Paris bruisse, Marseille respire le large. Dans un chĂąteau, entourĂ© d’une compagnie nombreuse, M. N.V. de la Touche, Ă©paulĂ© par le chevalier Bernard, prĂ©pare une proposition commerciale qui sent le Levant, les cargaisons rares, les drogueries prĂ©cieuses. Destination : MM. Jean‑Baptiste HonorĂ© Roux, nĂ©gociants marseillais, figures montantes d’une dynastie qui va marquer l’histoire du commerce français.
Ce document, c’est un instantanĂ© de nĂ©goce pur, un moment oĂč la France marchande tisse ses rĂ©seaux entre Paris, Marseille, Smyrne, les Ăźles et les Antilles. Un papier qui raconte l’audace, l’ambition, la stratĂ©gie.
đ Les Roux : une famille qui pĂšse 120 000 piĂšces d’archives
Ă la Chambre de commerce de Marseille, il existe un fonds colossal : 120 000 documents sur la famille Roux. Une vĂ©ritable cathĂ©drale de papier. Et au centre de cette saga : Georges Roux, fils du fondateur Jean‑François Roux, d’origine corse et grecque. Une famille qui avance comme un Ă©quipage soudĂ© : Georges, Jean‑AndrĂ©, AndrĂ©… Tous plongĂ©s dans le commerce maritime, tous bĂątisseurs d’empire.Les Roux ne font pas du commerce,
ils arment, ils naviguent, ils osent.
Leurs navires portent des noms qui claquent comme des promesses :
L’Aventurier Le François de Paule, dit Jason La VĂ©nus Le Saint‑Georges Le CĂ©rĂšs
Et le cadet, André Roux, capitaine du Thétis et de la Vénus,avant que toute la famille ne se consacre pleinement au grand négoce,
surtout avec les Antilles, lĂ oĂč le sucre, le cafĂ©, le cacao et les fortunes circulent comme des vents tropicaux.
đ Une ascension fulgurante, un dĂ©clin historique
1727 : les Roux commencent Ă armer pour les Ăźles.
1743 : apogée. La maison Roux est au sommet, incontournable, respectée, redoutée.
1766–1792 : le dĂ©clin, lent, implacable, jusqu’Ă la mort de Georges. Une trajectoire complĂšte, une Ă©popĂ©e commerciale, un roman maritime
đ„ ce document montre le nĂ©goce en train de se faire, les alliances, les propositions, les drogueries du Levant, les rĂ©seaux entre Paris et Marseille, et surtout la montĂ©e en puissance d’une famille qui a laissĂ© 120 000 traces dans l’histoire du commerce français.
C’est un papier qui parle aux collectionneurs, aux historiens, aux amoureux du commerce maritime, un document qui sent la rhubarbe, les Ă©pices, les cargaisons, les navires, documents,commerce,maritime,le negoce maritime,librairie maritime

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire