samedi 29 août 2026

⚓🔥 “7 Caisses de Savons pour Agde, 1806”

 
⚓🔥 “7 Caisses de Savons pour Agde, 1806”


Braves commerçants… Nous sommes à Marseille, le 9 mai 1806, dans ce port où les tartanes se balancent comme des chats au soleil, où les caisses s’empilent, où les négociants discutent en roulant les “r”, et où les capitaines jurent en provençal quand les cordages s’emmêlent.Vaella & Compagnie chargent aujourd’hui leur camelotte sur la tartane La Confiance,

commandée par le capitaine Jacques Jauffrets, un homme qui connaît la route de Marseille à Agde comme un pêcheur connaît la couleur de ses filets.

Destination : Agde, Dieu aidant, pour consigner la marchandise à Messieurs Bousquet & Fils, ou à celui qui agira pour eux.
🧼 La marchandise : 7 caisses de savons… les gars, à la douche !

Sous le tillac, bien cordées, bien plombées, les caisses portent la marque du commerce marseillais
Sept et demi caisses de savons 
Poids brut : 19 quintaux 30 livres 
Total : 1930
Du savon, du vrai, du lourd, du qui mousse.Le genre de cargaison qui fait dire aux matelots :

« Les gars… à la douche ! »

Le tout reçu sans rien de mouillé ni gâté, prêt à traverser la mer sans broncher.
📜 Le nolis

Le fret ? Dix sols par quintal du poids. Un tarif qui sent Marseille, les négociations serrées, et les comptes précis des maisons de commerce.
⚓✨ La scène maritime
Imagine Marseille : les quais bruyants, les marchands en gilets rayés, les caisses de savon alignées comme des soldats propres, et la tartane La Confiance, coque nerveuse, voiles prêtes, qui attend son heure pour filer vers Agde.
Et pendant que la Confiance se prépare à lever l’ancre…
Au nom de Dieu & de bon sauvement,        
https://librairie-marine.com/connaissements/connaissements-maritimes.html

⚓🔥 – “La Colombe de Smirne, 1748”

 

⚓🔥 – “La Colombe de Smirne, 1748”

Braves commerçants… Nous sommes à Smirne, le 3 janvier 1748, dans ce port où les marchands du Levant parlent fort, où les sacs de fil de chèvre s’empilent sous les arcades, où les capitaines jurent en trois langues, et où les navires français, autrichiens, génois et ottomans Sous l’invocation de Jesus, Maria, Joseph,

et au nom de Dieu & de bon sauvement, Nicaud Fléchon, d’ordre de Messieurs Gouffre & Gautier, charge aujourd’hui leur camelotte sur la corvette La Colombe, commandée par le capitaine Antoine Jeard, un homme qui connaît la route de Smirne à Marseille comme un vieux moine connaît ses psaumes.
📦 La marchandise : cinq sacs de fil de chèvre

Sous le tillac, bien rangés, bien conditionnés,

les sacs portent les marques du commerce levantin 

Cinq sacs de fil de chèvre,
N° 1 – 5 – 14/20 – 36,
Pesant ensemble net net poils : 449 acq.

Une marchandise humble, mais précieuse : le fil de chèvre, c’est la matière des cordages fins,des filets, des ouvrages délicats,des manufactures qui font tourner les ports du Midi.

Le tout reçu sans rien de mouillé ni gâté, prêt à traverser la mer sans broncher.

📜 Le voyage et le nolisLa Colombe lèvera l’ancre pour Marseille,

Dieu aidant, pour consigner la marchandise à M. Pierre Gouffre, ou à celui qui agira pour lui.

Le fret ? Un n° du règlement du commerce, les avaries acquittées. Un tarif qui sent le Levant, les négociations serrées, et les comptes précis des maisons de commerce.
⚓✨ La scène maritime

Imagine Smirne : les quais encombrés, les marchands levantins en turbans, les Français en perruques poudrées, les sacs de fil de chèvre alignés comme des soldats, et la corvette La Colombe, coque nerveuse, voiles prêtes, qui attend son heure pour filer vers Marseille.Et pendant que la Colombe se prépare à lever l’ancre…

💰 Prix de vente du connaissement : 50 euros

Un document rare,1748,Smirne, commerce levantin, corvette française, marchandise textile. Un vrai morceau de Méditerranée.connaissements-maritimes

“Carottes de Tabac pour Malte, 1827”



⚓🔥 “Carottes de Tabac pour Malte, 1827”

Braves commerçants… Nous sommes à Alexandrie, le 2 septembre 1827, dans ce port où les barriques roulent, où les négociants crient, où les navires autrichiens croisent les marchands français et anglais comme si la Méditerranée était un grand comptoir ouvert à tous les vents.

Au nom de Dieu & de bon sauvement, S. B. Fresquez & Cie, négociants français, chargent aujourd’hui leur camelotte sur le Brig Autrichien Mère Isabelle,un homme qui connaît la route d’Alexandrie à Malte

comme un prêtre connaît son bréviaire.

Destination : Malte, Dieu aidant, pour consigner la marchandise à Messieurs John Hawless, négociants anglais — ou à ceux qui agiront pour eux,car le commerce n’attend jamais.

📦 La marchandise : le tabac en carottes

Sous le tillac, bien rangées, bien conditionnées, les barriques portent les marques du commerce méditerranéen :

N°13912 – 1394 : deux barriques contenant 299 carottes de tabac
N°1391 : 177 carottes
N°1394 : 122 carottes
Le tout reçu sans rien de mouillé ni gâté, prêt à traverser la mer sans broncher.

