Commission de garde‑côte – Île d’Oléron
17 mars 1839 – Marine royale – Quartier maritime d’Oléron
Prix conseillé : 80–100 euros selon présentation
"l'Histoire est un roman qui a été...."
Prix conseillé : 80–100 euros selon présentation
Prix : 80 euros
Ensemble de trois lettres commerciales manuscrites, expédiées depuis Lima entre 1838 et 1839, en pleine période de tensions navales liées aux corsaires mexicains et aux opérations de la Marine française dans le Pacifique et au Mexique.
Ces lettres, adressées à la maison Delbas & fils, mêlent affaires commerciales, expéditions de métaux précieux, inquiétudes maritimes, et informations sur les mouvements des navires corsaires. Un témoignage rare de la vie commerciale dans le Pacifique sud au moment où les corsaires mexicains multiplient les prises.
Expédition d’une caisse n° AP contenant :
six lingots d’or,
quatre‑vingt‑dix marcs d’argent (poids espagnol).
Instructions pour expédier les matières à Paris si le destinataire n’est pas à Bordeaux.
Demande d’envoi de balances et poids adaptés aux marcs espagnols.
Mention capitale :
Le navire L’Edmond du Havre, armé en corsaire au Callao, est poursuivi par sept navires de guerre. Il a dû faire sauter deux navires transport qu’il avait pris.
Indication sur les droits de sortie et la situation locale : “Mr … continue à être très calme”.
Informations commerciales sur les cargaisons en partance.
Inquiétudes persistantes concernant les corsaires mexicains et les risques de capture.
Conseils pour sécuriser les expéditions de métaux précieux.
Suivi des expéditions précédentes.
Nouvelles du trafic maritime dans le Pacifique.
Mention de navires surveillés ou inquiétés par les corsaires.
À cette époque, le Mexique délivre des lettres de marque à des corsaires opérant dans le Pacifique. Leur activité inquiète fortement :
les maisons de commerce,
les navires français,
les armements du Callao,
les routes entre le Pérou, le Chili et le Mexique.
Les corsaires mexicains interceptent des navires marchands, saisissent des cargaisons, et obligent parfois les capitaines à saborder leurs prises pour éviter la capture — exactement ce que décrit la lettre du 17 décembre 1838.
Ensemble homogène de trois lettres commerciales couvrant six mois d’activité.
Thème rare : corsaires mexicains, commerce du Pacifique, expéditions d’or et d’argent.
Mentions précises de navires corsaires, poursuites, captures, explosions de transports.
Idéal pour collections sur :
la Marine du XIXᵉ siècle,
le commerce sud‑américain,
les corsaires,
les routes du Pacifique,
es correspondances commerciales anciennes.
80 euros librairie maritime,la marine apres la chute de l Empire,librairie marine
Lettre commerciale manuscrite expédiée de Lima le 12 avril 1839, adressée à M. V. Delbos & fils à Bordeaux. Elle traite :
de l’expédition d’échantillons de laine de la Sierra,
de la plantation du coton dans les provinces d’Ica et de Chancay,
des prix locaux (3 L 4 l’arroba de 25 livres espagnoles),
des difficultés d’expédition maritime,
et surtout des risques liés aux corsaires mexicains, qui poussent les négociants à éviter les navires français.
C’est un témoignage rare de la vie commerciale dans le Pacifique sud au moment où les corsaires mexicains multiplient les prises.
Échantillons de laine Envoi de deux petits ballots de laine de la Sierra, destinés à servir d’échantillons. Tentative avortée de les charger sur La Gabriella.
Commerce du coton Forte activité dans la province d’Ica. Prix : 3 L 4 l’arroba (25 livres espagnoles). Mention d’une grande plantation de 500 000 pieds appartenant à un compatriote, M. Allier, à Chancay.
Problèmes climatiques Les vents du sud‑est, parfois violents, gèlent les cotonniers ou altèrent leur qualité.
Demande d’analyse d’échantillons Envoi prochain d’un échantillon pour obtenir des renseignements sur la qualité.
Presse et journaux Des journaux sont envoyés via M. Dupouil pour mieux décrire la situation locale.
Inquiétudes maritimes Absence de nouvelles du navire L’Amanda, dont la cargaison est déjà vendue. Les nouvelles de la guerre entre la France et le Mexique incitent les négociants à éviter les navires français.
