Charles‑Pierre Claret de Fleurieu, l’un des plus hauts responsables maritimes de la France entre Louis XVI, la Révolution et le Consulat.
Identité : Clavet Fleurieu = Charles‑Pierre Claret de Fleurieu (1738–1810)
Les documents administratifs du Consulat abrègent souvent son nom en « Clavet Fleurieu » ou « C.F. Fleurieu », mais il s’agit bien de Charles‑Pierre Claret, comte de Fleurieu, amiral, explorateur, ministre et conseiller d’État.
Parcours général
Né en 1738 à Lyon, mort en 1810 à Paris.
Officier de marine dès l’âge de 13 ans.
Participe à la guerre de Sept Ans et à la guerre d’Indépendance américaine.
Devient l’un des meilleurs hydrographes de son époque.
Ministre de la Marine sous Louis XVI.
Membre de l’Institut, de l’Académie royale de Marine, de l’Académie des sciences.
Fonctions sous la Révolution et le Consulat
Conseiller d’État (à partir du 24 décembre 1799)
Il est nommé conseiller d’État par Bonaparte juste après le 18 brumaire. Il siège dans les sections administratives, notamment Marine, Finances, Commerce
Rôle dans les commissions maritimes du Consulat
Fleurieu est chargé d’examiner :
les réformes de la Marine,
les comptes et fournitures liés aux services maritimes,
les opérations financières concernant les prisonniers français en Angleterre,
les dossiers sensibles impliquant Ouvrard, Gaudin, Forfait, etc.
C’est exactement le contexte de la lettre du 9 ventôse an VIII : Fleurieu y agit
comme rapporteur technique pour le Premier Consul, chargé d’analyser des opérations financières complexes liées à la Marine.
Positions politiques sous l’Empire
Sénateur conservateur à partir de 1805.
Comte de l’Empire en 1808.
Grand officier de la Légion d’honneur en 1804.
Importance historique
Fleurieu est l’un des grands architectes de la Marine française entre 1760 et 1810 :
réformateur technique,
administrateur de haut niveau,
expert des questions de navigation et d’horlogerie marine,
conseiller d’État influent sous Bonaparte.
Ses interventions dans les commissions du Consulat sont très recherchées par les
collectionneurs, car elles documentent la réorganisation maritime et les contrôles financiers du début du régime.

Conseil d’État – Section de la Marine
Lettre du conseiller d’État Clavet Fleurieu au ministre Forfait Paris, 9 ventôse an VIII (28 février 1800)
Intéressant document administratif émanant de Clavet Fleurieu, conseiller d’État chargé de la section de la Marine, adressé au citoyen Forfait, ministre de la Marine et des Colonies. Rédigée sous l’en-tête républicain « Liberté – Égalité », cette lettre témoigne directement du fonctionnement interne du Conseil d’État sous le Consulat
Fleurieu informe le ministre que le secrétaire d’État lui a transmis un extrait du procès-verbal du Conseil d’administration des finances du 5 ventôse. Le Premier Consul (Bonaparte) le charge d’examiner :
Toutes les opérations relatives à l’entretien des prisonniers français en Angleterre,
Les fournitures effectuées par le citoyen Ouvrard, avant son marché de l’an VI,
Les opérations concernant le service du citoyen Gaudin.
Pour mener cet examen, Fleurieu prie le ministre de faire rassembler et transmettre les pièces nécessaires, afin qu’il puisse présenter son rapport lors de la séance du 15 ventôse.
La lettre se clôt par la formule républicaine : « Salut et fraternité », suivie de la signature CF Clavet Fleurieu.
Intérêt historique
Document révélateur des relations entre le Conseil d’État, le ministère de la Marine et le Premier Consul.
Témoignage direct des contrôles financiers exercés sur les marchés publics et les fournitures destinées aux prisonniers français en Angleterre.
Mention de personnalités importantes : Forfait, Ouvrard, Gaudin, Fleurieu, acteurs majeurs de l’administration consulaire.
Belle pièce sur la gestion maritime et financière au début du Consulat.
Support
Manuscrit d’époque, complet, lisible, avec en-tête républicain.
Prix de vente : 50 eurosla marine durant la periode de la Revolution
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