lundi 27 juillet 2026

Lettre signée de l’amiral Villaret de Joyeuse Paris, rue de Grammont n°28 – 17 février 1826

 

Lettre signée de l’amiral Villaret de Joyeuse

Paris, rue de Grammont n°28 – 17 février 1826

À Monsieur le commandant Hortode, au Havre-de-Grâce

Prix conseillé : 95–120 euros selon état

  • MARINE - PORTRAIT de l'AMIRAL VILLARET de JOYEUSE - Gravure du 19e ...
  • Portrait de Villaret-Joyeuse, amiral français (1750 - 1812) - dans "L ...
  • Rue de Grammont, c. 1866 | Vergue
  • Présentation du personnage

    Lettre autographe signée de Louis Thomas Villaret de Joyeuse (1747–1812), grande figure de la Marine française :

    • Officier sous Louis XVI

    • Commandant en chef de la flotte de Brest

    • Acteur majeur de la bataille du 13 prairial (1794)

    • Gouverneur général des Antilles françaises

      • Pair de France sous la Restauration (titre transmis à son fils, également nommé Villaret de Joyeuse)

      Cette lettre de 1826 est signée par son fils, également pair de France, qui porte le même nom et conserve le prestige familial.

      Contenu de la lettre

      Lettre personnelle, chaleureuse, adressée au commandant Hortode, au Havre-de-Grâce.

      Villaret de Joyeuse remercie son ami pour une marque d’amitié envoyée le 7 du mois, et raconte qu’il était auprès de son feu avec sa femme lorsqu’il a reçu ce témoignage.

      Passage remarquable :

      « J’étais justement auprès de mon feu avec ma bonne femme et nous parlions de vous lorsqu’elle nous est parvenue ; je dis nous parce que depuis longtemps je me suis aperçu que vous la distinguez du commun des femmes… »

      Cette phrase donne à la lettre un ton intime, amical, presque familial, très différent des

      correspondances administratives habituelles.

      Intérêt historique et humain

      Cette lettre se distingue par :

    • son ton affectueux, rare dans les correspondances d’officiers de haut rang ;

    • la mention de la rue de Grammont, adresse parisienne prestigieuse ;

    • la relation amicale entre deux officiers de marine ;

    • la présence de la femme de Villaret, évoquée avec tendresse ;

    • la dimension privée, idéale pour l’histoire sociale de la Restauration.

    Elle complète parfaitement les documents de marine, mais aussi les collections de correspondances intimes du XIXᵉ siècle.

    État et présentation

    Lettre manuscrite, encre brune, papier d’époque. Écriture lisible, signature nette. Pièce élégante, facile à présenter en collection.

    Prix conseillé

    Pour une lettre personnelle signée d’un pair de France, avec contenu intime et adresse parisienne :

    95 à 120 euros librairie maritime,la marine apres la chute de l Empire,librairie marine

     

     

     

    Pourquoi ce n’est pas l’amiral Villaret de Joyeuse (1747–1812)

    1. L’amiral est mort en 1812

    Louis Thomas Villaret de Joyeuse, le grand marin de la Révolution et de l’Empire, est décédé le 24 juillet 1812.

    👉 Une lettre datée 17 février 1826 ne peut donc matériellement pas être signée par lui.

    2. Le titre de Pair de France a été transmis à son fils

    L’amiral avait été nommé Pair de France par Louis XVIII en 1814. À sa mort, son titre est hérité par son fils, qui porte exactement le même nom : Louis-Marie-Joseph Villaret de Joyeuse.

    Ce fils :

    • conserve le titre de Pair,

    • vit à Paris,

    • signe ses lettres “Villaret de Joyeuse”,

    • correspond avec des officiers de marin

      • (comme ton commandant Hortode).

      👉 Donc, toute lettre postérieure à 1812, signée “Villaret de Joyeuse”, est forcément du fils.

      • (comme le commandant Hortode).

      Rue Ménars, de la rue de Grammont. Paris IIe. Circa 1866. | Old paris ...

Lettre signée du Comte André de Chabrol de Crousol Ministre de la Marine et des Colonies – Pair de France Paris, Ministère de la Marine, 19 octobre 1826

 

Lettre signée du Comte André de Chabrol de Crousol

Ministre de la Marine et des Colonies – Pair de France

Paris, Ministère de la Marine, 19 octobre 1826

Prix : 95 euros

Présentation du personnage

Lettre signée par le Comte André de Chabrol de Crousol (1771–1842), haut fonctionnaire majeur de la Restauration :

  • Né à Riom en 1771

  • Préfet de Lyon (1816)

  • Ministre de l’Intérieur (1817)

  • Pair de France (1823)

  • Ministre de la Marine et des Colonies (1824–1828)Figure politique centrale du règne de Louis XVIII puis de Charles X, Chabrol joue un rôle essentiel dans l’administration maritime et coloniale.

    Contenu de la lettre

    Lettre officielle sur papier à en‑tête du Ministère de la Marine et des Colonies, datée du 19 octobre 1826, adressée à un destinataire non nommé.

    Le ministre annonce l’envoi d’un exemplaire de la relation du voyage de la corvette La Coquille autour du monde, célèbre expédition commandée par Louis-Isidore Duperrey (1822–1825), l’une des grandes campagnes scientifiques françaises du XIXᵉ siècle.

    Il précise que les livraisons successives seront envoyées par le Dépôt des cartes et plans de la

    Marine, au fur et à mesure de leur publication.

    La lettre se conclut par la formule de politesse du ministre, signée :

    Le Pair de France, ministre secrétaire d’État de la Marine et des Colonies.

    Intérêt historique

    Pièce remarquable pour :

  • Histoire de la Marine sous la Restauration

  • Explorations scientifiques françaises

  • Voyage de la Coquille (Duperrey)

  • Administration maritime et coloniale

  • Correspondance ministérielle autographe

Les lettres signées de Chabrol concernant les expéditions scientifiques sont rares et très recherchées.

État et présentation

Lettre manuscrite et signée, encre brune, papier d’époque. Document lisible, propre, idéal pour collectionneur de marine, exploration, ou administration royale.

Prix conseillé   95 euros

 librairie maritime,la marine apres la chute de l Empire,librairie marine

 

Comte André de Chabrol de Crousol (1771–1842)

Haut fonctionnaire de la Restauration Ministre de l’Intérieur Ministre de la Marine Pair de France

  • Ordonnance du Roi concernant le gouvernement de l'Île de Bourbon et de ...
  • CHABROL DE CROUZOL Christophe, comte de Chabrol

 

Origines et formation

Né à Riom le 30 novembre 1771, André de Chabrol de Crousol appartient à une famille d’ancienne noblesse d’Auvergne. Il reçoit une formation juridique et administrative qui le prépare aux hautes fonctions de l’État.

Carrière sous l’Empire et la Restauration

Préfet sous Louis XVIII (1814–1816)

Après la chute de l’Empire, Chabrol est nommé préfet du Rhône en 1816, poste stratégique dans une région politiquement sensible. Il y rétablit l’ordre administratif et consolide l’autorité royale.

Ministre de l’Intérieur (1817)

En 1817, il devient ministre de l’Intérieur, l’un des postes les plus importants du gouvernement. Il supervise :

  • l’administration territoriale,

  • la police,

  • les élections,

  • les affaires communales et départementales.

Pair de France (1823)

En 1823, Chabrol est élevé à la dignité de Pair de France, reconnaissance de son rôle politique et de sa fidélité au régime.

Ministre de la Marine et des Colonies (1824–1828)

En 1824, sous Charles X, il est nommé ministre de la Marine et des Colonies, fonction qu’il occupe jusqu’en 1828.

À ce poste, il supervise :

  • les expéditions scientifiques (dont le voyage de la corvette La Coquille),

  • l’administration des ports et arsenaux,

    • la gestion des colonies françaises,

    • les stations navales outre‑mer,

    • la politique maritime de la Restauration.

    C’est dans ce cadre qu’il signe la lettre de 1826 concernant l’envoi de la relation du voyage de La Coquille.

    Fin de carrière et décès

    Après 1830, Chabrol se retire progressivement de la vie politique. Il meurt à Paris le 27 octobre 1842, laissant l’image d’un administrateur rigoureux, fidèle à la monarchie et très impliqué dans les affaires maritimes et coloniales.

     

     

    Voyage de la corvette La Coquille (1822–1825)

    Grande expédition scientifique française sous la Restauration

    Commandant : Louis-Isidore Duperrey

    1. Contexte général : les grandes expéditions françaises

    Sous la Restauration, la France relance les voyages scientifiques autour du monde, dans la lignée de Bougainville, La Pérouse et Baudin.

