lundi 6 juillet 2026

Denis Decres amiral Certificat de service – Vice‑Amiral Decrès, ministre de la Marine et des Colonies

 

lelettre signée de Decres "bureau des colonies"
rapport du ministre de la marine prévenant Berthier
de la rentrée de plusieurs officiers des colonies..
..officiers de cpouleur venant de St Domingue et résidants à Bordeaux
prix de vente 330 euros           DENIS DECRES 17 germinal an 10      1802

e de la marine dans les qualités ci-aprés aide chirurgien auxiliaire depuis le 19 avril 1781 jusqu'au 29 octobre suivant
second chirurgien auxiliaire depuis le 30 octobre 1781 jusqu'au 22 mai 1783 officier de santé de seconde classe auxiliaire depuis le 21 nivose an7 jusqu'au  12 prairial an 9
officier de seconde classe Entretenu depuid le 13 prairial an 9 jusqu'au 12 prairial an.9
officier de seconde clase  entretenu depuis le 13 prairial an 9 jusqu'au 22 thermidor an 11 que pendant ce temps  il a fait quatre campagnes de mer dont la durée s'élève à trente deux mos vingt et un jours ......signé Decres par le chef de la 1er division

 Ensemble de deux pièces administratives manuscrites, toutes deux signées par Denis Decrès, ministre de la Marine et des Colonies sous le Consulat puis l’Empire. Documents rares, témoignant de la gestion des officiers, des personnels de santé et des retours de campagne dans les années 1800.

1. Lettre signée “Bureau des Colonies” – 17 germinal An X (7 avril 1802)

Lettre officielle du ministre de la Marine adressée au général Berthier, l’informant de la rentrée en France de plusieurs officiers des colonies, dont des officiers de couleur revenus de Saint‑Domingue et résidant à Bordeaux. Pièce importante, en lien direct avec les événements de Saint‑Domingue et la réorganisation des personnels coloniaux après les campagnes de 1801–1802. Document signé, avec mention du Bureau des Colonies. Prix de vente : 330 euros.

2. Certificat de service – Vice‑Amiral Decrès, ministre de la Marine et des Colonies

Certificat détaillé concernant le Sieur François Contant, attestant de ses fonctions dans la Marine :

  • Aide‑chirurgien auxiliaire (avril à octobre 1781)

  • Second chirurgien auxiliaire (octobre 1781 à mai 1783)

  • Officier de santé de 2ᵉ classe auxiliaire (An VII à An IX)

  • Officier de santé de 2ᵉ classe entretenu (An IX à An XI)

Le document précise qu’il a effectué quatre campagnes de mer, pour une durée totale de 32 mois et 21 jours, en temps de paix comme de guerre. Certificat signé “Decrès” par le chef de la 1ʳᵉ division, avec les titres complets du ministre : vice‑amiral, grand officier de l’Empire, inspecteur général des côtes de la Méditerranée, chef de cohorte de la Légion d’honneur.

Intérêt du lot

Ces deux documents offrent un aperçu rare de l’administration maritime et coloniale sous le Consulat et l’Empire :

  • gestion des officiers revenant des colonies,

  • suivi des personnels de santé embarqués,

  • organisation des campagnes navales,

  • signatures authentiques de l’un des plus hauts responsables de la Marine napoléonienne.

Un ensemble idéal pour collectionneurs d’archives napoléoniennes, d’histoire maritime ou de documents coloniaux.

 

⭐ Biographie du Vice‑Amiral Denis Decrès (1761‑1820)

Ministre de la Marine et des Colonies sous le Consulat et l’Empire

  • Proantic: Portrait Of Vice-admiral Denis Decrès: Oil On Canvas, First
  • Decrès, Denis (1761-1820)
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🌊 Origines et formation

Denis Decrès naît le 7 juin 1761 à Chaumont dans une famille bourgeoise. Très tôt, il choisit la mer : il entre dans la Marine royale à 15 ans, en 1776, au moment où la France se prépare à soutenir les insurgés américains.

Il sert dans la guerre d’Indépendance américaine, découvre le combat naval, et se fait remarquer par son sang‑froid et sa discipline — qualités qui ne le quitteront jamais.

⚓ Un officier de la Révolution

Pendant la Révolution, Decrès reste dans la Marine, ce qui n’est pas évident : beaucoup d’officiers quittent le service ou sont éliminés par les purges.

