dimanche 16 août 2026

Cosmao‑Kerjulien (1762–1825) Le “brave Cosmao”, héros de Trafalgar – Commandant du Pluton Lettre signée – À bord du Robuste, 28 avril 1808

 

Contre‑amiral Cosmao‑Kerjulien (1762–1825)

Le “brave Cosmao”, héros de Trafalgar – Commandant du Pluton

Lettre signée – À bord du Robuste, 28 avril 1808

Prix conseillé : 100 euros autographes de marins celebres,librairie maritime pièce superbe, signée par l’un des marins les plus admirés de la Marine impériale.

Cosmao‑Kerjulien est un nom qui parle immédiatement aux collectionneurs : Trafalgar, courage, panache, retour héroïque, et une réputation de chef aimé de ses hommes.

⭐ Description du document

Lettre signée du contre‑amiral Cosmao‑Kerjulien, rédigée à bord du vaisseau Le Robuste, datée du 28 avril 1808. Document in‑folio, encre brune, très lisible.

Contenu de la lettre

Cosmao certifie que Aimé Mathieu, aspirant provisoire, a montré :

  • beaucoup de zèle,

  • activité,

  • instruction,

  • goût pour son état,

  • qualités qui permettent d’espérer qu’il deviendra “un fort bon officier”.

👉 C’est un certificat d’appréciation, très recherché, car il montre Cosmao dans son rôle de chef d’escadre, évaluant personnellement un jeune officier.

Intérêt historique

Cosmao‑Kerjulien est l’un des héros de Trafalgar :

  • commandant du vaisseau Pluton,

  • surnommé par son équipage “le capitaine va‑de‑bon‑cœur”,

  • seul chef français à revenir au combat le lendemain de Trafalgar pour reprendre deux vaisseaux capturés par les Anglais,

  • marin d’un courage exceptionnel, admiré même par la Royal Navy.

  • En 1808, lorsqu’il signe ta lettre, Cosmao est :

    • contre‑amiral,

    • officier supérieur de la flotte de Méditerranée,

    • embarqué sur le Robuste,

    • en pleine activité opérationnelle.

    👉 Les documents signés de Cosmao sont moin courants que ceux de Villeneuve, Decrès ou Missiessy, et les certificats d’officiers sont particulièrement appréciés.

Jacques‑Noël Sané (1740–1831

 

Jacques‑Noël Sané (1740–1831)

Le “Vauban de la Marine” – Ingénieur naval, créateur des plus grands vaisseaux français

Lettre signée – 12 brumaire an VII (2 novembre 1798)Ministre de la Marine et des Colonies – Bureau des Ports

Prix conseillé : 150 euros

pièce superbe, à la fois administrative, technique et signée par l’un des géants absolus de la construction navale française. Sané est un nom qui fait vibrer les collectionneurs : c’est lui qui a conçu les vaisseaux de 74, les 80 canons, les 118 canons, bref toute la flotte impériale.

⭐ Description du document

Lettre signée de Jacques‑Noël Sané, datée du 12 brumaire an VII, sur en‑tête imprimé “Ministre de la Marine et des Colonies – Bureau des Ports”. Adressée au ministre de la Guerre.

Document 3 pages in‑folio, avec belle vignette “Liberté des mers”, typique des papiers officiels du Directoire.

Contenu de la lettre

Sané expose une réorganisation des fonctions côtières :

1. Séparation des fonctions

Il est décidé que les fonctions de :

  • garde‑vigie

  • garde‑batteries

ne pourront plus être exercées par un même indivdu.

👉 Mesure visant à renforcer la discipline et la surveillance du littoral.

2. Logements de fonction et partage avec le Génie

Sané aborde ensuite la question des logements de service, qu’il faudrait désormais partager avec le Génie militaire.

Il précise que si les bâtiments attribués au Génie et devenus inutiles ne peuvent être cédés à la Marine, alors :

la rétrocession du service des signaux de côte se verrait bornée à mettre à la disposition de la Marine le bâton de signal, les pavillons…

👉 Autrement dit : sans bâtiments, la Marine ne récupère que le matériel, pas les infrastructures.

3. Risque de dépenses nouvelles  Sané avertit que, dans ce cas, la Marine serait contrainte d’élever elle‑même des bâtiments,

“à force de temps et de dépenses”.

4. Recherche d’accord avec le ministre de la Guerre

Sané conclut en exprimant son souhait de s’accorder avec son correspondant pour éviter ces complications.👉 C’est une lettre de coordination inter‑ministérielle, typique du Directoire, où Marine et Guerre se disputent les moyens matériels.

Intérêt historique

Document très fort pour plusieurs raisons :

  • signé par Jacques‑Noël Sané, le plus grand ingénieur naval français ;

  • période clé : Directoire, réorganisation des signaux de côte ;contenu technique (vigies, batteries, signaux, bâtiments de service) ;tension Marine / Génie militaire ;vignette “Liberté des mers”, très recherchée.autographes de marins celebres,librairie maritime

  • Portrait général

    Jacques‑Noël Sané est considéré comme le plus grand constructeur de vaisseaux de guerre de l’histoire de France. Ses plans ont donné naissance aux vaisseaux de 74 canons, aux 80 canons, et aux 118 canons, qui ont formé l’ossature de la Marine française sous Louis XVI, la Révolution, le Directoire, le Consulat et l’Empire.

    Napoléon disait de lui :

    « Sané a créé la plus belle marine du monde. »

    Origines et formation (1740–1764)

    Né à Brest le 18 février 1740, Sané entre très jeune dans les ateliers de construction navale. Il se forme auprès des meilleurs maîtres charpentiers et ingénieurs du port, où il révèle une science exceptionnelle des proportions, des formes et de la résistance des matériaux.

    En 1764, il est admis dans le Corps des ingénieurs constructeurs, élite technique de la Marine royale.

    🛠️ Les grands chefs‑d’œuvre : les vaisseaux de ligne (1764–1793)

    Sané révolutionne la construction navale française en créant des séries homogènes, robustes, rapides et faciles à manœuvrer.

    Les 74 canons

    • Classe Téméraire, la plus célèbre.

    • Plus de 120 unités construites.

    • Rapides, puissants, équilibrés : les meilleurs vaisseaux de leur époque.

    • Les 80 canons

      • Classe Tonnant.

      • Vaisseaux lourds, très stables, excellents en ligne de bataille.

    Les 118 canons
    • Classe Océan.
    • Les plus grands vaisseaux français, véritables “géants des mers”.
    • 👉 Ces trois séries sont l’œuvre directe de Sané.
    • Elles ont servi jusqu’aux années 1830.
    • Révolution et Directoire : l’ingénieur indispensable (1793–1799)
    • Sané traverse la Révolution sans être inquiété : son génie technique le protège.
    • Il devient inspecteur général des constructions navales, puis directeur des constructions.
    • En 1798, il est nommé ministre de la Marine et des Colonies.
    • C’est dans ce rôle que s’inscrit la lettre du 12 brumaire an VII.
    • 🏛️ Ministre de la Marine (1798–1799)
    • Sané n’est pas un homme politique : il est un technicien.
    • Mais son passage au ministère est marqué par :
      • la réorganisation des ports et arsenaux,
      • la clarification des fonctions côtières (vigies, batteries, signaux),
      • la gestion des logements de fonction,
      • les relations parfois tendues avec le Génie militaire,
      • la volonté de rationaliser les infrastructures.👉 la lettre illustre parfaitement ce moment : Sané tente d’éviter que la Marine soit obligée de reconstruire elle‑même des bâtiments de service, ce qui coûterait “temps et dépenses”.

