Ordre Royal et Militaire de Saint‑Louis
Lettre autographe du comte Antoine de Gourdon
Conférant la croix de Saint‑Louis au lieutenant de vaisseau Le Gall‑Kerven
4 mai 1817 – Encadré – 230 euros
Superbe lettre autographe du comte Antoine‑Louis de Gourdon, contre‑amiral, commandant la Marine au port et département de Brest, commandeur de l’Ordre Royal et Militaire de Saint‑Louis et commandeur de la Légion d’honneur. Pièce prestigieuse, directement liée à l’attribution d’une des plus hautes décorations de la monarchie française.
Contenu du document
Le comte de Gourdon certifie que :
en vertu des ordres du Roi,
le 25 avril 1817,
il a conféré la croix de l’Ordre Royal et Militaire de Saint‑Louis à Pierre‑Jean‑Marie Le Gall‑Kerven, lieutenant de vaisseau de Sa Majesté,
après avoir reçu de lui le serment requis.
Cette lettre est entièrement autographe, ce qui lui donne une valeur historique et documentaire supérieure.
Le fait d’armes du récipiendaire
Le Gall‑Kerven est connu pour avoir sauvé son navire, Le Foudroyant, lors de l’affaire des brûlots de l’île de Ré (11–12 avril 1809) — épisode spectaculaire de la guerre navale contre l’Angleterre. Ce fait d’armes explique l’octroi de la croix de Saint‑Louis, distinction réservée aux officiers ayant rendu des services éclatants.
Intérêt historique
Pièce idéale pour collectionneur spécialisé dans :
Marine royale sous la Restauration,
Ordre Royal et Militaire de Saint‑Louis,
Officiers décorés pour faits d’armes,
Contre‑amiral Gourdon, figure majeure de la marine française,
Épisodes navals de 1809, dont l’affaire des brûlots Les lettres autographes de confération de la croix de Saint‑Louis sont rares, surtout lorsqu’elles concernent un officier ayant accompli un acte de bravoure reconnu.
État et présentation
Lettre manuscrite, encre brune, écriture nette. Document encadré, prêt à exposer. Très belle présentation pour collection ou décoration murale.
Prix de vente conseillé230 euroslibrairie maritime,la marine apres la chute de l Empire,librairie marine
L’affaire des brûlots de l’île de Ré (11–12 avril 1809)
Attaque britannique – brûlots lancés contre l’escadre française – Sauvetage du Foudroyant
Épisode spectaculaire de la guerre navale entre la France et l’Angleterre, l’affaire des brûlots de l’île de Ré se déroule dans la nuit du 11 au 12 avril 1809, au large de la côte charentaise.
Les Anglais, cherchant à détruire l’escadre française mouillée entre l’île de Ré et l’île d’Aix, utilisent une tactique redoutable :
des brûlots, c’est‑à‑dire des navires chargés de matières inflammables, lancés à la dérive pour incendier les bâtiments français.
Déroulement de l’attaque
Une flottille britannique approche de nuit.
Plusieurs brûlots sont dirigés vers les navires français ancrés dans une position difficile, avec peu de profondeur et peu de marge de manœuvre.
Le vent et le courant poussent les brûlots vers les vaisseaux français, menaçant de provoquer un désastre général.
Les équipages français doivent réagir dans l’urgence : couper les câbles, remorquer les brûlots, les détourner, ou manœuvrer pour éviter l’incendie
Le rôle du Foudroyant
Le vaisseau Le Foudroyant, commandé par des officiers expérimentés, échappe à la destruction grâce à une manœuvre exceptionnelle. Le lieutenant de vaisseau Le Gall‑Kerven, ( la lettre de nomination à l’Ordre de Saint‑Louis, joue un rôle décisif dans ce sauvetage.)
Il parvient à :
éviter l’impact des brûlots,
préserver le bâtiment,
maintenir l’ordre et la discipline dans une situation de panique,
et contribuer à empêcher une catastrophe qui aurait pu anéantir une partie de l’escadre.
Ce fait d’armes est reconnu officiellement et explique l’attribution de la croix de Saint‑Louis en 1817.
Le Foudroyant : un grand vaisseau de guerre français
Vaisseau de 80 canons – Marine française (XVIIIᵉ–XIXᵉ siècle)
Le Foudroyant est l’un des grands vaisseaux de ligne de la Marine française, un bâtiment de 80 canons, typique des unités lourdes destinées aux combats d’escadre. Il appartient à la catégorie des vaisseaux de 2ᵉ rang, capables de tenir la ligne de bataille et de soutenir un feu très puissant.
Caractéristiques générales
Vaisseau de 80 canons,
Conçu pour les combats d’escadre,
Armement réparti sur deux ponts,
Équipage nombreux (plusieurs centaines d’hommes),
Bâtiment robuste, utilisé dans les grandes opérations navales de la période révolutionnaire et impériale.Ce type de vaisseau était l’épine dorsale de la flotte française : assez puissant pour affronter les 74 anglais, mais plus maniable que les énormes 118 canons.
Le Foudroyant dans la campagne de 1809
Le Foudroyant est surtout connu pour son rôle dans l’affaire des brûlots de l’île de Ré (11–12 avril 1809), un épisode spectaculaire de la guerre navale franco‑britannique.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire