
⚓đ„ “7 Caisses de Savons pour Agde, 1806”
Braves commerçants… Nous sommes Ă Marseille, le 9 mai 1806, dans ce port oĂč les tartanes se balancent comme des chats au soleil, oĂč les caisses s’empilent, oĂč les nĂ©gociants discutent en roulant les “r”, et oĂč les capitaines jurent en provençal quand les cordages s’emmĂȘlent.Vaella & Compagnie chargent aujourd’hui leur camelotte sur la tartane La Confiance,
commandĂ©e par le capitaine Jacques Jauffrets, un homme qui connaĂźt la route de Marseille Ă Agde comme un pĂȘcheur connaĂźt la couleur de ses filets.
Destination : Agde, Dieu aidant, pour consigner la marchandise Ă Messieurs Bousquet & Fils, ou Ă celui qui agira pour eux.
đ§Œ La marchandise : 7 caisses de savons… les gars, Ă la douche !
Sous le tillac, bien cordées, bien plombées, les caisses portent la marque du commerce marseillais
Sept et demi caisses de savons
Poids brut : 19 quintaux 30 livres
Total : 1930
Du savon, du vrai, du lourd, du qui mousse.Le genre de cargaison qui fait dire aux matelots :
« Les gars… Ă la douche ! »
Le tout reçu sans rien de mouillĂ© ni gĂątĂ©, prĂȘt Ă traverser la mer sans broncher.
đ Le nolis
Le fret ? Dix sols par quintal du poids. Un tarif qui sent Marseille, les négociations serrées, et les comptes précis des maisons de commerce.
⚓✨ La scĂšne maritime
Imagine Marseille : les quais bruyants, les marchands en gilets rayĂ©s, les caisses de savon alignĂ©es comme des soldats propres, et la tartane La Confiance, coque nerveuse, voiles prĂȘtes, qui attend son heure pour filer vers Agde.
Et pendant que la Confiance se prĂ©pare Ă lever l’ancre…
Au nom de Dieu & de bon sauvement,
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