jeudi 9 juillet 2026

Affaire de piraterie – Lettre signée du comte Jean‑Baptiste de Fleuriau, ministre de la Marine (Versailles, 28 avril 1723)

 


Affaire de piraterie – Lettre signée du comte Jean‑Baptiste de Fleuriau, ministre de la Marine (Versailles, 28 avril 1723)

Superbe et rare document relatif à une affaire de piraterie, signé par Jean‑Baptiste de Fleuriau (1668‑1732), ministre de la Marine sous la Régence. Lettre datée de Versailles, le 28 avril 1723, adressée à M. de La Mothe. Pièce de 1 page in‑folio, accompagnée de 3 pages et demie in‑folio de rapport : un ensemble exceptionnel sur la piraterie au début du XVIIIᵉ siècle.

Contenu du document : un cas de piraterie meurtrière

La lettre relate l’affaire du navire Le Saint‑Pierre, appartenant à Renaudier Goupil du Pouliguen, victime d’un acte de piraterie. Le bâtiment se trouve alors à Grenoch, en Écosse.

Le ministre rapporte que :

  • Le capitaine Pierre Tartoué et ses marins ont été tués.

  • Les pirates ont été arrêtés, emprisonnés, et sont prêts à être jugés.

  • Le procès des meurtriers doit se tenir dans un bref délai.

  • Le navire sera rendu à son propriétaire, à condition qu’il se présente en Écosse avec tous les documents prouvant sa propriété.

  • Il est demandé que Renaudier apporte toutes les preuves possibles :

    • liste des matelots tués,

    • description de leurs habits et effets,

    • certificat de la destination du navire,

    • tout indice utile pour convaincre les juges.

  • Le rapport ajoute un détail dramatique :

    Deux des meurtriers sont morts en prison d’une manière suspecte, laissant penser qu’ils ont prévenu leur supplice par le poison.

    Importance historique

    Ce document est remarquable par :

    • son contenu judiciaire et maritime, rare pour cette période ;

    • la présence de Fleuriau, ministre influent de la Marine ;

    • la description précise d’une affaire de piraterie réelle, avec meurtres, arrestations, procès et restitution du navire ;

    • son lien avec les ports français de l’Atlantique (Pouliguen) et les juridictions britanniques ;

    • son intérêt pour l’histoire de la piraterie au XVIIIᵉ siècle, période où les actes violents en mer restent fréquents.

    • Une pièce de choix pour collectionneurs de Marine royale, de piraterie, de justice maritime, ou d’archives de la Régence.

      Prix de vente : 450 euros    

      la marine sous Louis XV,librairie maritime

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