
superbe document émanant du contre‑amiral Louis‑René Latouche‑Tréville, l’un des plus grands officiers de marine de la période révolutionnaire et consulaire, alors commandant des forces navales à Saint‑Domingue.
Rédigé au nom des Consuls de la République, ce texte ordonne un mouvement naval important
dans le cadre des opérations françaises à Saint‑Domingue.
Contenu du document
Latouche‑Tréville ordonne au :
capitaine de vaisseau Huben,
comte de Lwitfeve ? (lecture incertaine),
d’appareiller de la rade du Cap pour se rendre à celle du Port Républicain (Port‑Républicain, ancien nom de Port‑au‑Prince).
Il précise que le capitaine recevra de nouveaux ordres concernant sa destination ultérieure.
Le document est signé Latouche‑Tréville, signature très recherchée par les collectionneurs de marine napoléonienne.
Intérêt historique
Pièce idéale pour collectionneur spécialisé dans :
Expédition de Saint‑Domingue (1802–1803)
Marine révolutionnaire et consulaire
Latouche‑Tréville, figure majeure de la marine française
Ordres de mouvement naval, toujours rares et très prisés
Histoire coloniale et militaire de la Caraïbe
Les documents signés de Latouche‑Tréville à Saint‑Domingue sont particulièrement recherchés : ils témoignent de la logistique navale, des déplacements d’unités, et de la chaîne de commandement dans une campagne complexe et décisive.
État et présentation
Manuscrit d’époque, encre brune, en‑tête républicain « Liberté, Égalité ». Écriture administrative nette, document lisible et complet.la marine durant la periode de la Revolution
Contre‑amiral Louis‑René Latouche‑Tréville (1745–1804) —
Vice‑amiral, héros de la guerre d’Indépendance américaine, député en 1789, puis grand artisan de la renaissance de la Marine sous le Consulat, Louis‑René Levassor de Latouche‑Tréville est l’une des figures les plus brillantes de la marine française du XVIIIᵉ et du début du XIXᵉ siècle.
Origines et formation maritime
Né le 3 juin 1745 à Rochefort, dans une famille de marins de haut rang (père chef d’escadre, oncle lieutenant général des armées navales), Latouche‑Tréville entre dans la marine à 13 ans, en 1758, comme garde‑marine. Il participe très jeune à la guerre de Sept Ans, servant sur plusieurs bâtiments et prenant part à des combats à Belle‑Île, dans l’embouchure de la Charente et aux Antilles.
Carrière avant la Révolution : un officier brillant
Service aux Antilles et en Amérique
Dans les années 1770, il alterne service naval et service dans la cavalerie aux Antilles, avant de revenir définitivement à la marine. Durant la guerre d’Indépendance américaine, il se distingue particulièrement :
Commandant la frégate Hermione, il transporte La Fayette à Boston.
Il participe aux combats du cap Henry, du 21 juillet 1781, et à plusieurs actions contre les
corsaires britanniques.
Réformes et responsabilités administratives
En 1783, il devient directeur du port de Rochefort, où il contribue à la rédaction du code maritime de 1786. En 1787, il est nommé chancelier du duc d’Orléans, fonction qui renforce son influence administrative.
Député en 1789 : un noble rallié au Tiers
Élu député de la noblesse aux États généraux (bailliage de Montargis), il se rallie rapidement au Tiers état, vote l’abolition des privilèges et siège à la Constituante jusqu’en 1791. Il se montre très ferme sur la discipline navale, allant jusqu’à demander la peine de mort pour tout officier abandonnant son poste sans motif légitime.
La Révolution : combats, disgrâce et emprisonnement
Promu contre‑amiral en 1792, il participe à l’expédition de Cagliari et mène une mission énergique dans les eaux de Naples. Mais en 1793, comme beaucoup d’anciens nobles, il est rayé des cadres et incarcéré pendant la Terreur. Libéré après le 9 thermidor, il reste plusieurs années sans affectation.
Le Consulat : le grand homme de la Marine
Rappelé par Bonaparte après le 18 brumaire, Latouche‑Tréville devient l’un des piliers de la reconstruction navale :
Commandement de Brest et Boulogne
Directeur du port de Brest, il réorganise les forces navales.
À la tête de la flottille de Boulogne, il repousse deux attaques de Nelson (17 et 27 thermidor an IX).
Expédition de Saint‑Domingue (1802–1803)
Envoyé en frimaire an X à Saint‑Domingue, il s’empare de Port‑au‑Prince, débarque les troupes sans pertes majeures et déjoue les manœuvres d’une escadre britannique supérieure en nombre.
Dernières années : commandant de la Méditerranée
Revenu en France en octobre 1803, il est nommé :
Grand officier de la Légion d’honneur,
Ingénieur en chef des côtes de la Méditerranée,
Puis commandant en chef de l’escadre de la Méditerranée.
Napoléon le considère comme le seul amiral capable de tenir tête à Nelson et de mener à bien le projet d’invasion de l’Angleterre. Il meurt le 19 août 1804, à bord du Bucentaure, en rade de Toulon, au moment où il s’apprêtait à débloquer le port.
Titres, distinctions et héritage
Vice‑amiral
Chevalier de Saint‑Louis
Grand officier de la Légion d’honneur
Ordre de Cincinnatus
Nom gravé sur l’Arc de Triomphe (3ᵉ colonne)
Son nom a été donné à plusieurs bâtiments de la Marine nationale, dont la frégate Latouche‑Tréville (D646).
Résumé : pourquoi Latouche‑Tréville est une figure majeure ?
Héros de la guerre d’Amérique
Réformateur du système maritime français
Député influent en 1789
Adversaire direct de Nelson
Architecte de la renaissance navale du Consulat
Amiral préféré de Napoléon
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