    Le ministère de la Marine — celui même de Chabrol de Crousol — soutient activement ces campagnes destinées à :

  • cartographier les côtes encore mal connues,

  • étudier les populations, langues et cultures,

  • collecter plantes, animaux, minéraux,

  • enrichir les collections du Muséum d’Histoire naturelle,

    • affirmer la présence scientifique et diplomatique de la France.

    La corvette La Coquille est l’une des expéditions majeures de cette politique.



Exceptionnel ensemble de 22 longues lettres d’un officier de marine à sa jeune épouse Période : 1823–1826 – Restauration

 

Exceptionnel ensemble de 22 longues lettres d’un officier de marine à sa jeune épouse

Période : 1823–1826 Restauration

Vie privée, correspondance intime, missions navales Côte d’Afrique & Gorée

Vie privée, correspondance intime, missions navales – Côte d’Afrique & Gorée

Prix du dossier : à définir

Présentation générale

Rare ensemble de 22 longues lettres manuscrites rédigées entre 1823 et 1826 par un lieutenant de vaisseau, nommé Jourdin, adressées à sa jeune épouse.

Ce corpus constitue un témoignage exceptionnel de la vie privée d’un officier de marine sous la Restauration, période où les correspondances intimes sont rarement conservées dans un tel volume.

Contenu et intérêt historique

1. Vie privée sous la Restauration

La majorité des lettres est consacrée à la relation amoureuse entre le lieutenant Jourdin et sa femme. Il lui écrit :

  • depuis Toulon,

  • depuis la mer,

  • parfois chaque jour,

  • avec une intensité et une tendresse remarquables.

Ces lettres sont une source précieuse pour l’étude :

  • des sentiments conjugaux au début du XIXᵉ siècle,

  • de la solitude des marins,

  • du quotidien des officiers en garnison ou en campagne,

  • des codes affectifs de la Restauration.

2. Deux lettres de mission : Côte d’Afrique & Gorée

Deux pièces se distinguent par leur intérêt maritime et colonial : elles sont écrites « de la côte d’Afrique et de Gorée », et évoquent la mission de la goélette La Toulonaise, partie de Toulon le 9 janvier pour établir une station navale sur la côte d’Afrique.

Cette station est directement liée à la répression de la traite des Noirs, mission prioritaire de la Marine française dans les années 1820.

Ces lettres apportent un éclairage rare sur :

  • les conditions de navigation sur la côte occidentale africaine,

  • les missions de surveillance et d’interception,

  • le rôle des petites unités comme La Toulonaise,

    • la présence française à Gorée, point stratégique du contrôle maritime.

    Le Lieutenant de vaisseau Jourdin

    Officier affecté à Toulon, embarqué sur la goélette La Toulonaise, il apparaît dans ces lettres comme :

  • un homme profondément attaché à son épouse,

  • un marin consciencieux,

  • un témoin direct des missions navales africaines,

    • un écrivain spontané, prolifique, très expressif.

    Son écriture révèle une personnalité sensible, parfois tourmentée, toujours tournée vers sa femme.

    Intérêt du dossier

    Ce lot est remarquable pour plusieurs raisons :

  • Volume important : 22 lettres longues, cohérentes, couvrant 3 ans.

  • Double intérêt :

    • intime / sentimental,

      • maritime / colonial.

    • Rareté des lettres personnelles d’officiers de marine de cette période.

    • Valeur documentaire pour l’histoire de :

      • la Marine sous la Restauration,

      • la répression de la traite,

      • la vie privée des officiers,

      • les relations conjugales au XIXᵉ siècle.

    • Présence de lieux emblématiques : Toulon, mer Méditerranée, Côte d’Afrique, Gorée.

      État et présentation

      Lettres manuscrites, encre brune, papier d’époque. Écriture généralement lisible. Ensemble homogène, idéal pour collectionneur, historien ou institution.

      Prix du dossier

      Selon le marché actuel des correspondances maritimes et des archives sentimentales de la

      Restauration, un ensemble de cette ampleur se situe généralement entre :

      350 à 550 euros

      (selon longueur, lisibilité, cohérence et présence de lettres africaines)librairie maritime,la marine apres la chute de l Empire,librairie marine


  • La station navale française sur la côte d’Afrique (années 1820)

    Une mission directement liée à la répression de la traite des Noirs

    À partir de 1817, puis surtout dans les années 1820, la France met en place plusieurs stations navales permanentes sur la côte occidentale d’Afrique. Leur objectif principal est :

  • surveiller les navires négriers,

  • intercepter les bâtiments suspects,

  • protéger les comptoirs français,

    • faire appliquer les traités internationaux qui, depuis 1815, condamnent la traite transatlantique.

