Lettre manuscrite à bord de l’Annibal – 7 avril 1789
Touchante lettre de marin, écrite à bord du vaisseau L’Annibal, « vis‑à‑vis Royaume », le 7 avril 1789, adressée à Monsieur Bernard de Beauvoir, avocat au Parlement de Paris. Pièce personnelle, vivante, typique des correspondances de mer à la veille de la Révolution.
L’auteur raconte le départ imminent : « Nous allons appareiller par un très beau tems, j’espère que nous ferons un voyage heureux ». Il explique avoir dû sacrifier presque toute sa pacotille — environ mille livres — pour sauver sa
liberté et profiter d’un passage déjà payé, après avoir été découvert par M. Tiequet. Il remercie son frère pour les lettres de recommandation, devenues essentielles, et le presse de les lui envoyer « par deux occasions différentes ».
La lettre évoque aussi la vie à bord : le mouvement du navire, la mer qui ne l’a « pas beaucoup incommodé », et sa rencontre avec le second capitaine, frère de M. Bauchereau, « d’un caractère gai et franc ». Elle se termine par une déclaration d’affection fraternelle : « Je suis pour la vie ton cher frère et ton
meilleur ami Bernard ».
Intérêt historique
Rare témoignage de la vie quotidienne d’un marin en 1789, juste avant les bouleversements révolutionnaires.
Mention directe du vaisseau L’Annibal, bâtiment de ligne de la Marine royale.
Contenu très humain : liberté, pacotille, recommandation, relations à bord.
Correspondance adressée à un avocat au Parlement de Paris, milieu juridique d’Ancien Régime.
Pièce idéale pour collectionneurs de marine XVIIIᵉ, histoire sociale, ou correspondances personnelles.
Support
Lettre manuscrite du XVIIIᵉ siècle.
Texte complet, lisible, avec contenu riche et personnel.
Prix de vente : 100 euros La Marine sous Louis XVI

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