Le fret ? Quatre talanis deux demi la barrique,
plus deux cinq pour cent. Un tarif qui sent le Levant, les négociations serrées, et les comptes précis des maisons de commerce.

📜 La signature du voyage

Alexandrie, 2 septembre 1827, dans cette ville où les barriques de tabac croisent les ballots de coton, où les capitaines autrichiens discutent avec les négociants français, où les Anglais attendent leur cargaison comme des chats guettent une sardine.Et pendant que le Mère Isabelle se prépare à lever l’ancre…  les Connaissements maritimes,librairie maritime,connaissement maritime

commandé par le capitaine Minic

⚓🔥 “Deux Connaissements pour Bonnaventure (II)”

 

⚓🔥  “Deux Connaissements pour Bonnaventure (II)”

Braves commerçants… Le port respire, les cordages grincent, les caisses s’empilent : au nom de Dieu & bon sauvement, on charge encore pour Bonaventure Zuriach de Barcelone. Le commerce catalan n’a jamais dormi, même en 1790.

Cette fois, c’est Nodet & Compagnie qui s’y collent. La marchandise monte à bord du Panari Saint‑Joseph, commandé par le patron Vilato y Vidal, un homme qui connaît la route de Barcelone comme un prêtre connaît son missel.

Destination : Barcelone, Dieu aidant, pour consigner la camelotte au sieur Zuriach — ou à celui qui agit pour lui, parce qu’en Méditerranée, les affaires ne s’arrêtent jamais.

📦 La marchandise : une caisse de mercerieSous le tillac, bien emballée, bien ficelée,

une caisse de mercerie, marquée comme il faut, reçue sans rien de mouillé ni gâté, prête à traverser la mer sans broncher.

Le fret ? Cinquante piastres tournantes cinq. Un prix qui sent Marseille,la négociation, et les comptes serrés des maisons de commerce  

📜 La signature qui scelle le voyage

Le tout fait à Marseille, le 25 septembre 1790, dans cette ville où les tartanes, les panaris et les capitaines parlent commerce comme d’autres parlent poésie.

Et pendant que le Saint‑Joseph se prépare à lever l’ancre…
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connaissement "le Fier de Bordeaux"

 

⚓🔥 “Le Fier de Bordeaux appareille”

Saint‑Pierre, Martinique. Le soleil tape sur les vergues, les marchands s’agitent, les caissons sentent la camelotte fraîche. Et au milieu du décor, un capitaine qui parle comme un oracle : Pierre Lafuente, maître après Dieu du navire Le Fier de Bordeaux, un monstre de 250 tonneaux, prêt à filer dès que Dieu lâche un souffle favorable.Le Fier de Bordeaux appareille.

📦 La camelotte embarquée : malles, coffres, caisses, caissons

Lafuente confesse avoir reçu, sous le tillac, de Monsieur Luihet, un inventaire qui ferait pâlir un commis de la Compagnie des Indes : huit malles,deux coffres, une balle, deux caisses, cinq caissons, le tout bien ficelé, bien marqué, bien conditionné. Des marchandises diverses, pour son compte et risque, prêtes à traverser l’Atlantique comme des secrets emballés.
🌊 Promesse de mer, promesse d’homme

Le capitaine promet la droite décharge à La Ville de la Louisiane, fauf les périls et fortunes de la mer — que Dieu nous garde, dit-il, comme tous les marins qui savent que la mer n’a pas de cœur.

Il engage sa personne, ses biens, son navire, son fret, ses appareils.Tout ce qui flotte, tout ce qui vaut, tout ce qui peut payer si la mer réclame son dû.

En échange, Monsieur Luihet devra régler trente sols pour les pauvres, plus les avaries et devoirs accoutumés. La mer a ses taxes, les ports ont leurs coutumes, et les marchands savent que rien ne voyage gratuitement.

✒️ La signature qui scelle le voyage

Quatre connaissements,un seul accompli, les autres pour mémoire. Signé de la main du maître, à Saint‑Pierre de la Martinique, le 14 mars 1760‑et‑quelques, année que le capitaine dit être — comme si même le temps se pliait à sa parole.

Connaissement Maritime, Saint‑Pierre 1763

 


⚓🔥 Connaissement Maritime, Saint‑Pierre 1763

Ça part. Ça charge. Ça s’arrime sous le franc tillac comme on range des secrets dans un coffre. Saint‑Pierre, 1763 : la mer est chaude, les négociants nerveux, les barriques pleines. Et au milieu de tout ça, un homme qui signe comme on jure devant Dieu : Joyeux, maître après Dieu du brigantin Les Trois Amies.

Un navire de … tonneaux ou environ, prêt à filer dès que le ciel le décide, prêt à tracer droite route vers Bordeaux, prêt à porter la camelotte comme un messager du commerce colonial.

☕📦 La camelotte embarquée : deux barriques de caféDe vous, Monsieur Antoine Dupont, Joyeux connoît et confesse avoir reçu deux barriques de café, bien conditionnées, bien marquées, prêtes à voyager. Du café qui a vu le soleil des îles, du café qui va faire frémir les tasses bordelaises, du café qui traverse l’Atlantique comme un parfum de richesse.🌊 Promesse de mer, promesse d’homme

Il promet.Il s’oblige.Il engage corps et biens, son navire, son fret, ses appareils, tout ce qui flotte, tout ce qui vit, tout ce qui vaut.

Il mènera la marchandise fauf les périls et fortunes de mer, jusqu’à Bordeaux,pour la remettre au sieur Jean Darmonte,contre un fret de dix-huit deniers,avec les avaries selon les Us et Coutumes de la mer.

C’est la loi des flots.C’est la parole des hommes. C’est le commerce qui avance.

✒️ La signature qui scelle le voyage

Trois connaissements d’une même teneur,un seul valable,

les autres pour mémoire Fait à Saint‑Pierre, Martinique,1763. Un papier qui raconte un trajet, une confiance, une époque.les Connaissements maritimes,librairie maritime,connaissement maritime


ont,Amies.

vendredi 28 août 2026

La lettre de change

 


⚓🔥 “L’ancêtre du chèque : la LETTRE DE CHANGE !” Les gars…

Avant les chèques, avant les virements, avant les IBAN, avant les banques en ligne… Les négociants utilisaient la lettre de change. Un papier qui valait de l’argent, qui circulait de Marseille à Barcelone, qui faisait office de paiement, de crédit, de garantie.

deux exemplaires,  commerciales du XVIIIᵉ siècle.

📜 Marseille, 20 septembre 1780 – 267 livres catalanes 
“À quarante jours de date, payez par cette première de change à notre ordre deux cent soixante‑sept livres onze sols six deniers monnaie catalane…”

On est dans le vrai commerce : 
paiement à 40 jours,
montant 267 livres,
monnaie catalane,
ordre transmis à Bonaventure Zuriac, négociant de Barcelone,
avis : Claude Charlet & fils Morel et Nodet, maison marseillaise solide.

Une lettre de change, c’est un paiement différé, une promesse bancaire, un engagement légal. Tu la présentes à Barcelone → on te paie. Tu la perds → tu pleures.

📜 Marseille, 10 septembre 1776 – 2993 livres tournois
“Au dix novembre prochain, payez par cette première de change à notre ordre deux mille neuf cents quatre‑vingt‑treize livres tournois au change courant…”
Ici, c’est du lourd :
2993 livres tournois,
paiement au 10 novembre,
toujours pour Bonaventure Zuriac,
toujours signé par Claude Charlet & fils Morel et Nodet.
C’est du commerce méditerranéen pur : Marseille → Barcelone, des maisons de négoce qui se font confiance, des paiements qui circulent comme des navires.

💰 Pourquoi c’est l’ancêtre du chèque ?
Parce que la lettre de change permettait :
de payer à distance,de ne pas transporter d’argent liquide,de sécuriser les transactions,de fixer une date de paiement,de garantir la somme par une maison de commerce.

C’est exactement le rôle du chèque moderne… mais en version XVIIIᵉ siècle, écrite à la plume, validée par des négociants, et transportée par des capitaines.


Marseille → Barcelone : axe commercial majeur
Deux montants différents : petit et gros paiement
Deux monnaies : catalane et tournois
Deux dates : 1776 et 1780
Deux maisons de négoce : Charlet, Morel, Nodet
Un destinataire : Bonaventure Zuriac, négociant catalan

Le tout en parfait état commercial, sec, précis, authentique.C’est du commerce international avant l’heure, du paiement sécurisé avant les banques modernes, du patrimoine économique pur.      Lettres de change-traites-lettre-de-change_commerce maritime

l'impot LA GABELLE

 

⚓🔥 – “Ça va saigner avec Le Seigné… Quittance de 1704 !”

Une page, une signature, un commissaire général de la Marine, un procureur, une rente, et la gabelle qui plane comme une ombre sur quatre siècles de Français

🧂 La quittance : Paris, 23 juin 1704

Monsieur Louis Le Seigné, ancien commissaire général de la Marine, agit comme procureur de Messire Bernard Regnaud de Lezagaray. Il confesse avoir reçu 1000 livres, acompte sur 2000 livres de rente, pour les arrérages des six derniers mois de l’année, le tout “sur la gabelle”, selon l’acte du février 1704.

Un document sec, administratif, mais qui raconte le cœur du système fiscal de Louis XIV.

🧂💀 La gabelle : l’impôt qui a saigné la France pendant 400 ans

La gabelle, c’est le sel taxé, contrôlé, imposé, surveillé. Et dans les pays de grande gabelle, c’est un massacre économique.

Le sel y coûte 55 livres le minot, contre 3 livres en Bretagne (pays franc, exempté).Un écart x18.

Tu imagines ? C’est comme si aujourd’hui un kilo de sucre coûtait 1 € à Brest et 18 € à Rouen.

🚨 Fraudes, faux‑sauniers, gabelous : la guerre du sel

Avec un tel écart, les fraudeurs deviennent des héros. Les faux‑sauniers transportent du sel breton vers les zones taxées. Les gabelous les pourchassent. Les procès pleuvent.La gabelle, c’est la police du sel, la misère, la colère, la haine fiscale.

🏛️ Le Seigné : un haut fonctionnaire au cœur du système

Ancien commissaire général de la Marine, procureur d’un notable,chargé de percevoir une rente indexée sur la gabelle.

Ce document montre comment les élites vivaient de la fiscalité du sel,pendant que le peuple se débattait pour acheter son quota obligatoire.

Pourquoi cette quittance est une pépite ?

  • 1704, Louis XIV, plein règne

  • Un haut fonctionnaire de la Marine

  • Une rente liée à la gabelle

  • Un système fiscal vieux de 400 ans

  • Un impôt qui a préparé la Révolution

  • Un document rare, sec, puissant, parfaitement daté

  • 95 euros : cadeau pour collectionneur

  • C’est un instantané de l’impôt le plus détesté de France, un morceau d’histoire fiscale, un témoin

la gabelle...

 


⚓🔥 – “Nouvel impôt les gars… la GABELLE arrive !”

On est loin des futailles d’huile, des tartanes et des pipes de Marseille. Là, c’est du lourd, du royal, du fiscal, du Louis XIV – Louis XV – Louis XVI – Révolution. Une quittance de gabelle, l’impôt le plus détesté de l’Ancien Régime.
📜 La quittance : Paris, 15 décembre 1703

Monsieur Louis Le Seigné, ancien commissaire général de la Marine, agit comme procureur de Messire Bernard Regnaud de Lezagaray. Il confesse avoir reçu 1000 livres, acompte sur 2000 livres de rente, pour les arrérages des six premiers mois de l’année prochaine, le tout “à devoir de gabelle”, selon l’acte du 15 février 1700.

Un papier sec, administratif, mais qui raconte quatre siècles de sel, de fraude, de misère et de privilèges régionaux
🧂 La GABELLE : l’impôt qui a duré 400 ans

Un impôt né au Moyen Âge, renforcé, structuré, bétonné par Colbert. Le principe : Les fermiers généraux avancent l’argent au Roi, puis se remboursent sur la population. Autant dire que ça ne rigolait pas.
🌍 Un impôt… mais pas pour tout le monde

La France était découpée en six zones fiscales du sel :Pays francs — pas de gabelle  
Pays rédimés — rachetée une fois pour toutes 
Pays salins — production locale  
Pays de quart‑bouillon — taxe réduite
Petite gabelle — modérée
Grande gabelle — la plus chère, la plus détestée

Et là : Les côtes bretonnes ne payaient pas la gabelle.
Résultat ? Le sel coûtait 55 livres le minot (≈50 kg) en Haute‑Normandie… contre 3 livres le minot en Bretagne.

🧂💨 Naissance des fraudes : logique, imparable, inévitableQuand un produit vaut 18 fois moins à 200 km de distance… Tu peux mettre autant de douaniers que tu veux : les fraudeurs passent. Les faux‑sauniers deviennent des héros populaires. Les gabelous deviennent les hommes les plus détestés du royaume.

ce document montre :
un haut fonctionnaire de la Marine,
une rente liée à la gabelle,
un système fiscal vieux de 400 ans,
une quittance royale parfaitement datée,
un morceau d’histoire sociale et économique avant la Révolution.C’est un instantané de l’impôt le plus haï de France, un fragment de vie administrative, un témoin direct de ce qui a poussé le peuple à bout
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⚓🔥 “Huile pour les frites… et deux navires pour Agde !”

 

⚓🔥  “Huile pour les frites… et deux navires pour Agde !”Les gars…

Aujourd’hui, on ne parle pas de chanvre russe, ni de frégates anglaises. On parle de frites, de futailles d’huile, de capitaines méditerranéens qui naviguent comme des chefs étoilés, et d’un négociant d’Agde qui attend ses arrivages comme on attend la première tournée de beignets.

🌞 Nice, 1er jour de l’an 12 – Le commerce tourne comme une friteuse  Le correspondant écrit à Monsieur Pierre Bousquet, Agde :

Sa lettre du 25 lui a déjà envoyé un connaissement pour 29 futailles d’huile, embarquées sur la Bombarde Saint‑Jean, capitaine Christophe Ballestre. Destination : les amis, les correspondants, les clients… bref, tout le réseau d’Agde.

Ballestre est parti le 28, avec beau temps. La Méditerranée est calme, le vent est bon, les futailles des futailles qui voyagent plus que des touristes en août.

🚤 Deuxième envoi : 9 futailles sur le Bisque Saint‑Antoine.

Parce qu’un bon négociant n’envoie jamais une seule cargaison : Voici un nouveau connaissement, pour 9 futailles d’huile, chargées sur le Bisque Saint‑Antoine, capitaine F. Allo.

Marquées, identifiées, prêtes à filer vers Agde… Mais avec une petite subtilité : Ces futailles sont destinées aux amis Labaume frères de Bordeaux, et Bousquet doit les acheminer contre ses frais.

Le commerce méditerranéen, c’est ça :Nice → Agde → Bordeaux,

des futailles qui voyagent plus que des touristes en août.

🌬️ Traversée express : départ demain soir

Le capitaine Allo mettra voile demain soir.Le correspondant espère une traversée prompte et heureuse,

comme celle de Ballestre.

Deux navires, deux capitaines, deux cargaisons d’huile… Et un seul objectif : Que Bousquet reçoive tout avant que les frites refroidissent.

  • le ton vif d’un négociant de Nice,

  • deux navires aux noms savoureux (Bombarde Saint‑Jean, Bisque Saint‑Antoine),

  • 38 futailles d’huile au total,

  • une logistique méditerranéenne fluide,

  • un style direct, chaleureux, presque culinaire.

C’est un instantané de commerce provençal, un petit bijou d’Agde, un parfum d’huile chaude et de traversées rapides. documents,commerce,maritime,le negoce maritime,librairie maritime

⚓🔥 “Lettre à Bousquet (non, pas celui que tu crois !) : la Coquette en route !”

 


⚓🔥  “Lettre à Bousquet (non, pas celui que tu crois !) : la Coquette en route !”Les gars… On quitte les avaries russes, on file plein sud, et on débarque à Agde, chez Monsieur Pierre Bousquet, négociant qui ne rigole pas avec les arrivages. Une lettre courte, nerveuse, pleine de soleil, de pipes d’huile et d’un capitaine qui veut son chapeau.

🌞 Agde, début du mois : ça bouge sur les quais

Le correspondant écrit avec un sourire dans la plume : Il a appris l’heureuse arrivée du Capitaine Faure, et surtout que les marchandises ont été consignées et expédiées sans traîner. Le commerce méditerranéen dans sa version la plus fluide.

🚤 La tartane “La Coquette” – Capitaine Antoine MasniqueLe 5 du mois, ça charge sec :

18 pipes d’huile, embarquées pour Bousquet, direction Agde. La tartane La Coquette lève l’ancre hier matin, vent debout, mer plate, objectif : arriver avant le 15.

Et là, la petite touche humaine qui fait tout le charme du document :

“J’ai promis à Masnique, s’il allait à droiture et s’il était rendu chez vous partout le 15 de ce mois, un chapeau…”Un chapeau.

Pas une prime, pas une gratification, pas un bonus. Un chapeau. Le commerce méditerranéen, c’est ça : des pipes d’huile, des vents favorables, et un capitaine qui navigue droit pour gagner son couvre‑chef.

🔥 Pourquoi ce document est irrésistible ?

Parce qu’il a :

  • le ton vivant d’un négociant du littoral,

  • une tartane au nom délicieux (La Coquette),

  • un capitaine qui navigue pour un chapeau,

un envoi d’huiles en pipes, typique du commerce languedocien,
  • un style direct, chaleureux, presque familial.

C’est un instantané de vie maritime, une carte postale commerciale du sud, un petit bijou d’Agde.

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Et une histoire de commerce qui tourne mal, très mal. Riga BREST

 





⚓🔥 “Salades avec un navire russe… déjà !!”

Trois documents. Trois dates. Trois claques. Et une histoire de commerce qui tourne mal, très mal. : “Oh là… ça sent le naufrage, le tribunal et le capitaine qui jure que ce n’est pas sa faute.”Et une histoire de commerce qui tourne mal, très mal.
Riga, 15 octobre 1818 – Le contrat qui va tout faire exploser

Les affréteurs Berckholtz & Cie signent avec le capitaine russe J. D. Belliner, maître du navire Die‑Frau‑Anna‑Margaretha. Le deal est simple :

transporter du chanvre de Riga à Brest,
être payé 44 florins par last,
ajouter 15 % d’avarie ordinaire,
ne pas répondre des dangers de la mer (la clause qui va tout changer).
Un contrat propre, carré, huilé… Jusqu’à ce que la mer décide de faire son show.
🌊 Brest, 25 & 28 juin 1819 – Le naufrage, l’avarie, le chaos

Le chanvre arrive… mais en mode “salade russe” : mouillé, abîmé, inutilisable. Le capitaine dépose une déclaration d’avaries au tribunal de Commerce de Terre et de Mer. Greffier : Moutand. Enregistrement : Salliorne, case 4, numéro 92. On est dans le vrai papier administratif qui sent la sueur froide.

Puis tombe le jugement du 5 juin 1819.

Et là, les comptes s’affolent.

💸 La lettre de réclamation – Brest, Messieurs Bersolle frères

Les propriétaires du contrat ne rigolent pas : Ils réclament FL 13 449,1, convertis au change de 56 → L 28 840,82, plus les intérêts → L 28 985,02.

Un courrier sec, tendu, presque menaçant :

“Nous nous fussions gardé de vous faire une lettre de réclamation… si elle n’émanait pas du propriétaire du contrat.”

Tu sens la pression. Tu sens le commerce qui déraille. Tu sens le capitaine russe qui doit expliquer pourquoi son chanvre est arrivé façon compote.
⚓ Le contrat d’affrètement – Riga, 1818

Un document magnifique : Le capitaine doit fournir un navire bien étanche, bien calfaté, muni de tous les papiers russes. Les affréteurs doivent charger une pleine cargaison de chanvre. Départ au premier vent, sans retard. Déchargement en 14 jours, sinon 30 florins par jour de surrestaries.“Le capitaine ne répondant point des dangers de la mer.” La phrase qui transforme un simple transport en litige international.
🔥 cet ensemble est :un navire russe en litige à Brest,

une cargaison de chanvre avariée,un contrat d’affrètement complet,une déclaration d’avaries,un jugement de tribunal,une lettre de réclamation financière,un dossier 1818‑1819, parfaitement cohérent, parfaitement dramatique.

Le tout pour 200    euros.     documents,commerce,maritime,le negoce maritime,librairie maritime     C’est du commerce maritime pur, du juridique, du russo‑breton, du rare.




Sr Bentuxa Zuriach, Barcelone

 










⚓🔥 “Accrochez‑vous les gars, on part chez les espingouins !”
Ça claque, ça craque, ça sent la mer, la soie, le commerce, les guerres qui grondent et les cargadores qui flippent.

Grande Série de Documents – 20 feuilles du Sr Bentuxa Zuriach, Barcelone

Un négociant catalan qui ne rigolait pas avec les comptes. Des papiers qui traversent 1796 → 1804 → 1805, avec des éclats de commerce, d’épidémie, de frégates anglaises, de cargaisons suspendues, de risques, d’ordres, de consignations.

📜 Guaixa, 23 junio 1796Le gars tient ses comptes comme un chirurgien tient son scalpel.

Cuenta de venta y limpio producido de un capón sintoy de seda envoyé par Zuriach. La soie circule, les capons se vendent, Barcelone respire le commerce.

⚠️ Cadix, 13 noviembre 1804 – L’épidémie, la panique, les Anglais Le ton change.

La mer n’est plus un boulevard, c’est un champ de mines.“Respecto de la epidemia que nos aflige tanto tiempo… no nos ha sido posible colocar sus géneros… Los Ingleses nos han echado tres fregatas muy interesadas…”Les cargadores flippent.Les embarques sont suspendus.La guerre menace.Cadix tremble.
🚢 Nota del cargo – Fragata N. S. del Carmen (fecha 1628)
Un papier qui te balance un pont entre 1628 et 1800. Une frégate, un nom, une trace. Le genre de document qui fait frissonner les amateurs de marine ancienne.
📄 Documents de 4 pages – 1691 & 1684

Ancien, rugueux, presque familial. Pas commercial, mais intime, comme si on ouvrait un tiroir oublié d’une maison catalane.

