3 lettres commerciales – Inquiétudes sur les corsaires mexicains
Lima, 17 décembre 1838 – 12 avril 1839 – 8 mai 1839
Prix : 80 euros
Présentation
Ensemble de trois lettres commerciales manuscrites, expédiées depuis Lima entre 1838 et 1839, en pleine période de tensions navales liées aux corsaires mexicains et aux opérations de la Marine française dans le Pacifique et au Mexique.
Ces lettres, adressées à la maison Delbas & fils, mêlent affaires commerciales, expéditions de métaux précieux, inquiétudes maritimes, et informations sur les mouvements des navires corsaires. Un témoignage rare de la vie commerciale dans le Pacifique sud au moment où les corsaires mexicains multiplient les prises.
Contenu des lettres
Lettre du 17 décembre 1838
Expédition d’une caisse n° AP contenant :
six lingots d’or,
quatre‑vingt‑dix marcs d’argent (poids espagnol).
Instructions pour expédier les matières à Paris si le destinataire n’est pas à Bordeaux.
Demande d’envoi de balances et poids adaptés aux marcs espagnols.
Mention capitale :
Le navire L’Edmond du Havre, armé en corsaire au Callao, est poursuivi par sept navires de guerre. Il a dû faire sauter deux navires transport qu’il avait pris.
Indication sur les droits de sortie et la situation locale : “Mr … continue à être très calme”.
Lettre du 12 avril 1839
Informations commerciales sur les cargaisons en partance.
Inquiétudes persistantes concernant les corsaires mexicains et les risques de capture.
Conseils pour sécuriser les expéditions de métaux précieux.
Lettre du 8 mai 1839
Suivi des expéditions précédentes.
Nouvelles du trafic maritime dans le Pacifique.
Mention de navires surveillés ou inquiétés par les corsaires.
⚓ Contexte historique : les corsaires mexicains (1838–1839)
À cette époque, le Mexique délivre des lettres de marque à des corsaires opérant dans le Pacifique. Leur activité inquiète fortement :
les maisons de commerce,
les navires français,
les armements du Callao,
les routes entre le Pérou, le Chili et le Mexique.
Les corsaires mexicains interceptent des navires marchands, saisissent des cargaisons, et obligent parfois les capitaines à saborder leurs prises pour éviter la capture — exactement ce que décrit la lettre du 17 décembre 1838.
🎯 Intérêt pour les collectionneurs
Ensemble homogène de trois lettres commerciales couvrant six mois d’activité.
Thème rare : corsaires mexicains, commerce du Pacifique, expéditions d’or et d’argent.
Mentions précises de navires corsaires, poursuites, captures, explosions de transports.
Idéal pour collections sur :
la Marine du XIXᵉ siècle,
le commerce sud‑américain,
les corsaires,
les routes du Pacifique,
es correspondances commerciales anciennes.
Prix conseillé
80 euros librairie maritime,la marine apres la chute de l Empire,librairie marine
Lettre commerciale – Commerce du coton et inquiétudes sur les corsaires mexicains
Lima, 12 avril 1839 – Delbos & fils, Bordeaux
Présentation
Lettre commerciale manuscrite expédiée de Lima le 12 avril 1839, adressée à M. V. Delbos & fils à Bordeaux. Elle traite :
de l’expédition d’échantillons de laine de la Sierra,
de la plantation du coton dans les provinces d’Ica et de Chancay,
des prix locaux (3 L 4 l’arroba de 25 livres espagnoles),
des difficultés d’expédition maritime,
et surtout des risques liés aux corsaires mexicains, qui poussent les négociants à éviter les navires français.
C’est un témoignage rare de la vie commerciale dans le Pacifique sud au moment où les corsaires mexicains multiplient les prises.
Contenu détaillé de la lettre
Échantillons de laine Envoi de deux petits ballots de laine de la Sierra, destinés à servir d’échantillons. Tentative avortée de les charger sur La Gabriella.
Commerce du coton Forte activité dans la province d’Ica. Prix : 3 L 4 l’arroba (25 livres espagnoles). Mention d’une grande plantation de 500 000 pieds appartenant à un compatriote, M. Allier, à Chancay.
Problèmes climatiques Les vents du sud‑est, parfois violents, gèlent les cotonniers ou altèrent leur qualité.
Demande d’analyse d’échantillons Envoi prochain d’un échantillon pour obtenir des renseignements sur la qualité.
Presse et journaux Des journaux sont envoyés via M. Dupouil pour mieux décrire la situation locale.
Inquiétudes maritimes Absence de nouvelles du navire L’Amanda, dont la cargaison est déjà vendue. Les nouvelles de la guerre entre la France et le Mexique incitent les négociants à éviter les navires français.
Décision stratégique :
Les fonds sont chargés sur le navire sarde L’Octavia Carolina, plutôt que sur un navire français, car le gouvernement mexicain a envoyé des lettres de marque au nord de l’Amérique.
Cette phrase est capitale : elle montre la peur réelle des corsaires mexicains et l’impact direct sur le commerce international.
⚓ Contexte historique : corsaires mexicains et guerre franco‑mexicaine
Entre 1838 et 1839, le Mexique délivre des lettres de marque à des corsaires opérant dans le Pacifique. Leur activité inquiète fortement :
les maisons de commerce du Pérou et du Chili,
les navires français,
les routes entre Callao, Valparaíso, Veracruz et les ports mexicains.
Les corsaires interceptent des navires marchands, saisissent des cargaisons, et obligent parfois les capitaines à saborder leurs prises pour éviter la capture.
ces lettres sont un témoignage direct de cette situation
Intérêt pour les collectionneurs
Correspondance commerciale rare, très vivante.
Thème recherché : corsaires mexicains, commerce du Pacifique, coton et métaux précieux.
Mention de plantations, prix, vents, cargaisons, navires, journaux.
Idéal pour collections sur :
la Marine du XIXᵉ siècle,
le commerce sud‑américain
les corsaires,
les routes du Pacifique,
les correspondances anciennes.
Correspondants commerciaux des maisons de Lima – 1838‑1839
La mention “Mr V. Delbos & fils, Bordeaux” renvoie à une maison de commerce bordelaise active dans les années 1830‑1840, recevant :
des échantillons de laine,
des cargaisons de coton,
des métaux précieux (lingots d’or, marcs d’argent),
des journaux et informations sur les marchés sud‑américains.
Les maisons de Lima, Callao ou Chancay utilisaient fréquemment Bordeaux comme point d’entrée pour leurs marchandises, avant redistribution vers Paris, Nantes, Le Havre, ou les ateliers spécialisés (balances, poids, raffinage, filatures).
Dans tes lettres, Delbos & fils apparaît comme :
le destinataire principal des expéditions,
l’interlocuteur chargé de réexpédier les matières vers Paris si nécessaire,
le fournisseur de balances et poids adaptés aux marcs espagnols,
le partenaire chargé d’évaluer la qualité des cotons envoyés depuis le Pérou.Delbos & fils est donc un pivot commercial entre le Pacifique sud et la France métropolitaine.

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