Décision stratégique :
Les fonds sont chargés sur le navire sarde L’Octavia Carolina, plutôt que sur un navire français, car le gouvernement mexicain a envoyé des lettres de marque au nord de l’Amérique.
Cette phrase est capitale : elle montre la peur réelle des corsaires mexicains et l’impact direct sur le commerce international.
Entre 1838 et 1839, le Mexique délivre des lettres de marque à des corsaires opérant dans le Pacifique. Leur activité inquiète fortement :
les maisons de commerce du Pérou et du Chili,
les navires français,
les routes entre Callao, Valparaíso, Veracruz et les ports mexicains.
Les corsaires interceptent des navires marchands, saisissent des cargaisons, et obligent parfois les capitaines à saborder leurs prises pour éviter la capture.
ces lettres sont un témoignage direct de cette situation
Correspondance commerciale rare, très vivante.
Thème recherché : corsaires mexicains, commerce du Pacifique, coton et métaux précieux.
Mention de plantations, prix, vents, cargaisons, navires, journaux.
Idéal pour collections sur :
la Marine du XIXᵉ siècle,
le commerce sud‑américain
les corsaires,
les routes du Pacifique,
les correspondances anciennes.
La mention “Mr V. Delbos & fils, Bordeaux” renvoie à une maison de commerce bordelaise active dans les années 1830‑1840, recevant :
des échantillons de laine,
des cargaisons de coton,
des métaux précieux (lingots d’or, marcs d’argent),
des journaux et informations sur les marchés sud‑américains.
Les maisons de Lima, Callao ou Chancay utilisaient fréquemment Bordeaux comme point d’entrée pour leurs marchandises, avant redistribution vers Paris, Nantes, Le Havre, ou les ateliers spécialisés (balances, poids, raffinage, filatures).
Dans tes lettres, Delbos & fils apparaît comme :
le destinataire principal des expéditions,
l’interlocuteur chargé de réexpédier les matières vers Paris si nécessaire,
le fournisseur de balances et poids adaptés aux marcs espagnols,
le partenaire chargé d’évaluer la qualité des cotons envoyés depuis le Pérou.Delbos & fils est donc un pivot commercial entre le Pacifique sud et la France métropolitaine.
Extrait des Annales maritimes (1839) Prix : 80 euros
Extrait imprimé des Annales maritimes de 1839, relatant l’attaque et la prise de la forteresse de Saint‑Juan d’Ulloa (Mexique) par la division navale française commandée par le contre‑amiral Baudin, le 27 novembre 1838.
Cet épisode constitue le moment décisif de la guerre franco‑mexicaine, dite guerre des Pâtisseries, où la Marine française mène une opération spectaculaire contre l’une des forteresses les mieux armées de la côte mexicaine.
La division navale française mobilise un ensemble impressionnant de forces :
Frégates : Néréide, Gloire, Yphigénie, Médée
Corvettes : Créole, Naïade
Bricks :
Oreste, Cuirassier, Lapeyrouse, Alleiade, Voltigeur
Bricks du capitaine Du Petit‑Thouars : Zèbre, Éclipse, Dunois
Bombardes : Cyclope, Vulcain
Corvettes de charge : Caravane, Fortune, Sarcelle
Bateaux à vapeur : Métèore, Phaéton
Cet ensemble montre la puissance de la flotte française déployée pour réduire une forteresse réputée imprenable.
L’attaque de Saint‑Juan d’Ulloa est l’un des faits d’armes les plus marquants de la Marine française au XIXᵉ siècle :
La forteresse, armée de lourds canons, défend l’accès au port de Veracruz.
Le contre‑amiral Baudin mène une opération combinée : frégates, bombardes, bricks, vapeur.
Le bombardement français force la reddition de la forteresse en quelques heures.
L’action est saluée dans les Annales maritimes comme un modèle de puissance navale et de coordination tactique.
Cet extrait est un témoignage direct de cet événement, publié l’année suivante.
Pièce liée à un grand fait d’armes naval de la Monarchie de Juillet.
Extrait des Annales maritimes, source officielle de la Marine française.
Liste complète des bâtiments engagés : frégates, corvettes, bricks, bombardes, vapeurs.
Idéal pour collections sur :
la Marine du XIXᵉ siècle,
les opérations navales outre‑mer,
le contre‑amiral Baudin,
la guerre franco‑mexicaine.
80 euros librairie maritime,la marine apres la chute de l Empire,librairie marine
Prix : 200 euros
Document imprimé et signé par François d’Orléans, Prince de Joinville, fils du roi Louis‑Philippe, alors vice‑amiral et commandant de la frégate La Belle‑Poule. Il s’agit du signalement officiel d’un déserteur de l’équipage, rédigé à Naples, le 9 juillet 1842.
Ce type de pièce est rare, car les signalements de déserteurs étaient des documents de service, souvent détruits après usage. La présence de la signature du Prince de Joinville en fait une pièce de collection de premier ordre.
Matelot de 3ᵉ classe, né le 27 octobre 1821 à Pontrieux (Côtes‑du‑Nord). Fils d’Yves Marie et de Marie‑Jeanne Lemillier.Signalement physique : taille 1 m 60, cheveux châtains, yeux châtains, front moyen.Dates : absent le 5 juillet 1842, déclaré déserteur le 9 juillet.
Arrestation :arrêté par la police et remis aux autorités le 22 juillet 1842.Mention du bâtiment : frégate La Belle‑Poule, en station en Méditerranée.
Signature : François d’Orléans, Prince de Joinville, vice‑amiral.
Document clair, lisible, avec toutes les mentions réglementaires.
Le Prince de Joinville, troisième fils de Louis‑Philippe, est l’une des grandes figures de la Marine française :
officier brillant,
futur contre‑amiral,
commandant de La Belle‑Poule,
chargé en 1840 de ramener les cendres de Napoléon depuis Sainte‑Hélène.En 1842, il commande la frégate en Méditerranée. Les signalements de déserteurs sont alors des documents essentiels pour la discipline des équipages, surtout dans les ports étrangers où les désertions sont fréquentes.
librairie maritime,la marine apres la chute de l Empire,librairie marine Prix conseillé 200 euros
Pièce signée par le Prince de Joinville, très recherchée.Document de discipline navale, rarement conservé.Mention d’un marin identifié, avec signalement complet.
Contexte prestigieux : La Belle‑Poule, bâtiment emblématique de la Monarchie de Juillet.
Idéal pour collections de :
Marine du XIXᵉ siècle,
famille d’Orléans,
discipline et administration navale,
documents de bord.
La désertion était l’un des délits les plus sévèrement punis dans la Marine du XIXᵉ siècle. Elle mettait en danger :
la sécurité du bâtiment,
la discipline de l’équipage,
la responsabilité du commandant,
et parfois même les missions diplomatiques (comme celles de La Belle‑Poule).
Les punitions étaient strictes, codifiées, et appliquées sans indulgence.
Arrestation immédiate Le déserteur était remis aux autorités militaires dès qu’il était retrouvé (comme dans ton document : arrêté par la police le 22 juillet 1842).
Perte de solde Le marin perdait sa solde pour toute la période d’absence.
Prison militaire Peine fréquente :quelques jours à plusieurs semaines,parfois au boulet (entraves),
ou en cachot dans les ports militaires (Toulon, Brest, Rochefort).Travaux forcés à bord Corvées pénibles, souvent publiques, pour marquer l’exemple.
Dégradation disciplinaire Le marin pouvait être rétrogradé ou perdre son grade (matelot de 3ᵉ classe, etc.)Marquage administratif Le déserteur était inscrit dans les registres comme “déserteur”, ce qui suivait toute sa carrière..
peines de fers,embarquement disciplinaire sur un bâtiment de punition.
Mais dans la majorité des cas — comme celui de Joseph‑Marie Bernard en 1842 — la sanction restait prison + perte de solde + punition disciplinaire.
6 pages manuscrites – Critique de l’administration navale Prix : 80 euros
Important document manuscrit de 6 pages, attribué au Prince de Joinville, portant sur l’état de la Marine française et sur la nécessité d’une réforme profonde de son organisation. Le texte est rédigé dans un style énergique, critique, et très caractéristique des écrits du Prince, qui fut l’un des principaux réformateurs de la Marine sous la Monarchie de Juillet.
Ce mémoire dénonce :
l’impuissance de l’administration,
l’emploi trompeur des budgets,
la fausse présentation des armements,
l’absence de vision stratégique,
la nécessité de “déchirer le voile” pour examiner la réalité du personnel et du matériel naval.
Critique de l’administration navale Le texte accuse l’administration de “noyer les yeux des chambres dans un déluge de chiffres”, incapables de refléter la réalité de la force navale.
Budgets et armements Les budgets augmentent, mais la Marine “s’appauvrit”. Certains armements comptés au budget “ne peuvent être comptés pour quelque chose que là”.
Rôle du Parlement La Chambre, fatiguée de ne rien obtenir, demande un état détaillé des ressources maritimes pour orienter elle-même l’emploi des fonds.
Analyse de la force navale Le mémoire propose d’examiner ce que la Marine possède réellement, ce qui lui manque, ce qu’il est possible de faire sans dépasser les ressources, et ce qu’il serait dangereux d’entreprendre.
Personnel et matériel Le texte rappelle que toute force navale repose sur deux piliers : le personnel et le matériel — point central des réflexions du Prince de Joinville.
Document dense, structuré, et d’une grande cohérence intellectuelle.
Le Prince de Joinville, fils de Louis‑Philippe, est l’une des grandes figures de la Marine française :
officier brillant,
futur contre‑amiral,
auteur de plusieurs mémoires sur la réforme navale,
défenseur d’une Marine moderne, efficace, débarrassée des lourdeurs administratives.
Ses écrits sont connus pour leur franchise, leur ton direct, et leur vision stratégique. Ce document s’inscrit parfaitement dans cette tradition.
Manuscrit attribué à une figure majeure de la Marine du XIXᵉ siècle.
Thème rare : organisation de la Marine, critique administrative, politique navale.
Pièce idéale pour collections sur :
la Monarchie de Juillet,
les réformes navales,
les écrits du Prince de Joinville,
l’histoire du personnel et du matériel naval.
Manuscrit de 6 pages, encre brune, écriture nette, document complet et lisible.
80 euros librairie maritime,la marine apres la chute de l Empire,librairie marine
Prix : 450 euros (encadrée)
Superbe document officiel “De par le Roi”, daté du 16 août 1838, par lequel Sa Majesté désigne Monseigneur le Prince de Joinville (François‑Ferdinand‑Philippe‑Louis‑Marie d’Orléans), alors capitaine de corvette, pour prendre le commandement de la corvette La Créole en armement au port de Brest.
La pièce est signée par le ministre d’État de la Marine et des Colonies, et ordonne formellement que tous les officiers, marins et soldats reconnaissent Son Altesse Royale comme commandant légitime du bâtiment et lui obéissent en tout ce qu’il prescrira pour le service du Roi.
Document de prestige, lié à l’un des membres les plus célèbres de la famille d’Orléans.
Nomination royale du Prince de Joinville au commandement de La Créole.
Ordre de remise du bâtiment à Son Altesse Royale.
Obligation pour l’équipage de reconnaître son autorité et d’obéir à ses ordres.
Mention du port de Brest, lieu d’armement de la corvette.
Formule solennelle : “De par le Roi”.
Signature du ministre de la Marine et des Colonies.
Datation : Paris, 16 août 1838.
Le Prince de Joinville, troisième fils du roi Louis‑Philippe, est l’une des grandes figures de la Marine française du XIXᵉ siècle :
officier brillant,
futur contre‑amiral,
commandant de plusieurs bâtiments,
acteur majeur de l’expédition de Saint‑Jean‑d’Ulloa,
célèbre pour avoir ramené en France les cendres de Napoléon en 1840.
Cette nomination marque une étape importante dans sa carrière, alors qu’il prend le commandement d’une corvette en service actif.
Document royal rare, lié à un membre de la famille d’Orléans.
Pièce prestigieuse pour collectionneurs de Marine du XIXᵉ siècle, de monarchie de Juillet, ou de documents signés par les ministres de la Marine.
Importance du bâtiment :La Créole, corvette en armement à Brest, affectée aux missions outre‑mer.
450 euros (encadrée) librairie maritime,la marine apres la chute de l Empire,librairie marine
La nomination du Prince de Joinville au commandement de la corvette La Créole est un acte officiel de la Monarchie de Juillet, émis “De par le Roi” le 16 août 1838. Le document ordonne que le bâtiment, en armement au port de Brest, soit remis à Son Altesse Royale, et que tous les officiers, marins et soldats reconnaissent son autorité en tant que commandant.
Ce type de nomination est rare, car il concerne un membre direct de la famille royale, et marque une étape importante dans la carrière d’un officier appelé à devenir l’une des grandes figures de la Marine française.
François‑Ferdinand‑Philippe‑Louis‑Marie d’Orléans, troisième fils du roi Louis‑Philippe, est alors :
capitaine de corvette,
officier brillant,
promis à une carrière prestigieuse,
futur contre‑amiral,
futur commandant de La Belle‑Poule, chargée en 1840 de ramener les cendres de Napoléon depuis Sainte‑Hélène.La nomination de 1838 lui confie son premier commandement d’importance, sur un bâtiment actif, destiné aux missions outre‑mer.
Prix conseillé : 85 euros
Important document émanant du Conseil de santé de Toulon, daté de 1835, exposant les mesures hygiéniques à observer à bord des bâtiments de l’État. Il s’agit d’un texte officiel destiné aux commandants de navires, afin de prévenir ou limiter la propagation des maladies contagieuses qui sévissent alors sur une grande partie du littoral méditerranéen.
Ce type d’instruction sanitaire est rare, car il touche à un domaine très spécifique : la médecine
navale et la prévention épidémique dans les ports et à bord.
Mesures de prévention à terre : permissions strictement limitées, réservées aux hommes sobres et tempérés ; interdiction totale de communication avec la terre en cas de maladie suspecte.
Hygiène du navire : propreté extérieure et intérieure, surveillance des ponts, entretien des locaux.
Fumigations Guytoniennes : continuation obligatoire, avec possibilité d’aspersions d’eau chlorurée.
Vêtements et protection des marins : port constant des vêtements d’hiver, chemises de laine, chaussettes de laine dans les pays froids ou humides.
Linge et lavage : lavage à l’eau douce si la navigation le permet.
Autres recommandations : discipline sanitaire, surveillance des comportements, prévention des contagions à bord.
Document manuscrit/imprimé très lisible, complet, et représentatif des pratiques sanitaires de la Marine française dans les années 1830.
Au début du XIXᵉ siècle, la Méditerranée est régulièrement touchée par des maladies contagieuses : fièvres, choléra, dysenteries, affections pulmonaires. La Marine met alors en place des protocoles stricts, inspirés des lazarets et des pratiques de purification :
contrôle des permissions,
isolement des équipages,
fumigations chimiques (méthode Guyton de Morveau),
usage de l’eau chlorurée,
discipline vestimentaire pour éviter les refroidissements,
hygiène rigoureuse des ponts et des logements.
Ce document de 1835 est un témoignage direct de ces pratiques, rarement conservé.
Pièce liée à la médecine maritime, domaine très recherché.
Document officiel d’un Conseil de santé naval, rarement disponible sur le marché.
Thème fort : prévention épidémique dans la Marine royale/monarchie de Juillet.
Idéal pour une collection sur :
la Marine du XIXᵉ siècle,
les mesures sanitaires,
les ports de Toulon,
l’histoire des fumigations Guytonienne
85 euros librairie maritime,la marine apres la chute de l Empire,librairie marine
En 1835, la Marine française applique des règles d’hygiène très strictes à bord de ses bâtiments, en particulier dans les ports et stations de Méditerranée, où sévissent des maladies contagieuses (fièvres, choléra, dysenteries). Les Conseils de santé, comme celui de Toulon, émettent des instructions destinées aux commandants pour prévenir l’apparition ou limiter la propagation des maladies à bord
Permissions à terre Descente à terre strictement limitée. Réservée aux hommes sobres et tempérés. En cas de maladie suspecte à terre : communication interdite.
Propreté du navire Vigilance constante :
ponts,
entreponts,
logements,
extérieur du navire. La salubrité est considérée comme un moyen de prévention majeur.
Fumigations Guytoniennes Fumigations obligatoires pour purifier l’air. Possibilité d’utiliser des aspersions d’eau chlorurée, méthode récente et très appréciée des médecins de marine.
Vêtements des marins Port constant des vêtements d’hiver. Chemises de laine dans les pays froids ou humides. Recommandation de chaussettes de laine pour éviter les refroidissements.
Lavage du linge Lavage à l’eau douce lorsque la navigation le permet.L’eau salée est jugée irritante et peu hygiénique.
La Marine française, confrontée aux épidémies méditerranéennes, adopte une politique sanitaire inspirée :
des lazarets,
des méthodes chimiques modernes (chlore, fumigations),
de la discipline navale,
des observations des médecins embarqué
Objectifs :
Protéger les équipages, souvent exposés à des ports insalubres.
Empêcher l’introduction de maladies dans les arsenaux (Toulon, Brest, Rochefort).
un document de 1835 est un témoignage direct de cette politique sanitaire, rarement conservée.
Prix conseillé : 390 euros
Important dossier administratif relatif au sauvetage du vaisseau Le Superbe, naufragé à Parkia, dans l’île de Paros (Cyclades). L’ensemble, daté de 1835, émane des autorités maritimes françaises et documente :
les objets perdus mais “existants réellement à la mer”, susceptibles d’être retirés ;
les dépenses mensuelles engagées pour les opérations de sauvetage ;
l’état de situation au 30 juin 1835 ;
les instructions et rapports transmis à Paris, datés du 25 septembre 1835.
Ce type de dossier est extrêmement rare, car les documents de sauvetage étaient des pièces de travail, souvent détruites après clôture des opérations.
État des objets non retrouvés Liste des objets perdus lors du naufrage, mais signalés comme “existants réellement à la mer”, avec indications permettant de tenter une récupération.
État détaillé des dépenses mensuelles Tableau précis des frais engagés pour le sauvetage : main‑d’œuvre, matériel, embarcations, plongées, transports, etc.
État de situation au 30 juin 1835 Rapport administratif sur l’avancement des
opérations, les objets retirés, les pertes définitives, et les dépenses cumulées.
Lettre de Paris, 25 septembre 1835 Document officiel sur l’organisation du sauvetage, les objets à rechercher, et les instructions données aux agents sur place.
Ensemble homogène, cohérent, couvrant toutes les phases du sauvetage : pertes, récupération, dépenses, rapports.
Dossier complet sur un naufrage en Méditerranée orientale, région où les pertes de navires étaient fréquentes.
Témoignage direct des méthodes de sauvetage de la Marine française dans les années 1830.
Documents rares : les états de dépenses, listes d’objets et rapports de situation sont presque introuvables sur le marché.
Pièce idéale pour collectionneurs de Marine du XIXᵉ siècle, de naufrages, ou d’archives relatives aux Cyclades.
Permet de suivre la logistique, les coûts, et les techniques de récupération utilisées avant l’ère moderne.
Documents manuscrits et imprimés d’époque, encre brune, formats variés. Dossier propre, lisible, complet, prêt à être présenté ou intégré dans un ensemble thématique.
390 euros
Le vaisseau Le Superbe, bâtiment de la Marine française, fait naufrage en 1835 dans les eaux de Parkia, près de l’île de Paros (Cyclades). Cette zone, très fréquentée par les navires marchands et militaires, était réputée pour ses fonds irréguliers, ses passes étroites, et ses mouillages difficiles, ce qui explique la fréquence des sinistres dans l’archipel.
Le naufrage entraîne :
la perte d’une partie du matériel,
la dispersion d’objets « existants réellement à la mer »,
l’ouverture d’une opération de sauvetage supervisée depuis Paris.
le dossier reflète précisément cette phasenventaires, états de dépenses, rapports de situation, et instructions pour tenter de retirer ce qui peut encore l’être.
Le Superbe est un vaisseau de ligne de la Marine française, appartenant à la grande famille des bâtiments de guerre à trois mâts utilisés entre la fin du XVIIIᵉ et le début du XIXᵉ siècle. Ces vaisseaux étaient destinés :
aux escadres de haute mer,
escadres de haute mer,
aux missions de présence navale en Méditerranée,
au transport de matériel, d’artillerie et de personnels,
à la protection du commerce français dans les zones sensibles.
Au début des années 1830, plusieurs vaisseaux anciens étaient encore employés pour des missions de transport ou de station, notamment dans le Levant et les Cyclades, où la France entretenait une présence régulière.
Prix conseillé : 210 euros
Document administratif rare relatif à la surveillance du commerce maritime français au début de la Monarchie de Juillet. Il s’agit d’un tableau officiel tenu par la frégate L’Herminie (anciennement L’Endymion), chargée d’enregistrer l’arrivée et le départ des bâtiments du commerce français dans les différents ports où elle devait être mouillée.
Ce type de tableau était utilisé par les frégates en station pour :
contrôler la circulation des navires marchands,
vérifier les pavillons,
noter les dates d’entrée et de sortie,
assurer la sécurité commerciale et la présence française dans les ports étrangers.
Contrôler les mouvements commerciaux : dates d’arrivée, de départ, cargaisons, pavillons.
Assurer la présence française dans les zones stratégiques (Méditerranée, Levant, Antilles).
Prévenir les actes de piraterie, encore fréquents dans certaines régions.