📦 Cadiz, 19 septiembre 1805 – Facture d’une caja arpillada 
Chargée à bord du Tressillo, maître Gregorio de Santa Cruz. Pour Zuriach, Mestre, Quadres. Destination : Buenos‑Ayres.Le commerce transatlantique dans sa version brute, sans filtre.

 Buenos‑Ayres, 28 abril 1804
Le papier respire l’Atlantique. Les noms claquent comme des mâts : Gerbasio Parrera, Salvador Mestre, Gregorio de Santa Cruz. On voit presque la caisse arpillada descendre sur le quai.
⚓ Lettre sur cargaison – Fragata Pomona (capitán D. Salvador Fortiny)

Puis une autre facture, une autre frégate : Nuestra Señora del Carmen, capitaine Joseph Texxades. Le commerce espagnol dans toute sa splendeur : frégates, cargaisons, risques, consignations, signatures.
🔥 Pourquoi c’est une série de malade ?
20 documents couvrant 1684 → 1805 
Barcelone, Cadix, Buenos‑Ayres  Commerce, épidémie, guerre, frégates anglaises  Comptes, cargaisons, factures, lettres, risques  
Un négociant catalan qui laisse une trace de 120 ans de vie commerciale    C’est une mini‑archive espagnole, un coffre de négociant, un voyage complet dans le commerce méditerranéen  colonial.

jeudi 27 août 2026

“Les dealers du port” : Manifeste des marchandises (Marseille, 10 décembre 1777

 


“Les dealers du port” : Manifeste des marchandises (Marseille, 10 décembre 1777)

10 décembre 1777. Marseille se réveille comme tous les matins : le port grouille, les mâts s’alignent, les cales s’ouvrent, les marchandises débarquent. Et ce jour‑là, le manifeste d’entrée ressemble à un inventaire de “dealers du port” avant l’heure : une procession d’esquifs, de vaisseaux, de pinques, de tartanes, de brigantins, de flûtes… Toute la flotte méditerranéenne en version journée ordinaire.Ce document, c’est la photo du port de Marseille à un instant précis :

les noms des navires,les capitaines, les provenances,les destinations, et surtout… la nature du chargement. La camelotte du XVIIIᵉ siècle : épices, drogueries, bois, denrées, textiles, tout ce qui fait tourner le commerce.

🚢 Une variété d’esquifs qui ferait pâlir un chantier navalCe jour‑là, on voit entrer :les vaisseaux, des bateaux,des pinques,des tartanes,des brigantins,des flûtes,et même des canaries et des senaux.

Une diversité incroyable, un ballet maritime, la preuve que Marseille est le carrefour du commerce méditerranéen.

📜 ce document  montre :le mouvement réel des navires,la variété des embarcations,la richesse des cargaisons,la vie quotidienne du port,et la puissance commerciale de Marseille en 1777. documents,commerce,maritime,le negoce maritime,librairie maritime

Vente de cargaison de La Créole” (An II)

 

  • ⚓🔥 Vente de cargaison de “ La Créole” (An II)
    Lorient, 18 pluviôse an II. La République est en guerre, les ports sont en tension, les navires capturés passent en vente publique. Et parmi eux, un bâtiment qui fait parler : La Créole, surnommée par les matelots “le mouille‑cul”, chargée de marchandises coloniales, de pièces de blanc, d’indigo, de safranum… Une cargaison immense, démontée, triée, vendue, puis transformée par les négociants.

    Ce lot de documents raconte toute l’histoire commerciale de cette prise maritime :

    l’achat, la revente, la fabrication, les comptes, les frais, les bénéfices. Un dossier complet, rare, homogène, qui respire le négoce révolutionnaire.

    🚢 Un navire, trois opérations, une cargaison qui circule 
    Dans cet ensemble, on retrouve tout le cycle commercial de La Créole :
    Compte de vente de 39 pièces, provenant des 1947 pièces de blanc mise 

    en ouvrage, partie d’un lot de 2437 pièces, dont 490 déjà vendues. Un inventaire précis, sec, qui montre la transformation et la revente de la marchandise.

    Compte d’achat et frais d’1 caisse d’indigo et 4 caisses de safranum, gardées pour le compte de Dubery & Compagnie. Indigo, safranum : les couleurs qui font tourner les manufactures.

    Compte de fabrication de 693 pièces d’indienne, réalisées à partir des marchandises appartenant à M. Cossin,
    achetées lors de la vente publique du 18 pluviôse. Les indiennes : le textile phare du XVIIIᵉ siècle, prisé, coloré, exporté partout.

    Ce lot, c’est la vie réelle d’une cargaison : achetée, transformée, vendue, comptée, réévaluée.

    🌍 Un dossier complet de négoce révolutionnaire On y voit :
    la vente publique d’un navire capturé,
    la répartition des marchandises entre associés,
    la fabrication textile à partir de pièces de blanc,
    la gestion des couleurs coloniales (indigo, safranum),
    les comptes détaillés entre Cossin, Dubery et leurs partenaires C’est un ensemble qui parle aux collectionneurs de marine, aux amateurs de commerce colonial, aux passionnés de textile ancien, et aux érudits de la période révolutionnaire.
    💰 Prix de vente : 1300 francs (l’ensemble)

    Pour un lot rare,cohérent,massif, et impossible à reconstituer aujourd’hui.

