Antoine‑Jean‑Marie Thévenard (1733–1815)
Vice‑amiral, ingénieur naval, ministre de la Marine — figure majeure de l’histoire maritime française
Né à Saint‑Malo le 7 décembre 1733 et mort à Paris le 9 février 1815, Antoine‑Jean‑Marie Thévenard est l’un des grands noms de la Marine française, dont la carrière traverse l’Ancien Régime, la Révolution, le Consulat et l’Empire. Il termine sa vie au rang de vice‑amiral, est fait comte de l’Empire, pair de France, et repose au Panthéon.
Origines et formation dans la Compagnie des Indes
Fils d’un capitaine de la Compagnie des Indes, Thévenard embarque à 12 ans sur un navire commandé par son père. Il participe très jeune à plusieurs combats durant la guerre de Succession d’Autriche, apprenant le métier de marin au contact direct de la navigation lointaine.
Il sert ensuite comme officier dans la Compagnie, puis comme corsaire, avant d’y revenir en 1767 comme capitaine.
La Guerre de Sept Ans : officier du roi et ingénieur‑constructeur
Dans les années 1750, Thévenard sert sur le Brillant dans l’escadre du comte du Chaffault, participant à la destruction des établissements anglais de Terre‑Neuve.
Il devient ensuite second du célèbre corsaire François Thurot, prenant part à l’expédition vers l’Irlande en 1759.
Revenu à Saint‑Malo, il se distingue comme ingénieur naval :
il conçoit quatre frégates et une flûte,
il dessine et dirige la construction des deux premières canonnières de la Marine française.
Ces réalisations font de lui l’un des pionniers de l’architecture navale moderne en France.
Carrière à terre et ascension dans la Marine royale
Sa santé fragile l’éloigne des campagnes lointaines, mais il poursuit une carrière brillante :
Capitaine de frégate (1770),
Capitaine de vaisseau (1773),
Brigadier des armées navales (1782),
Chef d’escadre (1784).
Il est également membre de l’Académie de Marine puis de l’Académie des sciences, signe de son importance dans les milieux techniques et scientifiques.
Ministre de la Marine (mai–septembre 1791)
Louis XVI le nomme ministre de la Marine en mai 1791.
Son passage est bref : la situation politique est chaotique, et Thévenard démissionne en septembre. Il se distingue néanmoins par des mesures visant à empêcher l’émigration massive des officiers, qui menaçait de vider les cadres de la Marine.
Vice‑amiral de la République puis de l’Empire
Promu vice‑amiral en 1792, il commande successivement :
e port de Brest,
la Marine à Lorient,
le port de Rochefort,
puis devient préfet maritime de Toulon (an IX).
Sous le Consulat et l’Empire, il reste une figure stable et respectée de l’administration navale. Napoléon le fait :
comte de l’Empire (1810),
grand officier de la Légion d’honneur,
membre du Sénat conservateur.
Louis XVIII le confirme ensuite comme pair de France en 1814.
Œuvres et héritage
Thévenard laisse une œuvre écrite importante :
Mémoires relatifs à la Marine (1800 4 volumes), témoignage précieux sur la technique navale, la stratégie maritime et l’administration des ports.
Son nom est donné à Thevenard Island en Australie occidentale, preuve de sa renommée internationale.Il est inhumé au Panthéon, honneur rare pour un officier de marine.
Lettre du vice‑amiral Thévenard – Conscrits ouvriers du département du Rhin‑et‑Moselle – L’Orient, 13 frimaire an XII (6 octobre 1803)
Intéressant document administratif daté du 13 frimaire an XII (6 octobre 1803), émanant du vice‑amiral Antoine‑Jean‑Marie Thévenard, alors préfet maritime du 4ᵉ arrondissement et en poste au port de L’Orient.
Adressée au citoyen préfet du département du Rhin‑et‑Moselle, à Coblentz, cette lettre signale que, sur le contingent de dix conscrits ouvriers que le département devait fournir conformément à l’arrêté du 23 ventôse an VIII, huit seulement sont arrivés au port de L’Orient.
Thévenard précise que deux hommes manquent encore pour compléter le contingent, et qu’il en rend compte au ministre de la Marine.
Ce document illustre parfaitement le fonctionnement administratif de la Marine sous le Consulat, où les ports militaires dépendaient des contingents fournis par les départements pour alimenter les arsenaux, les ateliers et les équipages.
Intérêt historique
Lettre signée par Antoine‑Jean‑Marie Thévenard, grande figure de la Marine française, né à Saint‑Malo en 1733, mort à Paris en 1815, et qui termina sa carrière comme vice‑amiral.
Témoignage direct de la gestion des conscrits ouvriers affectés aux arsenaux maritimes.
Document révélateur des relations entre préfets maritimes et préfets départementaux sous le Consulat.
Pièce recherchée pour l’histoire de la Marine impériale, des ports militaires, et de l’administration navale au début du XIXᵉ siècle.
Support
Document manuscrit ou imprimé sur papier d’époque.
Très bonne lisibilité.
Daté et signé à L’Orient.
Prix de vente : 85 euros la marine durant la periode de la Revolution
Biographie synthétique (pour tes fiches de vente)
Né à Saint‑Malo en 1733, mort à Paris en 1815.
Officier de la Compagnie des Indes, corsaire, ingénieur naval.
Constructeur de frégates et des premières canonnières françaises.
Ministre de la Marine en 1791.
Vice‑amiral, préfet maritime de Lorient puis Toulon.
Comte de l’Empire, pair de France, grand officier de la Légion d’honneur.
Auteur des Mémoires relatifs à la Marine.
Inhumé au Panthéon.


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