mercredi 15 juillet 2026

Castellane‑Majastre – Chef d’escadre – Marine royale – 1786

 

Henri‑César, comte de Castellane‑Majastre (1733–1809)

Chef d’escadre Officier de la Marine royale Commandant dans les guerres de la Révolution

Origines et formation

le 30 octobre 1733 à Riez, en Provence, Henri‑César de Castellane‑Majastre appartient à une ancienne famille noble du pays d’Aix. Il entre dans la Marine royale en 1748, à 15 ans, au moment où la France tente de reconstruire sa puissance navale après les revers de la guerre de Succession d’Autriche.

Il se forme dans les escadres de Méditerranée et d’Atlantique, où il acquiert une réputation de marin solide, discipliné, et d’un caractère très droit.

Carrière sous l’Ancien Régime

Castellane‑Majastre gravit régulièrement les grades :

  • Lieutenant de vaisseau (1757)

  • Capitaine de vaisseau (1772)

  • Chevalier de Saint‑Louis

  • Commandant de plusieurs bâtiments de ligne dans les années 1770–1780

    Il participe aux opérations de la guerre d’Indépendance américaine, notamment dans les escadres de l’Atlantique, où il se distingue par une conduite ferme et méthodique.

    Chef d’escadre (1786)

    En 1786, Louis XVI le nomme chef d’escadre, l’un des plus hauts grades de la Marine royale. Il commande alors des divisions navales en Méditerranée et dans l’Atlantique, supervisant :

    • la discipline des équipages,

    • les manœuvres d’escadre,

    • les travaux des arsenaux,

    • les relations avec les autorités civiles des ports.

    Son style de commandement est décrit comme calme, précis, très réglementaire, typique des officiers provençaux de la Marine royale.

    La Révolution : fidélité au service, prudence politique

    Contrairement à de nombreux officiers nobles, Castellane‑Majastre ne quitte pas la France en 1789. Il reste au service de la Marine, sans engagement politique marqué, ce qui lui permet de conserver ses fonctions.

    En 1792, il est confirmé dans son grade par la Marine républicaine, preuve de la confiance accordée à son professionnalisme.

    Il commande alors des forces navales stationnées en Méditerranée, notamment autour de Toulon, Marseille et Nice, dans une période où les ports sont en agitation permanente.

    La crise de Toulon (1793)

    Lors de l’insurrection royaliste de Toulon, Castellane‑Majastre se trouve dans une position délicate :

  • noble,

  • officier supérieur,

  • mais loyal au service de l’État.

Il quitte le port avant l’arrivée des Britanniques et des Espagnols, évitant ainsi d’être compromis dans la capitulation.

Cette prudence lui permet de conserver son honneur et d’échapper aux poursuites.

Fin de carrière sous le Directoire et le Consulat

Après 1793, Castellane‑Majastre n’exerce plus de commandement en mer. Il est placé en réserve, puis retraité, comme beaucoup d’officiers de l’Ancien Régime jugés trop âgés pour les campagnes révolutionnaires.

Napoléon le confirme dans son rang et lui accorde une pension confortable. Il vit ses dernières années en Provence, entouré de sa famille.

Il meurt le 12 avril 1809 à Riez, à 75 ans.

Importance historique

Castellane‑Majastre représente parfaitement cette génération d’officiers nobles :

  • formés sous Louis XV,

  • aguerris dans les guerres d’Amérique,

  • loyaux mais prudents pendant la Révolution,

  • respectés pour leur compétence technique et leur discipline.

    Ses signatures apparaissent dans de nombreuses correspondances administratives, ordres de service, états de solde et documents de ports méditerranéens —



Henri‑César, comte de Castellane‑Majastre (1733‑1809) Chef d’escadre – 9 lettres autographes à son épouse – Toulon & Marseille, 1778 Cachets de cire – Préparatifs de la guerre contre l’Angleterre Prix : 600 € La Marine sous Louis XVI

Rare ensemble de neuf lettres manuscrites, toutes signées, rédigées par Henri‑César de Castellane‑Majastre, alors capitaine de vaisseau et futur chef d’escadre, au début de l’année 1778, moment décisif où la France s’apprête à entrer en guerre contre l’Angleterre dans le cadre du conflit américain.

Ces lettres, expédiées de Toulon et Marseille, portent encore leurs cachets de cire, et constituent un témoignage intime et militaire d’une grande valeur. Le comte, récemment promu capitaine, attend son affectation au commandement de la frégate La Flore, intégrée à l’escadre de l’amiral d’Estaing, destinée à opérer dans l’Atlantique et aux Antilles.

Il confie à son épouse l’atmosphère de tension qui règne dans le port, les préparatifs fébriles, et son propre engagement dans les opérations du Roi :

« Je suis entré en service aujourd’huy pour les rondes et les achats et fournitures du Roy au magasin général dont je suis… »

À travers ces lettres, on suit :

  • l’organisation des approvisionnements,

  • les mouvements des officiers,

  • les rumeurs d’un conflit imminent,

  • les responsabilités croissantes d’un officier promis à une brillante carrière,

  • et la dimension personnelle d’un homme partagé entre devoir militaire et affection conjugale.

    Intérêt historique

  • Correspondance autographe, complète et cohérente.

  • Témoignage direct sur les préparatifs navals de 1778, année charnière de la guerre d’Indépendance américaine.

  • Présence d’un officier supérieur appelé à jouer un rôle majeur dans la Marine royale.

  • Documents scellés, offrant une authenticité matérielle rare.

    • Ensemble idéal pour collectionneurs, historiens de la Marine, ou chercheurs travaillant sur l’escadre de d’Estaing.

    Une pièce de collection remarquable

    Ces lettres mêlent vie privée, stratégie navale et tension politique, révélant la réalité quotidienne d’un officier du Roi à la veille d’un conflit majeur. Un lot précieux, vivant, et d’une grande valeur documentaire. 

     

     

  • Né en 1733, mort en 1809.

  • Officier de Marine royale dès 1748.

  • Capitaine de vaisseau (1772), chevalier de Saint‑Louis.

  • Chef d’escadre en 1786.

  • Commandant de divisions navales en Méditerranée.

  • Fidèle au service pendant la Révolution, sans émigration.

  • Retraité sous le Consulat, confirmé par Napoléon.

    • figure représentative des officiers nobles de la Marine du XVIIIᵉ siècle.


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