Ăa dĂ©barque.Ăa arrive en baie.
Ăa s’aligne dans le port comme treize gĂ©ants de bois et de fer. Le 18 aoĂ»t 1730, la flotte commandĂ©e par le gĂ©nĂ©ral MarquĂ©s de Mary entre dans la baie de Cadix.
Treize vaisseaux. Treize ventres pleins. Treize coffres de marchandises, de cargaisons, de richesses venues d’ailleurs. La camelotte, comme on disait alors : tout ce qui fait tourner le commerce, tout ce qui fait vibrer les nĂ©gociants, tout ce qui fait vivre les ports.
Dans les papiers, une “Notte du chargement” : un instantanĂ© de l’arrivĂ©e, un clichĂ© administratif de la marchandise fraĂźchement dĂ©barquĂ©e, un document qui sent la mer, la sueur, le Levant, les colonies.
đ DeuxiĂšme arrivĂ©e : 1778, la grosse artillerie commerciale
Le 29 juin 1778, nouvelle scĂšne, mĂȘme port, autre Ă©poque. La flotte commandĂ©e par le chef d’escadre Don Antonio de Ulloa entre Ă Cadix, chargĂ©e de Vera‑Cruz et de La Havane. Des cargaisons coloniales, du lourd, du prĂ©cieux, du stratĂ©gique : cafĂ©, cacao, cuirs, indigo, sucre, cochenille, tabac… Toute la camelotte du Nouveau Monde, toute la richesse des ports espagnols, toute la puissance commerciale de l’Empire.La rĂ©capitulation du chargement, c’est le tableau de bord du commerce transatlantique : ce qui arrive, ce qui circule, ce qui vaut, ce qui enrichit. Un document qui parle aux nĂ©gociants, aux historiens, aux collectionneurs. Un papier qui raconte la route des trĂ©sors, la mĂ©canique du commerce colonial, la vie des flottes qui font la fortune des royaumes.
đą ce document montre deux arrivĂ©es, deux Ă©poques, deux flottes, deux mondes :
1730 : la flotte militaire‑marchande, 13 vaisseaux, Cadix en plein essor.
1778 : la flotte coloniale, Vera‑Cruz & Havane, cargaisons du Nouveau Monde.
Deux documents qui montrent le commerce en mouvement,la camelotte qui dĂ©barque,les ports qui s’animent,les flottes qui font
prix 245 euros les deux . l’histoire.documents,commerce,maritime,le negoce maritime,librairie maritime

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