dimanche 16 août 2026

Lettre signée – Y.P. Lecoat, chef de la Marine impériale

 


Lettre signée – Y.P. Lecoat, chef de la Marine impériale Boulogne, 27 messidor an XIII (16 juillet 1805) Ordre de visite des postes de signaux de la côte

Prix conseillé : 100 euros

Très belle pièce de Marine impériale, rare par son double autographe de Y.P. Lecoat (1756‑1826), officier supérieur devenu chef de la Marine à Boulogne sous le Consulat et l’Empire. Document en grand in‑folio, avec en‑tête imprimé « Le Chef de la Marine impériale », et apostille manuscrite ajoutée en marge.
Contenu du document

Ordre adressé à l’enseigne de vaisseau Binet, lui enjoignant de :

parcourir les postes de signaux de la côte,


visiter chaque station et vérifier leur bon fonctionnement,


rendre compte de l’état des installations et de la discipline des guetteurs.

Ce type d’ordre est typique de la surveillance côtière mise en place durant le camp de Boulogne, lorsque Napoléon préparait l’invasion projetée de l’Angleterre. Les postes de signaux formaient un réseau essentiel pour transmettre rapidement les informations sur les mouvements de navires.

Éléments matériels

1 page in‑folio, encre brune.


En‑tête imprimé de la Marine impériale.


Deux signatures manuscrites de Lecoat (rare).


Apostille ajoutée en marge.


Tampons bien marqués :

du 2ᵉ adjudant de la Marine,


la rigueur du contrôle côtier en 1805,


le rôle des enseignes de vaisseau dans les inspections,


la place de Boulogne comme centre stratégique de la flotte impériale.
Prix conseilléautographes de marins celebres,librairie maritime

100 euros, cohérent pour :double signature,
du chef militaire, avec ancre.Intérêt historique

Document idéal pour collectionneur de :Marine impériale Camp de Boulogne
Organisation des signaux côtiers
Correspondance d’officiers supérieurs
Administration maritime sous Napoléon
Les archives disponibles (Brest, Cherbourg, Boulogne, Service historique de la Défense) indiquent que Y.P. Lecoat appartient à la génération d’officiers formés sous la Marine royale. Né en 1756, il entre dans la Marine dans les années 1770, comme beaucoup de futurs cadres du Consulat.






👉 À ce stade, il est officier subalterne, probablement enseigne puis lieutenant de vaisseau. Aucune trace d’un commandement de vaisseau : c’est un officier d’administration et de port, pas un marin de haute mer.
⚓ La Révolution : un officier qui reste en place

Contrairement à de nombreux officiers nobles, Lecoat ne quitte pas la Marine pendant la Révolution. Il reste dans les ports de la Manche, ce qui lui permet de monter en grade lorsque les cadres supérieurs disparaissent.

Il devient :officier d’administration,

puis chef de service,


et finalement chef de la Marine à Boulogne sous le Consulat.

👉 C’est un homme de port, un organisateur, un gestionnaire des équipages et des signaux.
🏛️ Sous le Consulat et l’Empire : chef de la Marine à Boulogne

C’est là que ces documents prennent tout leur sens.

Entre 1803 et 1806, Boulogne devient le centre stratégique du camp de Napoléon, où l’on prépare l’invasion de l’Angleterre. Dans ce contexte, Lecoat occupe un poste crucial :
Chef de la Marine impériale à Boulogne

Il supervise :

les postes de signaux de la côte,


les mouvements d’officiers,


les patrouilles,


les compagnies de marins,


les ordres d’embarquement


la discipline des guetteurs,


la surveillance du littoral.

👉 C’est exactement ce que montre ce document : un ordre de visite des postes de signaux, signé deux fois, avec tampons officiels.
📜 Pourquoi ses signatures sont rares ?

Parce que Lecoat :

n’est pas un amiral de grande renommée,


n’a pas commandé de flotte,


n’a pas participé à Trafalgar,


n’a pas laissé de mémoires.

Il est un cadre administratif de haut niveau, essentiel mais discret. Ses documents sont donc moins courants que ceux des grands noms (Bruix, Decrès, Bouvet,

Missiessy), mais très recherchés par les collectionneurs du camp de Boulogne.

🪦 Fin de vie

Il meurt en 1826, probablement dans le Nord ou en Normandie, après une carrière entièrement consacrée à la Marine.
⭐ Portrait en une phrase


Y.P. Lecoat est l’un des administrateurs essentiels du camp de Boulogne : un officier supérieur chargé de la surveillance côtière, des signaux et de l’organisation maritime sous Napoléon.


Les postes de signaux sous l’Empire : le système de surveillance côtière de Napoléon

: Sous Napoléon, les postes de signaux formaient un réseau de surveillance optique installé sur tout le littoral, chargé de transmettre rapidement les informations militaires (navires ennemis, mouvements de flotte, alertes) par signaux visuels. Ce système culmine en 1806 avec la création officielle des sémaphores, ancêtres directs des postes modernes.
🌊 1. Origine : surveiller la mer pour prévenir l’invasion

Dès le Consulat, Napoléon renforce la surveillance des côtes. Objectif : détecter immédiatement tout mouvement naval britannique.

Les postes de signaux sont installés :
sur les caps,sur les hauteurs,près des ports militaires,le long des plages stratégiques (Boulogne, Calais, Dunkerque, Cherbourg…).

Ils fonctionnent comme un réseau optique : chaque poste doit voir le suivant, créant une chaîne continue d’information.
🔭 2. Fonctionnement : signaux optiques et transmission rapideLes postes utilisent :
feux (nuit),fumées (jour),pavillons,bras articulés,
codes optiques.Ce système est l’héritier direct des tours à feu antiques et médiévales, mais Napoléon le rationalise et l’intègre à l’administration militaire

Chaque poste est tenu par :un guetteur,
parfois un enseigne de vaisseau,transmettent les alertes,surveillent les navires,contrôlent la pêche,
régulent le trafic maritime,assistent la navigation.

Ce sont les descendants directs des postes de signaux du camp de Boulogne

transmettent les alertes,surveillent les navires,
contrôlent la pêche,régulent le trafic maritime,
assistent la navigation.Ce sont les descendants directs des postes de signaux du camp de Boulogne


transmettent les alertes,surveillent les navires,contrôlent la pêche,régulent le trafic maritime,assistent la navigation

🏛️ 3. 1806 : naissance officielle des sémaphores

En 1806, Napoléon crée officiellement les sémaphores, qui deviennent les postes de signaux permanents de la Marine impériale. Mission : surveiller les approches maritimes et avertir par signaux optiques de toute activité ennemie.

Les sémaphores :transmettent les alertes,surveillent les navires,contrôlent la pêche,régulent le trafic maritime,assistent la navigationCe sont les descendants directs des postes de signaux du camp de Boulogne.

⚓ 4. Rôle dans le camp de Boulogne (1803‑1805)

C’est là que ton document prend toute sa valeur.

Boulogne est le centre de la flotte destinée à l’invasion de l’Angleterre. Les postes de signaux y sont indispensables pour :


surveiller la Manche,
repérer les escadres britanniques,
transmettre les ordres entre les batteries, les ports et les camps,
coordonner les mouvements des péniches et des flottilles.l' ordre signé par Y.P. Lecoat correspond exactement à cette organisation : → inspection des postes, contrôle des guetteurs, vérification du matériel optique.
🪧 5. Organisation typique d’un poste de signaux

1 tour ou mât de signaux,1 guetteur en permanence,
1 cahier de codes,
1 longue-vue,
1 système de feux ou pavillons,

1 ligne de vue vers les postes voisins.Chaque poste doit pouvoir transmettre un message en moins de 2 minutes au poste suivant.

🗺️ 6. Héritage : les sémaphores modernes

Les sémaphores actuels de la Marine nationale (Pertusato, Ouessant, etc.) sont les héritiers directs du système napoléonien.

Ils remplissent encore aujourd’hui des missions de :

surveillance,sécurité maritime,régulation du trafic,
assistance aux navires.
📌 En résumé

Les postes de signaux sous l’Empire étaient un réseau optique militaire chargé de surveiller les côtes, détecter les navires ennemis et transmettre rapidement les informations. En 1806, Napoléon les transforme en sémaphores, qui existent encore aujourd’hui.

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