samedi 18 juillet 2026

Bouvet – Contre‑amiral – Brest – An XII (1804)

 ⭐ François‑Joseph de Précurt de Bouvet (1753–1832)

Contre‑amiral, officier de la Marine royale, révolutionnaire modéré, haut cadre de la Marine impériale

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    🌊 Origines et jeunesse

    Né le 19 avril 1753 à Saint‑Servan, près de Saint‑Malo, Bouvet appartient à une région de marins. Il entre très jeune dans la Marine royale, dans les années 1770, au moment où la France se prépare à soutenir les insurgés américains.

    Il sert dans la guerre d’Indépendance américaine, comme beaucoup de futurs cadres de la Marine impériale. C’est là qu’il forge sa réputation : solide, discipliné, courageux, mais sans flamboyance excessive.

    La Révolution : un officier qui reste en place

    Contrairement à de nombreux officiers nobles, Bouvet ne quitte pas la France. Il reste dans la Marine, ce qui lui permet de monter rapidement en grade lorsque les cadres supérieurs disparaissent.

    Il devient :

    • Lieutenant de vaisseau,

      • puis Capitaine de vaisseau,

      • puis Chef de division,

      • et enfin Contre‑amiral.

      👉 C’est un républicain modéré, un homme de mer, pas un politique.

      🚢 La Marine du Directoire et du Consulat

      Bouvet sert principalement dans les ports de l’Ouest :

    • Brest,

    • Lorient,

    • Rochefort.

    Il commande des divisions, supervise des mouvements d’officiers, organise les équipages. C’est un administrateur de terrain, très respecté pour son sérieux.

    🏛️ Sous le Consulat : un haut responsable naval

    À partir de 1800, Bouvet devient un pilier de la Marine consulaire.

    Il est nommé :

    • Contre‑amiral,

    • Chef militaire du port de Brest,

    • Commandant de la Légion d’honneur pour la Marine,

      • Inspecteur des compagnies de marins et ouvriers.

      C’est exactement ce qu'on vois dans ces documents : 👉 Bouvet signe les ordres d’embarquement, 👉 les nominations, 👉 les mutations, 👉 les certificats, 👉 les affectations.

      Ses signatures sont très recherchées, car elles incarnent la Marine napoléonienne avant Trafalgar, au moment où la France tente encore de rivaliser avec la Royal Navy.

      📜 Bouvet sous l’Empire : continuité et discipline

      Napoléon apprécie Bouvet pour :

    • sa loyauté,

    • sa rigueur,

    • son absence d’ambition politique,

    • sa capacité à tenir un grand port militaire.

    Il reste chef militaire du port de Brest pendant une grande partie de l’Empire.

    Il gère :

    • les équipages,

    • les mouvements de vaisseaux,

    • les compagnies de marins,

    • les ouvriers de la Marine,

    • les ordres du préfet maritime.

    👉 C’est un homme de dossiers, un organisateur, un chef de port.

    ⚰️ Fin de vie

    Bouvet meurt en 1832, à près de 80 ans, après avoir traversé :

    • la Monarchie,

    • la Révolution,

    • le Directoire,

    • le Consulat,

      • l’Empire,

      • la Restauration.

      Un officier qui a survécu à tous les régimes, grâce à son sérieux et sa discrétion.

      Portrait en une phrase

      François‑Joseph de Précurt de Bouvet est l’un des grands administrateurs de la Marine napoléonienne : un contre‑amiral rigoureux, chef militaire du port de Brest, organisateur des équipages et signataire de centaines d’ordres officiels.

       

Ordre d’embarquement signé du contre‑amiral François‑Joseph de Précurt de Bouvet

Brest, 15 floréal An XII (5 mai 1804)

Belle pièce administrative de la Marine impériale, signée par le contre‑amiral François‑Joseph de Précurt de Bouvet (1753‑1832), l’un des officiers les plus actifs de la flotte brestoise sous le Consulat et l’Empire.

Ce document officiel ordonne au lieutenant de vaisseau Pierre‑Jean‑Marie Le Gall‑Kerveri de cesser les fonctions d’adjudant qu’il remplissait à l’État‑Major général de la Marine, et de s’embarquer sur le vaisseau Le Jupiter, bâtiment de ligne alors commandé par le capitaine Bergevin, afin d’y exercer les fonctions correspondant à son grade.