Collecter des données commerciales pour le ministère de la Marine et des Colonies.
Les frégates en station tenaient des tableaux officiels recensant :
les navires français entrant ou quittant le port,
leur port d’origine,
leur destination,
leur type de cargaison,
les dates précises de mouvement.Ces tableaux étaient ensuite transmis au ministère pour alimenter les Annales maritimes, les rapports de commerce, et les statistiques navales.
Tableau daté du 1er mai 1831, début de la période d’observation.
Mention de la frégate L’Herminie, bâtiment chargé de la tenue du registre.
Indications sur les ports visités, les navires français, leurs mouvements, et leur activité commerciale.
Document administratif d’époque, en format in‑folio, clair et lisible.
Ce type de tableau est rarement conservé : il s’agit d’un outil de travail naval, généralement détruit ou archivé dans les dépôts officiels.
Témoignage direct de la surveillance maritime française dans les années 1830.
Document lié à la frégate L’Herminie, bâtiment actif dans les stations navales et missions de présence.
Pièce idéale pour collectionneurs de Marine du XIXᵉ siècle, de commerce maritime, ou d’archives relatives aux stations navales françaises.
Permet de comprendre la logistique commerciale, les routes, et la fréquence des navires français dans les ports étrangers.
Document in‑folio, manuscrit/imprimé selon les sections, encre d’époque, lisible et propre. Pièce solide, prête à être présentée ou intégrée dans un dossier thématique.
210 euros librairie maritime,la marine apres la chute de l Empire,librairie marine
Prix conseillé : 160 à 200 euros
Lettre officielle émanant du ministère de la Marine et des Colonies, datée du 28 octobre 1835, et signée par l’amiral Louis‑Isidore Duperrey, pair de France, alors ministre de la Marine. Elle répond à une demande formulée le 16 octobre 1835 concernant la publication d’une carte géographique destinée aux Annales maritimes.
Duperrey annonce qu’il donne ordre au Directeur général du Dépôt des cartes et plans de faire tirer et remettre 800 exemplaires de la carte intitulée :
Carte des parties connues du globe, dressée par M. Gressier sur la projection de Mercator, publiée cette année par le Dépôt.
L’exemplaire joint à la demande doit servir de spécimen pour le papier à employer.
La lettre se conclut par la formule de respect du ministre, suivie de sa signature manuscrite.
Réponse du ministre à une demande datée du 16 octobre 1835.
Ordre donné au Directeur général du Dépôt pour l’impression de 800 exemplaires.
Mention de la carte de Gressier, projection de Mercator, publiée en 1835.
Utilisation d’un exemplaire‑spécimen pour déterminer le papier.
Formule de politesse administrative.
Signature de l’amiral Duperrey, pair de France, ministre de la Marine et des Colonies.
Document lié à la production cartographique officielle du Dépôt des cartes et plans.
Témoignage direct de la diffusion des cartes dans les Annales maritimes, publication majeure de la Marine française.
Présence d’une signature recherchée :
Louis‑Isidore Duperrey, explorateur, hydrographe, circumnavigateur, ministre.
Mention d’un cartographe identifié :
Gressier, auteur de la carte.
Pièce idéale pour collectionneurs de Marine du XIXᵉ siècle, cartographie, publications navales, ou documents du Dépot des cartes et plans.
Manuscrit administratif d’époque, encre brune, écriture nette. Document propre, lisible, avec toutes les mentions utiles.
160 à 200 euros, selon l’état et la qualité de la signature librairie maritime,la marine apres la chute de l Empire,librairie marine
La carte de Gressier citée dans La lettre du 28 octobre 1835 est une carte géographique officielle produite par le Dépôt des cartes et plans de la Marine, l’organisme chargé de la cartographie navale française.
Elle porte le titre :
Carte des parties connues du globe, dressée par M. Gressier sur la projection de Mercator.
Gressier est un ingénieur hydrographe du Dépôt, auteur de plusieurs cartes générales destinées à l’enseignement naval et aux publications officielles.
La carte représente les régions connues du monde en 1835, selon les standards hydrographiques de la Marine.
Elle est réalisée sur la projection de Mercator, projection classique pour la navigation, permettant de tracer des routes maritimes rectilignes.
Elle est publiée par le Dépôt des cartes et plans, ce qui garantit son caractère officiel et son usage dans les écoles navales, les stations, et les Annales maritimes.
