Louis‑René Latouche‑Tréville (1745–1804)
Vice‑amiral, héros de la guerre d’Amérique, adversaire direct de Nelson, pilier de la Marine du Consulat
Origines et formation
Né le 3 juin 1745 à Rochefort, dans une famille profondément enracinée dans la tradition navale (père chef d’escadre, oncle lieutenant général des armées navales), Latouche‑Tréville entre dans la Marine à 13 ans comme garde‑marine. Il sert durant la guerre de Sept Ans, participant à plusieurs combats aux Antilles et sur les côtes françaises.
Un officier brillant avant la Révolution
Dans les années 1770, il alterne service naval et service dans la cavalerie aux Antilles, avant de revenir définitivement à la mer.
La guerre d’Indépendance américaine : la gloire
Commandant la frégate Hermione, il transporte La Fayette à Boston en 1780.
Il participe aux combats du cap Henry (21 juillet 1781).
Il mène plusieurs actions victorieuses contre les corsaires britanniques.
Cette période forge sa réputation de marin audacieux et d’excellent tacticien.
Réformateur et administrateur
En 1783, il devient directeur du port de Rochefort, où il contribue à la rédaction du code maritime de 1786, texte fondamental pour la discipline et l’organisation navale.
Député en 1789 : un noble rallié au Tiers
Élu député de la noblesse aux États généraux, il se rallie rapidement au Tiers état, vote l’abolition des privilèges et siège à la Constituante. Il défend une discipline navale stricte, allant jusqu’à réclamer la peine de mort pour les officiers abandonnant leur poste en mer.
La Révolution : combats, disgrâce et emprisonnement
Promu contre‑amiral en 1792, il participe à l’expédition de Cagliari et mène une mission énergique dans les eaux de Naples. Mais en 1793, comme beaucoup d’anciens nobles, il est rayé des cadres et incarcéré pendant la Terreur. Libéré après le 9 thermidor, il reste plusieurs années sans affectation.
Le Consulat : la renaissance de la Marine
Rappelé par Bonaparte après le 18 brumaire, Latouche‑Tréville devient l’un des piliers de la reconstruction navale.
Commandement de Brest et Boulogne
Directeur du port de Brest, il réorganise les forces navales.
À la tête de la flottille de Boulogne, il repousse deux attaques de Nelson (17 et 27 thermidor an IX). Napoléon le considère dès lors comme le seul amiral capable de tenir tête à Nelson.
Expédition de Saint‑Domingue (1802–1803)
Envoyé en frimaire an X, il :
s’empare de Port‑au‑Prince,
débarque les troupes sans pertes majeures,
déjoue les manœuvres d’une escadre britannique supérieure en nombre.
les documents datés de Port‑au‑Prince, floréal an XI, s’inscrivent précisément dans cette période.
Dernières années : commandant de la Méditerranée
Revenu en France en octobre 1803, il est nommé :
grand officier de la Légion d’honneur,
ingénieur en chef des côtes de la Méditerranée,
commandant en chef de l’escadre de la Méditerranée.
Il meurt le 19 août 1804, à bord du Bucentaure, en rade de Toulon, alors qu’il s’apprêtait à débloquer le port pour affronter Nelson.
Titres, distinctions et héritage
Vice‑amiral
Chevalier de Saint‑Louis
Grand officier de la Légion d’honneur
Ordre de Cincinnatus
Nom gravé sur l’Arc de Triomphe
Plusieurs bâtiments de la Marine nationale portent son nom, dont la frégate Latouche‑Tréville (D646).
Ordre naval signé Latouche‑Tréville – Port‑au‑Prince, 15 floréal an XI (5 mai 1803)
Lettre au capitaine de la goélette Le Courier
Forces navales françaises à Saint‑Domingue
Superbe document rédigé à bord du vaisseau amiral, en rade de Port‑au‑Prince, le 15 floréal an XI (5 mai 1803), émanant du vice‑amiral Louis‑René Latouche‑Tréville, alors commandant en chef des forces navales françaises à Saint‑Domingue.
Contenu du document
Latouche‑Tréville adresse un ordre direct au capitaine de la goélette Le Courier :
Il invite le lieutenant de vaisseau Fronin à se présenter immédiatement à bord du vaisseau amiral.
Le but : lui remettre les dépêches, probablement relatives aux opérations navales en cours dans la colonie.
Document bref, militaire, parfaitement typique des ordres de mouvement et de transmission de correspondance en campagne.
La lettre est signée Latouche‑Tréville, signature très recherchée par les collectionneurs de marine napoléonienne.
Intérêt historique
Pièce idéale pour collectionneur spécialisé dans :
Expédition de Saint‑Domingue (1802–1803)
Marine consulaire et débuts de la Marine impériale
Latouche‑Tréville, figure majeure de la marine française
Ordres navals en situation de guerre coloniale
Port‑au‑Prince / Cap‑Français, centres stratégiques de la campagne
Les documents signés de Latouche‑Tréville à Saint‑Domingue sont rares et très recherchés : ils témoignent de la logistique navale, des liaisons entre bâtiments, et de la chaîne de commandement dans une campagne décisive.
État et présentation
Manuscrit d’époque, encre brune, écriture administrative nette. Document lisible, complet, avec mention du vaisseau amiral et de la rade de Port‑au‑Prince.la marine durant la periode de la Revolution 200 euros
heros de la guerre d’Amérique (Hermione, La Fayette).
Réformateur du système maritime français.
Député en 1789, rallié au Tiers.
Adversaire direct de Nelson à Boulogne.
Commandant en chef à Saint‑Domingue (1802–1803).
Vice‑amiral préféré de Napoléon.
Mort à bord du Bucentaure en 1804.



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