dimanche 16 août 2026

Empire français – Armée Navale de la Méditerranée Ordre signé du vice‑amiral Émeriau – 12 septembre 1811

 
Empire français – Armée Navale de la Méditerranée

Ordre signé du vice‑amiral Émeriau – 12 septembre 1811

Affectation de M. Levasseur sur le vaisseau Le Danube

Superbe document émanant de l’Armée navale de la Méditerranée sous l’Empire, daté du 12 septembre 1811, rédigé à bord d’un vaisseau de guerre (nom non précisé dans le texte).Il est signé par le vice‑amiral Émeriau, comte de l’Empire, commandant en chef l’une des armées navales de Sa Majesté l’Empereur et Roi, et l’un des commandants de la Légion d’honneur.

Contenu du document

Émeriau ordonne à Monsieur Levasseur de reprendre son service sur le vaisseau Le Danube, bâtiment de ligne de la Marine impériale, alors commandé par Monsieur Henry, capitaine de vaisseau.

Ce type d’ordre illustre parfaitement :

  • la discipline stricte de la Marine impériale,

  • la gestion des affectations au sein des escadres,

  • le rôle central des vice‑amiraux dans l’organisation des forces navales de Napoléon.Le document est d’autant plus intéressant qu’il mentionne un officier connu :

    Meriaud de Beauverger (Maxime Julien, 1762‑1845)

    Officier de marine ayant servi sous l’Ancien Régime, la Révolution et l’Empire, présent dans plusieurs campagnes navales. Sa carrière longue et variée en fait une figure appréciée des collectionneurs de documents maritimes.

    Intérêt historique

    • Pièce authentique de la Marine impériale, période où Napoléon tente de maintenir une présence navale active en Méditerranée malgré la domination britannique.

    • Signature du vice‑amiral Émeriau, officier de premier plan, ancien commandant du vaisseau Le Commerce de Marseille et acteur majeur des opérations navales du début du XIXᵉ siècle.

    • Mention du vaisseau Le Danube, bâtiment de ligne typique des escadres impériales.

    • Document d’affectation militaire, rare et très recherché pour la précision de ses indications.

      Caractéristiques matérielles

      • Ordre manuscrit signé.

      • Daté : 12 septembre 1811.

      • En‑tête imprimé de l’Armée navale de la Méditerranée.

      • Très bon état général, écriture nette.

        Prix de vente conseillé

        400 euros autographes de marins celebres,librairie maritime (Justifié par la signature d’Émeriau, le contexte impérial, et la nature militaire du document.)

    • Émeriau (Jean‑Baptiste, dit aussi Julien‑Marie Émeriau de Beauverger)

      Biographie

      • AMIRAL EMERIAU : PHYSIONOTRACE, CONSULAT.

      • Napoleon et la mer,documents maritimes


      • Émeriau est l’un des grands officiers de marine de la fin du XVIIIᵉ siècle et du début de l’Empire. Sa carrière, longue et solide, traverse l’Ancien Régime, la Révolution et le règne de Napoléon, ce qui en fait une figure particulièrement recherchée dans les correspondances navales.

        Origines et débuts

        Né en 1762, Émeriau appartient à cette génération d’officiers formés dans la Marine royale mais qui feront l’essentiel de leur carrière sous les régimes suivants. Il entre jeune dans la marine, où il se distingue par ses qualités de manœuvrier, son sang‑froid et sa discipline.

        La Révolution : une carrière qui se poursuit

        Contrairement à beaucoup d’officiers issus de l’Ancien Régime, Émeriau reste en service pendant la Révolution. Il participe aux campagnes navales de la période, notamment dans les escadres de l’Atlantique et de la Méditerranée, et se fait remarquer par son professionnalisme dans un contexte souvent chaotique.

        Sous le Consulat et l’Empire : l’ascension

        Avec Napoléon, Émeriau devient l’un des officiers les plus fiables de la Marine impériale.

        Ses titres et fonctions :

        • Vice‑amiral,

        • Comte de l’Empire,

        • Commandant en chef d’une armée navale de Sa Majesté l’Empereur et Roi,

        • L’un des commandants de la Légion d’honneur.

        • Il commande plusieurs escadres, notamment en Méditerranée, où il joue un rôle essentiel dans la surveillance des côtes, la protection des convois et la gestion des ports stratégiques comme Toulon.

          Le Danube et les escadres impériales

          Émeriau est directement lié à plusieurs grands vaisseaux de ligne, dont Le Danube, bâtiment typique des forces navales impériales. Les ordres qu’il signe — comme celui présenté — montrent son autorité sur les affectations, la discipline et la gestion des équipages.

          Son style est celui d’un chef ferme, méthodique, mais attentif aux hommes, ce qui transparaît dans ses correspondances.

          Fin de carrière et décès

          Après la chute de l’Empire, Émeriau se retire du service actif. Il meurt en 1845, après une carrière de plus de cinquante ans, couvrant trois régimes et plusieurs conflits majeurs.

          Portrait d’un officier d’exception

          Émeriau n’est pas un héros flamboyant comme Latouche‑Tréville ou Suffren, mais un pilier de la Marine, un homme de confiance, un administrateur rigoureux et un commandant respecté. Ses documents sont recherchés pour :

          • leur clarté administrative,

          • leur importance dans la Marine impériale,

          • leur rareté, car les vice‑amiraux de l’Empire sont peu nombreux


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