jeudi 30 juillet 2026

Guillaume de La Landelle – Marin & pionnier de l’aéronautique – 1860

 

Guillaume Joseph Gabriel de La Landelle (1812‑1886)

  • DANS LES AIRS : HISTOIRE ELEMENTAIRE DE L'AERONAUTIQUE. by DE LA ...
  • Dans Les Airs, Histoire Elementaire De L'aeronautique : de la Landelle ...

    Écrivain, marin et pionnier de l’aéronautique, Guillaume de La Landelle est une figure singulière du XIXᵉ siècle. Né à Saint‑Brieuc en 1812, il mène d’abord une carrière maritime avant de devenir un romancier populaire, spécialisé dans les récits de mer, les aventures navales et les histoires de navigateurs.

    Il est surtout connu pour avoir été l’un des premiers théoriciens français de la navigation aérienne :

    • auteur d’ouvrages visionnaires sur le vol,

    • promoteur des machines aériennes,

    • cofondateur en 1864 de la Société Aéronautique de France, première structure française dédiée à l’étude du vol mécanique.Ses romans maritimes, ses essais techniques et sa correspondance font de lui un personnage très recherché par les amateurs de littérature maritime, de pré‑aéronautique et des utopies technologiques du XIXᵉ siècle

 

**Lettre autographe signée – Guillaume de La Landelle

25 septembre 1858**

Guillaume Joseph Gabriel de La Landelle (1812‑1886) Marin, romancier maritime, auteur à succès, et pionnier de l’aéronautique (cofondateur de la Société Aéronautique de France en 1864). Belle lettre autographe signée, datée du 25 septembre 1858, adressée à Monsieur Laurent.

Contenu de la lettre

Dans cette correspondance vive et personnelle, La Landelle évoque :

  • Le père Bizeut, vieillard « souvent tracassé », dont il espère néanmoins la réponse.

  • Gob de Couvry, présenté comme un intermédiaire naturel entre l’auteur et Monsieur Laurent, « nobiliaire et héraldiste ».

  • Le Nobiliaire de Bretagne, désormais épuisé, que Bizeut serait prêt à rééditer.

  • L’existence d’un Nobiliaire de Normandie, dont Bizeut possède les documents depuis 1721 — opportunité éditoriale que La Landelle juge « bonne pour vous deux ».

  • La lecture du travail de Monsieur Laurent, « bien pensé et nettement écrit », que La Landelle se propose de diffuser auprès de ses amis.

    • Un conseil pratique : envoyer 25 exemplaires au siège de la Société, rue de Trévise 14, à l’attention de Michel Marren, leur agent.

    Lettre pleine de vie, mêlant réseaux littéraires, érudition nobiliaire, et relations éditoriales du milieu du XIXᵉ siècle.

    Intérêt historique et bibliophilique

  • Autographe d’un marin‑écrivain majeur, figure de la littérature maritime française.

    • Témoignage direct de ses relations avec les milieux nobiliaires et héraldiques.

    • Mention rare de projets éditoriaux (Bretagne / Normandie).

    • Belle lettre de travail, révélant son rôle d’intermédiaire, de lecteur et de soutien littéraire.

    Support

    Lettre manuscrite, encre du XIXᵉ siècle, signée, datée, parfaitement lisible.La marine de napoleon-trois

    Guillaume de La Landelle naît à Montpellier, où son père se trouvait en garnison. Il est le descendant d’une famille de marins bretons, les Coëtnempren.

    Il fait ses études au collège de Strasbourg et entre à l'âge de seize ans comme élève dans la marine royale. Pendant onze ans, il est en service actif au Brésil, au Portugal et à la Guadeloupe.

    Devenu capitaine de frégate, il démissionne de la marine en 1839 pour se consacrer au journalisme et à la littérature.

    En 1840, il commence sa carrière littéraire en publiant des articles sur le monde maritime dans « Les Français peints par eux-mêmes ».

    Il est, en 1841, un des fondateurs du journal « La Flotte », dans lequel il écrit. Il collabore à « L’Union catholique », à « La Mode », au « Commerce » et, après la Révolution de 1848, à des journaux politiques contre-révolutionnaires tels que « La Liberté », « L’Avenir national », « Le Pamphlet » et « Le Lampion ».

    Jules Vrne

    Il publie sous forme de feuilletons une longue série de romans maritimes, appréciés tant pour l’intérêt du récit que pour la vérité des scènes de la vie en mer. Inspirés en particulier des romans de James Fenimore Cooper et de Frederick Marryat, certains d’entre eux serviront à leur tour de source à son ami Jules Verne. Les plus importants sont publiés en librairie. Certains d’entre eux, notamment « Une haine à bord », « La Couronne navale », « Les princes d’Ebène », « Nathan le Rouge », « Le dernier des filibustiers », « Le premier tour du monde » et « Deux croisières dans l’Amérique du Sud » sont traduits en espagnol et publiés en Argentine et au Chili.

    Il compose aussi d’autres écrits, y compris des poèmes et des chansons, sur différents aspects de la vie maritime.

    « Le public, écrit Charles Monselet, ne connaît de lui que des romans sauvages et tatoués : Les Princes d’Ébène, Les Îles de glace, L’Homme de feu, etc. Mais ce que nous connaissons, nous, ce sont ses chansons de bord, malheureusement inédites pour la plupart : son vrai talent est là. »

    Il utilise le nom de plume H. Élie Kopter pour signer « Régates aériennes », une anticipation publiée en 1863, dont l’action se situe en 1983.

    En 1861, il construit, avec Gustave de Ponton d’Amécourt, un prototype d’hélicoptère à moteur à vapeur. L’hélicoptère du héros de « Robur-le-Conquérant », de Jules Verne (1886), présente de nombreuses similitudes avec celui de la Landelle. Ce dernier fonde ensuite, avec Nadar et Ponton d’Amécourt, en 1863, la Société d’encouragement de la locomotion aérienne au moyen du plus lourd que l'air.

    Il publie par ailleurs plusieurs ouvrages sur l’histoire de l’aéronautique, où il retrace notamment les premiers vols de Jean-Marie Le Bris.

    Dans le livre « Le tableau de la mer. La vie navale » publié en 1862, il décrit dans le chapitre « Inventions et progrès », des remarques sur l’hélice et la portance, l’aéronef de Ponton d’Amécourt, critiquant les propos de Lalande sur l’impossibilité du vol pour l’homme.

    C’est dans son livre « Aviation, ou Navigation aérienne (sans ballons) », publié en 1863, que le mot « aviation » serait apparu pour la première fois, Clément Ader ayant utilisé le terme « avion » en 1875 pour désigner ses appareils volants.

    Le Conservatoire national des arts et métiers conserve la correspondance entre Gabriel de La Landelle et Clément Ader entre 1883 et 884.

    Atteint de la tuberculose en 1883, Guillaume de La Landelle meurt en janvier 1886.

    Guillaume de La Landelle a été nommé Chevalier de la Légion d’honneur en 186510 puis officier.

    Des rues portent son nom à Brest, Trégueux, Langueux, Villepinte, Vildé-Guingalan, La Landec, Espaubourg, Québriac, Saint-Aubin-en-Bray et Le Loroux-Bottereau

  • Guillaume Joseph Gabriel de La Landelle, officier de marine, journaliste et homme de lettres français, romancier de la mer et auteur d’autres ouvrages maritimes, est né à Montpellier le 5 mars 1812. Décédé à Paris le 19 janvier 1886. Il figure également parmi les pionniers de l’aéronautique.

  • autographes de marins celebres,librairie maritime

Aucun commentaire: