mercredi 15 juillet 2026

chevalier d’Orves –

 Chevalier d’Orves (1743–1782)

Officier de Marine – Commandant dans l’océan Indien – Figure centrale de la guerre navale contre les Britanniques

Origines et formation

le 22 juin 1743 à Nantes, Jean‑Marie‑Paul d’Orves, dit chevalier d’Orves, appartient à une famille de la noblesse bretonne. Il entre dans la Marine royale en 1757, en pleine guerre de Sept Ans, et sert d’abord dans l’Atlantique et aux Antilles.

Très vite, il se distingue par :

  • une navigation sûre,

    • un commandement énergique,

    • une discipline ferme,

    • une fidélité absolue au service du roi.

      Carrière avant l’océan Indien

      Dans les années 1760–1770, d’Orves sert sur plusieurs frégates et vaisseaux de ligne. Il est promu capitaine de vaisseau en 1777, au moment où la France se prépare à entrer dans la guerre d’Indépendance américaine.

      Il commande successivement :

    • des frégates rapides,

    • des bâtiments de transport armés,

      • des divisions légères chargées de missions de reconnaissance.

      Son profil d’officier solide, fiable, méthodique le destine aux théâtres éloignés.

      L’escadre de l’océan Indien : le grand rôle de sa vie

      En 1781, il est envoyé dans l’océan Indien, région stratégique où la France affronte les Britanniques pour le contrôle des routes des Indes.

      Il sert sous les ordres du bailli de Suffren, l’un des plus grands marins français.

      Commandant en second de l’escadre

      D’Orves devient rapidement l’un des principaux commandants de division de l’escadre. Il dirige plusieurs opérations autour de :

    • l’Isle de France (Maurice),

    • l’Isle Bourbon (La Réunion),

    • Madagascar,

    • les côtes de l’Inde,

    • Ceylan,

    • les comptoirs français de l’Inde.

      Il commande notamment le vaisseau de 64 canons Le Vengeur.

      Une personnalité très différente de Suffren

      Suffren est fougueux, agressif, impatient. D’Orves est calme, prudent, réfléchi.

      Cette différence de tempérament crée parfois des tensions : Suffren reproche à d’Orves un manque d’audace, tandis que d’Orves juge les plans de Suffren trop risqués.

      Mais les deux hommes se respectent profondément.

      La campagne de 1782 : combats et maladie

      En 1782, l’escadre française mène une série de combats contre les Britanniques :

    • Sadras (17 février 1782)

    • Providien (12 avril 1782)

    • Négapatam (6 juillet 1782)

    • Trinquemalay (3 septembre 1782)

      D’Orves participe à la plupart de ces opérations, mais sa santé se dégrade rapidement. Les maladies tropicales — fièvres, dysenteries — frappent durement les officiers.

      Mort en campagne

      Le chevalier d’Orves meurt le 9 février 1782, à bord de son vaisseau, au large de Ceylan.

      Sa disparition est un choc pour l’escadre : Suffren perd l’un de ses meilleurs officiers, un chef de division expérimenté, un homme de confiance.

      Importance historique

      Le chevalier d’Orves est l’un des officiers les plus importants de la Marine française dans l’océan Indien :

    • Commandant en second de l’escadre de Suffren

    • Chef de division dans les campagnes de 1781–1782

      • Officier clé des opérations autour de l’Isle de France et de l’Inde

      • Figure représentative des marins français morts en service dans les eaux tropicales

      Son nom apparaît dans de nombreuses correspondances administratives, ordres d’embarquement, états de solde, et documents des Établissements français à l’Est du Cap de Bonne‑Espérance — exactement le type de pièces présentées




  • George And Hermione Ship Name
  • Recreating The Ships Of The 17th Century Sailing Ships Tall Ships

Ordre du chevalier d’Orves – Escadre de l’Océan Indien – À bord de L’Orient, 8 octobre 1780 Prix : 110 € La Marine sous Louis XVI

Document administratif rare émanant du chevalier Thomas d’Orves, chevalier de l’Ordre Royal et Militaire de Saint‑Louis, capitaine des vaisseaux du Roi, brigadier des armées navales et commandant de division dans l’Océan Indien.

Rédigé à bord du vaisseau L’Orient, stationné à l’Île de France (Maurice), cet ordre du 8 octobre 1780 concerne l’embarquement des hommes sortant des hôpitaux. D’Orves exige que tous les capitaines reçoivent sans difficulté les marins déclarés aptes par les officiers de santé :

« M.M les capitaines recevront sans aucune difficulté les hommes qui leur seront envoyés sortant

des hôpitaux, d’après l’examen fait par les officiers de santé qui les auront décidés en état de s’embarquer. »

Il annonce également le départ imminent de l’escadre :

« En conséquence des ordres cy‑devant donnés, l’Escadre partira absolument mercredi prochain. »

Ce document prend une dimension particulière lorsqu’on sait que d’Orves mourra à bord deux mois plus tard, au cours de la campagne navale menée dans l’océan Indien contre les forces britanniques.

Intérêt historique

  • Pièce authentique signée en pleine guerre d’Indépendance américaine, sur un théâtre d’opérations rarement documenté.

  • Témoignage direct sur la gestion des équipages, la discipline sanitaire et la préparation d’une escadre en partance.

    • Document émanant d’un officier supérieur prestigieux, dont la mort en mer marquera la campagne de l’Inde.

    • Mention du vaisseau L’Orient, navire majeur de la Marine royale dans l’océan Indien.

    Pour collectionneurs et historiens

    Un document rare, lisible, et chargé d’un contexte humain et militaire fort — idéal pour enrichir une collection consacrée à la Marine royale ou aux campagnes de l’Inde.

 

  • Né en 1743 à Nantes, mort en 1782 au large de Ceylan.

  • Officier de Marine, capitaine de vaisseau.

  • Commandant en second de l’escadre de Suffren.

  • Chef de division dans l’océan Indien (Isle de France, Inde, Ceylan).

  • Participe aux grandes batailles de 1782.

  • Mort en campagne, victime des fièvres tropicales.

  • Figure majeure de la guerre navale franco‑britannique dans les Indes.

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