vendredi 8 décembre 2017

Vente collection Aristophil "domaine maritime"


Aristophil est une société française qui vendait des parts dans la possession de documents du patrimoine écrit (manuscrits, lettres autographes…), considérés comme un placement financier. Elle a été fondée en 1990 par Gérard Lhéritier et s'est surtout développée dans les années 2000, en relation avec d'autres sociétés et marques comme le Musée des lettres et manuscrits ou le magazine Plume. Aristophil est basée à Paris et à Villeneuve-Loubet.À la suite de soupçons d'escroquerie en bande organisée et des actions judiciaires qui en découlent, Gérard Lhéritier et sa fille sont mis en examen et Aristophil est mise en liquidation en mars 2015. La liquidation de la société publiée le 1er septembre 2015, s'est soldée par un passif de 1,2 milliard d'euros au détriment des quelques 18000 épargnants
https://www.aguttes.com/html/index.jsp?id=88463&lng=fr&npp=150



estimation:300.000/400.000euros

TITANIC]. CANDEE HELEN CHURCHILL (1858-1949)


FEMME DE LETTRES ET DÉCORATRICE AMÉRICAINE MANUSCRIT autographe, The North Atlantic. TITANIC; 40 feuillets in-4 ou in-8 à l'encre bleu-vert (env. 22 x 14 cm; trace de rouille en page 1); en anglais.
[TITANIC]. CANDEE HELEN CHURCHILL (1858-1949)
AMERICAN WRITER AND DESIGNOR.
Autograph manuscript. The North Atlantic. TITANIC, 40 leaves in-4 or in-8, in blue-green ink (circa 22 x 14 cm; trace of oxidisation on p. 1); text in English.
Original account of the most famous shipwreck, by a survivor of the ordeal.
Exceptionnel témoignage de première main par une rescapée du terrible naufrage du Titanic, paquebot réputé insubmersible, dans la nuit du 14 au 15 avril 1912.
Marqué par quelques élans emphatiques, le récit de cette passagère de première classe, quinquagénaire divorcée et féministe, fut une des sources d'inspiration du film Titanic de James CAMERON (1997), elle-même donnant ses traits au personnage de Rose. Le manuscrit, parfaitement lisible, comporte des indications d'interlignes et d'insertions d'additions, à l'usage des typographes, ainsi que quelques ébauches et notes raturées.
L'auteur commence par un souvenir d'enfance: la découverte d'un livre d'explorations arctiques dont les illustrations lui donnèrent l'ambition de voir de près un iceberg... Puis il met en scène le drame, rappelant qu'en 1912, les avions ne surveillaient pas les régions arctiques. Sans préavis, une banquise se brisa et envoya un jour un navire de glace dans l'Atlantique nord. «And I was to see an iceburg» («Et je devais voir un iceberg»)...
Partie de New-York pour séjourner économiquement en Espagne, Helen Candee fut heureuse d'être invitée à Paris par des amis. Mais elle y reçut un télégramme angoissant: son fils avait eu un accident, et les chirurgiens conseillaient qu'elle revienne immédiatement. Elle trouva place dans le premier navire disponible, le plus grand jamais lancé: le Titanic. Elle consacre plusieurs pages à la vie à bord du plus luxueux paquebot du monde, aux agréments du paquebot, et l'insouciance qui y règne, à la qualité des passagers, à des remarques prémonitoires de plusieurs d'entre eux... Après un dernier verre au restaurant Ritz du navire, elle se retira dans sa cabine: «The ship's engines thumped a harmony, and sang a melody. You can always hear music on a ship with the engines going. I was in my bathgown ready for a stinging hot bath. The music of the engines was beating and singing, rhythm and harmony. Then the shock came. Ararat's mount with the Ark stuck fast on top of it, was the mental image. The impact was below me. It toppled me over. We had struck the top of a mountain in the sea, a mountain never before discovered. It must be so. With the door of the cabin thrown open two or three things were sinister, a silence absolute, a brilliance of light as in a ballroom, and an utter absence of human presence»... («Les machines du navire frappaient une harmonie, et chantaient une mélodie. On peut toujours entendre de la musique sur un navire, avec les machines en marche. J'étais dans ma robe de chambre, prête à un bain chaud revigorant. La musique des moteurs frappait et chantait, rythme et harmonie. Puis vint le choc. Le mont Ararat avec l'arche figé tout en haut, en était l'image mentale. L'impact eut lieu sous moi. Il me renversa. Nous avions heurté le sommet d'une