⚓đ„ “Deux Connaissements pour Bonnaventure (II)”
Braves commerçants… Le port respire, les cordages grincent, les caisses s’empilent : au nom de Dieu & bon sauvement, on charge encore pour Bonaventure Zuriach de Barcelone. Le commerce catalan n’a jamais dormi, mĂȘme en 1790.
Cette fois, c’est Nodet & Compagnie qui s’y collent. La marchandise monte Ă bord du Panari Saint‑Joseph, commandĂ© par le patron Vilato y Vidal, un homme qui connaĂźt la route de Barcelone comme un prĂȘtre connaĂźt son missel.
Destination : Barcelone, Dieu aidant, pour consigner la camelotte au sieur Zuriach — ou Ă celui qui agit pour lui, parce qu’en MĂ©diterranĂ©e, les affaires ne s’arrĂȘtent jamais.
đŠ La marchandise : une caisse de mercerieSous le tillac, bien emballĂ©e, bien ficelĂ©e,
une caisse de mercerie, marquĂ©e comme il faut, reçue sans rien de mouillĂ© ni gĂątĂ©, prĂȘte Ă traverser la mer sans broncher.
Le fret ? Cinquante piastres tournantes cinq. Un prix qui sent Marseille,la négociation, et les comptes serrés des maisons de commerce
đ La signature qui scelle le voyage
Le tout fait Ă Marseille, le 25 septembre 1790, dans cette ville oĂč les tartanes, les panaris et les capitaines parlent commerce comme d’autres parlent poĂ©sie.
Et pendant que le Saint‑Joseph se prĂ©pare Ă lever l’ancre…
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