dimanche 26 juillet 2026

Latouche‑Tréville – Vice‑amiral – Guerre d’Amérique – Hermione – 1780

 Louis‑René Latouche‑Tréville (1745–1804)

Vice‑amiral, héros de la guerre d’Amérique, adversaire direct de Nelson, pilier de la Marine du Consulat

Origines et formationle 3 juin 1745 à Rochefort, dans une famille profondément enracinée dans la tradition navale (père chef d’escadre, oncle lieutenant général des armées navales), Latouche‑Tréville entre dans la Marine à 13 ans comme garde‑marine. Il sert durant la guerre de Sept Ans, participant à plusieurs combats aux Antilles et sur les côtes françaises.

Un officier brillant avant la Révolution

Dans les années 1770, il alterne service naval et service dans la cavalerie aux Antilles, avant de revenir définitivement à la mer.

La guerre d’Indépendance américaine : la gloire

  • Commandant la frégate Hermione, il transporte La Fayette à Boston en 1780.

  • Il participe aux combats du cap Henry (21 juillet 1781).

    • l mène plusieurs actions victorieuses contre les corsaires britanniques.

    Cette période forge sa réputation de marin audacieux et d’excellent tacticien.

    Réformateur et administrateur

    En 1783, il devient directeur du port de Rochefort, où il contribue à la rédaction du code maritime de 1786, texte fondamental pour la discipline et l’organisation navale.

    Député en 1789 : un noble rallié au Tiers

    Élu député de la noblesse aux États généraux, il se rallie rapidement au Tiers état, vote l’abolition des privilèges et siège à la Constituante. Il défend une discipline navale stricte, allant jusqu’à réclamer la peine de mort pour les officiers abandonnant leur poste en mer.

    La Révolution : combats, disgrâce et emprisonnement

    Promu contre‑amiral en 1792, il participe à l’expédition de Cagliari et mène une mission énergique dans les eaux de Naples. Mais en 1793, comme beaucoup d’anciens nobles, il est rayé des cadres et incarcéré pendant la Terreur. Libéré après le 9 thermidor, il reste plusieurs années sans affectation.

    Le Consulat : la renaissance de la Marine

    Rappelé par Bonaparte après le 18 brumaire, Latouche‑Tréville devient l’un des piliers de la reconstruction navale.

    Commandement de Brest et Boulogne

  • Directeur du port de Brest, il réorganise les forces navales.

  • À la tête de la flottille de Boulogne, il repousse deux attaques de Nelson (17 et 27 thermidor an IX). Napoléon le considère dès lors comme le seul amiral capable de tenir tête à Nelson.

    Expédition de Saint‑Domingue (1802–1803)

    Envoyé en frimaire an X, il :

  • s’empare de Port‑au‑Prince,

  • débarque les troupes sans pertes majeures,

  • déjoue les manœuvres d’une escadre britannique supérieure en nombre.

    Dernières années : commandant de la Méditerranée

    Revenu en France en octobre 1803, il est nommé :

  • grand officier de la Légion d’honneur,

  • ingénieur en chef des côtes de la Méditerranée,

  • commandant en chef de l’escadre de la Méditerranée.

Il meurt le 19 août 1804, à bord du Bucentaure, en rade de Toulon, alors qu’il s’apprêtait à débloquer le port pour affronter Nelson.

Ordre naval signé Latouche‑Tréville – Saint‑Domingue

Départ du capitaine de vaisseau Hubert – Bâtiment “Switfure”

République française – Forces navales à Saint‑Domingue

Document rare émanant du contre‑amiral Louis‑René Latouche‑Tréville, alors commandant en chef des forces navales à Saint‑Domingue. Rédigé au nom des Consuls de la République, il s’agit d’un ordre de mouvement adressé au capitaine de vaisseau Hubert, commandant le bâtiment “Switfure”.

Contenu du document

Latouche‑Tréville ordonne :

  • au capitaine de vaisseau Hubert,

  • commandant le bâtiment Switfure,

d’appareiller de la rade du Cap pour se rendre à celle du Port Républicain (Port‑au‑Prince).

Il précise que le capitaine recevra de nouveaux ordres concernant sa destination ultérieure une fois arrivé.

Ce type d’ordre, bref et direct, est typique des instructions navales en campagne, où la mobilité des bâtiments et la rapidité des transmissions étaient essentielles.

Document signé Latouche‑Tréville, signature très recherchée par les collectionneurs de marine révolutionnaire et consulaire.

Intérêt historique

Pièce idéale pour collectionneur spécialisé dans :

  • Latouche‑Tréville, figure majeure de la marine française

    • Expédition de Saint‑Domingue

    • Ordres navals et mouvements de bâtiments

    • Marine consulaire / débuts de la Marine impériale

    • Port‑au‑Prince / Cap‑Français, centres stratégiques de la campagne

    Les documents signés de Latouche‑Tréville à Saint‑Domingue sont rares et très prisés : ils témoignent de la logistique navale, des liaisons entre bâtiments, et de la chaîne de commandement dans une campagne décisive.

    État et présentation

    Manuscrit d’époque, encre brune, écriture administrative nette. Document lisible, complet, avec mention de la rade du Cap et du Port Républicain.

    Prix de vente conseillé

    250 eurosla marine durant la periode de la Revolution


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