Lui survit, progresse, et devient un marin professionnel, apprécié pour son sérieux. Il commande plusieurs bâtiments et participe aux opérations navales du Directoire.

🔥 L’épisode fondateur : la bataille d’Aboukir (1798)

En 1798, il commande la frégate Diane dans l’expédition d’Égypte.

Lors de la catastrophe d’Aboukir, où la flotte française est détruite par Nelson, Decrès réussit un exploit : il sauve son navire, échappe à la destruction, et ramène sa frégate en France.

Bonaparte, qui n’oublie jamais les hommes efficaces, le repère.

👉 Cet épisode fait entrer Decrès dans le cercle des officiers fiables du futur Premier Consul.

🏛️ Ministre de la Marine et des Colonies (1801–1814)

En 1801, Bonaparte le nomme ministre de la Marine et des Colonies. Il le restera 13 ans, un record absolu.

Ce qu’il apporte :

  • une administration rigoureuse,

  • une gestion précise des équipages,

  • une réorganisation des ports,

  • un suivi strict des officiers,

  • une correspondance abondante (celle que tu vends !).

Decrès n’est pas un marin flamboyant : 👉 c’est un administrateur, un technicien, un organisateur.

Napoléon l’apprécie pour sa loyauté et son sérieux.

🚢 Un ministre dans une époque impossible

Il faut le dire clairement : Decrès dirige la Marine dans la pire période possible :

  • Trafalgar (1805),

  • blocus continental,

  • domination totale de la Royal Navy,

  • pertes coloniales,

  • impossibilité de reconstruire une flotte.

Il fait ce qu’il peut, avec ce qu’il a. Napoléon lui reproche parfois son manque d’audace, mais le garde : 👉 Decrès est fiable, honnête, travailleur.

🎖️ Titres et honneurs

Sous l’Empire, il devient :

  • Vice‑Amiral,

    • Grand Officier de la Légion d’honneur,

    • Inspecteur général des côtes de la Méditerranée,

    • Pair de France.

    Ses signatures sur les documents sont très recherchées : elles incarnent l’administration navale napoléonienne.

    ⚰️ Fin de vie

    Après la chute de Napoléon, Decrès reste pair de France sous la Restauration. Il meurt en 1820, dans un accident domestique : une lampe à huile explose dans son cabinet, provoquant un incendie fatal.

    Une fin brutale pour un homme qui avait traversé trois régimes.

    ⭐ Portrait en quelques mots

    Decrès, c’est la Marine napoléonienne dans ce qu’elle a de plus sérieux : un administrateur rigoureux, un marin solide, un ministre loyal, un homme de dossiers, de rapports, de signatures.







Deux certificats signés par l’amiral Decrès

L'amiral Denis Decrès, en tant que ministre de la Marine et des Colonies sous le Consulat et le Premier Empire, a signé de nombreux certificats, brevets et états de service pour les marins, officiers et fonctionnaires de l'administration navale....
  • Attestations de service : Documents officiels validant les campagnes, les grades (matelot, fusilier, officer) et l'ancienneté des gens de mer.
  • Pièces administratives : Arrêtés ou signatures apposés dans le cadre de la gestion du personnel de la Marine impériale. [1]


  •  Ensemble de deux certificats manuscrits signés par l’amiral Denis Decrès, ministre de la Marine sous le Consulat et l’Empire.

    Documents officiels rares, délivrés à Paris en Vendémiaire An XIII (octobre 1804) et Fructidor An XII (septembre 1804), témoignant de la gestion administrative et des carrières maritimes sous Napoléon.

    1. Certificat du 18 Vendémiaire An XIII

    Decrès atteste la longue carrière du Sieur Jean Nicolas Deverger, commis de 1ʳᵉ classe à la 4ᵉ division. Le document précise qu’il a débuté en 1763 dans l’Administration générale des Vivres de la Marine au port de Rochefort, où il a servi jusqu’au 8 novembre 1792, avant d’intégrer les bureaux du ministère de la Marine, où il exerce encore à la date du certificat. Une pièce remarquable retraçant plus de quarante ans de service, couvrant l’Ancien Régime, la Révolution et le Consulat.