montagne dans la mer, une montagne jamais encore découverte. Ce devait être cela. La porte de la cabine grande ouverte, deux ou trois choses paraissaient sinistres, un silence absolu, un éclairage brillant comme dans une salle de bal, et l'absence absolue de toute présence humaine»). Elle éprouva un besoin aigu de parler à un autre être humain, mais le steward la renvoya dans sa cabine, en lui assurant qu'il n'y avait rien... Deux messieurs de sa connaissance vinrent s'enquérir d'elle, et ils firent ensemble le tour du navire, observant l'insouciance des stewards, l'absence d'officiers, des joueurs de cartes au fumoir, une cheminée unique qui relâchait sa vapeur, la forte gîte du bâtiment, le sens troublant d'une tragédie... Elle décrit le lent rassemblement de passagers dans le grand salon, et l'arrivée d'un jeune homme enjoué, qui lui offrit un morceau de glace, et expliqua gaiement qu'ils avaient heurté un iceberg. Peu après, la gîte s'aggrava, et on sut par le bruit que l'on préparait des canots de sauvetage...
Il n'y avait guère de passagers sur le pont, mais un fourmillement d'hommes noirs et maigres, des chauffeurs-mécaniciens qui, eux, savaient que le navire coulait. Depuis le salon, montait lentement une procession silencieuse de passagers, tous équipés de bouées de sauvetage, leur dernière ressource en mer. «Some were over women's evening gowns, some over men's bath-robes, and above each was a pale face of courage. The crowd looked strangely like dancers in a fancy-dress ball. The Dance of Death to be the next number. «Is this Captain's orders?» asked Woolman. «Yes, Captain's orders.» Perhaps the last act of my steward's life was to equip us three with life-belts?... («Quelques-unes [des bouées] étaient mises sur des robes de soirée, d'autres sur des peignoirs d'hommes, et au-dessus de chacune était un pâle visage de courage. La foule ressemblait étrangement à des danseurs à un bal costumé. La Danse macabre devait être le prochain numéro. "Est-ce par ordre du capitaine, demanda Woolman. - Oui, par ordre du capitaine". Le dernier geste dans la vie de mon steward, peut-être, fut de nous équiper tous les trois de bouées»). Elle lui confia un flacon en argent, et une miniature de sa mère, malgré ses protestations; ils ne devaient plus se revoir.
Elle rend hommage aux chauffeurs-mécaniciens, que le capitaine, d'un mot sec, renvoya en bas: «Complete acceptance, sacrifice unresented» («Acceptation totale, sacrifice sans rancune»). Elle évoque les appels au secours par télégraphe et fusée, et la hâte que mettait la Carpathia à rejoindre le Titanic et son iceberg, «the third one of the trio which had sailed under Fate's sealed orders. She hastened to the terrible tryst, her people all aware of their errand, while deluded ones on the Titanic, went to bed in ignorance» («la troisième du trio qui voguait par ordre scellé du Destin. Elle se hâtait vers le terrible rendez-vous, ses gens tous conscients de leur tâche, alors que bernés d'illusions, d'aucuns du Titanic se couchaient ignorants»). Elle descendit dans le canot n° 6, dans le noir; elle se fractura la jambe. Peu à peu d'autres femmes la rejoignirent. Elle dit au revoir gaiement à ses compagnons, plaisantant qu'elle boiterait sur l'Olympic, mais lorsque le canot toucha les vagues, elle sut qu'elle avait été sauvée, sans même avoir compris que la mort était imminente; le navire éclairé paraissait préférable.
Elle décrit leurs efforts pour obéir à l'ordre de s'éloigner, et la lente disparition du navire, les lumières, les unes après les autres, disparaissant dans l'eau dans une lente et inexorable descente... Elle cite la Genèse («L'esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux»), livre ses impressions de leur situation, de la folie de contempler les étoiles à pareil moment, du défilé irréel d'icebergs à proximité... Elle ne se détache pas des âmes envolées, toutes proches, désireuses de donner de leur courage et leur abnégation à ceux dont la journée de la vie n'est pas terminée. La divinité de l'homme, le triomphe de l'esprit, c'est ce qu'elle voit se mouvoir au-dessus des eaux... «I awake on the Carpathia when some ministering hand pours a glass of whisky down my throat» («Je me réveille sur la Carpathia lorsque quelque main secourable verse un verre de whisky dans ma gorge»)...
*Estimation 20.000/30.000 euros