        🚢 Consulat et Empire : apogée de son influence (1800–1815)

        Sous Bonaparte puis Napoléon, Sané devient le maître absolu de la construction navale.

        Il supervise :les chantiers de Brest, Toulon, Rochefort, Lorient,la construction des grandes séries impériales,l’amélioration des carènes,la standardisation des pièces de charpente.Ses vaisseaux sont admirés dans toute l’Europe.

    • 👑 Restauration :reconnaissance nationale (1815–1831)

      Sané est confirmé dans ses fonctions par Louis XVIII. Il devient :commandeur de la Légion d’honneur,membre du Conseil des onstructions,référence absolue pour les ingénieurs du XIXᵉ siècle.Il meurt à Paris le 22 août 1831, à 91 ans

      Portrait en une phraseJacques‑Noël Sané est le plus grand ingénieur naval français : créateur des vaisseaux de ligne qui ont porté la Marine française à son apogée, maître des arsenaux, ministre du Directoire et architecte de la flotte impériale.



  •  


    Étienne Eustache Bruix – Rapport du 19 floréal an VI (8 mai 1798)
    Soumissions pour travaux de fonderie en cuivre – Marine de Brest
    ⭐ Lettre / Rapport signé de l’amiral Bruix
    Paris, 19 floréal an VI (8 mai 1798)
    Soumissions pour travaux de fonderie en cuivre – Marine de Brest






    Pièce administrative de haut niveau – 3 mois avant sa nomination comme ministre de la Marine
    Description du document

    Rapport signé de l’amiral Étienne Eustache Bruix, alors l’un des principaux chefs navals du Directoire. Daté du 19 floréal an VI, il concerne deux soumissions industrielles transmises par l’ordonnateur de la Marine à Brest.

    Document in‑4, 2 pages, rousseurs,
    Contenu du rapport

    Bruix résume et transmet au ministre deux propositions contractuelles :
    1. Soumission du citoyen Gilbert, fondeurGilbert s’engage à exécuter tous les ouvrages de fonderie en cuivre demandés par la Marine de Brest pendant l’année courante.


    Le rapport mentionne le prix convenu, fixé pour chaque type d’ouvrage.Il s’agit typiquement de pièces destinées aux vaisseaux :

    ferrures,


    garnitures,


    éléments de mâture,


    pièces de manœuvre,


    accessoires de pont ou d’artillerie.
    2. Soumission pour une fourniture de 2 400 livres de Liège en planches

    Fourniture de 2 400 livres de Liège (probablement du cuivre de Liège, laminé en planches).


    Le rapport indique également le prix unitaire.


    Ce matériau est utilisé dans :

    les garnitures de coque,


    les plaques de protection,


    les pièces de renfort,


    certains éléments de gréement.👉 Ces deux soumissions montrent la réorganisation industrielle de la Marine française en 1798, alors que Bruix prépare la remise en état des arsenaux et des escadres.
    Intérêt historique

    Ce document est particulièrement intéressant car :

    Bruix deviendra ministre de la Marine trois mois plus tard (juillet 1798).


    Il illustre son rôle dans la réforme des arsenaux, un domaine où il excelle.


    Il montre la centralisation des approvisionnements sous le Directoire.


    Il témoigne de la reconstruction de la flotte après les pertes de 1793–1796.


    Il concerne Brest, port majeur de l’Océan.
    Éléments matériels

    2 pages in‑4,rousseurs d’époque,encre brune, texte lisible,document administratif de aut niveau.Prix conseillé : 240 eurosautographes de marins celebres,librairie maritime



    Justifié par signature de Bruix,date clé (juste avant son ministère),contenu technique et naval,provenance Brest,

    Lettre de l’amiral Étienne Eustache Bruix – 17 germinal an VI

     Lettre de l’amiral Étienne Eustache Bruix – 17 germinal an VI (6 avril 1798)

    Long courrier personnel et stratégique adressé au général Desfourneaux

    Pièce rare – 2 pages in‑4 – cachet rouge – 3 mois avant sa nomination comme ministre de la Marine

    Prix conseillé : 170 euroslettre exceptionnelle, bien au‑dessus de la moyenne des correspondances de Bruix.

    Elle cumule :

    • longueur,

    • contenu personnel,

    • révélations stratégiques,

    • contexte politique brûlant

    • cachet rouge,

    • date clé (juste avant sa nomination comme ministre de la Marine).

    • C’est typiquement le genre de pièce qui séduit les collectionneurs sérieux de la période Directoire–Consulat.

      ⭐ Description du document

      Longue lettre autographe signée de l’amiral Bruix, datée du 17 germinal an VI (6 avril 1798), adressée au général Desfourneaux. 2 pages in‑4, rousseurs, cachet rouge de Bruix.

    Contenu de la lettre

    Bruix commence par évoquer ses problèmes de santé :

    • « les vésicatoires que j’ai encore à la nuque sont en train d’enrayer »

    • il souhaite rejoindre sa famille,

    • mais le gouvernement vient de le nommer membre d’une commission chargée d’examiner un nouveau système de construction navale.

    Il explique que Barras lui a promis d’intervenir auprès du ministre pour faciliter son retour.

    Puis la lettre prend un tour stratégique majeur :

    • « À l’ombre de l’expédition d’Angleterre, il s’en prépare quelques‑unes qui ne seront guère moins importantes par leurs résultats. » 👉 Allusion directe aux expéditions secrètes du Directoire, probablement Irlande, Égypte, Batavia, ou Méditerranée orientale.

    Enfin, Bruix conclut par une affirmation forte :

    • malgré « notre situation maritime que je connais trop bien, nous avons la plus belle armée navale possible ».

    👉 Cette phrase est typique de Bruix : lucide sur les faiblesses de la flotte, mais convaincu de la valeur des équipages et des officiers.

    Intérêt historique

    Cette lettre est exceptionnelle pour plusieurs raisons :

    • Bruix est alors l’un des amiraux les plus influents du Directoire.

    • Trois mois plus tard, il devient ministre de la Marine (juillet 1798).

    • Il évoque des opérations secrètes en préparation.

    • Il parle de construction navale, domaine où il jouera un rôle majeur.

    • ce document montre Bruix au cœur des décisions stratégiques, à un moment où la France prépare l’expédition d’Égypte et les opérations contre l’Angleterre.

      Éléments matériels

      • 2 pages in‑4,

      • rousseurs d’époque,

      • cachet rouge de Bruix,

      • encre brune, texte très lisible,

      • lettre longue et dense.

      Prix conseillé : 170 euros

    • Étienne Eustache Bruix (1757–1805)

      Vice‑amiral – Ministre de la Marine – L’un des plus brillants marins du Directoire et du Consulat

      Portrait général

      Étienne Eustache Bruix est l’un des plus grands marins français de la fin du XVIIIᵉ siècle. Brillant tacticien, excellent administrateur, diplomate habile, il devient ministre de la Marine en 1798 et joue un rôle majeur dans la réorganisation de la flotte sous le Directoire et le Consulat. Napoléon le considère comme l’un des rares officiers capables de tenir tête à la Royal Navy.

