lundi 27 juillet 2026

Lettre signée de l’amiral Villaret de Joyeuse Paris, rue de Grammont n°28 – 17 février 1826

 

Lettre signée de l’amiral Villaret de Joyeuse

Paris, rue de Grammont n°28 – 17 février 1826

À Monsieur le commandant Hortode, au Havre-de-Grâce

Prix conseillé : 95–120 euros selon état

  • MARINE - PORTRAIT de l'AMIRAL VILLARET de JOYEUSE - Gravure du 19e ...
  • Portrait de Villaret-Joyeuse, amiral français (1750 - 1812) - dans "L ...
  • Rue de Grammont, c. 1866 | Vergue
  • Présentation du personnage

    Lettre autographe signée de Louis Thomas Villaret de Joyeuse (1747–1812), grande figure de la Marine française :

    • Officier sous Louis XVI

    • Commandant en chef de la flotte de Brest

    • Acteur majeur de la bataille du 13 prairial (1794)

    • Gouverneur général des Antilles françaises

      • Pair de France sous la Restauration (titre transmis à son fils, également nommé Villaret de Joyeuse)

      Cette lettre de 1826 est signée par son fils, également pair de France, qui porte le même nom et conserve le prestige familial.

      Contenu de la lettre

      Lettre personnelle, chaleureuse, adressée au commandant Hortode, au Havre-de-Grâce.

      Villaret de Joyeuse remercie son ami pour une marque d’amitié envoyée le 7 du mois, et raconte qu’il était auprès de son feu avec sa femme lorsqu’il a reçu ce témoignage.

      Passage remarquable :

      « J’étais justement auprès de mon feu avec ma bonne femme et nous parlions de vous lorsqu’elle nous est parvenue ; je dis nous parce que depuis longtemps je me suis aperçu que vous la distinguez du commun des femmes… »

      Cette phrase donne à la lettre un ton intime, amical, presque familial, très différent des

      correspondances administratives habituelles.

      Intérêt historique et humain

      Cette lettre se distingue par :

    • son ton affectueux, rare dans les correspondances d’officiers de haut rang ;

    • la mention de la rue de Grammont, adresse parisienne prestigieuse ;

    • la relation amicale entre deux officiers de marine ;

    • la présence de la femme de Villaret, évoquée avec tendresse ;

    • la dimension privée, idéale pour l’histoire sociale de la Restauration.

    Elle complète parfaitement les documents de marine, mais aussi les collections de correspondances intimes du XIXᵉ siècle.

    État et présentation

    Lettre manuscrite, encre brune, papier d’époque. Écriture lisible, signature nette. Pièce élégante, facile à présenter en collection.

    Prix conseillé

    Pour une lettre personnelle signée d’un pair de France, avec contenu intime et adresse parisienne :

    95 à 120 euros librairie maritime,la marine apres la chute de l Empire,librairie marine

     

     

     

    Pourquoi ce n’est pas l’amiral Villaret de Joyeuse (1747–1812)

    1. L’amiral est mort en 1812

    Louis Thomas Villaret de Joyeuse, le grand marin de la Révolution et de l’Empire, est décédé le 24 juillet 1812.

    👉 Une lettre datée 17 février 1826 ne peut donc matériellement pas être signée par lui.

    2. Le titre de Pair de France a été transmis à son fils

    L’amiral avait été nommé Pair de France par Louis XVIII en 1814. À sa mort, son titre est hérité par son fils, qui porte exactement le même nom : Louis-Marie-Joseph Villaret de Joyeuse.

    Ce fils :

    • conserve le titre de Pair,

    • vit à Paris,

    • signe ses lettres “Villaret de Joyeuse”,

    • correspond avec des officiers de marin

      • (comme ton commandant Hortode).

      👉 Donc, toute lettre postérieure à 1812, signée “Villaret de Joyeuse”, est forcément du fils.

      • (comme le commandant Hortode).

      Rue Ménars, de la rue de Grammont. Paris IIe. Circa 1866. | Old paris ...

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