Correspondance diplomatique et maritime – Retour d’un officier de santé de la corvette Rossignol
Présentation générale
Lettre rédigée à Smirne, le 1er pluviôse an V, par Jean‑Charles Laumond (1753‑1825), consul général de la République française dans l’Empire ottoman. Elle est adressée au commissaire de la marine à Toulon et concerne le retour d’un officier de santé, le citoyen Peyron, anciennement employé à bord de la corvette Rossignol lors de son désarmement à Constantinople.
Contenu de la lettre
Laumond expose les démarches entreprises pour faciliter le retour de l’officier :
Il rappelle que Peyron servait à bord du Rossignol, corvette française désarmée à Constantinople.
Suivant les ordres du citoyen Aubert‑Dubayet, ambassadeur de France auprès de la Sublime Porte, il a pourvu aux frais de route et de quarantaine de l’officier.
Il a sollicité le citoyen Faaipoult, autre représentant français dans la région, afin qu’il lui accorde toutes les facilités possibles pour accélérer son retour vers Toulon.
document illustre parfaitement la coordination diplomatique et navale entre les agents français en Méditerranée orientale.
Intérêt historique
Pièce idéale pour collectionneur de marine, diplomatie révolutionnaire, ou histoire de l’Empire ottoman :
Correspondance consulaire : rare témoignage du rôle des consuls français dans le Levant.
Réseau diplomatique du Directoire : Laumond, Aubert‑Dubayet, Faaipoult
Marine française en Méditerranée orientale : désarmement de la corvette Rossignol à Constantinople.
La corvette Rossignol : Ce navire de guerre de la Marine française était actif en mer Méditerranée et dans le Levant. Fin 1795, la Rossignol s'était notamment illustrée à Smyrne en participant à la capture du navire britannique HMS Nemesis, au mépris de la neutralité du port ottoman
Procédures sanitaires : mention explicite de la quarantaine, essentielle dans les ports ottomans.
Logistique du personnel naval : organisation du retour d’un officier de santé vers Toulon.
État et présentation
Lettre manuscrite d’époque, encre brune, écriture diplomatique nette. Document lisible, complet, parfait pour enrichir une collection sur la présence française au Levant.
Prix de vente 65 euros
la marine durant la periode de la Revolution
C'est en 1792 que l'on constate pour le première fois l'existance d'un "consul général de France à Smyrne et Ile de l'Archipel", Joseph Amoreux, qui fut rappelé le 23 mars 1793. Le successeur de Joseph Amoreux n'était que consul, mais il ne resta que quelques mois à Izmir et il laissa la place à Laumond, nommé consul général le 1er thermidor an III de la république française (c'est-à-dire le 20 juillet 1796). A partir de cette dernière date, tous les représentants consulaires français à Izmir ont été des consuls généraux .Les archives anciennes du consulat général de France à Smyrne ont été perdues, en 1922, lors du conflit gréco-turc,
Le rôle de Smyrne : Grand port de l'Empire ottoman, Smyrne abrite une communauté marchande française active. Le consulat gère à la fois le commerce et les nouvelles maritimes.
⚓ Jean‑Charles‑Joseph Laumond (1753‑1825)
Administrateur, diplomate, préfet et comte de l’Empire Né à Arras le 9 juillet 1753, mort à Paris le 10 mars 1825, Jean‑Charles‑Joseph Laumond appartient à cette génération d’hommes de bureaux qui ont traversé sans rupture les régimes successifs : monarchie, Révolution, Consulat, Empire et Restauration.
Il fut successivement haut fonctionnaire, consul général, préfet, directeur général des Mines, et conseiller d’État à vie.
🏛️ Les débuts : les intendances de Flandres et de Lorraine (1773‑1790)Laumond entre très jeune dans l’administration royale. De 1773 à 1784, il est secrétaire général de l’intendance des Flandres, puis devient secrétaire particulier du duc d’Aiguillon, ancien ministre de Louis XV, chargé de rédiger ses mémoires. De 1784 à 1790, il occupe le poste de secrétaire en chef de l’intendance de Lorraine. Ces fonctions le placent au cœur de l’appareil administratif de l’Ancien Régime.🌍 Administrateur des Domaines nationaux et consul général à Smyrne (1790‑1798)
Après 1790, il devient administrateur général des Domaines nationaux, poste stratégique dans la gestion des biens confisqués. En 1795, il est nommé consul général de France à Smyrne, l’un des postes diplomatiques les plus importants du Levant. Il y reste jusqu’en 1798, période où il entretient une correspondance active avec la Marine française.
⚔️ Commissaire civil à l’armée d’Italie (1798‑1799)
Pendant la Révolution, Laumond est envoyé comme commissaire civil auprès de l’armée d’Italie. Il y exerce des fonctions administratives essentielles, dans un contexte militaire complexe.
🛡️ Premier préfet du Bas‑Rhin (1800‑1802)
Le Consulat le nomme préfet du Bas‑Rhin en 1800, faisant de lui l’un des tout premiers préfets créés par Bonaparte. Il réorganise l’administration locale, remplace les fonctionnaires du Directoire par des cadres bonapartistes, restaure le culte catholique et interdit plusieurs journaux hostiles au régime.
🏛️ Préfet de la Roer (1804‑1806) et de Seine‑et‑Oise (1806‑1810)
En 1804, il devient préfet de la Roer à Aix‑la‑Chapelle, où il se distingue par une administration ferme mais modérée. En 1806, il est nommé préfet de Seine‑et‑Oise, poste qu’il occupe jusqu’en 1810
⚒️ Directeur général des Mines (1810‑1813)
Napoléon le nomme ensuite directeur général des Mines, fonction stratégique dans la réorganisation du Corps des Mines après la loi du 21 avril 1810. Il préside le Conseil des Mines et entretient des relations étroites avec les ingénieurs du Corps.
🎖️ Conseiller d’État à vie et distinctions
En 1812, il est promu conseiller d’État à vie. Il reçoit plusieurs distinctions :
Commandeur de la Légion d’honneur,
Comte de l’Empire (1810)
🕊️ Fin de carrière et décès
Après la chute de l’Empire, il conserve son titre de conseiller d’État sous la Restauration. Il meurt à Paris le 10 mars 1825, à l’âge de 71 ans
⭐ Résumé synthétique
Jean‑Charles‑Joseph Laumond (1753‑1825) fut :
administrateur royal,
consul général à Smyrne,
commissaire civil à l’armée d’Italie,
premier préfet du Bas‑Rhin,
préfet de la Roer puis de Seine‑et‑Oise
directeur général des Mines,
conseiller d’État à vie,
comte de l’Empire.
Un parcours exemplaire d’administrateur traversant tous les régimes sans jamais perdre la confiance du pouvoir.


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