Certificat d’aptitude de mécanicien torpilleur – 1ᵉʳ novembre 1900
École des torpilles – Marine française
Ottaviani Sylvestre Michel Dominique, 2ᵉ maître de 1ʳᵉ classe (Toulon)
Certificat officiel délivré par les membres de la commission d’examen de l’École des torpilles, attestant que
Sylvestre Michel Dominique Ottaviani, 2ᵉ maître de 1ʳᵉ classe, inscrit à Toulon, né à Toulon le 11 juin 1870, a justifié de l’instruction théorique et pratique nécessaire pour obtenir le certificat d’aptitude de mécanicien torpilleur.
Le document précise qu’il est désormais apte à servir sur les bâtiments de la Flotte en cette qualité.
Certificat établi à bord, à Toulon, le 1ᵉʳ novembre 1900.
Intérêt historique
Pièce authentique de la Marine française au tournant du XXᵉ siècle.
Document lié à l’École des torpilles, institution centrale pour la formation des spécialistes de la guerre sous‑marine.
Rare certificat nominatif, avec identité complète, grade, origine et date de naissance.
Témoignage direct de la montée en puissance des mécaniciens torpilleurs, spécialité technique très recherchée à l’époque.
Support
Certificat manuscrit et signé, encre du début du XXᵉ siècle, parfaitement lisible.
Prix de vente
145 euros La marine sous la Troisieme Republique,librairie maritime,documents maritimes
Ce que l’on sait de l’École des torpilles (Marine française)
Une institution spécialisée dans la formation des torpilleurs (fin XIXᵉ – début XXᵉ siècle)
L’École des torpilles était une structure de formation de la Marine française destinée à instruire :
les mécaniciens torpilleurs,
les patrons‑pilotes de torpilleurs,
les personnels affectés à la défense sous‑marine,
et plus largement les spécialistes des torpilles Whitehead, qui deviennent l’arme navale moderne à partir des années 1880.
Ce que l’on peut affirmer avec certitude :
1. Une organisation officielle de la Marine
Un arrêté ministériel du 6 juin 1899 règle l’organisation des Écoles de pilotage et de patrons‑pilotes de torpilleurs pour les côtes nord et ouest de la France. Cela prouve que la Marine avait bien des écoles spécialisées pour les torpilleurs.
2. Un enseignement théorique et pratique
Les certificats comme celui de ton marin Ottaviani (1900) montrent que l’École des torpilles délivrait :
une instruction théorique (mécanique, fonctionnement des torpilles, sécurité),
une instruction pratique (manipulation, entretien, mise à feu, pointage, réglages).
3. Un lien direct avec l’industrie des torpilles
La France utilise dès les années 1880 les torpilles Whitehead, fabriquées à Fiume puis en France. L’usine française de torpilles Whitehead est fondée en 1912 à Gassin (Var), ce qui montre
l’importance croissante de cette arme dans la Marine.
4. Une spécialité stratégique : la guerre sous‑marine
Les torpilleurs et les mécaniciens torpilleurs deviennent essentiels dans :
la défense côtière,
les vedettes lance‑torpilles,
les premières doctrines de guerre sous‑marine (avant les sous‑marins modernes).
Les ouvrages spécialisés confirment que les torpilleurs sont une spécialité technique structurée dans la Marine française.

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