      Origines et débuts (1757–1780)

      Né à Versailles le 17 juillet 1757, Bruix entre très jeune dans la Marine royale. Il se distingue par :

      • une intelligence vive,

      • une science nautique solide,

      • un sens aigu de l’organisation.Il sert dans les escadres de Méditerranée et d’Atlantique, où il se fait remarquer par son sang‑froid et sa discipline.

        🇺🇸 Guerre d’indépendance américaine (1780–1783)Bruix participe à la guerre d’Amérique dans les forces navales françaises.

        Il sert sous les ordres de de Grasse, notamment dans les opérations de la Chesapeake et des Saintes. Il y acquiert une réputation de marin énergique et fiable, capable de commander dans les situations difficiles.

        🌍 Révolution : ascension rapide (1789–1795)La Révolution ouvre une carrière fulgurante à Bruix.

        Il devient successivement :

        • capitaine de vaisseau,

        • contre‑amiral,

        • chef d’escadre,

        • commandant de la flotte de l’Océan.Il se distingue par sa capacité à maintenir la discipline dans une Marine bouleversée par les purges et les désertions.

          🛡️ Directoire : l’amiral de référence (1795–1798)Bruix devient l’un des hommes clés du Directoire.

          Il est consulté sur toutes les grandes opérations navales, notamment :

          • les projets d’expédition en Irlande,

          • la préparation de l’expédition d’Égypte,

          • la réorganisation des arsenaux.

          👉 C’est dans ce contexte que s’inscrit la lettre du 17 germinal an VI :Bruix est au cœur des décisions stratégiques, membre d’une commission sur un nouveau système de construction navale, et informé des expéditions secrètes en préparation.

          🏛️ Ministre de la Marine (juillet 1798 – juillet 1799)

          Trois mois après la lettre, Bruix devient ministre de la Marine. Il réorganise profondément la flotte :

        • amélioration des approvisionnements,

        • rétablissement de la discipline,

        • révision des plans de construction,

        • réactivation des escadres de Brest et Toulon.

        • Il est l’un des rares ministres du Directoire à laisser une trace durable.

          🚢 Consulat : commandant de la flotte de la Méditerranée (1800–1805)

          Bonaparte, qui apprécie Bruix, lui confie des missions majeures. Il commande la flotte de Méditerranée, supervise les opérations navales liées à l’expédition d’Égypte, et participe à la réorganisation générale de la Marine impériale.

          Bruix est alors considéré comme le meilleur marin français disponible, avec Villaret‑Joyeuse et Truguet.

          🪦 Fin de vie

          Bruix meurt prématurément en 1805, à 48 ans, au moment où Napoléon prépare la grande confrontation navale avec l’Angleterre. Sa disparition prive l’Empire d’un chef d’escadre de premier ordre.

          Portrait en une phrase

          Bruix est l’amiral le plus brillant du Directoire : stratège lucide, organisateur hors pair, ministre efficace, et l’un des rares marins capables de comprendre la Royal Navy et de lui résister.

    Lettre signée – Laurent Jean‑François Truguet (1752‑1839)

     



    Lettre signée – Laurent Jean‑François Truguet (1752‑1839)
    Général en chef de l’armée navale – Conseiller d’État
    À bord du vaisseau L’Alexandre, 1er pluviôse an XII (22 janvier 1804)

    Prix conseillé : 170 eurosTruguet : ministre de la Marine, général en chef de l’armée navale, conseiller d’État, vice‑amiral, sénateur… Ses lettres à en‑tête, rédigées à bord d’un vaisseau, sont nettement plus rares que ses correspondances administratives de bureau. autographes de marins celebres,librairie maritime
    ⭐ Description du document

    Lettre manuscrite signée de Laurent Jean‑François Truguet, alors général en chef de l’armée navale et conseiller d’État, rédigée à bord du vaisseau L’Alexandre. Datée du 1er pluviôse an XII (22 janvier 1804), sur papier à en‑tête imprimé, elle est adressée au préfet maritime de Brest.
    Contenu de la lettre

    Truguet transmet à son correspondant :

    son ordre du jour du 1er pluviôse,annonce qu’il enverra l’état exact des embarcations et des voiles dès réception,renouvelle ses instances pour hâter la mise en rade des vaisseaux Le Cassard et Le Batave,précise que, dès que les ordres seront donnés, il rappellera les ouvriers nécessaires depuis l’armée,onclut par une formule chaleureuse : « Je vous salue de tout mon cœur », suivie de sa signature autographe.

    👉 C’est une lettre d’action, pas une simple transmission : elle montre Truguet en pleine organisation de la flotte, pressant les préparatifs navals.
    Éléments matériels

    1 page in‑folio,en‑tête imprimé « À bord de l’Alexandre »,signature autographe,encre brune, texte très lisible,document de marine active, rédigé en mer ou en rade.


    Intérêt historique


    Truguet est une figure majeure :ministre de la Marine (Directoire),général en chef de l’armée navale (Révolution),conseiller d’État (Consulat),vice‑amiral et sénateur (Empire)Cette lettre illustre :la réorganisation de la Marine sous bonaparte,la préparation des escadres de Brest,la gestion des voiles, embarcations, ouvriers, radoub,la coordination entre général en chef et préfet maritime.










    Biographie de Laurent Jean‑François Truguet (1752–1839)
    Amiral de France – Ministre de la Marine – Ambassadeur – Conseiller d’ÉtatLaurent Jean‑François Truguet est l’un des plus grands marins français de la fin du XVIIIᵉ et du début du XIXᵉ siècle :

    héros de la guerre d’Amérique, réorganisateur de la Marine révolutionnaire, ministre du Directoire, ambassadeur en Espagne, conseiller d’État du Consulat, puis amiral de France sous la Monarchie. Son nom est gravé sur l’Arc de Triomphe.
    ⚓ Origines et formation (1752–1778)

    Né à Toulon le 10 janvier 1752, fils d’un chef d’escadre anobli pour faits d’armes, Truguet entre dans les Gardes‑marine en 1765. Il se distingue immédiatement : plusieurs prix décernés par Louis XV récompensent ses travaux nautiques.

    Il sert successivement sur L’Hirondelle,La Provence,L’Atalante,La Pléiade,La Chimère,et participe aux campagnes de Corse, de Tunis, de Bizerte, et aux opérations contre les pirates barbaresques.

    🇺🇸 Guerred’indépendance américaine (1778–1783)

    Truguet sert sous les ordres du comte d’Estaing, puis dans les escadres de Guichen et de Grasse. Il participe à toutes les grandes batailles navales du conflit :

    Sainte‑Lucie,


    Savannah,


    Chesapeake,


    Saint‑Christophe,


    Les Saintes. À Savannah, il sauve la vie de d’Estaing malgré une blessure grave : il reçoit la croix de Saint‑Louis.
    🌍 Missions en Méditerranée et à Constantinople (1784–1789)

    Promu major de vaisseau, Truguet accompagne l’ambassadeur Choiseul‑Gouffier à Constantinople. Il y instruit les officiers turcs en :

    fortification,


    artillerie,


    métallurgie,


    architecture navale.

    Il publie en 1787 un Traité de Marine, traduit en turc. Il cartographie les Dardanelles à bord du brick Tarleton.
    Révolution : contre‑amiral et chef de la flotte de Méditerranée (1792–1795)

    En 1792, il devient capitaine de vaisseau, puis contre‑amiral quelques mois plus tard. Il commande la flotte de Méditerranée, participe à la prise de :

    Nice,


    Villefranche,


    Oneglia,


    et à l’expédition de Sardaigne.

    Arrêté pendant la Terreur, il est libéré après la chute de Robespierre.

    🏛️ Ministre de la Marine (1795–1797)

    Sous le Directoire, Truguet devient ministre de la Marine.Il réorganise profondément la flotte :

    rétablissement de la discipline,création de régiments d’artillerie,rappel des anciens officiers,


    projets d’expédition en Irlande et en Angleterre,



    envoi d’une division dans les Indes.
    🇪🇸 Ambassadeur de France en Espagne (1797)

    Il est nommé ambassadeur à Madrid, mais des intrigues politiques le font rappeler.

    🛡️ Consulat et Empire : conseiller d’État, amiral, organisateur de la Marine (1801–1814)Bonaparte le nomme conseiller d’État en 1801.

    Il devient amiral en 1801 puis en 1804.

    Il participe à la réorganisation de la Marine impériale, notamment à Brest et Toulon. C’est dans ce contexte que s’inscrit la lettre de 1804, écrite à bord de L’Alexandre.
    👑 Restauration : pair de France, grand‑croix de Saint‑Louis (1814–1839)

    Sous Louis XVIII, Truguet est :

    pair de France (1819),


    grand‑croix de Saint‑Louis,


    grand‑croix de la Légion d’honneur,


    amiral de France (1831). Il prête serment à Louis‑Philippe en 1830.


    🪦 Fin de vie

    Il meurt à Toulon le 26 décembre 1839, à 87 ans. Son nom figure sur l’Arc de Triomphe, 3ᵉ colonne.
    ⭐ Portrait en une phrase


    Truguet est l’un des plus grands marins français : héros de la guerre d’Amérique, réformateur de la Marine révolutionnaire, ministre du Directoire, amiral du Consulat et pair de France.

    Lettre signée – E.T.B. de Missiessy (1756‑1837) Vice‑amiral


     Lettre signée – E.T.B. de Missiessy (1756‑1837)Vice‑amiral – Pair de France – Commandant en chef des forces navales de l’Empire



    Paris, 20 février 1823 – Ordre pour mission en CorsePrix conseillé : 100 euros

    une pièce très solide, parfaitement dans la ligne des documents administratifs de haut niveau signés par les grands officiers de la Marine royale de la Restauration. Missiessy est un nom recherché, et la présence d’une apostille autographe renforce nettement l’intérêt.
    ⭐ Contenu du document

    Ordre approuvé et signé par E.T.B. de Missiessy, vice‑amiral, sur une lettre du directeur des constructions navales.

    Il confirme l’instruction donnée à l’officier du génie Lédé :

    se rendre en Corse sans délai,


    terminer les affaires de son précédent service dans l’île,


    régler les questions administratives et techniques en suspens,


    rendre compte à son retour.



    👉 C’est typiquement une mission de clôture de chantier, fréquente dans les ports militaires de l’époque (Ajaccio, Bastia, Saint‑Florent).
    📜 Éléments matériels

    1 page in‑folio,


    vignette imprimée aux armes royales,


    apostille manuscrite de Missiessy,


    signature bien nette,


    encre brune, document très lisible.
    ⚓ Intérêt historique

    Missiessy est un grand nom de la Marine :

    officier sous la Marine royale,


    vice‑amiral sous Napoléon,


    commandant de l’expédition des Antilles (1805),


    pair de France sous la Restauration.

    Les documents signés de lui sont recherchés, surtout lorsqu’ils concernent :

    les travaux de génie maritime,


    les ports militaires,


    les missions techniques,


    les officiers du génie naval.
    💶 Prix conseillé : 100 eurosautographes de marins celebres,librairie maritime

    Justifié par :

    signature d’un vice‑amiral célèbre,


    apostille autographe,

    E.T.B. de Missiessy (1756‑1837)


    Vice‑amiral – Pair de France – L’un des grands marins de la Révolution, de l’Empire et de la Restauration
    ⭐ Édouard Thomas Burgues de Missiessy
    Vice‑amiral, commandant d’escadre, pair de France
    ⚓ Origines et formation

    Né en 1756 à Toulon dans une famille de tradition maritime, Missiessy entre très jeune dans la Marine royale. Il suit le parcours classique des officiers du XVIIIᵉ siècle : garde‑marine, lieutenant, puis capitaine de vaisseau. Il sert dans les escadres de Méditerranée et d’Atlantique, où il se distingue par ses compétences d’organisation et de commandement.
    🌊 La Révolution : un officier qui reste en service

    Contrairement à de nombreux officiers nobles, Missiessy ne quitte pas la Marine pendant la Révolution. Il traverse les années difficiles sans être inquiété, grâce à sa réputation de marin compétent et discipliné.

    Il commande plusieurs bâtiments et participe à la réorganisation de la flotte, ce qui lui permet d’être promu contre‑amiral, puis vice‑amiral sous le Consulat.
    🛡️ Sous Napoléon : un vice‑amiral de premier plan

    Missiessy devient l’un des principaux chefs d’escadre de Napoléon.
    Expédition des Antilles (1805)

    Il commande une grande division chargée de :menacer les possessions britanniques,détourner l’attention de la Royal Navy,soutenir les opérations de Villeneuve.Cette expédition, bien que limitée dans ses effets stratégiques, confirme Missiessy comme chef d’escadre expérimenté, capable de manœuvrer une flotte loin de ses bases.
    Commandements et responsabilités

    Il occupe ensuite plusieurs postes majeurs :commandant de l’escadre de rochefort,inspecteur général des ports,

    organisateur des forces navales de l’Empire.

    Missiessy est un marin d’État, plus administrateur que combattant, mais essentiel dans la structure navale apoléonienne.
    👑 La Restauration : pair de France et grand officier royal

    Après 1814, Missiessy est confirmé dans ses grades par Louis XVIII. Il devient :

    vice‑amiral de France,


    pair du royaume,


    membre du Conseil de l’Amirauté,


    responsable de missions administratives de haut niveau.C’est dans ce cadre que s’inscrit le document de 1823 présenté:

    une apostille autographe approuvant une mission en Corse pour un officier du génie. Missiessy supervise alors les travaux navals, les ports, les constructions, et les missions techniques.
    🪦 Fin de vie

    Il meurt en 1837, après plus de 60 ans de carrière maritime, ayant servi trois régimes : la Monarchie, la République/Empire, puis la Restauration.

    Lettre signée – Y.P. Lecoat, chef de la Marine impériale

     


    Lettre signée – Y.P. Lecoat, chef de la Marine impériale Boulogne, 27 messidor an XIII (16 juillet 1805) Ordre de visite des postes de signaux de la côte

    Prix conseillé : 100 euros

    Très belle pièce de Marine impériale, rare par son double autographe de Y.P. Lecoat (1756‑1826), officier supérieur devenu chef de la Marine à Boulogne sous le Consulat et l’Empire. Document en grand in‑folio, avec en‑tête imprimé « Le Chef de la Marine impériale », et apostille manuscrite ajoutée en marge.
    Contenu du document

    Ordre adressé à l’enseigne de vaisseau Binet, lui enjoignant de :

    parcourir les postes de signaux de la côte,


    visiter chaque station et vérifier leur bon fonctionnement,


    rendre compte de l’état des installations et de la discipline des guetteurs.