⚓🔥 Chargement du navire L’Aurore (Bordeaux, 1793)

 


⚓🔥 Chargement du navire L’Aurore (Bordeaux, 1793)Bordeaux, 28 mai 1793.

La France est en guerre, les mers sont piégées, les pavillons se surveillent. Et au milieu de ce chaos, un navire américain, L’Aurore de Philadelphie, se prépare à lever l’ancre avec une cargaison qui vaut treize mille livres. Un chargement précieux, fragile, menacé — et pourtant protégé par une arme redoutable : la neutralité américaine.

Ce document, signé du capitaine James Byrne, c’est la preuve écrite d’un accord maritime stratégique, un papier où le commerce, la diplomatie et le risque se croisent.
🚢 Un capitaine qui joue la carte de la neutralité

Le texte raconte un geste rare : James Byrne déclare prendre la cargaison “sous couvert de sa propriété”. Pourquoi ? Parce qu’en 1793, un navire neutre peut sauver une marchandise française de la capture ennemie. En cas d’arrestation, Byrne promet de :
la réclamer comme sienne,protester,
faire toutes les formes nécessaires,
obtenir restitution en cas de prise.
C’est du commerce intelligent, du commerce qui survit à la guerre, du commerce qui connaît les règles du jeu maritime.

💼 Un accord financier clair, sec, efficace 
En échange de cette protection, le signataire français s’engage à payer : 
5 % de commission,
tous les frais de réclamation,
toutes les dépenses liées à la neutralité.
Un contrat propre, précis, sans bavure. Un document qui montre comment on sauvait une cargaison en pleine Terreur maritime.

🌍cette pièce exceptionnelle ?
elle raconte :la relation France–États‑Unis en pleine guerre révolutionnaire,
la neutralité américaine utilisée comme bouclier commercial,
la valeur réelle d’une cargaison en 1793,
la stratégie maritime pour éviter les prises ennemies,

la vie d’un navire étranger opérant dans un port français en pleine tourmente.C’est un document qui parle aux collectionneurs de marine,aux amateurs de commerce colonial,

aux passionnés de diplomatie maritime.documents,commerce,maritime,le negoce maritime,librairie maritime

Le Vaisseau Le Necker (1789–1791)

⚓🔥 – Le Vaisseau Le Necker (1789–1791)

Voici un lot qui sent la mer, le commerce, les colonies, et la fin d’un monde : le vaisseau Le Necker, un navire qui a navigué entre le Cap et Port‑au‑Prince, au moment où Saint‑Domingue est encore la perle des Antilles.

neuf pièces manuscrites, neuf fragments d’une histoire maritime,
🚢 Un vaisseau, une route, une cargaison : le commerce réel

Dans ce lot, on trouve tout ce qui fait la vie d’un navire marchand :
État du fret du Necker allant du Cap au Port‑au‑Prince
Copie de contrat relatif au navire
Facture de marchandises transportées par le Necker

Lettre concernant le navire et ses opérations

État des frais occasionnés par la vente judiciaire du Necker
C’est la vie complète d’un navire : le départ, le fret, la cargaison, les papiers, les comptes,et finalement… la vente judiciaire,

moment rare, moment fort, moment où un navire passe d’un propriétaire à un autre sous l’œil de la justice.

🌍 ce document raconte tout un cycle maritime,du commerce colonial à la liquidation judiciaire.

On y voit :les marchandises qui circulent entre les ports de Saint‑Domingue,
les contrats qui lient les négociants,
les frais, les charges, les dépenses,
la réalité économique d’un navire en fin de carrière.

Ce sont des documents vivants, des papiers qui ont voyagé, qui ont été lus, signés, comptés,des pièces qui parlent aux collectionneurs, aux historiens, aux amoureux de la mer.

📈 Un lot homogène, cohérent, rare

Neuf documents,tous centrés sur le même navire,sur la même période,sur la même route coloniale.C’est un dossier complet, un mini‑archive,un ensemble prêt à exposer,parfait pour un collectionneur de marine,

ou pour un amateur de Saint‑Domingue.

💰 Prix de vente : 400 euros (l’ensemble)
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Pour neuf pièces manuscrites,pour un navire complet,pour une histoire vraie,pour un lot qui ne se reconstitue pas.

⚓🔥 Prix‑Courant pour Smyrne (19 janvier 1779)

 


⚓🔥 Prix‑Courant pour Smyrne (19 janvier 1779)19 janvier 1779.

La Méditerranée bruisse, Smyrne attend, les négociants affûtent leurs balances. Voici le prix‑courant des marchandises de France, un document qui sent la cale, les épices, les drogueries, les cargaisons coloniales. Une liste de richesses, un inventaire de tout ce que la France exporte vers le Levant : des couleurs, des saveurs, des métaux, des plantes, des produits rares, tout ce qui fait vibrer les comptoirs de Smyrne.

Ce papier, c’est la photographie du commerce mondial en 1779. Un instantané de ce qui circule entre les ports, de ce qui vaut, de ce qui enrichit.
🌍 Une camelotte de haut vol : drogueries, épices, couleurs, métaux, tissus

Dans ce prix‑courant, on trouve tout le monde connu :Cochenille Girofle Muscade Cannelle fine Poivre Cinabre, indigo de Caroline, indigo de Saint‑Domingue Verdet, arsenic, gingembre blanc Sucre en pain, cassonade blanche, mascovades Café de la Martinique Bois de Brésil, Fernambourg, Bresillet, Campech Étain en verge, plomb en saumon, tartre, céruse Papier de 24 rames, papier coupé au raisin Bonnets fins, demi‑fins, draps mahoulx, londres larges, diffons, ardassines Rubarbe, semancine, tutie, escamonée, galbanum, gomme adragan, opium Fil de chèvre d’Angora, coton, cire, laineMastic, cambrefine, vitriol, alun Tapis grands, tapis de Cadène Blé au quilot

C’est le monde entier dans un document la carte des marchandises qui font tourner les ports du Levant,

le catalogue des produits qui enrichissent les négociants français.
🚢 Pourquoi c’est une pièce exceptionnelle ?

