mardi 14 juillet 2026

Bailli de Suffren – Escadre de l’océan Indien – 1782

 

Pierre‑André de Suffren, dit “le Bailli de Suffren” (1729–1788)

Vice‑amiral Commandant de l’escadre de l’océan Indien Génie tactique, rival direct de la Royal Navy

Origines et formation

le 17 juillet 1729 à Saint‑Cannat, près d’Aix‑en‑Provence, dans une famille de vieille noblesse provençale, Suffren entre dans la Marine en 1743, à 14 ans. Il sert dans la guerre de Succession d’Autriche, puis dans la guerre de Sept Ans, où il se distingue déjà par une audace peu commune.

Son caractère est décrit par tous :

  • impétueux,

  • brillant,

  • colérique,

    • généreux,

    • d’une intelligence tactique fulgurante.

    La guerre d’Indépendance américaine : premières gloires

    Suffren sert dans l’escadre de d’Estaing, puis commande le Fantastique et le Zélé. Il participe à :

  • la campagne des Antilles,

  • la prise de Grenade (1779),

    • les opérations de Savannah.

    Il est déjà considéré comme l’un des meilleurs capitaines de vaisseau de la Marine royale.

    L’escadre de l’océan Indien (1781–1783)

    C’est le sommet de sa carrière.

    Envoyé dans l’océan Indien pour soutenir les forces françaises et les alliés indiens contre les Britanniques, Suffren mène une campagne inouïe, faite de combats successifs, de manœuvres audacieuses et de décisions fulgurantes.

    Ses principaux vaisseaux

  • Le Héros (74 canons) — son navire amiral

  • L’Artésien

  • Le Sévère

    • Le Vengeur (commandé par le chevalier d’Orves)

    • Le Sphinx

    • Le Brillant

    Ses adversaires britanniques

  • Sir Edward Hughes

  • Les escadres de Madras et de Ceylan

    Les grandes batailles de Suffren

    Entre février 1782 et septembre 1782, Suffren livre cinq batailles majeures, toutes contre Hughes :

  • Sadras – 17 février 1782

  • Providien – 12 avril 1782

  • Négapatam – 6 juillet 1782

  • Trinquemalay – 3 septembre 1782

  • Cuddalore – 20 juin 1783

    Ces combats sont uniques dans l’histoire navale : Suffren attaque toujours, même en infériorité numérique, même avec des équipages épuisés, même avec des vaisseaux endommagés.

    Il révolutionne la tactique navale française en refusant la ligne de bataille rigide et en cherchant le choc décisif.

    Relations avec ses officiers : génie et fureur

    Suffren est un chef génial mais difficile. Il se heurte à plusieurs capitaines qu’il juge trop timorés, notamment :

  • Tromelin,

  • Cillart,

  • Saint‑Félix,

  • Du Chilleau.

À l’inverse, il admire profondément :

  • le chevalier d’Orves,

  • Trémigon,

  • Beaulieu,

  • Morard de Galles (plus tard).

Ses lettres sont célèbres pour leur franchise explosive.

Retour en France et fin de vie

Revenu en France en 1784, Suffren est accueilli en héros. Louis XVI le nomme :

  • vice‑amiral,

  • chevalier de Saint‑Louis,

  • commandant de la Marine à Brest.

Il meurt soudainement à Paris le 8 décembre 1788, à 59 ans, probablement d’un accident vasculaire.

Sa mort prématurée prive la France de l’un des plus grands marins de son histoire.

Importance historique

Suffren est considéré comme :

  • le plus grand tacticien naval français,

    • le seul véritable rival de Nelson,

    • le rénovateur de la stratégie navale française,

    • le héros de l’océan Indien,

    • le chef qui a sauvé l’honneur de la Marine dans les années 1780.

    Son nom est gravé sur l’Arc de Triomphe, et plusieurs bâtiments de la Marine nationale ont porté son nom.

Lettre autographe du Bailli de Suffren – 20 avril 1785

Rare lettre du célèbre officier de marine Pierre‑André de Suffren, adressée à M. Le Carpentier, qui en a réalisé une traduction interlinéaire pour en faciliter la lecture.

Datée du 20 avril 1785, cette correspondance confidentielle évoque des démarches administratives auprès du Maréchal de S*, des projets de réorganisation du bureau et des directions, ainsi que le souhait de Suffren de voir son correspondant conserver son poste, à l’exemple de M. de Malezieu.

Le Bailli précise que ces informations sont encore secrètes, et recommande de ne pas divulguer

le projet du Maréchal, qu’il ne connaît d’ailleurs que « indirectement ».

Une lettre pleine de nuances, révélant le fonctionnement interne de la marine royale et les réseaux d’influence à la veille de la Révolution.

Prix : La Marine sous Louis XVI

Pièce authentique, idéale pour collectionneur, historien ou amateur de documents autographes du XVIIIᵉ siècle.

  • Né en 1729, mort en 1788.Officier de la guerre de Sept Ans et de la guerre d’Amérique.Commandant de l’escadre de l’océan Indien (1781–1783).Vainqueur des grandes batailles contre Hughes.Révolutionne la tactique navale française.

  • Vice‑amiral, chevalier de Saint‑Louis.Figure majeure de l’histoire maritime mondiale.


  • autographes de marins celebres,librairie maritime

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