    Cette politique est menée sous la Restauration, notamment par les petites unités rapides : goélettes, bricks, avisos. La goélette La Toulonaise, citée dans tes lettres, fait partie de ces bâtiments affectés à la station du Sénégal / Gorée, point stratégique pour contrôler les routes maritimes empruntées par les négriers.

    Pourquoi cette mission est importante historiquement ?

  • La France, comme le Royaume‑Uni, cherche à endiguer la traite clandestine, encore très active dans les années 1820.

  • Les stations navales sont les premiers dispositifs internationaux de lutte maritime contre ce trafic.

  • Les officiers affectés à ces missions — comme ton lieutenant Jourdin — sont des témoins directs des débuts de la politique anti‑traite.Les lettres écrites depuis Gorée ou la côte d’Afrique sont rares, car les missions étaient difficiles, dangereuses, et les correspondances peu conservées.



 

 

documents liés aux mesures de quarantaine appliquées aux navires

Lot ou ensemble de documents liés aux mesures de quarantaine appliquées aux navires venant d’Odessa au milieu du XIXᵉ siècle, période où la région est régulièrement touchée par des épidémies de peste. Ces enveloppes dites « purifiées » portent les marques, cachets ou mentions attestant qu’elles ont été désinfectées dans les lazarets avant d’être autorisées à circuler.

Pièces très recherchées dans le domaine de l’histoire postale sanitaire, des lazarets méditerranéens, et de la lutte contre les maladies contagieuses dans le commerce maritime international.

Document joint : Certificat de santé – Marseille, 30 avril 1822

Superbe document administratif émanant des Intendants de la Santé publique de Marseille, délivré au passager Lafranco, embarqué sur le brigantin N.-D. de Lorette, capitaine Raverto.

Le certificat précise :

  • que le passager quitte Marseille muni d’un permis visé par le bureau des classes de la Marine,

  • que ce permis a été remis pour son voyage vers Juan et ses passages,

  • que la santé est très bonne à Marseille,

    • u’il n’y a aucun soupçon de peste ni autre maladie contagieuse,

    • que les autorités prennent des précautions rigoureuses,

    • et qu’il doit être laissé librement passer, séjourner et négocier sans entrave.

    Daté du 30 avril 1822, ce certificat illustre parfaitement les procédures sanitaires strictes imposées dans les ports méditerranéens pour éviter l’introduction de la peste.

    Intérêt historique et postal

    Ces pièces sont particulièrement recherchées pour :

  • Histoire postale sanitaire (purification, fumigation, désinfection)

  • Routes maritimes Odessa–Marseille

  • Épidémies de peste en mer Noire

  • Fonctionnement des lazarets méditerranéens

    • Documents de santé publique avant l’ère bactériologique

    Les enveloppes purifiées d’Odessa sont rares, surtout lorsqu’elles sont accompagnées d’un certificat de santé complet et lisible.

    État et présentation

    Documents manuscrits et imprimés, encre brune, cachets ou mentions sanitaires selon les pièces. Très bon ensemble pour collectionneur spécialisé en histoire maritime, épidémies, lazarets, ou histoire postale ancienne.

    Prix de vente conseillé

    Pour les enveloppes purifiées : selon rareté, cachets, état.Pour le certificat de santé de 1822 : 65 à 85 euros selon présentation.      librairie maritime,la marine apres la chute de l Empire,librairie marine

  • Purification Fumigation Désinfection des lettres (XVIIᵉ–XIXᵉ siècle)

    • Quarantaine, lazarets et hôpitaux : les enfermements sanitaires à ...
    • 1915 Ukraine ODESSA Quarantine Harbor ОДЕССА Карантинная Гавань VINTAGE ...

    1. Pourquoi purifier le courrier ?

    Pendant des siècles, on a cru que les lettres pouvaient transmettre la peste, le choléra ou d’autres maladies contagieuses. Les ports méditerranéens — Marseille, Toulon, Livourne, Venise, Odessa — ont donc mis en place des procédures sanitaires strictes pour tout courrier venant de régions suspectes.

    Les lettres étaient isolées, désinfectées, fumigées, parfois percées ou entaillées pour laisser pénétrer les vapeurs purifiantes.

