Exceptionnel ensemble de 22 longues lettres d’un officier de marine à sa jeune épouse
Période : 1823–1826 – Restauration
Vie privée, correspondance intime, missions navales – Côte d’Afrique & Gorée
Vie privée, correspondance intime, missions navales – Côte d’Afrique & Gorée
Prix du dossier : à définir
Présentation générale
Rare ensemble de 22 longues lettres manuscrites rédigées entre 1823 et 1826 par un lieutenant de vaisseau, nommé Jourdin, adressées à sa jeune épouse.
Ce corpus constitue un témoignage exceptionnel de la vie privée d’un officier de marine sous la Restauration, période où les correspondances intimes sont rarement conservées dans un tel volume.
Contenu et intérêt historique
1. Vie privée sous la Restauration
La majorité des lettres est consacrée à la relation amoureuse entre le lieutenant Jourdin et sa femme. Il lui écrit :
depuis Toulon,
depuis la mer,
parfois chaque jour,
avec une intensité et une tendresse remarquables.
Ces lettres sont une source précieuse pour l’étude :
des sentiments conjugaux au début du XIXᵉ siècle,
de la solitude des marins,
du quotidien des officiers en garnison ou en campagne,
des codes affectifs de la Restauration.
2. Deux lettres de mission : Côte d’Afrique & Gorée
Deux pièces se distinguent par leur intérêt maritime et colonial : elles sont écrites « de la côte d’Afrique et de Gorée », et évoquent la mission de la goélette La Toulonaise, partie de Toulon le 9 janvier pour établir une station navale sur la côte d’Afrique.
Cette station est directement liée à la répression de la traite des Noirs, mission prioritaire de la Marine française dans les années 1820.
Ces lettres apportent un éclairage rare sur :
les conditions de navigation sur la côte occidentale africaine,
les missions de surveillance et d’interception,
le rôle des petites unités comme La Toulonaise,
la présence française à Gorée, point stratégique du contrôle maritime.
Le Lieutenant de vaisseau Jourdin
Officier affecté à Toulon, embarqué sur la goélette La Toulonaise, il apparaît dans ces lettres comme :
un homme profondément attaché à son épouse,
un marin consciencieux,
un témoin direct des missions navales africaines,
un écrivain spontané, prolifique, très expressif.
Son écriture révèle une personnalité sensible, parfois tourmentée, toujours tournée vers sa femme.
Intérêt du dossier
Ce lot est remarquable pour plusieurs raisons :
Volume important : 22 lettres longues, cohérentes, couvrant 3 ans.
Double intérêt :
intime / sentimental,
maritime / colonial.
Rareté des lettres personnelles d’officiers de marine de cette période.
Valeur documentaire pour l’histoire de :
la Marine sous la Restauration,
la répression de la traite,
la vie privée des officiers,
les relations conjugales au XIXᵉ siècle.
Présence de lieux emblématiques : Toulon, mer Méditerranée, Côte d’Afrique, Gorée.
État et présentation
Lettres manuscrites, encre brune, papier d’époque. Écriture généralement lisible. Ensemble homogène, idéal pour collectionneur, historien ou institution.
Prix du dossier
Selon le marché actuel des correspondances maritimes et des archives sentimentales de la
Restauration, un ensemble de cette ampleur se situe généralement entre :
350 à 550 euros
(selon longueur, lisibilité, cohérence et présence de lettres africaines)librairie maritime,la marine apres la chute de l Empire,librairie marine
La station navale française sur la côte d’Afrique (années 1820)
Une mission directement liée à la répression de la traite des Noirs
À partir de 1817, puis surtout dans les années 1820, la France met en place plusieurs stations navales permanentes sur la côte occidentale d’Afrique. Leur objectif principal est :
surveiller les navires négriers,
intercepter les bâtiments suspects,
protéger les comptoirs français,
faire appliquer les traités internationaux qui, depuis 1815, condamnent la traite transatlantique.
Cette politique est menée sous la Restauration, notamment par les petites unités rapides : goélettes, bricks, avisos. La goélette La Toulonaise, citée dans tes lettres, fait partie de ces bâtiments affectés à la station du Sénégal / Gorée, point stratégique pour contrôler les routes maritimes empruntées par les négriers.
Pourquoi cette mission est importante historiquement ?
La France, comme le Royaume‑Uni, cherche à endiguer la traite clandestine, encore très active dans les années 1820.
Les stations navales sont les premiers dispositifs internationaux de lutte maritime contre ce trafic.
Les officiers affectés à ces missions — comme ton lieutenant Jourdin — sont des témoins directs des débuts de la politique anti‑traite.Les lettres écrites depuis Gorée ou la côte d’Afrique sont rares, car les missions étaient difficiles, dangereuses, et les correspondances peu conservées.

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