Parce que ce prix‑courant :
montre ce que la France exporte réellement vers Smyrne,révèle la valeur des marchandises au jour précis du 19 janvier 1779,
témoigne du commerce méditerranéen,
illustre la puissance des drogueries et épices dans l’économie du XVIIIᵉ siècle,
est un document rare, vivant, parlant, un morceau de négoce pur, un fragment de la route des épices. documents,commerce,maritime,le negoce maritime,librairie maritime

⚓🔥 “Arrivée de la Camelotte” (Cadix, 1730 & 1778)

 

⚓🔥 “Arrivée de la Camelotte” (Cadix, 1730 & 1778)
Ça débarque.Ça arrive en baie.

Ça s’aligne dans le port comme treize géants de bois et de fer. Le 18 août 1730, la flotte commandée par le général Marqués de Mary entre dans la baie de Cadix.

Treize vaisseaux. Treize ventres pleins. Treize coffres de marchandises, de cargaisons, de richesses venues d’ailleurs. La camelotte, comme on disait alors : tout ce qui fait tourner le commerce, tout ce qui fait vibrer les négociants, tout ce qui fait vivre les ports.

Dans les papiers, une “Notte du chargement” : un instantané de l’arrivée, un cliché administratif de la marchandise fraîchement débarquée, un document qui sent la mer, la sueur, le Levant, les colonies.
🌍 Deuxième arrivée : 1778, la grosse artillerie commerciale

Le 29 juin 1778, nouvelle scène, même port, autre époque. La flotte commandée par le chef d’escadre Don Antonio de Ulloa entre à Cadix, chargée de Vera‑Cruz et de La Havane. Des cargaisons coloniales, du lourd, du précieux, du stratégique : café, cacao, cuirs, indigo, sucre, cochenille, tabac… Toute la camelotte du Nouveau Monde, toute la richesse des ports espagnols, toute la puissance commerciale de l’Empire.La récapitulation du chargement, c’est le tableau de bord du commerce transatlantique : ce qui arrive, ce qui circule, ce qui vaut, ce qui enrichit. Un document qui parle aux négociants, aux historiens, aux collectionneurs. Un papier qui raconte la route des trésors, la mécanique du commerce colonial, la vie des flottes qui font la fortune des royaumes.
🚢 ce document montre deux arrivées, deux époques, deux flottes, deux mondes :

1730 : la flotte militaire‑marchande, 13 vaisseaux, Cadix en plein essor.

1778 : la flotte coloniale, Vera‑Cruz & Havane, cargaisons du Nouveau Monde.

Deux documents qui montrent le commerce en mouvement,la camelotte qui débarque,les ports qui s’animent,les flottes qui font

⚓🔥 Négoce & Drogueries du Levant (1729)

 

⚓🔥 Négoce & Drogueries du Levant (1729)22 juillet 1729.

Paris bruisse, Marseille respire le large. Dans un château, entouré d’une compagnie nombreuse, M. N.V. de la Touche, épaulé par le chevalier Bernard, prépare une proposition commerciale qui sent le Levant, les cargaisons rares, les drogueries précieuses. Destination : MM. Jean‑Baptiste Honoré Roux, négociants marseillais, figures montantes d’une dynastie qui va marquer l’histoire du commerce français.

Ce document, c’est un instantané de négoce pur, un moment où la France marchande tisse ses réseaux entre Paris, Marseille, Smyrne, les îles et les Antilles. Un papier qui raconte l’audace, l’ambition, la stratégie.
🌍 Les Roux : une famille qui pèse 120 000 pièces d’archives

À la Chambre de commerce de Marseille, il existe un fonds colossal : 120 000 documents sur la famille Roux. Une véritable cathédrale de papier. Et au centre de cette saga : Georges Roux, fils du fondateur Jean‑François Roux, d’origine corse et grecque. Une famille qui avance comme un équipage soudé : Georges, Jean‑André, André… Tous plongés dans le commerce maritime, tous bâtisseurs d’empire.Les Roux ne font pas du commerce,
ils arment, ils naviguent, ils osent.
Leurs navires portent des noms qui claquent comme des promesses :
L’Aventurier Le François de Paule, dit Jason La Vénus Le Saint‑Georges Le Cérès

Et le cadet, André Roux, capitaine du Thétis et de la Vénus,avant que toute la famille ne se consacre pleinement au grand négoce,

surtout avec les Antilles, là où le sucre, le café, le cacao et les fortunes circulent comme des vents tropicaux.
📈 Une ascension fulgurante, un déclin historique

1727 : les Roux commencent à armer pour les îles.
1743 : apogée. La maison Roux est au sommet, incontournable, respectée, redoutée.
1766–1792 : le déclin, lent, implacable, jusqu’à la mort de Georges. Une trajectoire complète, une épopée commerciale, un roman maritime
💥 ce document montre le négoce en train de se faire, les alliances, les propositions, les drogueries du Levant, les réseaux entre Paris et Marseille, et surtout la montée en puissance d’une famille qui a laissé 120 000 traces dans l’histoire du commerce français.

C’est un papier qui parle aux collectionneurs, aux historiens, aux amoureux du commerce maritime, un document qui sent la rhubarbe, les épices, les cargaisons, les navires,  documents,commerce,maritime,le negoce maritime,librairie maritime