ITANIC Ensemble de 7 documents autour du…





TITANIC Ensemble de 7 documents autour du naufrage du Titanic (14 avril 1912).
Collection of 7 documents relating to the shipwreck of the Titanic (14 April 1912).
* Recueil du journal belge Le Patriote illustre pour l'année 1912 (Bruxelles, 1912); un volume petit in-fol. relié demi-chagrin brun (quelques découpes intérieures).
52 numéros illustrés, du 7 janvier au 29 décembre 1912, contenant de nombreuses références au lancement du Titanic le 10 avril, à son naufrage les 14 et 15 avril, au sauvetage des rescapés, etc.
* Brochure publicitaire de la White Star Line (in-12, débrochée), présentant ses deux nouveaux paquebots; l'Olympic et le Titanic; nombreuses illustrations en couleurs.
*Plan imprimé: White Star Line. Triple Screw
R.M.S. "Titanic". 45.000 tons... Plan of First
Class Accommodation. Grand plan imprimé et illustré de présentation des cabines des passagers de première classe (72,5 x 98,5 cm à vue, encadré).
Ce plan, édité par la White Star Line, présente un plan détaillé des cabines de première classe, réparties sur les différents ponts constituant le navire. Il est précisé en titre que le Titanic est en 1912 l'un des deux plus grands bateaux à vapeur au monde, qu'il mesure 269 mètres de long, 28 mètres de large, pour 45 000 tonnes. Les cabines y étaient luxueusement aménagées, dotées de salles de bains privées. Les passagers de première classe pouvaient se divertir dans les nombreuses salles de réception, se détendre à la piscine ou au gymnase.
* Télégramme (The Western Union Telegraph
Company) envoyé par la White Star Line au sénateur J.A. Hughes [dont la fille Catherine était à bod du Titanic], daté New York 15 avril 1912: «Titanic proceeding to Halifax passengers will probably land there Wednesday all safe» (Le Titanic se dirige vers Halifax. Les passagers y seront probablement débarqués mercredi, tous saufs).
Ce message illustre le rôle trouble que la compagnie maritime a joué dans la gestion de la crise qui a suivi le naufrage; selon certains historiens, les raisons de cette missive seraient financières. La White Star Line aurait voulu réassurer le Titanic en urgence pour un montant supérieur à celui fixé auparavant.
* Dépliant publicitaire illustré (in-4 de 4 p.) de l'Illustrierte Film-Buhne pour le fim allemand
Titanic (tourné en 1943 à la demande de Goebbels) réalisé par Werner Klingler et Herbert
Selpin, avec de nombreuses photographies en sépia, un résumé et la distribution.
* Affichette de la Tobis imprimée en Belgique pour le film allemand Titanic (40 x 27,5 cm, encadrée), avec papillon en flamand du cinéma de Meenen et timbre fiscal du 1er avril 1944.
* Grande affiche publicitaire en couleurs du film britannique A night to remember (73,5 x 98 cm à vue, encadré), réalisé en 1958 par
Roy Ward Baker, avec Kenneth More.

















