dimanche 26 juillet 2026

Latouche‑Tréville – Saint‑Domingue Commandant des forces navales –

 
superbe document émanant du contre‑amiral Louis‑René Latouche‑Tréville, l’un des plus grands officiers de marine de la période révolutionnaire et consulaire, alors commandant des forces navales à Saint‑Domingue.

Rédigé au nom des Consuls de la République, ce texte ordonne un mouvement naval important

dans le cadre des opérations françaises à Saint‑Domingue.

Contenu du document

Latouche‑Tréville ordonne au :

  • capitaine de vaisseau Huben,

    • comte de Lwitfeve ? (lecture incertaine),

    d’appareiller de la rade du Cap pour se rendre à celle du Port Républicain (Port‑Républicain, ancien nom de Port‑au‑Prince).

    Il précise que le capitaine recevra de nouveaux ordres concernant sa destination ultérieure.

    Le document est signé Latouche‑Tréville, signature très recherchée par les collectionneurs de marine napoléonienne.

    Intérêt historique

    Pièce idéale pour collectionneur spécialisé dans :

  • Expédition de Saint‑Domingue (1802–1803)

  • Marine révolutionnaire et consulaire

  • Latouche‑Tréville, figure majeure de la marine française

  • Ordres de mouvement naval, toujours rares et très prisés

  • Histoire coloniale et militaire de la Caraïbe

    Les documents signés de Latouche‑Tréville à Saint‑Domingue sont particulièrement recherchés : ils témoignent de la logistique navale, des déplacements d’unités, et de la chaîne de commandement dans une campagne complexe et décisive.

    État et présentation

    Manuscrit d’époque, encre brune, en‑tête républicain « Liberté, Égalité ». Écriture administrative nette, document lisible et complet.la marine durant la periode de la Revolution

     

    • File:Rouget - Louis-René-Madeleine Levassor de La Touche-Tréville ...
    • Louis-René-Madeleine de Latouche-Tréville - Wikipedia
    • NH 120740 La Touche-Treville.
    • Napoleon et la mer,documents maritimes

    Contre‑amiral Louis‑René Latouche‑Tréville (1745–1804) —

     Vice‑amiral, héros de la guerre d’Indépendance américaine, député en 1789, puis grand artisan de la renaissance de la Marine sous le Consulat, Louis‑René Levassor de Latouche‑Tréville est l’une des figures les plus brillantes de la marine française du XVIIIᵉ et du début du XIXᵉ siècle.

    Origines et formation maritime

    le 3 juin 1745 à Rochefort, dans une famille de marins de haut rang (père chef d’escadre, oncle lieutenant général des armées navales), Latouche‑Tréville entre dans la marine à 13 ans, en 1758, comme garde‑marine. Il participe très jeune à la guerre de Sept Ans, servant sur plusieurs bâtiments et prenant part à des combats à Belle‑Île, dans l’embouchure de la Charente et aux Antilles.

    Carrière avant la Révolution : un officier brillant

    Service aux Antilles et en Amérique

    Dans les années 1770, il alterne service naval et service dans la cavalerie aux Antilles, avant de revenir définitivement à la marine. Durant la guerre d’Indépendance américaine, il se distingue particulièrement :

    • Commandant la frégate Hermione, il transporte La Fayette à Boston.

    • Il participe aux combats du cap Henry, du 21 juillet 1781, et à plusieurs actions contre les

      • corsaires britanniques.

      Réformes et responsabilités administratives

      En 1783, il devient directeur du port de Rochefort, où il contribue à la rédaction du code maritime de 1786. En 1787, il est nommé chancelier du duc d’Orléans, fonction qui renforce son influence administrative.

      Député en 1789 : un noble rallié au Tiers

      Élu député de la noblesse aux États généraux (bailliage de Montargis), il se rallie rapidement au Tiers état, vote l’abolition des privilèges et siège à la Constituante jusqu’en 1791. Il se montre très ferme sur la discipline navale, allant jusqu’à demander la peine de mort pour tout officier abandonnant son poste sans motif légitime.

      La Révolution : combats, disgrâce et emprisonnement

      Promu contre‑amiral en 1792, il participe à l’expédition de Cagliari et mène une mission énergique dans les eaux de Naples. Mais en 1793, comme beaucoup d’anciens nobles, il est rayé des cadres et incarcéré pendant la Terreur. Libéré après le 9 thermidor, il reste plusieurs années sans affectation.

      Le Consulat : le grand homme de la Marine

      Rappelé par Bonaparte après le 18 brumaire, Latouche‑Tréville devient l’un des piliers de la reconstruction navale :

      Commandement de Brest et Boulogne

    • Directeur du port de Brest, il réorganise les forces navales.

    • À la tête de la flottille de Boulogne, il repousse deux attaques de Nelson (17 et 27 thermidor an IX).

      Expédition de Saint‑Domingue (1802–1803)

      Envoyé en frimaire an X à Saint‑Domingue, il s’empare de Port‑au‑Prince, débarque les troupes sans pertes majeures et déjoue les manœuvres d’une escadre britannique supérieure en nombre.

      Dernières années : commandant de la Méditerranée

      Revenu en France en octobre 1803, il est nommé :

      • Grand officier de la Légion d’honneur,

      • Ingénieur en chef des côtes de la Méditerranée,

      • Puis commandant en chef de l’escadre de la Méditerranée.

      Napoléon le considère comme le seul amiral capable de tenir tête à Nelson et de mener à bien le projet d’invasion de l’Angleterre. Il meurt le 19 août 1804, à bord du Bucentaure, en rade de Toulon, au moment où il s’apprêtait à débloquer le port.

      Titres, distinctions et héritage

    • Vice‑amiral

    • Chevalier de Saint‑Louis

    • Grand officier de la Légion d’honneur

    • Ordre de Cincinnatus

    • Nom gravé sur l’Arc de Triomphe (3ᵉ colonne)


      Son nom a été donné à plusieurs bâtiments de la Marine nationale, dont la frégate Latouche‑Tréville (D646).

      Résumé : pourquoi Latouche‑Tréville est une figure majeure ?

    • Héros de la guerre d’Amérique

    • Réformateur du système maritime français

    • Député influent en 1789

    • Adversaire direct de Nelson

    • Architecte de la renaissance navale du Consulat

    • Amiral préféré de Napoléon


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