Une pièce typique des mouvements d’officiers et de l’organisation de la flotte brestoise à la veille des grandes campagnes navales napoléoniennes.

Intérêt historique

  • Document signé par Bouvet, figure majeure de la Marine révolutionnaire et impériale.

  • Mention du vaisseau Le Jupiter, bâtiment de ligne actif dans les forces navales françaises.

  • Témoignage direct de la gestion des affectations au sein de l’État‑Major général.

  • Parfaitement daté en calendrier républicain (An XII).

  • Pièce idéale pour collectionneurs de documents napoléoniens, maritimes ou militaires.

    État

    Manuscrit clair, lisible, complet. Signature bien présente.

    Prix : 200 euros     la marine durant la periode de la Revolution

     (François-Joseph de PRECOURT DE BOUVET). 1753-1832. Contre-amiral (1793). P.A.S. "Le Tindy". Brest, 15 floréal an 12 (5 mai 1804). 1 pp. in-folio, en-tête du contre-amiral Bouvet avec vignette gravée, cachet de la Marine, apostille ; rousseurs éparses. 150/200 € Ordre, sur le commandement du chef militaire du port de Brest, au lieutenant de vaisseau Pierre-Jean-Marie Le Gall-Kerven (…) de s'embarquer sur le vaisseau Le Jupiter commandé par le capitaine Bergerin (…). Vignette marine (variante de Boppe & Bonnet n°170).

     

    Pierre‑Jean‑Marie Le Gall‑Kerven

    Lieutenant de vaisseau de la Marine française

    (actif sous la Révolution, le Consulat et le début de l’Empire)

    Origines et identité

    Le nom Le Gall‑Kerven est typiquement breton : Kerven renvoie à plusieurs lieux‑dits du Finistère. Il appartient à cette génération d’officiers formés sous la Marine royale, qui ont traversé la Révolution sans émigrer et ont continué à servir la France sous Bonaparte.

    Ce profil correspond à un officier fiable, discipliné, compétent, et suffisamment apprécié pour être intégré à l’état‑major.

    arrière avant 1804 : un officier d’état‑major

    Dans les années 1795–1804, Le Gall‑Kerven occupe un poste important :

    • Adjudant à l’État‑major général de la Marine.

    Ce rôle implique :

    • maîtrise des règlements,

    • rédaction des ordres,

    • organisation des mouvements de troupes et de navires,

    • proximité avec les amiraux.

    • Ce n’est jamais un poste secondaire : c’est un officier de confiance, placé au cœur du commandement naval.

      le document du 15 floréal an XII (5 mai 1804)

      C’est une pièce exceptionnelle pour sa biographie.

      Ordre signé par le contre‑amiral François‑Joseph de Bouvet

      Le Gall‑Kerven reçoit l’ordre :

      • de cesser ses fonctions d’adjudant,

      • de s’embarquer sur le vaisseau de ligne Le Jupiter,

      • commandé par le capitaine Bergevin

      • pour y remplir les fonctions de lieutenant de vaisseau.

      • Cet ordre montre que Bouvet le réaffecte en mer, ce qui est un signe de confiance : Bonaparte exigeait que les officiers d’état‑major retournent sur les grands vaisseaux pour renforcer les équipages.

        Le vaisseau Le Jupiter

        Navire de ligne de 74 canons, type le plus prestigieux de la Marine française. En 1804, Le Jupiter appartient à la flotte de Brest, engagée dans la préparation de l’invasion de l’Angleterre.

        Servir sur un 74 canons signifie :

        • grade confirmé,

        • compétence reconnue,

        • participation aux opérations majeures du Consulat.

        • Après 1804 : parcours probable

          Les archives ne donnent pas encore son dossier complet, mais l’analyse historique permet d’établir des éléments cohérents :

          • Il sert dans la flotte de Brest, sous Villaret‑Joyeuse.

          • Il participe probablement aux mouvements de la flotte en 1804–1805.

          • Il fait partie des officiers mobilisés pour la grande manœuvre navale qui mènera à la campagne de Trafalgar.

          Son profil correspond à ces officiers intermédiaires indispensables à la Marine impériale : compétents, disciplinés, mais rarement cités dans les grandes chronique

    • ordre de service daté,

    • signé par un contre‑amiral célèbre,

    • mentionnant un officier identifiable,

    • lié à un grand vaisseau de ligne,

    • en pleine période de préparation de l’invasion de l’Angleterre.



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