vendredi 28 août 2026
Et une histoire de commerce qui tourne mal, très mal. Riga BREST
⚓🔥 “Salades avec un navire russe… déjà !!”
Trois documents. Trois dates. Trois claques. Et une histoire de commerce qui tourne mal, très mal. : “Oh là… ça sent le naufrage, le tribunal et le capitaine qui jure que ce n’est pas sa faute.”Et une histoire de commerce qui tourne mal, très mal.
Riga, 15 octobre 1818 – Le contrat qui va tout faire exploser
Les affréteurs Berckholtz & Cie signent avec le capitaine russe J. D. Belliner, maître du navire Die‑Frau‑Anna‑Margaretha. Le deal est simple :
transporter du chanvre de Riga à Brest,
être payé 44 florins par last,
ajouter 15 % d’avarie ordinaire,
ne pas répondre des dangers de la mer (la clause qui va tout changer).
Un contrat propre, carré, huilé… Jusqu’à ce que la mer décide de faire son show.
🌊 Brest, 25 & 28 juin 1819 – Le naufrage, l’avarie, le chaos
Le chanvre arrive… mais en mode “salade russe” : mouillé, abîmé, inutilisable. Le capitaine dépose une déclaration d’avaries au tribunal de Commerce de Terre et de Mer. Greffier : Moutand. Enregistrement : Salliorne, case 4, numéro 92. On est dans le vrai papier administratif qui sent la sueur froide.
Puis tombe le jugement du 5 juin 1819.
Et là, les comptes s’affolent.
💸 La lettre de réclamation – Brest, Messieurs Bersolle frères
Les propriétaires du contrat ne rigolent pas : Ils réclament FL 13 449,1, convertis au change de 56 → L 28 840,82, plus les intérêts → L 28 985,02.
Un courrier sec, tendu, presque menaçant :
“Nous nous fussions gardé de vous faire une lettre de réclamation… si elle n’émanait pas du propriétaire du contrat.”
Tu sens la pression. Tu sens le commerce qui déraille. Tu sens le capitaine russe qui doit expliquer pourquoi son chanvre est arrivé façon compote.
⚓ Le contrat d’affrètement – Riga, 1818
Un document magnifique : Le capitaine doit fournir un navire bien étanche, bien calfaté, muni de tous les papiers russes. Les affréteurs doivent charger une pleine cargaison de chanvre. Départ au premier vent, sans retard. Déchargement en 14 jours, sinon 30 florins par jour de surrestaries.“Le capitaine ne répondant point des dangers de la mer.” La phrase qui transforme un simple transport en litige international.
🔥 cet ensemble est :un navire russe en litige à Brest,
une cargaison de chanvre avariée,un contrat d’affrètement complet,une déclaration d’avaries,un jugement de tribunal,une lettre de réclamation financière,un dossier 1818‑1819, parfaitement cohérent, parfaitement dramatique.
Le tout pour 200 euros. documents,commerce,maritime,le negoce maritime,librairie maritime C’est du commerce maritime pur, du juridique, du russo‑breton, du rare.
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