mardi 28 juillet 2026

Naufrage du vaisseau Le Superbe à Parkia (île de Paros) Un sinistre en Méditerranée orientale – 1835

Naufrage du vaisseau Le Superbe à Parkia (île de Paros)Superbe, vaisseau de 74 canons, mis sur cale à Anvers  le 23 août 1803. Le 1 septembre 1810, il est encore en construction au 5/24ème. Il ne sera mis en service que le 05 juillet 1814. Dessiné sur les plans de l’ingénieur Jacques-Noël Sané, il est considéré comme « le plus joli vaisseau de la Flotte Française ». Long de 56 mètres et large de 15, pour un équipage de 570 marins et fusiliers, il jaugeait 3.000 tonneaux et portait 74 canons.

Un sinistre en Méditerranée orientale – 1835

une équipe de renflouement sera sur place à Pâques 1834, pour remonter les canons, les ancres et divers matériels. Les plongeurs grecs découvrent alors qu’une chaîne d’ancre était rompue, ce qui avait rendu le vaisseau encore plus vulnérable.

Le vaisseau Le Superbe, bâtiment de la Marine française, fait naufrage en 1835 dans les eaux de Parkia, près de l’île de Paros (Cyclades). Cette zone, très fréquentée par les navires marchands et militaires, était réputée pour ses fonds irréguliers, ses passes étroites, et ses mouillages difficiles, ce qui explique la fréquence des sinistres dans l’archipel.

Le naufrage entraîne :

  • la perte d’une partie du matériel,

  • la dispersion d’objets « existants réellement à la mer »,

  • l’ouverture d’une opération de sauvetage supervisée depuis Paris.

le dossier reflète précisément cette phasenventaires, états de dépenses, rapports de situation, et instructions pour tenter de retirer ce qui peut encore l’être.

Le vaisseau Le Superbe

Bâtiment de la Marine française début du XIXᵉ siècle

Le Superbe est un vaisseau de ligne de la Marine française, appartenant à la grande famille des bâtiments de guerre à trois mâts utilisés entre la fin du XVIIIᵉ et le début du XIXᵉ siècle. Ces vaisseaux étaient destinés :

  • aux escadres de haute mer,

    • escadres de haute mer,

    • aux missions de présence navale en Méditerranée,

    • au transport de matériel, d’artillerie et de personnels,

    • à la protection du commerce français dans les zones sensibles.

    Au début des années 1830, plusieurs vaisseaux anciens étaient encore employés pour des missions de transport ou de station, notamment dans le Levant et les Cyclades, où la France entretenait une présence régulière.

Dossier de sauvetage du vaisseau Le Superbe

Naufrage à Parkia (île de Paros) – États, dépenses, objets récupérables – 1835

Prix conseillé : 390 euros

Présentation générale

Important dossier administratif relatif au sauvetage du vaisseau Le Superbe, naufragé à Parkia, dans l’île de Paros (Cyclades). L’ensemble, daté de 1835, émane des autorités maritimes françaises et documente :

  • les objets perdus mais “existants réellement à la mer”, susceptibles d’être retirés ;

  • les dépenses mensuelles engagées pour les opérations de sauvetage ;

  • l’état de situation au 30 juin 1835 ;

  • les instructions et rapports transmis à Paris, datés du 25 septembre 1835.

Ce type de dossier est extrêmement rare, car les documents de sauvetage étaient des pièces de travail, souvent détruites après clôture des opérations.

Contenu du dossier

  • État des objets non retrouvés Liste des objets perdus lors du naufrage, mais signalés comme “existants réellement à la mer”, avec indications permettant de tenter une récupération.

  • État détaillé des dépenses mensuelles Tableau précis des frais engagés pour le sauvetage : main‑d’œuvre, matériel, embarcations, plongées, transports, etc.

  • État de situation au 30 juin 1835 Rapport administratif sur l’avancement des

    • opérations, les objets retirés, les pertes définitives, et les dépenses cumulées.

    • Lettre de Paris, 25 septembre 1835 Document officiel sur l’organisation du sauvetage, les objets à rechercher, et les instructions données aux agents sur place.

    Ensemble homogène, cohérent, couvrant toutes les phases du sauvetage : pertes, récupération, dépenses, rapports.

    Intérêt historique

  • Dossier complet sur un naufrage en Méditerranée orientale, région où les pertes de navires étaient fréquentes.

  • Témoignage direct des méthodes de sauvetage de la Marine française dans les années 1830.

  • Documents rares : les états de dépenses, listes d’objets et rapports de situation sont presque introuvables sur le marché.

  • Pièce idéale pour collectionneurs de Marine du XIXᵉ siècle, de naufrages, ou d’archives relatives aux Cyclades.

    • Permet de suivre la logistique, les coûts, et les techniques de récupération utilisées avant l’ère moderne.

    État

    Documents manuscrits et imprimés d’époque, encre brune, formats variés. Dossier propre, lisible, complet, prêt à être présenté ou intégré dans un ensemble thématique.

    Prix conseillé  390 euros


  • Les récupérations effectuées :

    On met la semaine à profit pour repêcher six petits canons, au prix de gros efforts. Puis, le 26, l’équipage, tambour en tête, gagne Naoussa où l’attend depuis la veille le « Ville-de-Marseille ».
    Le Duquesne, vaisseau de 3ème rang, commandé par M. Casy, capitaine de vaisseau, est parti de Nauplie le 29 décembre 1833, et arrivé à Toulon le 24 janvier 1834 ; il ramène 277 marins provenant du vaisseau le Superbe. L’Iphigénie, frégate de 1er rang, commandée par M. de Châteauville, capitaine de vaisseau, et à bord de laquelle flotte le pavillon de M. le contre-amiral baron Hugon, est partie de Nauplie le 29 décembre 1833, et arrivé à Toulon le 26 janvier 1834 ; elle ramène 169 marins provenant du vaisseau le Superbe. La Galatée, frégate de 3ème rang, commandée par M. Harmand, capitaine de frégate, est partie de Nauplie le 29 décembre, et arrivée à Toulon le 28 janvier ; elle ramène 150 marins provenant du Superbe.

    A Paros, un détachement de trente-deux marins français, sous la conduite de Jean de Burgare, a été affecté à la garde de l’épave jusqu’à l’arrivée d’une équipe de renflouement. Celle-ci sera sur place à Pâques 1834, avec la corvette de charge « La Meuse », commandée par le capitaine Jacquinot, qui éprouvera beaucoup de difficultés à mettre son bateau en place au milieu des récifs, avant de remonter des canons, des ancres et divers matériels.

    « Nous avions été expédié de Toulon pour porter des vivres à la station du Levant, et faire, à Parakia, le sauvetage du vaisseau le Superbe… Nous prîmes pour l’Archipel un pilote grec d’une grande réputation, et nous partîmes pour Smyrme, afin de prendre les ordres de M. de Lalande, commandant de la station du Levant…Après la catastrophe du Superbe, M. de Lalande était venu lui-même à Parakia avec le pilote grec Georges et avait avec lui sondé la rade dans tous les sens. Il avait même fait sortir et rentrer le brick « Navarin », appartenant à un négociant français M. Bertrand, et frété pour le sauvetage du Superbe…
    Ce fut par une joile matinée d’avril 1834, que nous appareillâmes de Smyrne pour la rade de Parakia, devant laquelle nous arrivâmes le lendemain de façon à pouvoir y entrer le soir… Nous mettons ainsi le cap droit à la ville qui donne son nom à la rade et nous nous échouons de l’avant à l’arrière en nous creusant sur notre aire, un lit dans un fond de sable te de vase parsemé de roches de marbre. L’avant reste soulagée de plusieurs pieds, et l’arrière, soulevée par la houle, talonna avec force… Nous étions en perdition vis à vis le Superbe dont la longue carcasse, coulées de l’autre coté de la rade, nous regardait à fleur d’eau de son avant, comme un présage de mort…
    Le naufrage du Superbe avait déjà répandu l’abondance dans l’île de Paros, qui s’était enrichie des dépouille du vaisseau. Dans la capitale, le pauvre et sale village de Parakia, on avait établi des magasins pour déposer les objets de sauvetage, commencé par la corvette la « Cornelie », et qui, ayant attirée des navires, avait occasionné un petit commerce de toute espèce. Les habitants nous volaient et nous pillaient à qui mieux mieux, avec une adresse héréditaire et véritablement incroyable…
    La Meuse accosta donc et élongea le coté tribord du Superbe qui se trouvait en avant et à très peu de distance d’un îlot de marbre, sur lequel nous établîmes un énorme cabestan retenu par des câbles et des grelins saisis aux trous et aspérités du rocher, et dont le dormant et le retour était sur le Superbe…
    Nous chargeâmes sur la Meuse, non seulement les canons du Superbe, mais nous prîmes cette ancre qui avait été mouillée sans commandement, et qui causa la perte de vaisseau qu’on croyait avoir chassé dessus et être ainsi allé à la côte. mais en la levant, nous découvrîmes, ce qui était resté ignoré jusque là, que l’organeau avait été rompu, et que le navire, n’étant plus retenu par rien, avait été alors jété nécessairement par le vent sur les récifs…
    C’étaient des Grecs qui plongeaient pour saisir les objets de sauvetage, et, par une mer paisible, il était curieux de suivre leurs mouvements au milieu de tout un dédale de pont, d’entrepont, de cales, d’écoutilles où ils disparaissaient si long-temps quelquefois qu’ils nous remplissaient d’inquiétude, mais ils reparaissaient bientôt avec une incroyable agilité…
    « 

le naufrage du vaisseau français superbe  (un trois-mâts de 74 canons) s'est produit le 15 décembre 1833 (et non en 1835) à l'entrée du port de Parikia sur l'île de Paros, en Grèce. Pris dans une violente tempête en mer Égée alors qu'il rentrait de Smyrne vers la France, le navire commandé par le capitaine d'Oysonville s'est échoué sur les rochers. 
Déroulement du naufrage
  • 14 décembre 1833 : Le navire quitte ses fonctions dans l'escadre du Levant et prend la mer vers la France. Il affronte immédiatement une tempête de nord-est
  • Déchirure et dérive : Poussé entre Tinos et Mykonos, le gréement et les voiles se déchirent. Le vaisseau dérive vers Paros
  • L'impact : Le 15 décembre vers 16 heures, après la rupture de plusieurs mâts, le Superbe talonne violemment un récif près de Parikia
  • Secours et pertes : Malgré la perte de quelques hommes durant la tempête et l'échouage, l'équipage est en grande partie secouru. 

  • Un monument commémoratif et une sépulture abritant des marins se trouvent au cap Delfini, dans la baie de Parikia



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