jeudi 23 décembre 2021

portulan

 

                                 Résultat : 150 000EUR

Carte de la Méditerranée. Messine, Placidus Caloiro et Oliva, 1649. Grande carte manuscrite et coloriée sur une pièce de vélin (88,5 x 47 cm). Superbe carte-portulan enluminée sur vélin représentant le bassin méditerranéen. Dans la partie supérieure de la feuille, découpée en triangle et qui sert de fermoir, belle vignette représentant la Vierge et l'enfant (70 mm), avec l'inscription suivante en lettres dorées: Placidus Caloiro et Oliva fecit in nobili urbe esemprari Messane Anno 1649. Les noms des localités côtières, très serrés, sont tracés à l'encre rouge ou bistre; ceux des villes et des États à l'encre rouge sont de plus grand format: Marocco, Tremizen, Alger, Barbaria, Tunis, Tripuli, Cairo, F[iume] Nillo, Arabia, Egitto, Mare Russo, Ierusaleme, Suria, Aleppo, Ermenia, P. Gallo [i.e. Portogallo], Landrosia, Galicia, Granata, Valencia, Aragon, Barsalona, Francia, Provencza, Savoia, Lonbardia, Friul, Scavonia, Lalimagnia, Dalmatia, Grecia, Ungaria, Russia, Rumania, Pulachi, Mare Magiori seu nigro. Les villes et pays les plus importants, représentés par 14 groupes de bâtiments, sont surmontés de leur drapeau en couleur. La Terre Sainte est figurée par un calvaire surmonté de trois croix. Les îles et archipels sont peints en rouge, vert et bleu. Un trait de peinture bleu souligne le tracé de quelques fleuves, dont le plus important est le Nil. La mer Rouge est coloriée en rouge. Il y a douze roses des vents de petit format, et deux de grand format (86 mm de diamètre), ainsi que deux grands cartouches de style oriental ornés du croissant ottoman. La côte africaine est en outre ornée de deux palmiers. Une dynastie de cartographes. « Comme pour les Maggiolo - et l'époque en a connu plusieurs autres exemples - la cartographie fut un art de famille chez les Olive, originaires de Majorque, mais émigrés en Italie espagnole, où leurs plus anciens représentants, Bartolomeo et Jaume, exerçaient à Messine et à Naples dans la seconde moitié du XVIe siècle. Leurs descendants    





ésultat : 90 000EUR
Isollario del Mediteraneo et Colpho di Venetia [Titre manuscrit sur le premier plat de la reliure]. Sans lieu ni date [Venise, vers 1650-1660]. Manuscrit petit in-4 de (4) et 36 ff.: vélin ivoire souple de l'époque. Rarissime isolario manuscrit réalisé à Venise au milieu du XVIIe siècle: exécuté sur papier, il est conservé dans sa première reliure. L'illustration comprend 36 cartes: 4 à double page (Sicile, Arbe [Croatie], Crète et Chypre), 10 à pleine page (dont la Sardaigne, la Corse, Corfou, etc.) et 22 à mi-page. Ce « livre des îles », atlas calligraphié et illustré avec le plus grand soin, était destiné aux navigateurs croisant en Méditerranée et dans la mer Egée. Le texte indique les coordonnées et la description sommaire de chaque île et donne les indications indispensables aux marins, telles que les mouillages, les fonds, les rochers, les distances entre les ports, etc. Les cartes qui illustrent l'atlas dessinent les profils des îles, montrent les reliefs et les principaux ports, les cultures agricoles et parfois de manière distincte les monuments et remparts, selon une tradition iconographique fondée par le Liber Insularum de Cristoforo Buondelmonti vers 1420. On peut supposer que ce précieux manuscrit a servi durant la guerre de Crète qui opposa la Sérénissime à l'Empire ottoman de 1647 à 1669 et qui se conclut par la perte de l'île de Crète par Venise. Il a appartenu à un riche marin et porte, sur la première doublure, des armoiries sommairement dessinées avec, en pied, les initiales GM. Exemplaire superbe, en reliure du temps. Le second plat a été anciennement remplacé par une feuille de vélin avec écriture du XVe siècle. De la bibliothèque Gianalisa Feltrinelli, avec cachet à froid. A very rare 17th century Venetian isolario. 







     




                

SURCOUF Corsaire

 

                                 Résultat : 1 600EUR
SURCOUF Robert (1773-1827)
Marin et corsaire français, il fit la course contre les Anglais dans l'Océan Indien, puis s'installa comme armateur à Saint-Malo. Lettre autographe signée « Rob. Surcouf », 2 pages in-4 ; Paris, 20 juin 1820. A propos des complications qu'on lui fait a Cayenne pour franciser l'un de ses bateaux. A « Monsieur le Directeur Général » [vraisemblablement des Douanes]. « ... Je vois que vous persistez à considérez comme nulle la francisation de la Marie-Anne à Cayenne et par conséquent à refuser de l'admettre au privilège colonial... les motifs sur lesquels vous basez votre décision ne peuvent m' être appliqués en aucune manière ; en effet peut-on m'opposer une erreur qui, si elle existe, ne pourrait provenir que du fait de Mr le commandant et de Mr le Directeur des douanes de Cayenne... Dans quelle position se trouverait le commerce si les négociants pouvaient être passible de vices de formes ou erreurs quelconques des autorités, qui sont cependant bien responsables de leurs actes, mais seulement vis-à-vis du gouvernement qui les emploie sans que des particuliers puissent en souffrir de lésion... ». L'intrépide marin consacra la dernière partie de sa vie à des spéculations commerciales qui furent pour lui une nouvelle source de richesses. Autographe peu commun.

corsaires de l'EMPIRE                         
                                                                      1500 - 2000 EUR
SURCOUF Robert Lettre signée, adressée... - Lot 386 - Aguttes
SURCOUF Robert

Lettre signée, adressée à M. Julienne à l'île Bourbon. Adresse avec marque postale de Saint-Malo. Lettre intéressante sur ses relations commerciales avec l'île Bourbon. 3 pages in-4.

laperouse explorateur

 

                                 Résultat : 10 000EUR
LA PÉROUSE, Jean-François de Galaup, comte de (1741-1788)

Célèbre navigateur français. Pièce autographe, 2 pages in-folio, datant très vraisemblablement de 1780. Rarissime fragment du journal de bord de La Pérouse revenant de Newport (Etats-Unis) vers Brest, du 7 au 14 novembre 1780. Chaque jour le navigateur note scrupuleusement certains événements ou autres décisions prises pour gouverner son bateau, fait un résumé du temps, puis indique ses positions : latitude estimée et observée, longitude, etc. « ... du 7 au 8. Les vents au né à deux heures quils ont calmé tant plats et nous navons comencé à gouverner qua 6 heures du matin, avec une petite brise de l'Est... le calme a sauvé le petit batiment que j'ai chassé hier dans l'après midy et dont je restais qua trois quarts de lieue... lattitude estimés 42°40 lattitude observée 42°26 longitude observée 42°26... », etc. Le 28 octobre 1780, la frégate L'Amazone quitte Newport (au sud de Boston) sous le commandement du lieutenant de vaisseau La Pérouse (promu capitaine de vaisseau le 4 avril 1780, il sera effectivement nommé le 9 mai 1781) avec, à son bord, le colonel de Rochambeau, 20 ans, fils du général. Il est accompagné de La Surveillante et de L'Hermione. Les marins capturent un bateau anglais chargé de vin de Porto qu'ils vont vendre à Plymouth, petit port au sud de Boston. Du 7 au 14 novembre, L'Amazone se trouve à la hauteur de la Nouvelle Ecosse, faisant route vers le nord-est. La Pérouse arrivera à Brest le 6 décembre 1780. En 1782, l'illustre navigateur sera chargé d'aller détruire les établissements de la compagnie anglaise dans la baie d'Hudson. A cette occasion, il rasa les forts du prince de Galles et d'York et se montra plein d'humanité pour les anglais. Cette expédition ne fit pas dans le temps une grande sensation, à cause de son peu d'importance, mais elle développa les talents de La Pérouse et le fit connaître comme un officier capable de diriger une campagne de découvertes. Il venait de parcourir des contrées peu connues, et il avait eu à surmonter, 






argus du livre maritime







DUQUESNE Amiral

 

                                 Résultat : 2 800EUR
DUQUESNE Abraham (1610-1688)

L'un des plus grands marins de Louis XIV. Pièce autographe signée, ½ page in-4 oblong ; 3 juin 1647. Rare autographe de ce grand officier de la marine de guerre française dont les hauts faits sont populaires. « Je vous prye de tenir compte à Monsieur de Geert de la cantitté de onze cents quarante deulx boullets de douze livres lesquels ont été embarqués depuis la cloture du compte dans la frégatte du Havre... ». Quelques jours plus tard (9 juin), Duquesne partait de Suède avec quatre vaisseaux que la reine Christine venait de vendre à la France. Pendant les troubles de la minorité de Louis XIV, Dusquesne s'était engagé dans la marine suédoise ; nommé amiral major par la reine Christine, il avait servi dans la guerre dano-suédoise et défait complètement devant Göteborg la flotte danoise commandée par Christian IV de Danemark en personne. Avec le retour de la paix, il participa à des échanges entre les marines de Suède et de France, avant de rentrer dans son pays en 1647 où il arma une escadre à ses frais. 



La marine de LOUIS  XIV                        

Dumont-d-Urville

 

                                 Résultat : 6 200EUR
DUMONT D'URVILLE Jules (1790-1842)

Explorateur français, il mena de nombreuses expéditions, notamment à bord de l'astroLabe. Manuscrit autographe signé, 4 pages in-4. Pièce jointe. Dumont d'Urville raconte comment il a retrouvé les traces du canal de Xerxès et a suivi tout son parcours. Manuscrit intitulé « Notice sur le Canal de Xerxès (Extrait de mes mémoires sur le Levant) » où le Savant nous raconte dans les moindres détails la découverte de cet ouvrage de génie militaire percé à travers la péninsule grecque de l'Athos par le roi perse Xerxès en 480 avant Jésus-Christ. « Le 21 Août 1819 dans l'après-midi, la ?Chevrette' mouilla dans le fond du golfe d'Athos près de la plus grande des Iles Mouillani ou Capronisi. Mr Gauthier avait résolu de gravir au sommet d'Athos et d'y établir son observatoire... Muni du plan que Mr Barbier Dubocage a joint à l'ouvrage de Mr de Choiseul, je reconnus facilement et pus suivre dans presque tout son cours ce monument célèbre de la colère du grand roi contre les grecs. Voici le résultat détaillé de mes observations. Le 24 dès 5 heures du matin je me fis mettre sur le continent et débarquai devant une maison carrée voisine du rivage ; je suivis la plage à droite durant trois-quarts d' heures avant d'arriver à un ruisseau d'eau courante et qui marque l'embouchure du canal dans le Singiticus Sinus. La direction de ce ruisseau était à ce qu' il paraît, celle du canal dans une centaine de toises environ, ensuite son cours s'en écarte à gauche à peu près à angle droit. Durant tout cet espace, le lit du torrent est plus ou moins resserré, plus ou moins marqué et ce n'est qu' à 200 toises du bord de la mer qu'on reconnaît visiblement l'emplacement et la largeur du canal... », etc. Joint : billet de M. de La Billardière qui « ... a l' honneur de faire part à Monsieur D'Urville que M. Jomard est bien celui qui a vu le plus de souterrains analogues à celui de l'une des îles de l'archipel dont j'ai eu communication. M. Barbier du Bocage...




NELSON Amiral

 

                                 Résultat : 450EUR
NELSON Horatio (1758-1805)

L'illustre amiral anglais, adversaire de Napoléon Ier. Lettre originale écrite en son nom par un secrétaire, 1 page in-4 ; Victory, 22 septembre 1804. Adresse, contreseing et cachet de cire. Pièces jointes. Missive probablement inédite, rédigée en italien et adressée à l'officier de la Marine sarde, Domenico Millelire (1761-1827), gouverneur militaire de l'île de La Maddalena, au nord de la Sardaigne. « Milord Nelson » lui envoie un soldat passé au service des Anglais après avoir servi dans l'armée sarde. Nelson a écrit au comte de Revel afin de clarifier la situation de ce militaire et attend sa réponse pour l'engager définitivement, etc. On joint : Deux lettres autographes signées d'Alexander John Scott (1768-1840), secrétaire privé et interprète de Lord Nelson (celui-ci mourut dans ses bras), et aumônier militaire du Victory. 2 pages in-4 ; (Victory), 31 décembre 1803 et 17 février 1804. Adresses, contreseings « Nelson and Bronte » et cachets de cire sur la IVe page. Ecrivant au nom de l'amiral, Scott ordonne de faire rechercher quatre déserteurs (les fiches d'identité de ces hommes, signées par John C. Smith et H. W. Bayntun, sont jointes) et de mettre à la poste « ... à Bonifaccio des lettres interceptées par nos corsaires anglais. On les a envoyé à Milord Nelson... qui juge à propos de les faire passer à leur adresse... », etc. - La deuxième missive de Scott prie le même destinataire de faire suivre deux autres lettres au consul Magnon et au vice-roi de Sardaigne. Joint également : une missive écrite à la troisième personne de l'amiral Campbell se plaignant du mauvais temps qui repousse au lendemain sa rencontre avec le gouverneur Millelire. 1 page in-4 ; « Canopus », 10 octobre 1803.







