vendredi 3 avril 2015

DUMONT D' URVILLE

voyage autour du monde   par   M   Dumont  d'Urville   (un grand classique de l'exploration maritime)








Jules DUMONT D’URVILLE 
(1790-1842) marin et explorateur. L.A.S., Paris 3 octobre 1821, à M. Soleyrol, capitaine du génie militaire, à Calvi (Corse) ; 2 pages in-4, adresse (cachet de la collection L.A. Barbet). Rassuré que M. Soleyrol n’est pas resté dans l’un des glaciers du Monte d’Oro, « je nourris avec plaisir l’espérance que mes plantes levantines pourront produire des espèces de Corse. En effet le recit que vous m’avez fait de vos riches herborisations m’a vivement interressé, mais je jouirai bien mieux encore, lorsque j’en aurai des fruits entre les mains. […] j’attache toujours le plus grand prix, même aux espèces ordinaires de la Corse, à plus forte raison aux espèces rares et qui vous paraîtront inconnues »… Il s’est acquitté de sa commission auprès de M. Deslonchamps, et il donne des instructions pour l’envoi de plantes. « Les botanistes de Paris m’ont peu aidé dans la détermination de mes plantes. Elles sont trop peu repandues dans les herbiers. Cependant à force de les étudier, j’en ai déjà elevé un assez grand nombre et je vous ferai part de mon travail en tems opportun »… Il le prie de ne pas craindre de trop mettre de côté pour lui : « Quand bien même vous dépasseriez le nombre des espèces que je vous ai communiquées, de l’Orient, je crois qu’il me sera encore possible de vous offrir des choses interressantes de France. D’ailleurs vous pouvez être tranquille avec moi, je ne serai jamais scrupuleux sur le systême des compensations »… En post-scriptum, nouvelles de Pyrame de Candolle : « je lui montrai vos plantes qu’il trouva très-interressantes et me témoigna vivement le désir de faire votre connaissance. C’est un homme d’un commerce fort agréable »… On joint le faire-part des obsèques du contre-amiral, sa femme et son fils Jules, « morts tous trois victimes du même événement » (la première catastrophe ferroviaire française, entre Bellevue et Meudon, le 8 mai 1842), le 16 mars à Saint-Sulpice (1 page in-4 impr., cachet de la collection Barbet).

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