    2. Les grandes méthodes de purification

    Purification par fumigation

    La plus courante. Les lettres étaient exposées à des fumées de :

  • soufre,

  • vinaigre chauffé,

  • herbes aromatiques,

  • chlorures au XIXᵉ siècle.

    Les enveloppes portent souvent des taches brunes, des auréoles, ou une odeur persistante.

    Purification par trempage / aspersion

    Moins fréquente mais attestée : Les lettres étaient aspergées ou trempées dans des solutions désinfectantes (vinaigre, chlorure de chaux). Cela laisse des auréoles, des décolorations, parfois des déformations du papier.

    Purification par perforation

    Les lazarets perçaient les lettres avec :

    • des pinces à pointes,

    • des grilles perforantes,

    • des entailles au couteau.

    Ces perforations permettaient à la fumée ou au liquide de pénétrer dans la lettre. Elles sont aujourd’hui un indice très recherché par les collectionneurs.

    Purification par chaleur

    Certains lazarets utilisaient des étuves chauffées.

    Les lettres présentent alors un papier légèrement bruni ou cassant.

    3. Les lazarets : véritables centres de désinfection

    Les principaux lazarets européens :

  • Marseille (l’un des plus anciens et des plus stricts)

    • Toulon

    • Venise – Lazzaretto Vecchio

    • Livourne

    • Odessa (régulièrement touchée par la peste au XIXᵉ siècle)

    • Malte – Manoel Island

    Ces établissements contrôlaient :

  • les navires,

    • les passagers,

    • les marchandises,

    • et le courrier.

    Chaque lazaret avait ses cachets, marques, mentions manuscrites, qui permettent aujourd’hui d’identifier la procédure appliquée.

    4. Les marques postales sanitaires

    Les lettres purifiées portent souvent :

  • cachets “PURIFIÉ AU LAZARET”,

  • cachets “NETTOYÉ AU VINAIGRE”,

  • cachets “DESINFECTÉ”,

  • cachets “FU[M]IGÉ”,

  • perforations caractéristiques,

    • taches de fumigation,

    • mentions manuscrites des intendants de santé.

    Ces marques sont très recherchées en histoire postale.

    5. Odessa : un cas majeur (1840–1855)

    Odessa, port clé de la mer Noire, est touchée par plusieurs épidémies de peste au XIXᵉ siècle. Les lettres venant d’Odessa sont donc :

  • isolées,

  • fumigées,

  • perforées,

    • marquées par les lazarets de Marseille, Toulon ou Livourne.

    Les enveloppes purifiées d’Odessa 1846 et 1850 sont particulièrement appréciées car elles correspondent à des périodes de vigilance maximale.




Lettre du Baron Albin Roussin Capitaine de vaisseau – Commandant les bâtiments de S.M. aux côtes de l’Amérique méridionale

 

Lettre du Baron Albin Roussin

Capitaine de vaisseau – Commandant les bâtiments de S.M. aux côtes de l’Amérique méridionale

Amazone, Maldonado – 16 janvier 1822

    Monsieur le capitaine
j'ai l'honneur de vous  informer que je me propose de m'absenter incessamment de la division pour quelques jours,votre ancienneté vous appelle à me remplacer aprés mon  départ sur  le Brig "le Curieux",et  vous  hisserez vos marques de commandement,lorsque vous aurez perdu de vue ce bâtiment.
Vous continuerez les réparations dont vous vous occupiez à bord de votre Corvette et vous poursuivrez votre approvisionnement  d'eau,tant pour vous tenir au complet, que pour mettre votre équipage à même de laver son linge à l'eau douce.
Le mauvais temp ne me parait à craindre encore à cette époque de la saison.Toutefois je vous recommande de faire prendre  toutes les mesures de précaution et de sureté que des circonstances toujours possibles  à la mer,bien qu'imprévues pourraient exiger.
J'appelle principalement votre attention ,sur la conservation des équipages;vous priant de ne les exposer que le moins possible aux occasions qui  peuvent faire naître l'envie de déserter.Le plus sûr est de sursoir à toutes punitions de descendre sur le continent  pour d'autres motifs que des corvées surveillées par des officiers ou des élèves.
Continuez de faire donner un repas de viande fraiche aux équipages;et si le fournisseur se relachait sous le rapport de la qualité,ne differez pas de le rappeler sur le champ aux conditions du marché  dont je vous envoye une copie,et qui ne laisse rien d'équivoque sur la bonté des fournitures.
Je tacherai  que mon absence ne se prolonge pas au-delà de 8 ou 10 jours,j'en verrai le terme avec plaisir ,parcequ'à  la satisfaction de me réunir à la division,j'aurai à joindre celle de vous remercier du bon ordre que vous y aurez maintenu,et tout le bon qui s'y sera fait.
Agréez ,je vous prie l'assurance de ma considération la plus parfaite.
P.S.
La chaloupe de la Lyonnaise a coulé à 4 encablures dans le N.O de l'Amazone ou elle a été mouillée sur un grappin,il faudra joindre vos moyens à ceux de l'Amazone pour la draguer et tenter de la retrouver aussitot le retour d'un temps maniable.

Prix de vente : 138 euros

Belle lettre portant l’en‑tête imprimé du Baron Albin Roussin (1781–1854), alors capitaine de vaisseau, officier de la Légion d’honneur, chevalier de Saint‑Louis, décoré de l’ordre russe de Saint‑Wolodimir, et commandant les bâtiments de Sa Majesté stationnés aux côtes de l’Amérique méridionale.

Document daté de l’Amazone, à Maldonado, le 16 janvier 1822, adressé à Monsieur Massieu, capitaine de frégate, commandant la corvette L’Espérance.

Contenu du document

La lettre, sur papier à en‑tête imprimé, témoigne des communications officielles entre deux commandants de la Marine royale en mission sur les côtes sud‑américaines. Elle illustre les échanges opérationnels entre :

  • le capitaine de vaisseau Roussin,

  • et le capitaine de frégate Massieu,

  • au sujet des bâtiments Amazone et L’Espérance, deux unités engagées dans les stations navales françaises en Amérique du Sud.

Ce type de correspondance est typique des missions diplomatiques, de surveillance maritime et de protection des intérêts français dans la région au début de la Restauration.

Intérêt historique

Pièce recherchée par les collectionneurs de :

  • Marine royale sous Louis XVIII,

  • missions navales en Amérique méridionale,

  • correspondance d’officiers décorés,

    • documents portant en‑tête imprimé d’un commandant de station,

    • archives maritimes de la Restauration.

    La présence d’un en‑tête imprimé nominatif du Baron Roussin — futur amiral, pair de France, et ministre de la Marine — renforce nettement l’intérêt de la pièce.

    État et présentation

    Lettre manuscrite, encre brune, en‑tête imprimé de grande qualité. Document lisible, complet, idéal pour une collection de marine ancienne, officiers de haut rang, ou missions navales outre‑mer.

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    Marine française en Amérique du Sud vers 1820 Contexte général

    Autour de 1820, la présence française en Amérique du Sud est marquée par trois réalités principales :

    1. Explorations scientifiques et hydrographiques

    La France mène plusieurs missions d’exploration dans l’hémisphère sud. L’exemple le plus célèbre est celui de la corvette Uranie, commandée par Louis de Freycinet, engagée dans un tour du monde scientifique entre 1817 et 1820. L’expédition se termine par un naufrage aux îles Malouines en février 1820 . Ces missions contribuent à la cartographie, à l’étude des côtes sud‑américaines et à la présence diplomatique française.

    2. Intérêts commerciaux croissants

     Après la fin des guerres napoléoniennes, la France reprend activement ses échanges avec l’Amérique du Sud.

    Les ports français, notamment Le Havre, intensifient leurs relations avec Rio de Janeiro, Pernambuco et Bahia, profitant de l’ouverture des ports brésiliens aux nations amies du Portugal. Le trafic maritime français vers le Brésil augmente fortement dès 1814–1820, avec des bricks, trois‑mâts et clippers transportant cuir, café, sucre, coton, cacao, etc. .

    3. Contexte géopolitique instableL’Amérique du Sud est alors en pleine guerre d’indépendance contre l’Espagne. Les côtes sont le théâtre d’opérations navales, notamment la prise de Valdivia (Chili) en février 1820 par les forces de Thomas Cochrane et Jorge Beauchef . Cette instabilité oblige les puissances européennes — dont la France — à maintenir des stations navales pour protéger leurs intérêts et surveiller la situation.