Parce que cette carte devait être insérée ou distribuée avec les Annales maritimes, grande publication technique de la Marine française. Duperrey, alors ministre, autorise donc un tirage spécial pour cette diffusion.
Document lié à la cartographie navale officielle.
Mention d’un tirage massif ordonné par le ministre.
Référence directe au Dépôt des cartes et plans, institution centrale de la Marine.
Signature de Duperrey, hydrographe et explorateur, ce qui renforce l’intérêt.
Superbe lot documentaire relatif à l’armée navale engagée dans l’expédition d’Afrique de 1830, opération qui conduisit à la prise d’Alger par les forces françaises.
L’ensemble se compose de documents manuscrits et imprimés, de formats in‑folio et divers, tous d’époque, et couvrant plusieurs aspects essentiels de la préparation et de la conduite des opérations navales.
Ordres du jour : organisation quotidienne, consignes aux équipages, dispositions de service.
Numéros et listes de navires engagés dans l’expédition : répartition des bâtiments, affectations, composition des divisions.
Mémoires manuscrits : notes internes, dispositions d’attaque, instructions pour le mouillage de l’armée navale.
Ordres et instructions pour l’attaque : directives tactiques, positionnement des bâtiments, coordination terre‑marine.
Documents imprimés : extraits officiels, communications, textes réglementaires distribués
aux officiers.
Ensemble homogène, riche, idéal pour comprendre la logistique navale, la préparation stratégique et le déploiement des forces françaises lors de l’expédition.
Témoignage direct de la première grande opération amphibie française du XIXᵉ siècle.
Documents rares, souvent conservés dans les archives militaires et rarement disponibles sur le marché.
Ensemble précieux pour collectionneurs de Marine royale, d’expéditions coloniales, ou d’archives relatives à la prise d’Alger.
Permet de suivre la structure de commandement, les dispositions navales, et la coordination entre les bâtiments.
Documents manuscrits et imprimés d’époque, encre brune, papiers variés. Lot cohérent, lisible, idéal pour un dossier historique ou une présentation thématique.librairie maritime,la marine apres la chute de l Empire,librairie marine
Lot in‑folio, formats divers – Documents manuscrits & imprimés
Très bel ensemble documentaire relatif à l’armée navale engagée dans l’expédition d’Afrique de 1830, sous le commandement de l’amiral Duperré, chef de l’escadre chargée du débarquement et des opérations navales ayant conduit à la prise d’Alger.
Ce lot réunit plusieurs ordres du jour imprimés, tous d’époque, ainsi que des correctifs et tableaux de répartition, permettant de suivre avec précision la préparation, l’organisation et la conduite des opérations navales françaises au printemps et à l’été 1830.
Ordre du jour imprimé de l’amiral Duperré – 18 mai 1830 Débarquement des troupes : dispositions générales, organisation des divisions, coordination terre‑marine. Débarquement 18 mai 1830
Ordre du jour imprimé – Sidi Ferruch, 20 juin 1830 Bilan de l’expédition après le débarquement et les premières opérations. Sidi Ferruch 20 juin 1830
Correctif imprimé de l’amiral Duperré – Rade de Toulon, 21 mai 1830 Rectification du tableau de répartition des troupes d’infanterie pour le débarquement. Correctif 21 mai 1830
Ordre du jour imprimé – Rade de Toulon, 19 septembre 1830 Destination des bâtiments de l’expédition après les opérations principales. Destinations 19 septembre 1830
Ordre du jour imprimé – Rade de Toulon, 25 mai 1830 Organisation du remorquage des bâtiments de l’expédition. Remorquage 25 mai 1830
Ensemble homogène, rare, couvrant les phases clés de l’expédition : préparation à Toulon, embarquement, débarquement à Sidi Ferruch, organisation des troupes, logistique navale, et redistribution des bâtiments après la prise d’Alger.
Documents directement liés à la première grande opération amphibie française du XIXᵉ siècle.
Témoignage exceptionnel de la logistique navale, de la répartition des troupes, et de la coordination des bâtiments.
Présence répétée de l’amiral Duperré, figure centrale de l’expédition.
Lot idéal pour collectionneurs de Marine royale, d’expéditions coloniales, ou d’archives relatives à la prise d’Alger.
Permet de suivre jour par jour la stratégie navale française en 1830.
Documents imprimés d’époque, formats in‑folio et divers. Ensemble propre, lisible, cohérent, prêt à être présenté ou intégré dans un dossier historique.