
Congé absolu d’un matelot blessé au combat d’Ouessant
Brest, 26 thermidor an II (13 août 1794)Certificat médical + témoignage de bravoure – Vaisseau Le Scipion
Exceptionnel document réunissant certificat médical, congé absolu, témoignage de bravoure, et validation par un représentant du peuple, le tout lié aux combats navals d’Ouessant des 10 et 13 prairial an II.
Les premier médecin et chirurgien‑major de la Marine au port de Brest certifient avoir examiné :
Jean‑Baptiste Rouland,
natif de Dieppe,
matelot du vaisseau Le Scipion,
âgé de 20 ans,
grièvement blessé au bras droit par un biscayen (projectile lourd),
blessure ayant sectionné le tendon du grand pectoral,
le rendant hors d’état de servir, incapable de lever ou avancer le bras.
Ils lui délivrent un congé absolu, daté Brest, 26 thermidor an II, République une et indivisible.
Suit un passage remarquable : Le commandant Huguet, capitaine du vaisseau Le Scipion, certifie que Rouland « s’est bravement conduit » dans les combats contre les Anglais les 10 et 13 prairial, et qu’il a reçu sa grave blessure au feu lors du second engagement.
Enfin, le document est signé par le représentant du peuple, ajoutant une dimension politique et révolutionnaire rare.
Nombreuses signatures : médecins, chirurgien‑major, commandant, représentant du peuple.
Intérêt historique
Pièce directement liée aux combats d’Ouessant, épisodes majeurs de la guerre navale révolutionnaire.
Document complet : blessure, diagnostic, incapacité, congé absolu, témoignage de bravoure, validation politique.
Mention du vaisseau Le Scipion, bâtiment engagé dans les combats contre la Royal Navy.
Rare témoignage sur les conditions de combat, les blessures par biscayen, et la reconnaissance officielle du courage d’un matelot.
Présence d’un représentant du peuple, typique des contrôles révolutionnaires sur la Marine.
Support
Manuscrit d’époque, richement signé, très lisible, avec plusieurs mains différentes.
Prix de vente : 300 euros la marine durant la periode de la Revolution
Combat d’Ouessant – Ce que raconte le document du 26 thermidor an II
un témoignage direct, rare et spectaculaire, lié à l’un des combats navals les plus importants de la Révolution : le combat d’Ouessant, et plus précisément les engagements des 10 et 13 prairial an II (28 mai et 1er juin 1794). le certificat du vaisseau Le Scipion est un fragment humain de cet affrontement gigantesque.
🌊 Le combat d’Ouessant : de quoi s’agit‑il ?
Il existe trois combats d’Ouessant dans l’histoire navale, mais celui qui concerne ce document est le troisième, appelé aussi :
Combat du 13 prairial an II
Bataille du 1er juin 1794
Glorious First of June (côté britannique)
C’est le plus grand combat naval de la Révolution française, opposant :
La flotte républicaine du vice‑amiral Villaret‑Joyeuse
À la Royal Navy de l’amiral Lord Howe
Objectif français : protéger un immense convoi de blé venu d’Amérique, vital pour éviter la famine en France. Objectif anglais : détruire la flotte française et capturer le convoi.
⚓ Le rôle du vaisseau Le Scipion
Le Scipion est un vaisseau de 74 canons, engagé dans les deux journées de combat (10 et 13 prairial). Il se bat dans la ligne de bataille, subit de lourds tirs, et plusieurs de ses matelots sont tués ou mutilés.
le document mentionne Jean‑Baptiste Rouland, matelot de 20 ans, grièvement blessé par un biscayen (boulet de gros calibre).
La blessure est typique des combats de ligne :
tendon du grand pectoral sectionné,
bras droit inutilisable,
incapacité définitive de servir,
délivrance d’un congé absolu.
🔥 Ce document ajoute à l’histoire officielle
Il contient trois éléments extrêmement précieux :
1. Le certificat médical
Rédigé par le premier médecin et le chirurgien‑major du port de Brest. Il décrit la blessure avec une précision rare :
projectile,
localisation,
séquelles,
impossibilité de lever ou avancer le bras.
2. Le témoignage de bravoure
Le commandant Huguet, capitaine du Scipion, certifie que Rouland :
« s’est bravement conduit »
dans les combats des 10 et 13 prairial, et qu’il a été blessé au feu lors du second engagement.
Ce type de mention est exceptionnel : les capitaines ne l’accordent qu’aux hommes ayant montré un courage remarquable.
3. La signature du représentant du peuple
Présence d’un représentant du peuple (commissaire politique révolutionnaire), preuve que le document est officiel, contrôlé, et validé par l’autorité civile. C’est typique de l’an II, période de surveillance extrême de la Marine.
🎯 Importance historique du combat d’Ouessant
Premier grand affrontement naval de la République.
Combat titanesque : 25 vaisseaux français contre 26 britanniques.
Pertes très lourdes : plusieurs vaisseaux capturés ou démâtés.
Victoire stratégique française : le convoi de blé arrive intact.
Victoire tactique anglaise : la flotte française est très endommagée.
📜 Pourquoi cette pièce est exceptionnelle ?
Elle associe médecine, marine, combat, bravoure, politique révolutionnaire.
Elle concerne un vaisseau engagé au cœur de la bataille.
Elle cite les deux dates exactes des combats.
Elle porte plusieurs signatures : médecins, commandant, représentant du peuple.
Elle est datée 26 thermidor an II, soit six semaines après la bataille, au moment où les blessés sont triés et réformés.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire