mardi 28 juillet 2026

Signalement d’un déserteur – Imprimé signé par le Prince de Joinville La Belle‑Poule – Naples, 9 juillet 1842

 

Signalement d’un déserteur Imprimé signé par le Prince de Joinville

La Belle‑Poule Naples, 9 juillet 1842

Prix : 200 euros

Présentation

Document imprimé et signé par François d’Orléans, Prince de Joinville, fils du roi Louis‑Philippe, alors vice‑amiral et commandant de la frégate La Belle‑Poule. Il s’agit du signalement officiel d’un déserteur de l’équipage, rédigé à Naples, le 9 juillet 1842.

Ce type de pièce est rare, car les signalements de déserteurs étaient des documents de service, souvent détruits après usage. La présence de la signature du Prince de Joinville en fait une pièce de collection de premier ordre.

Contenu du document Déserteur : Joseph‑Marie Bernard
  • Matelot de 3ᵉ classe, né le 27 octobre 1821 à Pontrieux (Côtes‑du‑Nord). Fils d’Yves Marie et de Marie‑Jeanne Lemillier.Signalement physique : taille 1 m 60, cheveux châtains, yeux châtains, front moyen.Dates : absent le 5 juillet 1842, déclaré déserteur le 9 juillet.

     Arrestation :arrêté par la police et remis aux autorités le 22 juillet 1842.Mention du bâtiment : frégate La Belle‑Poule, en station en Méditerranée.

    Signature : François d’Orléans, Prince de Joinville, vice‑amiral.

    Document clair, lisible, avec toutes les mentions réglementaires.

  • Contexte historique : discipline navale et Joinville

    Le Prince de Joinville, troisième fils de Louis‑Philippe, est l’une des grandes figures de la Marine française :

    • officier brillant,

    • futur contre‑amiral,

    • commandant de La Belle‑Poule,

    • chargé en 1840 de ramener les cendres de Napoléon depuis Sainte‑Hélène.En 1842, il commande la frégate en Méditerranée. Les signalements de déserteurs sont alors des documents essentiels pour la discipline des équipages, surtout dans les ports étrangers où les désertions sont fréquentes.

       librairie maritime,la marine apres la chute de l Empire,librairie marine     Prix conseillé 200 euros 

      Intérêt pour les collectionneurs

    • Pièce signée par le Prince de Joinville, très recherchée.Document de discipline navale, rarement conservé.Mention d’un marin identifié, avec signalement complet.

    • Contexte prestigieux : La Belle‑Poule, bâtiment emblématique de la Monarchie de Juillet.

    • Idéal pour collections de :

      • Marine du XIXᵉ siècle,

      • famille d’Orléans,

      • discipline et administration navale,

      • documents de bord.

    • Punition des déserteurs dans la Marine française (vers 1830–1850)

      Discipline navale – Monarchie de Juillet – Frégates en station

      La désertion était l’un des délits les plus sévèrement punis dans la Marine du XIXᵉ siècle. Elle mettait en danger :

    • la sécurité du bâtiment,

      • la discipline de l’équipage,

      • la responsabilité du commandant,

      • et parfois même les missions diplomatiques (comme celles de La Belle‑Poule).

      Les punitions étaient strictes, codifiées, et appliquées sans indulgence.

      Punitions habituelles des déserteurs

    • Arrestation immédiate Le déserteur était remis aux autorités militaires dès qu’il était retrouvé (comme dans ton document : arrêté par la police le 22 juillet 1842).

    • Perte de solde Le marin perdait sa solde pour toute la période d’absence.

    • Prison militaire Peine fréquente :quelques jours à plusieurs semaines,parfois au boulet (entraves),


      • ou en cachot dans les ports militaires (Toulon, Brest, Rochefort).Travaux forcés à bord Corvées pénibles, souvent publiques, pour marquer l’exemple.

    • Dégradation disciplinaire Le marin pouvait être rétrogradé ou perdre son grade (matelot de 3ᵉ classe, etc.)Marquage administratif Le déserteur était inscrit dans les registres comme “déserteur”, ce qui suivait toute sa carrière..

      Cas aggravésDans les cas graves (désertion en campagne, abandon de poste critique, fuite avec matériel), les peines pouvaient aller jusqu’à :conseil de guerre,

    • peines de fers,embarquement disciplinaire sur un bâtiment de punition.

    Mais dans la majorité des cas — comme celui de Joseph‑Marie Bernard en 1842 — la sanction restait prison + perte de solde + punition disciplinaire.





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