                  Résultat : 7 200EUR
NELSON Horatio (1758-1805)
Amiral anglais. Lettre autographe signée « Bronte Nelson », 1 page in-4 ; Palerme, 17 décembre 1799. Adresse autographe sur la IVe page, signée de ses initiales. Très belle lettre militaire se rapportant au blocus anglais de la Méditerranée. Intéressante lettre, apparemment inédite, adressée au capitaine Morris se trouvant à bord du Phaeton. D'après une note qu'il a reçue du général Acton, le Premier ministre napolitain, Nelson pense qu'il peut accorder à son correspondant et au capitaine Blackwood l'occasion de démontrer leurs capacités. « ... My intention is to get you out of the Mediterranean and give Capt Blackwood to be with you and only wish you may meet four of the best frigates out of Spain. In going down the Mediterranean you must land the two Turkish Officers [espions ?] at Tunis and Algiers... ». Même si ce détour devait retarder de deux jours l'arrivée à Gibraltar du capitaine Morris, l'Amiral pense que cet officier devrait y parvenir en même temps que la frégate Pénélope, qui mouille à Mahon, aux Baléares. « ... as I hope to set you pratique, I will tell you more of my intentions... », etc. De Palerme, où il avait fixé sa résidence pour, entre autres, se rapprocher de Lady Hamilton dont il s'était épris, Nelson organisait sa flotte de manière à empêcher les navires français de venir en aide à l'armée d'occupation en Egypte et à Malte. L'Amiral, qui écrit ici de sa main gauche, ayant perdu au combat son bras droit le 25 juillet 1797, avait gagné la bataille du Nil en août 1798. L'année suivante, le roi Ferdinand Ier des Deux-Siciles l'avait créé duc de Bronte et lui avait octroyé des domaines sur les pentes de l'Etna pour son action contre les patriotes napolitains. Quant aux deux futurs vice-amiraux ici cités, James Morris (1763-1830) et Henry Blackwood (1770-1832), ils étaient des officiers très appréciés par Nelson. Blackwood prendra part à la bataille navale de Trafalgar.   




villaret de joyeuse amiral

 

                                   Résultat : 500EUR
MARTINIQUE et GUYANE, 1804.

Deux lettres signées, l'une de l'Amiral Louis-Thomas Villaret de Joyeuse (1747- 1812) et l'autre par le commissaire du Consulat en Guyane Victor Hugues (1761- 1826), 5 pages in-4, une avec adresse. ; Fort-de-France, 1er Nivôse an 13 (22 décembre 1804) et Cayenne, 4 Thermidor an 12 (23 juillet 1804). En-têtes imprimés des Colonies, une vignette (Boppe & Bonnet n° 170 avec quelques variantes). « ... Quant aux domestiques... les maîtres... ne les vendent... qu'en leur permettant de se choisir des maîtres... ». Missives adressées au Consul de France à New York, le général Gabriel-Venance Rey (1763-1836), tombé en disgrâce dans l'armée après le coup d'état du 18 Brumaire. - Fort-de-France, 22 décembre 1804. Lettre signée « Villaret » avec post-scriptum autographe de 11 lignes, relative à la pénurie de bois qui oblige la Martinique à importer à prix d'or et aux domestiques, fort difficiles à trouver lorsqu'ils sont bons sujets, leurs maîtres ne les cédant pas « ... ou au moins ne les vendent qu'en leur permettant de se choisir des maîtres qu' ils ne prennent jamais hors du Pays [sauf s'ils] sont de mauvais sujets... », etc. Bien qu'aboli en 1794, l'esclavage avait été rétabli à la Martinique en 1802. - Cayenne, 23 juillet 1804. Lettre signée « Victor Hugues » par le commandant en chef de Guyane française, annonçant l'embarquement « ... à bord du navire américain Le Thomas... de sept prisonniers de guerre (noms cités)... vous voudrez bien opérer l' échange avec le Consul anglais pour délivrer autant de malheureux français qui seraient à Halifax. Je me sers de ce moyen, n'ayant pas encore eu occasion d'avoir un Cartel avec les Généraux de Sa majesté Britannique... ». L'abolition de l'esclavage, votée par la Convention en 1794, était restée sans effet à la Martinique du fait qu'elle appartenait alors aux Anglais. A la Guadeloupe par contre, l'esclavage avait été aboli lorsque Victor Hugues y occupait le poste de commissaire de la République.                         

mercredi 22 décembre 2021

Henri de Paschal marquis de Rochegude

né à Albi en 1741 -garde de la marine  élève officier en 1757  enseigne en 1764 lieutenant de vaisseau en   1777 commande  "la Fauvette" en 1785 capitaine de vaisseau  contre-amiral en  en 1793 ensuite carrière politique  





expéditions maritimes LAPEROUSE.

dimanche 19 décembre 2021

rene pinard

 ELDER (Marc / PINARD (René) A bord des chalutiers dragueurs de mines. 1 vol. in-folio en ff. sous chemise 1/2 toile à rabats. Paris Devambez 1919. Album reproduction de 20 dessins en noir et couleurs de René Pinard.