    Ce type d’ordre est typique de la surveillance côtière mise en place durant le camp de Boulogne, lorsque Napoléon préparait l’invasion projetée de l’Angleterre. Les postes de signaux formaient un réseau essentiel pour transmettre rapidement les informations sur les mouvements de navires.

    Éléments matériels

    1 page in‑folio, encre brune.


    En‑tête imprimé de la Marine impériale.


    Deux signatures manuscrites de Lecoat (rare).


    Apostille ajoutée en marge.


    Tampons bien marqués :

    du 2ᵉ adjudant de la Marine,


    la rigueur du contrôle côtier en 1805,


    le rôle des enseignes de vaisseau dans les inspections,


    la place de Boulogne comme centre stratégique de la flotte impériale.
    Prix conseilléautographes de marins celebres,librairie maritime

    100 euros, cohérent pour :double signature,
    du chef militaire, avec ancre.Intérêt historique

    Document idéal pour collectionneur de :Marine impériale Camp de Boulogne
    Organisation des signaux côtiers
    Correspondance d’officiers supérieurs
    Administration maritime sous Napoléon
    Les archives disponibles (Brest, Cherbourg, Boulogne, Service historique de la Défense) indiquent que Y.P. Lecoat appartient à la génération d’officiers formés sous la Marine royale. Né en 1756, il entre dans la Marine dans les années 1770, comme beaucoup de futurs cadres du Consulat.






    👉 À ce stade, il est officier subalterne, probablement enseigne puis lieutenant de vaisseau. Aucune trace d’un commandement de vaisseau : c’est un officier d’administration et de port, pas un marin de haute mer.
    ⚓ La Révolution : un officier qui reste en place

    Contrairement à de nombreux officiers nobles, Lecoat ne quitte pas la Marine pendant la Révolution. Il reste dans les ports de la Manche, ce qui lui permet de monter en grade lorsque les cadres supérieurs disparaissent.

    Il devient :officier d’administration,

    puis chef de service,


    et finalement chef de la Marine à Boulogne sous le Consulat.

    👉 C’est un homme de port, un organisateur, un gestionnaire des équipages et des signaux.
    🏛️ Sous le Consulat et l’Empire : chef de la Marine à Boulogne

    C’est là que ces documents prennent tout leur sens.

    Entre 1803 et 1806, Boulogne devient le centre stratégique du camp de Napoléon, où l’on prépare l’invasion de l’Angleterre. Dans ce contexte, Lecoat occupe un poste crucial :
    Chef de la Marine impériale à Boulogne

    Il supervise :

    les postes de signaux de la côte,


    les mouvements d’officiers,


    les patrouilles,


    les compagnies de marins,


    les ordres d’embarquement


    la discipline des guetteurs,


    la surveillance du littoral.

    👉 C’est exactement ce que montre ce document : un ordre de visite des postes de signaux, signé deux fois, avec tampons officiels.
    📜 Pourquoi ses signatures sont rares ?

    Parce que Lecoat :

    n’est pas un amiral de grande renommée,


    n’a pas commandé de flotte,


    n’a pas participé à Trafalgar,


    n’a pas laissé de mémoires.

    Il est un cadre administratif de haut niveau, essentiel mais discret. Ses documents sont donc moins courants que ceux des grands noms (Bruix, Decrès, Bouvet,

    Missiessy), mais très recherchés par les collectionneurs du camp de Boulogne.

    🪦 Fin de vie

    Il meurt en 1826, probablement dans le Nord ou en Normandie, après une carrière entièrement consacrée à la Marine.
    ⭐ Portrait en une phrase


    Y.P. Lecoat est l’un des administrateurs essentiels du camp de Boulogne : un officier supérieur chargé de la surveillance côtière, des signaux et de l’organisation maritime sous Napoléon.


    Les postes de signaux sous l’Empire : le système de surveillance côtière de Napoléon

    : Sous Napoléon, les postes de signaux formaient un réseau de surveillance optique installé sur tout le littoral, chargé de transmettre rapidement les informations militaires (navires ennemis, mouvements de flotte, alertes) par signaux visuels. Ce système culmine en 1806 avec la création officielle des sémaphores, ancêtres directs des postes modernes.
    🌊 1. Origine : surveiller la mer pour prévenir l’invasion

    Dès le Consulat, Napoléon renforce la surveillance des côtes. Objectif : détecter immédiatement tout mouvement naval britannique.

    Les postes de signaux sont installés :
    sur les caps,sur les hauteurs,près des ports militaires,le long des plages stratégiques (Boulogne, Calais, Dunkerque, Cherbourg…).

    Ils fonctionnent comme un réseau optique : chaque poste doit voir le suivant, créant une chaîne continue d’information.
    🔭 2. Fonctionnement : signaux optiques et transmission rapideLes postes utilisent :
    feux (nuit),fumées (jour),pavillons,bras articulés,
    codes optiques.Ce système est l’héritier direct des tours à feu antiques et médiévales, mais Napoléon le rationalise et l’intègre à l’administration militaire

    Chaque poste est tenu par :un guetteur,
    parfois un enseigne de vaisseau,transmettent les alertes,surveillent les navires,contrôlent la pêche,
    régulent le trafic maritime,assistent la navigation.

    Ce sont les descendants directs des postes de signaux du camp de Boulogne

    transmettent les alertes,surveillent les navires,
    contrôlent la pêche,régulent le trafic maritime,
    assistent la navigation.Ce sont les descendants directs des postes de signaux du camp de Boulogne


    transmettent les alertes,surveillent les navires,contrôlent la pêche,régulent le trafic maritime,assistent la navigation

    🏛️ 3. 1806 : naissance officielle des sémaphores

    En 1806, Napoléon crée officiellement les sémaphores, qui deviennent les postes de signaux permanents de la Marine impériale. Mission : surveiller les approches maritimes et avertir par signaux optiques de toute activité ennemie.

    Les sémaphores :transmettent les alertes,surveillent les navires,contrôlent la pêche,régulent le trafic maritime,assistent la navigationCe sont les descendants directs des postes de signaux du camp de Boulogne.

    ⚓ 4. Rôle dans le camp de Boulogne (1803‑1805)

    C’est là que ton document prend toute sa valeur.

    Boulogne est le centre de la flotte destinée à l’invasion de l’Angleterre. Les postes de signaux y sont indispensables pour :


    surveiller la Manche,
    repérer les escadres britanniques,
    transmettre les ordres entre les batteries, les ports et les camps,
    coordonner les mouvements des péniches et des flottilles.l' ordre signé par Y.P. Lecoat correspond exactement à cette organisation : → inspection des postes, contrôle des guetteurs, vérification du matériel optique.
    🪧 5. Organisation typique d’un poste de signaux

    1 tour ou mât de signaux,1 guetteur en permanence,
    1 cahier de codes,
    1 longue-vue,
    1 système de feux ou pavillons,

    1 ligne de vue vers les postes voisins.Chaque poste doit pouvoir transmettre un message en moins de 2 minutes au poste suivant.

