mardi 28 juillet 2026

Autorisation d’absence – Marine Royale, Port de Toulon 1er mars 1829 – Lieutenant de vaisseau Ravez

 

Autorisation d’absence – Marine Royale, Port de Toulon

1er mars 1829 – Lieutenant de vaisseau Ravez

Prix conseillé pour les deux documents : 120 à 140 euros

Présentation

Deux documents administratifs émanant de la Marine Royale, délivrés au port de Toulon, et relatifs à la situation du lieutenant de vaisseau Pierre‑Joseph‑Marie‑Thérèse‑Paul‑Émile Ravez.

Ces pièces concernent :

  1. L’autorisation d’absence de trois mois, avec jouissance des deux tiers des appointements, conformément à la dépêche ministérielle du 7 janvier 1829.

  2. L’interdiction faite aux officiers en congé de se rendre à Paris, sauf ordre spécial du ministère, selon la dépêche du 26 janvier 1829.

    Documents typiques de la gestion du personnel naval sous la Restauration, rares sur le marché car souvent conservés dans les archives des familles d’officiers.

    Contenu des documents

    • Mention de la majorité générale du port de Toulon, autorité administrative chargée du personnel.

    • Application stricte des dépêches ministérielles (7 et 26 janvier 1829).

    • Autorisation pour le lieutenant Ravez de s’absenter trois mois, avec maintien partiel de solde.

    • Rappel disciplinaire : interdiction de se rendre à Paris sans ordre du ministère.

    • Formules administratives d’usage, date, lieu, signatures.

    Pièces lisibles, cohérentes, représentatives du fonctionnement interne de la Marine royale.

    Intérêt historique

  3. Documents révélant la discipline administrative et le contrôle des déplacements des officiers.

  4. Témoignage direct de la gestion du personnel naval au port de Toulon, principal arsenal français.

  5. Présence d’un officier identifiable : Ravez, lieutenant de vaisseau.

  6. Parfait pour une collection de documents de la Restauration, de carrières d’officiers, ou d’archives du ministère de la Marine.

    État

    Manuscrits administratifs d’époque, encre brune, écriture nette. Deux pièces homogènes, propres, prêtes à être présentées ou encadrées.

    Prix conseillé pour l’ensemble

    120 à 140 euros librairie maritime,la marine apres la chute de l Empire,librairie marine

 

Pourquoi les officiers en congé n’avaient pas le droit d’aller à Paris en 1829 ?

(Sauf ordre spécial du ministère)

Plusieurs raisons se combinent, toutes liées au fonctionnement de la Marine sous la Restauration :

1. Éviter les “congés déguisés” à Paris

Paris était le centre administratif, politique et mondain. Beaucoup d’officiers cherchaient à s’y rendre pour :

  • solliciter des avancements,

  • obtenir des protections,

  • influencer leur carrière,

  • régler des affaires personnelles.

    Le ministère voulait empêcher que les congés deviennent des séjours prolongés dans la capitale, loin du port d’attache.

    2. Maintenir les officiers proches de leur port

    Un officier en congé devait rester disponible pour :

    • un rappel urgent,

    • un changement d’affectation,

    • un embarquement imprévu,

    • une inspection.

    S’il était à Paris, il devenait injoignable et indisponible pour le service.

    3. Limiter les dépenses et les abus

    Paris était cher. Les officiers en congé touchaient souvent une solde réduite (comme les 2/3 dans document). Le ministère voulait éviter que les officiers :

  • s’endettent,

  • sollicitent des aides,

  • se retrouvent dans des situations compromettantes.

    4. Contrôler la discipline et l’image du corps naval

    La Marine Royale tenait à une discipline stricte. Un officier en congé à Paris pouvait :

  • fréquenter des cercles politiques,

  • s’exposer à des intrigues,

  • s’éloigner du cadre militaire.

Le ministère voulait éviter toute politisation ou mondanisation excessive des officiers.

5. Paris = centre du pouvoir → déplacements surveillés

Tout officier se rendant à Paris devait être explicitement autorisé, car cela signifiait :

  • une démarche officielle,

  • une audience,

  • une requête administrative,

  • une mission.

Le ministère voulait contrôler chaque présence d’un officier dans la capitale.

Conclusion

L’interdiction n’était pas punitive : elle était administrative, disciplinaire et stratégique. Elle visait à garder les officiers :

  • près de leur port,

  • disponibles,

  • sous contrôle,

  • à l’écart des influences parisiennes.

C’est une mention rare et très intéressante dans un document de 1829 : elle montre la rigueur de la Marine Royale dans la gestion de ses officiers.Cartes Postales - Marine Nationale française

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