    Rôle de la Marine française dans la région

    La Marine française n’est pas engagée dans les combats d’indépendance, mais elle :

  • protège les navires marchands français,

  • observe les mouvements politiques et militaires,

  • maintient une présence diplomatique,

  • assure la sécurité des échanges commerciaux,

  • soutient les missions scientifiques et hydrographiquesC’est dans ce cadre que s’inscrit l’activité d’officiers comme le Baron Albin Roussin, commandant les bâtiments de S.M. stationnés aux côtes de l’Amérique méridionale — exactement le contexte de la lettre de 1822.

  • Albin Reine Roussin (1781–1854)

    Amiral de France Baron Ministre de la Marine

    à Dijon le 21 avril 1781, mort à Paris le 21 février 1854, Albin Roussin est l’une des grandes figures de la Marine française du tournant XVIIIᵉ–XIXᵉ siècle. Il sert successivement sous la République, l’Empire, la Restauration, la Monarchie de Juillet et le Second Empire, ce qui témoigne de sa longévité et de son importance dans l’histoire navale.

    Débuts dans la Marine (1793–1801)

    À 12 ans, il s’engage comme mousse à Dunkerque en décembre 1793. Il sert ensuite sur plusieurs bâtiments :

  • La République, batterie flottante défendant Dunkerque

  • La Chiffonne, canonnière escortant les convois

    • Le Tortu, frégate avec laquelle il navigue en Norvège, Saint‑Domingue et en Europe

    Ces premières années forgent un marin aguerri, habitué aux campagnes lointaines.

    Ascension sous l’Empire (1801–1814

  • Reçu aspirant en 1801, il sert dans la flottille de la Manche, puis embarque sur la frégate Sémillante, opérant dans l’océan Indien contre les navires britanniques. Il participe :

  • à la campagne de l’île de France,

  • à la bataille de Grand Port (1810), seule victoire navale française des guerres napoléoniennes, où il est cité pour sa conduite.

Capturé en 1808 par la frégate britannique HMS Modeste, il est échangé en 1809 et reprend le service.

Napoléon confirme sa promotion au grade de capitaine et lui remet la Légion d’honneur.

Restauration : explorations et commandements (1814–1830)

Sous Louis XVIII, Roussin devient chevalier de Saint‑Louis (1814). Il est brièvement évincé lors des Cent‑Jours, puis réintégré.

Il reçoit plusieurs missions majeures :

  • 1816 : exploration hydrographique des côtes d’Afrique après le naufrage de la Méduse

  • 1819 : exploration des côtes du Brésil

  • 1820 : Louis XVIII lui confère le titre de baron

  • 1821 : commande l’escadre des Antilles

  • 1822 : promu contre‑amiral

C’est précisément dans cette période qu’il commande les bâtiments stationnés aux côtes de l’Amérique méridionale, contexte direct la lettre de 1822.

Monarchie de Juillet : gloire et diplomatie (1830–1848)

Partisan de la Révolution de Juillet, il devient :

  • directeur du personnel au ministère de la Marine (1830)

  • commandant de l’escadre envoyée au Portugal (1831), où il force l’entrée du Tage pour obtenir réparation du roi Dom Miguel

  • vice‑amiral (1831)

    • préfet maritime de Brest (1832)

    • pair de France (1832)

    • ambassadeur à Constantinople

    Il joue un rôle diplomatique majeur dans les affaires navales et commerciales.

  • Second Empire et fin de carrière (1852–1854)

    Élu sénateur en 1852, il reste une figure respectée du monde maritime. Il meurt en 1854, à 72 ans, après plus de 60 ans de service naval

    Distinctions principales

  • Grand‑croix de la Légion d’honneur

  • Commandeur de Saint‑Louis

  • Chevalier de l’ordre russe de Saint‑Vladimir

  • Officier commandeur de l’ordre du Cruzeiro (Brésil)

  • Baron par Louis XVIII

  • Pair de France

  • Ministre de la Marine et des Colonies

  • Ambassadeur à Constantinople




Reçu de paiement – Invalides de la Marine Ajaccio, 20 février 1821

 

Reçu de paiement Invalides de la Marine

Ajaccio, 20 février 1821

Pièce administrative authentique émanant des Invalides de la Marine, institution chargée de gérer les pensions, secours et compensations destinés aux marins ayant servi le Royaume puis l’État. Ce reçu est délivré par le préposé du trésorier des Invalides de la Marine à Ajaccio, attestant la somme versée par un commandant pour le patron et l’équipage après un voyage récemment accompli, conformément au rôle de désarmement.

Contenu du document

Le texte précise :

  • la réception d’une somme due par un patron et son équipage,

  • le voyage effectué,

  • la référence au rôle de désarmement n°…,

  • la date et le lieu : Ajaccio, 20 février 1821

    Ce type de reçu illustre la gestion financière et administrative de la Marine au début de la Restauration, notamment le suivi des voyages, des équipages et des obligations financières liées au service maritime.

    Intérêt historique

    Document recherché par les amateurs de :

  • Marine de la Restauration (1815–1830)

  • Administration navale : trésorerie, invalides, rôles de désarmement

  • Histoire maritime corse, Ajaccio étant un port actif dans les échanges méditerranéens

  • Archives de navigation : voyages, équipages, paiements réglementaires

Les reçus des Invalides de la Marine sont moins courants que les rôles ou quittances ordinaires,

ce qui en fait une pièce intéressante pour une collection spécialisée.

État et présentation

Manuscrit d’époque, encre brune, écriture administrative typique du début du XIXᵉ siècle. Document lisible, complet, idéal pour un collectionneur de marine ancienne.

Prix de vente conseillé

65 euros librairie maritime,la marine apres la chute de l Empire,librairie marine

dimanche 26 juillet 2026

Lettre de nomination vierge – Chirurgien de marine Commission d’examen pour les chirurgiens des navires de commerce Ordonnance du Roi du 4 août 1819

 


Lettre de nomination vierge – Chirurgien de marine

Commission d’examen pour les chirurgiens des navires de commerce

Ordonnance du Roi du 4 août 1819

Ce document est un formulaire officiel émanant du Ministère de la Marine et des Colonies, destiné à nommer un chirurgien chargé

  • d’examiner les chirurgiens des navires de commerce,

  • de vérifier leurs titres et compétences,

  • de contrôler les coffres de médicaments,

  • de vérifier les caisses d’instruments chirurgicaux obligatoires à bord.

C’est une pièce administrative vierge, donc jamais utilisée, ce qui la rend particulièrement intéressante pour les collectionneurs.

Contexte historique

L’ordonnance du 4 août 1819 impose une réglementation stricte :

  • les navires de commerce doivent embarquer un chirurgien diplômé,

  • les coffres de médicaments doivent être contrôlés,

  • les instruments chirurgicaux doivent être conformes,

  • les chirurgiens doivent être examinés par une commission officielle.

Cette lettre de nomination est précisément le document permettant de désigner un médecin examinateur dans un port (Brest, Rochefort, Toulon, Bordeaux, Nantes, etc.

Pourquoi ce document est rare ?

Parce que :

  • les formulaires vierges étaient imprimés en très petit nombre,

  • ils étaient remplis immédiatement et rarement conservés,

  • ils étaient détruits ou recyclés lorsqu’ils devenaient obsolètes,

  • ils témoignent du fonctionnement interne de la Marine royale.

👉 Une pièce vierge = un témoin administratif intact, ce qui est très recherché.

Intérêt pour les collectionneurs

Ce document touche à :

  • l’histoire de la médecine maritime,

  • la réglementation sanitaire des navires,

  • les commissions d’examen,

  • les ports de commerce,

  • la Marine royale sous Louis XVIII

    Les pièces liées aux chirurgiens de marine sont très demandées, car elles illustrent un aspect essentiel de la vie maritime : la santé à bord.

    Prix de vente conseillé

    Pour une lettre de nomination vierge, propre, lisible, complète :librairie maritime,la marine apres la chute de l Empire,librairie marine

     

    Ordonnance du Roi 4 août 1819

    Réglementation des chirurgiens des navires de commerce et des coffres de médicaments

    L’ordonnance royale du 4 août 1819 est un texte majeur de la Marine sous la Restauration. Elle impose une réglementation stricte concernant :

  • les chirurgiens embarqués sur les navires de commerce,

  • les coffres de médicaments,

  • les caisses d’instruments chirurgicaux,

  • les commissions d’examen chargées de vérifier les compétences des chirurgiens.

    Le chirurgien de marine était un personnage essentiel à bord des navires militaires et des navires de commerce. Il cumulait les rôles de :

  • médecin,

  • chirurgien,

  • pharmacien,

  • responsable sanitaire,

  • inspecteur des coffres de médicaments,

    • gestionnaire des instruments chirurgicaux.

    C’était l’un des postes les plus techniques de la Marine.

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