    🗺️ 6. Héritage : les sémaphores modernes

    Les sémaphores actuels de la Marine nationale (Pertusato, Ouessant, etc.) sont les héritiers directs du système napoléonien.

    Ils remplissent encore aujourd’hui des missions de :

    surveillance,sécurité maritime,régulation du trafic,
    assistance aux navires.
    📌 En résumé

    Les postes de signaux sous l’Empire étaient un réseau optique militaire chargé de surveiller les côtes, détecter les navires ennemis et transmettre rapidement les informations. En 1806, Napoléon les transforme en sémaphores, qui existent encore aujourd’hui.

    Empire français – Armée Navale de la Méditerranée Ordre signé du vice‑amiral Émeriau – 12 septembre 1811

     
    Empire français – Armée Navale de la Méditerranée

    Ordre signé du vice‑amiral Émeriau – 12 septembre 1811

    Affectation de M. Levasseur sur le vaisseau Le Danube

    Superbe document émanant de l’Armée navale de la Méditerranée sous l’Empire, daté du 12 septembre 1811, rédigé à bord d’un vaisseau de guerre (nom non précisé dans le texte).Il est signé par le vice‑amiral Émeriau, comte de l’Empire, commandant en chef l’une des armées navales de Sa Majesté l’Empereur et Roi, et l’un des commandants de la Légion d’honneur.

    Contenu du document

    Émeriau ordonne à Monsieur Levasseur de reprendre son service sur le vaisseau Le Danube, bâtiment de ligne de la Marine impériale, alors commandé par Monsieur Henry, capitaine de vaisseau.

    Ce type d’ordre illustre parfaitement :

    • la discipline stricte de la Marine impériale,

    • la gestion des affectations au sein des escadres,

    • le rôle central des vice‑amiraux dans l’organisation des forces navales de Napoléon.Le document est d’autant plus intéressant qu’il mentionne un officier connu :

      Meriaud de Beauverger (Maxime Julien, 1762‑1845)

      Officier de marine ayant servi sous l’Ancien Régime, la Révolution et l’Empire, présent dans plusieurs campagnes navales. Sa carrière longue et variée en fait une figure appréciée des collectionneurs de documents maritimes.

      Intérêt historique

      • Pièce authentique de la Marine impériale, période où Napoléon tente de maintenir une présence navale active en Méditerranée malgré la domination britannique.

      • Signature du vice‑amiral Émeriau, officier de premier plan, ancien commandant du vaisseau Le Commerce de Marseille et acteur majeur des opérations navales du début du XIXᵉ siècle.

      • Mention du vaisseau Le Danube, bâtiment de ligne typique des escadres impériales.

      • Document d’affectation militaire, rare et très recherché pour la précision de ses indications.

        Caractéristiques matérielles

        • Ordre manuscrit signé.

        • Daté : 12 septembre 1811.

        • En‑tête imprimé de l’Armée navale de la Méditerranée.

        • Très bon état général, écriture nette.

          Prix de vente conseillé

          400 euros autographes de marins celebres,librairie maritime (Justifié par la signature d’Émeriau, le contexte impérial, et la nature militaire du document.)

      • Émeriau (Jean‑Baptiste, dit aussi Julien‑Marie Émeriau de Beauverger)

        Biographie

        • AMIRAL EMERIAU : PHYSIONOTRACE, CONSULAT.

        • Napoleon et la mer,documents maritimes


        • Émeriau est l’un des grands officiers de marine de la fin du XVIIIᵉ siècle et du début de l’Empire. Sa carrière, longue et solide, traverse l’Ancien Régime, la Révolution et le règne de Napoléon, ce qui en fait une figure particulièrement recherchée dans les correspondances navales.

          Origines et débuts

          Né en 1762, Émeriau appartient à cette génération d’officiers formés dans la Marine royale mais qui feront l’essentiel de leur carrière sous les régimes suivants. Il entre jeune dans la marine, où il se distingue par ses qualités de manœuvrier, son sang‑froid et sa discipline.

          La Révolution : une carrière qui se poursuit

          Contrairement à beaucoup d’officiers issus de l’Ancien Régime, Émeriau reste en service pendant la Révolution. Il participe aux campagnes navales de la période, notamment dans les escadres de l’Atlantique et de la Méditerranée, et se fait remarquer par son professionnalisme dans un contexte souvent chaotique.

          Sous le Consulat et l’Empire : l’ascension

          Avec Napoléon, Émeriau devient l’un des officiers les plus fiables de la Marine impériale.

          Ses titres et fonctions :

          • Vice‑amiral,

          • Comte de l’Empire,

          • Commandant en chef d’une armée navale de Sa Majesté l’Empereur et Roi,

          • L’un des commandants de la Légion d’honneur.

          • Il commande plusieurs escadres, notamment en Méditerranée, où il joue un rôle essentiel dans la surveillance des côtes, la protection des convois et la gestion des ports stratégiques comme Toulon.

            Le Danube et les escadres impériales

            Émeriau est directement lié à plusieurs grands vaisseaux de ligne, dont Le Danube, bâtiment typique des forces navales impériales. Les ordres qu’il signe — comme celui présenté — montrent son autorité sur les affectations, la discipline et la gestion des équipages.

            Son style est celui d’un chef ferme, méthodique, mais attentif aux hommes, ce qui transparaît dans ses correspondances.

            Fin de carrière et décès

            Après la chute de l’Empire, Émeriau se retire du service actif. Il meurt en 1845, après une carrière de plus de cinquante ans, couvrant trois régimes et plusieurs conflits majeurs.

            Portrait d’un officier d’exception

            Émeriau n’est pas un héros flamboyant comme Latouche‑Tréville ou Suffren, mais un pilier de la Marine, un homme de confiance, un administrateur rigoureux et un commandant respecté. Ses documents sont recherchés pour :

            • leur clarté administrative,

            • leur importance dans la Marine impériale,

            • leur rareté, car les vice‑amiraux de l’Empire sont peu nombreux


    Louis‑René‑Madeleine de Latouche‑Tréville Lettre autographe signée – Bucentaure, rade de Toulon, 5 pluviôse an V (24 janvier 1797)

     

    Louis‑René‑Madeleine de Latouche‑Tréville

    Lettre autographe signée – Bucentaure, rade de Toulon, 5 pluviôse an V (24 janvier 1797)

    Au sénateur Lemercier – Protection d’un jeune élève embarqué

    Pièce remarquable et d’une grande humanité : lettre autographe signée de Latouche‑Tréville, rédigée à bord du Bucentaure, son vaisseau amiral, alors qu’il commande une escadre de la Méditerranée.

    Document daté du 5 pluviôse an V (24 janvier 1797), en pleine période du Directoire.

    Contenu de la lettre

    Adressée au sénateur Lemercier, cette lettre témoigne de l’attention personnelle que Latouche‑Tréville porte à un jeune élève confié à ses soins.

    Il annonce « l’arrivée de votre intéressant enfant », et invite le sénateur à se « reposer avec confiance » sur lui pour tout ce qui concerne sa protection et sa formation.

    Latouche‑Tréville insiste sur la vigilance qu’il exercera lui‑même, et précise avoir chargé l’un de ses adjoints à l’état‑major général, M. Duval d’Ailly, de veiller « particulièrement à sa tenue et son instruction ».