MARINE RECUEIL manuscrit de mémoires, états…

* MARINE RECUEIL manuscrit de mémoires, états et comptes sur la Marine, 12 juin 1788-2 juillet 1791 et s.d.; un fort volume in-fol. d'environ 270 pages, plus ff. blancs, reliure de l'époque veau raciné, dos orné avec symboles révolutionnaires et vaisseaux avec pièces de titre (reliure fatiguée, charnières usées, plat sup. presque détaché).
[NAVY] MANUSCRIPT COMPILATION of memoirs, states and accounts relative to the French Navy, 12 June 1788 - 2 July 1791; in-fol. volume of approximately 270 pages, original calf binding, back decorated with revolutionary and navy symbols.
Collection of documents related to the French Navy and France's colonies during the first years of the Revolution.
Important ensemble de pièces sur la Marine et les Colonies au début de la Révolution.
Le volume s'ouvre sur un Memoire au Roi du ministre de la Marine César-Henri comte de LA LUZERNE (12 juin 1788), suivi du Compte general des depenses ordinaires de la Marine et des Colonies, «dressé en conséquence des réductions faites par le Roi dans ce département, et à la suite duquel on a détaillé les dépenses extraordinaires qui exigeront un supplément de fonds en 1789, lesd. réductions ne pouvant avoir lieu qu'à compter du 1er janvier 1790»; y figure notamment le détail des dépenses des Colonies de l'Amérique (Saint-Domingue, Martinique, Sainte-Lucie, Guadeloupe, Tabago, Cayenne, Saint-Pierre et Miquelon), de l'Afrique (Sénégal, Juda), et établissements au-delà du Cap de Bonne-Espérance (Isles de France et Bourbon, Pondichéry et comptoirs).
* Projet general des depenses de la Marine et des Colonies pour l'annee 1791, daté en fin du 27 février 1791 et signé par le ministre
Charles-Pierre Claret de FLEURIEU; suivi de 2 P.S. sur les dettes de 1783 et exercices antérieurs (24 mars 1791). * Bureaux de Marine et des Colonies, projet de réorganisation des bureaux, signé par le ministre Antoine-Jean-Marie THÉVENARD, 2 juillet 1791. * 2 P.S. par FLEURIEU, 30 novembre 1790, sur les dépenses de la Federation generale du 14 Juillet 1790, dont une avec la liste nominative de tous les officiers et gens de mer venus à Paris, et leurs frais de voyage et séjour.* 2 états, dont celui des appointements du ministre, des directeurs et commis des bureaux de la Marine, 1er octobre 1790. * P.S. par le comte de LA LUZERNE, Etat des frais d'armement de 31 vaisseaux, 9 fregates, 1 corvette et 1 aviso, renvoyé au Comité Finances et de Marine, 30 août 1790. * P.S. par FLEURIEU, 17 novembre 1790: Etat des fonds a allouer au Departement de la Marine pour faire face aux depenses extraordinaires qui ont eu lieu d'apres des decrets de l'Assemblee Nationale... * P.S. par FLEURIEU, 6 janvier 1791: Etat de la depense qu'occasionnera au Departement de la Marine, l'envoi d'un second Bataillon de Regiment d'Infanterie francoise dans les Colonies de l'Amerique.
Suivent divers états, ainsi que des copies de lettres du Contrôleur général Necker au Président du Comité de la Marine Louis de CURT (1752-1804, député de la Guadeloupe aux États-généraux, puis à l'Assemblé constituante, où il s'occupa activement des questions intéressant la marine et les colonies): état des bâtiments de commerce et de pêche, des matières d'or et d'argent et des marchandises exportées sur les vaisseaux de la Compagnie des Indes, des toiles de «coton, mousselines et autres articles en retour Indes, achetées en Europe par la Compagnie des Indes»; états des hommes nécessaires pour l'armement de la flotte; états des gens de mer en service, des ouvriers; prix Vivres de la Marine; récapitulatif des forces navales de France; état des appointements du Corps militaire de la Marine, et calcul des suppléments d'appointements; état des dépenses pour l'entretien des vaisseaux désarmés au port de Brest, et des «dépenses à faire pour l'armement en paix et en guerre pendant 1 mois» après le décret du 15 juin 1790; Observations sur la composition de la ration, très curieux document sur l'alimentation et la boisson; «Liste des Vaisseaux et autres batimens composant les forces navales du Roi après la derniere guerre, à l'époque du 1er janvier 1783», suivie du relevé des bateaux construits depuis...