin – 1884**

    Adresses au vice‑amiral Caillard

    Prix : 350 euros

    Description

    Ensemble de deux lettres autographes de l’amiral Amédée‑Prosper Courbet, écrites à bord du cuirassé BAYARD, son bâtiment de commandement durant la campagne du Tonkin.

    1ʳᵉ lettre – 9 octobre 1884

    En‑tête : Division navale du Tonkin Adressée au vice‑amiral Caillard, récemment décoré de la croix de commandeur du Cambodge.

    Courbet y évoque :

    • La Légion d’honneur qu’il promet à Caillard, « bien méritée à Bac‑Ninh ».

    • Ses craintes de ne plus pouvoir « renouveler ses succès », en raison des politiques qui freinent les opérations.

    • Les objectifs envisagés : Foutcheou et Port‑Arthur, cités comme les prochaines possibilités d’action.

    Lettre importante, révélant les tensions entre stratégie militaire et décisions politiques au cœur de la campagne du Tonkin.

    2ᵉ lettre – 12 avril 1884

    Toujours adressée au vice‑amiral Caillard.

    Courbet y détaille :

    • Le rôle joué par le corps de débarquement dans les opérations contre Bac‑Ninh, épisode majeur de la campagne. Lettre opérationnelle, centrée sur l’action des troupes et la conduite des opérations.

      Intérêt historique

    • Deux lettres autographes d’un des plus grands amiraux français du XIXᵉ siècle.

    • Documents écrits à bord du Bayard, bâtiment emblématique de la campagne du Tonkin.

    • Références directes à Bac‑Ninh, Foutcheou, Port‑Arthur, et aux décorations de Caillard.

    • Témoignages de première main sur les relations entre officiers supérieurs, les opérations navales, et les contraintes politiques de 1884.

    • Pièces idéales pour collectionneurs de marine militaire, Indochine, Tonkin, ou correspondances d’amiraux.

      Support

      2 lettres manuscrites, encre du XIXᵉ siècle, écriture lisible, ensemble homogène.

      Prix de vente

      350 euros  La marine sous la Troisieme Republique,librairie maritime,documents maritimes




    Édouard Jean‑Pierre Perrin – Vice‑amiral – Marine française – 1900

     

    • Édouard Jean‑Pierre Perrin (1852–1926)

      Vice‑amiral de la Marine française

      Né en 1852, Édouard Jean‑Pierre Perrin entre jeune dans la Marine et suit le parcours classique des officiers de la seconde moitié du XIXᵉ siècle : campagnes en Méditerranée, Égée, puis missions lointaines en Extrême‑Orient. Il sert successivement sur plusieurs bâtiments, dont le cuirassé Louis XIV (campagne de 1872) et le Decrès, avec lequel il participe aux opérations et stations navales en Tonkin, Chine, Japon et

      Indochine.

      Officier apprécié, il gravit les échelons : service à terre, postes techniques, puis responsabilités croissantes dans les unités de défense côtière et sous‑marine — domaine en plein développement à la fin du XIXᵉ siècle. Sa carrière se poursuit dans les stations navales de Méditerranée et d’Extrême‑Orient, jusqu’à atteindre le grade de vice‑amiral, qu’il obtient au début du XXᵉ siècle.

      Il meurt en 1926, laissant une carrière représentative de la Marine française de son époque :

       

    Dossier Perrin Édouard Jean‑Pierre (1852–1926)

    Vice‑amiral – Correspondance familiale (1872–1879)

    36 lettres manuscrites – Campagnes : Méditerranée, Égée, Tonkin, Chine, Japon, Formose, Algérie

    1. Mer Égée – 6 lettres à ses parents (1872)

    À bord du cuirassé Louis XIV, Perrin écrit depuis :

    • Rade d’Hyères

    • Milo

    • Pirée

    • Smyrne

    • Toulon

    Lettres de jeunesse d’un officier en début de carrière, décrivant la vie embarquée, les escales, les impressions de navigation en Méditerranée et en mer Égée.

    **2. Tonkin – Chine – Japon

    23 lettres à ses parents (campagnes en Extrême‑Orient)**

    À bord du Decrès, Perrin envoie un ensemble très riche de lettres depuis :

    • Shanghai

    • Yokohama

    • Tchéfou

    • Saigon

    • Port‑Saïd

      • Lorient

      Correspondance détaillée sur les campagnes en Asie : navigation, ports, ambiance des escales, climat, service à bord, mouvements du bâtiment, vie quotidienne d’un officier en mission lointaine.

      3. Défense sous‑marine – 7 lettres (Boyadville)

      Ensemble consacré à la défense sous‑marine, thème rare dans la correspondance d’officiers de cette période. Lettres envoyées depuis Boyadville, t

      témoignant d’un service spécialisé et technique.

      4. Campagne Chine – Formose – Algérie – Port‑Saïd (1879)

      Dernier volet du dossier : lettres couvrant une nouvelle série de déplacements et de missions, entre Chine, Formose, Algérie et Port‑Saïd, montrant la diversité des affectations de Perrin avant son ascension dans la hiérarchie navale.

      intérêt du dossier

    • Correspondance suivie d’un futur vice‑amiral, couvrant ses années de formation et de campagnes.

    • Témoignages directs sur la marine française en Méditerranée, Égée, Extrême‑Orient et Afrique du Nord.

    • Variété des lieux : Hyères, Milo, Pirée, Smyrne, Shanghai, Yokohama, Tchéfou, Saigon, Formose, Algérie, Port‑Saïd, etc.

    • Documents familiaux sincères, vivants, souvent très

      • descriptifs.

      • Ensemble homogène, idéal pour collectionneur, historien ou marchand spécialisé.

      Support

      36 lettres manuscrites, encre du XIXᵉ siècle, écriture lisible, ensemble cohérent.

      Édouard Jean‑Pierre Perrin (1852–1926)

      Vice‑amiral de la Marine française

      Né en 1852, Édouard Jean‑Pierre Perrin entre jeune dans la Marine et suit le parcours classique des officiers de la seconde moitié du XIXᵉ siècle : campagnes en Méditerranée, Égée, puis missions lointaines en Extrême‑Orient. Il sert successivement sur plusieurs bâtiments, dont le cuirassé Louis XIV (campagne de 1872) et le Decrès, avec lequel il participe aux opérations et stations navales en Tonkin, Chine, Japon et

      Indochine.

      Officier apprécié, il gravit les échelons : service à terre, postes techniques, puis responsabilités croissantes dans les unités de défense côtière et sous‑marine — domaine en plein développement à la fin du XIXᵉ siècle. Sa carrière se poursuit dans les stations navales de Méditerranée et d’Extrême‑Orient, jusqu’à atteindre le grade de vice‑amiral, qu’il obtient au début du XXᵉ siècle.

      Il meurt en 1926, laissant une carrière représentative de la Marine française de son époque :