    Il ajoute un détail révélateur de la vie à bord M. Gigaut de Granpré n’a pu être embarqué sur le Bucentaure, en raison d’une incompatibilité de caractère avec le capitaine du vaisseau — preuve que même dans une escadre prestigieuse, les tensions personnelles pouvaient influer sur les affectations.

    Intérêt historique

    • Lettre autographe, rare pour Latouche‑Tréville, plus souvent représenté par des lettres signées.

    • Document rédigé à bord du Bucentaure, futur vaisseau amiral de Villeneuve à Trafalgar.

    • Témoignage direct de la vie d’état‑major, des affectations, et des relations entre officiers sous le Directoire.

    • Illustration de la bienveillance et du sens du commandement de Latouche‑Tréville, qui se montre ici protecteur, attentif et personnellement impliqué.

    • Mention de deux officiers : Duval d’Ailly et Gigaut de Granpré, figures secondaires mais intéressantes pour l’histoire navale.

    • Caractéristiques matérielles

      • 2 pages fin‑quarto.

      • En‑tête imprimé : « Le vice‑amiral Latouche‑Tréville, de la Légion d’honneur, commandant en chef une escadre dans la Méditerranée ».

      • Encre brune, écriture vive et élégante.

      • Document complet, très lisible.

        Prix de vente conseillé

        400 euros autographes de marins celebres,librairie maritime (Justifié par l’autographe, le contexte prestigieux du Bucentaure, et la qualité humaine du contenu.)

    Latouche‑Tréville – Lettre signée, Rochefort, 4 mai 1776

     

    Latouche‑Tréville – Lettre signée, Rochefort, 4 mai 1776

    Affaire Joseph Fleury – Discipline et sécurité des troupes

    Lettre signée par Louis‑René de Latouche‑Tréville (1745‑1804), alors officier supérieur en poste à Rochefort, futur héros de la guerre d’Amérique et vice‑amiral sous le Consulat. Document adressé à un Monseigneur, très probablement le ministre de la Marine, au sujet d’un individu nommé Joseph Fleury, décrit comme « déserteur de profession ».

    Contenu de la lettre

    Latouche‑Tréville expose avec fermeté les raisons pour lesquelles Fleury ne doit pas être admis dans la troupe, le considérant comme un élément dangereux et indiscipliné. Il cite plusieurs extraits de conduite démontrant ses fautes répétées, ses mensonges et son comportement incompatible avec le service du roi.

    La conclusion, d’une franchise remarquable, illustre le style direct de Latouche‑Tréville : « C’est un imbécile ou un effronté coquin ; je l’ai fait ôter de la salle des malades à l’hôpital pour le mettre à celle des forçats. »Il demande ensuite au ministre de décider du sort et de la punition de Fleury, « s’il juge qu’il en mérite », montrant que l’affaire relève de la haute autorité.

    Intérêt historique

    • Document rare illustrant la discipline militaire dans les ports de la Marine royale.

    • Témoignage direct du caractère énergique de Latouche‑Tréville, bien avant ses grandes campagnes contre les Anglais.

    • Mention de l’hôpital de Rochefort et de la salle des forçats, éléments importants de l’organisation navale du XVIIIᵉ siècle.

    • Pièce administrative révélant les tensions entre officiers, déserteurs, et autorités ministérielles.

      Support

    Deux lettres signées d’Antoine‑Gabriel de Sartine (1776 & 1778) Ministre de la Marine de Louis XVI –

     

    Deux lettres signées d’Antoine‑Gabriel de Sartine (1776 & 1778)

    Ministre de la Marine de Louis XVI – Affaires maritimes et disciplinaires

    Ensemble de deux lettres manuscrites signées par Antoine‑Gabriel de Sartine (1729‑1801), ministre de la Marine de Louis XVI de 1774 à 1780. Pièces administratives authentiques, rédigées au cœur des grandes réformes navales précédant la guerre d’Amérique.

    1️⃣ Lettre signée – 7 juillet 1776

    Affaire du brigantin Les Âmes du Purgatoire

    Format : 1 page 1/2 in‑folio

    Lettre officielle concernant le patron du brigantin Les Âmes du Purgatoire, qui avait désarmé son navire à Gênes sans respecter les règles imposées par la Marine royale. Sartine intervient pour réduire l’amende infligée au capitaine, décision typique de sa politique visant à maintenir la discipline tout en évitant des sanctions excessives pour les marins engagés dans le commerce méditerranéen.

    Intérêt historique :

    • Mention d’un navire au nom exceptionnel et typique de la tradition maritime du XVIIIᵉ siècle.

    • Illustration des relations entre la Marine royale et les ports étrangers (ici Gênes).

    • Exemple concret de la justice administrative maritime sous Louis XVI.

      2️⃣ Lettre signée – 27 juillet 1778

      Naufrage d’un bâtiment français pillé à Bonifacio

      Format : 2 pages 1/4 in‑folio

      Lettre traitant du naufrage d’un bâtiment français dont la cargaison et les débris auraient été pillés par des marins de Bonifacio (Corse). Sartine évoque les mesures à prendre, les responsabilités locales, et les suites administratives à donner à cette affaire délicate, révélatrice des tensions fréquentes dans les ports méditerranéens.

      Intérêt historique :

      • Document sur les incidents maritimes en Corse peu après son rattachement définitif à la France (1768).

      • Témoignage direct des problèmes de pillage et de récupération après les naufrages.

      • Pièce administrative rare montrant la gestion des litiges entre marins, autorités locales et Marine royale.

      • Ces deux lettres offrent un panorama vivant de la Marine française avant la guerre d’Amérique, entre discipline des capitaines, gestion des naufrages, relations avec les ports étrangers et tensions locales en Méditerranée.autographes de marins celebres,librairie maritime

        • Portrait d'Antoine de Sartine (1729-1801) lieutenant de police de Louis XV

        • Histoire : la police à Paris sous l'Ancien Régime

        • Antoine de Sartine, el català que va crear la policia secreta francesa

        • Antoine Raymond Juan Gualbert Gabriel de Sartine

      • Antoine‑Gabriel de Sartine est l’une des figures les plus marquantes de l’administration française du XVIIIᵉ siècle. Homme d’ordre, organisateur infatigable, réformateur méthodique, il a laissé une empreinte profonde dans deux domaines essentiels de l’État monarchique : la police de Paris et la Marine royale.

        Origines et formation

        Né à Barcelone en 1729, dans une famille d’origine irlandaise passée au service de l’Espagne puis de la France, Sartine grandit dans un milieu où l’on cultive le sens de l’État et la discipline administrative. Arrivé jeune en France, il suit une formation juridique et administrative qui le prépare aux charges de la haute fonction publique.

        Le grand réformateur de la police de Paris (1759‑1774)Nommé lieutenant général de police en 1759, Sartine devient rapidement l’un des administrateurs les plus efficaces du royaume.

        Ses réalisations majeures :

        • Réorganisation complète de la surveillance urbaine.

        • Modernisation des archives policières et des méthodes d’enquête.

        • Amélioration de la sécurité publique, de l’éclairage et de la circulation.

        • Mise en place d’un système d’information extrêmement performant, qui fait de Paris l’une des villes les mieux administrées d’Europe.

        • Son nom reste associé à une police rigoureuse mais efficace, capable de prévenir les troubles dans une capitale en pleine croissance.

          Ministre de la Marine de Louis XVI (1774‑1780)

          En 1774, Louis XVI le nomme secrétaire d’État à la Marine, charge stratégique à la veille de la guerre d’Amérique.

          • French Ship Names 18th Century

          • Antoine-François Callet, Portrait d’apparat de Louis XVI
          • Un administrateur essentiel pour la Marine royale :

            • Réorganisation des ports et arsenaux (Brest, Toulon, Rochefort).

            • Modernisation des règlements disciplinaires.

            • Renforcement de la logistique navale : vivres, munitions, approvisionnements.

            • Développement des écoles de marine et de la formation des officiers.

            • Suivi minutieux des affaires disciplinaires, des naufrages, des litiges entre marins et autorités locales.

            Sous son ministère, la Marine française se prépare à soutenir les insurgés américains contre ’Angleterre.

            Les grandes victoires navales de 1778‑1783 (d’Estaing, La Motte‑Piquet, Suffren) s’appuient sur les réformes administratives qu’il a mises en place.

            Fin de carrière et Révolution

            Écarté en 1780, Sartine reste conseiller du roi. La Révolution le frappe durement : arrêté en 1794, il échappe de peu à la guillotine. Libéré après Thermidor, il vit retiré jusqu’à sa mort en 1801.

            Portrait d’un homme d’État

            Sartine n’est pas un marin, mais un organisateur. Son génie est administratif : il sait classer, ordonner, réformer, surveiller, structurer. Ses lettres — témoignent d’un ministre attentif aux détails, aux litiges, aux capitaines, aux naufrages, aux sanctions, aux ports méditerranéens, bref à tout ce qui fait la vie réelle de la Marine.

    🟦 Grandclosmeslé : un navigateur français du XVIIIᵉ siècle

    Le nom Grandclosmeslé (parfois orthographié Grandclos Meslé, Grandclos-Meslé ou Grandclosmeslé) apparaît dans plusieurs documents de la fin du XVIIIᵉ siècle comme officier ou navigateur engagé dans les expéditions lointaines, notamment celles menées pour le compte du roi dans le cadre du commerce et de la diplomatie en Asie.

    Ce type de profil correspond aux officiers auxiliaires, pilotes hauturiers, ou agents du roi embarqués sur les navires de la Compagnie des Indes ou sur des bâtiments armés par la Marine royale pour des missions spécifiques (rapports, relevés, convoyages, retours de cargaisons).

    🟦 Le navire La Méduse

    Attention : il ne s’agit pas de la Méduse tragique de 1816 (celle du radeau). Il existait plusieurs navires nommés Méduse sous l’Ancien Régime.

    La Méduse mentionnée en 1783 est très probablement :

    • un navire de transport ou de commerce armé,

    • utilisé pour les expéditions vers la Chine,

    • naviguant sous pavillon du roi ou sous commission royale,

    • dans le cadre des missions de la Compagnie des Indes orientales, dissoute en 1769 mais dont les opérations furent reprises par l’État.

    • Les années 1780–1783 sont précisément celles où la France tente de relancer le commerce direct avec la Chine, notamment Canton, après les perturbations de la guerre d’Amérique.

      🟦 L’expédition “pour le compte du roi” (retour de Chine, 2 février 1783)

      La date du 2 février 1783 correspond à la période où plusieurs navires français reviennent :

      • de Canton,

      • de Macao,

      • ou des ports chinois ouverts au commerce européen.Ces expéditions transportent :

        • des rapports diplomatiques,

        • des journaux de navigation,

        • des échantillons de marchandises,

        • des observations scientifiques (astronomie, géographie, botanique),

        • et parfois des lettres adressées au ministre de la Marine.Un navigateur comme Grandclosmeslé pouvait être :

          • chargé de mission,

          • observateur,

          • pilote,

          • ou responsable d’un journal de bord destiné à Versailles.

            🟦 Pourquoi cette expédition est importante ?

            Elle s’inscrit dans un moment clé :

            • La France sort de la guerre d’indépendance américaine.

            • Elle cherche à réorganiser son commerce asiatique.

            • Les expéditions vers la Chine sont stratégiques pour le roi :

              • thé,

              • soieries,

              • porcelaines,

                • objets scientifiques,

                • cartes marines.

              • Les retours de 1783 sont donc très documentés dans les archives de la Marine, mais les noms secondaires (pilotes, navigateurs, commis) sont souvent peu connus, ce qui explique la rareté de Grandclosmeslé.

                🟦 Ce que ton document représente

                cette lettre, rapport, ou pièce manuscrite datée du 2 février 1783, mentionnant :

                • Grandclosmeslé,

                • le navire La Méduse,

                • un retour de Chine,

                • une expédition faite pour le compte du roi,

                alors tu tiens une pièce exceptionnelle, car :

                • les documents liés aux missions chinoises avant 1789 sont rarissimes,

                • les archives de navigateurs secondaires sont presque introuvables,

                • les navires de commerce armés du roi sont très recherchés,les expéditions vers Canton sont parmi les plus prestigieuses du XVIIIᵉ siècle.autographes de marins celebres,librairie maritime

     

    Lettre écrite à bord de La Princesse, Sainte‑Lucie, 28 décembre 1779

     


    Lettre écrite à bord de La Princesse, Sainte‑Lucie, 28 décembre 1779

    Copie manuscrite d’époque de la lettre de l’amiral Hyde Parker à La Motte‑Piquet

    Pièce rare provenant des guerres franco‑anglaises de 1778‑1783, rédigée à bord du navire britannique La Princesse stationné à Sainte‑Lucie, le 28 décembre 1779. Il s’agit d’une copie manuscrite d’époque de la lettre adressée par l’amiral Hyde Parker, commandant des forces navales britanniques aux Antilles, au chef d’escadre La Motte‑Piquet, l’un des plus brillants officiers français du XVIIIᵉ siècle.

    Contenu de la lettre

    Le texte s’ouvre par la formule de respect habituelle : « Monsieur, j’ai reçu la lettre que votre Excellence m’a fait l’honneur de m’écrire par le… »

    Parker poursuit en exprimant une admiration sincère pour la conduite de La Motte‑Piquet lors de l’action navale du 18 décembre 1779, affrontement au large de la Martinique où le chef d’escadre français avait brillamment protégé un convoi contre des forces britanniques supérieures. Le passage essentiel confirme cette estime : « Quoique… je ne puis que vous admirer pour la conduite que votre Excellence a tenue dans l’affaire du 18 de ce mois. »La lettre aborde ensuite la question des prisonniers, sujet sensible dans les échanges entre officiers de haut rang. Parker y traite avec courtoisie des modalités d’échange et de restitution, preuve de la chevalerie navale encore très présente dans les relations franco‑anglaises avant l’ère napoléonienne.

    Intérêt historique

    • Témoignage direct des relations entre deux amiraux ennemis, marquées par un respect mutuel exceptionnel.

    • Document lié à l’un des épisodes les plus célèbres de La Motte‑Piquet, souvent cité pour son héroïsme et sa maîtrise tactique.

    • Rare mention de Sainte‑Lucie en 1779, alors sous domination britannique après sa prise en 1778.

    • Copie d’époque d’une lettre officielle : très recherchée par les collectionneurs de marine XVIIIᵉ, guerre d’Amérique, et correspondances navales.

    • Belle illustration de la diplomatie navale et des usages de courtoisie entre officiers de haut rang.

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