    2. Certificat du 16 Fructidor An XII

    Decrès certifie la situation du Sieur Jean-Baptiste Terras, ancien capitaine de vaisseau de 1ʳᵉ classe, né à Toulon en 1757.Le document détaille son inclusion dans le 4ᵉ état de pension converti en solde de retraite, calculée sur 29 ans, 9 mois et 21 jours de service, auxquels s’ajoutent 9 ans, 10 mois et 19 jours de bénéfice de campagne en mer, en temps de paix comme de guerre.

    Un témoignage précieux sur les carrières navales et les systèmes de retraite sous le régime napoléonien.

    Intérêt de l’ensemble

    Ces deux certificats, rédigés et signés par l’un des plus hauts responsables de la Marine impériale, offrent un aperçu rare et authentique de l’administration maritime au tournant du XIXᵉ siècle. Ils mettent en lumière deux parcours très différents :

    • celui d’un commis ayant traversé trois régimes politiques,

    • celui d’un officier de haut rang dont la carrière est minutieusement comptabilisée pour sa retraite.

    Un lot idéal pour les collectionneurs de documents napoléoniens, d’histoire maritime ou d’archives administratives anciennes.

    prix de vente: 90 euros le certificat 

    Le Sieur Jean-Baptiste Terras est le récipiendaire ou le sujet direct des documents d'époque. L'utilisation du terme « Sieur » combinée à la signature de l'amiral Decrès confirme qu'il s'agit d'un brevet officiel, d'un certificat de service, d'une pension ou d'une commission maritime délivrée sous le Consulat ou le Premier Empire (entre 1801 et 1814). 

    Dans l'administration de la Marine impériale, ce type de document signé par le ministre Decrès servait généralement à 
    • Conférer un grade ou une fonction : Confirmer la nomination du Sieur Jean-Baptiste Terras à un poste d'officier de santé, de commissaire de marine, de capitaine de commerce ou d'officier sur les vaisseaux de Sa Majesté.
    • Octroyer un congé ou une retraite : Attester de ses années de service à la mer pour lui ouvrir droit à une solde ou une pension sur les fonds de la Marine.
    • Certifier une action de guerre : Reconnaître sa présence lors d'une campagne navale spécifique ou sa libération après avoir été prisonnier des pontons anglais.
    :  
    • Proantic: Portrait Of Vice-admiral Denis Decrès: Oil On Canvas, First
    • Talleyrand Facing Denis Decres by Louis Charles Bombled

    ⭐ Denis Decrès (1761‑1820)

    Vice‑Amiral, ministre de la Marine et des Colonies du Consulat et de l’Empire

    🌊 Origines et vocation maritime

    Denis Decrès naît le 7 juin 1761 à Chaumont, dans une famille bourgeoise provinciale. Rien ne le prédestinait à devenir l’un des piliers de la Marine napoléonienne, sinon une passion précoce pour la mer. À 15 ans, il entre dans la Marine royale,

    au moment où la France s’apprête à soutenir les insurgés américains.

    Il sert dans la guerre d’Indépendance américaine, découvre le combat naval, et se forge une réputation de discipline, de sang‑froid et d’efficacité.

    ⚓ Un officier qui traverse la Révolution

    La Révolution décime le corps des officiers de marine.

    Decrès, lui, reste. Il survit aux purges, continue à naviguer, commande plusieurs bâtiments et devient un professionnel solide, apprécié pour son sérieux et son absence d’intrigues politiques.

    C’est un marin de métier, pas un tribun.

    🔥 L’épisode fondateur : Aboukir (1798)

    En 1798, il commande la frégate Diane dans l’expédition d’Égypte. La flotte française est détruite par Nelson à Aboukir. Decrès accomplit alors un exploit : il sauve sa frégate, échappe à la destruction, et ramène son

    bâtiment en France.


    Bonaparte, qui repère toujours les hommes fiables, le remarque. Cet épisode fait entrer Decrès dans le cercle des officiers sûrs du futur Premier Consul.

    🏛️ Ministre de la Marine et des Colonies (1801–1814)

    En 1801, Bonaparte le nomme ministre de la Marine et des Colonies. Il le restera treize ans, un record absolu.

    Ce qu’il apporte :

    • une administration rigoureuse,

    • une gestion précise des équipages,

    • une réorganisation des ports,

      • un suivi strict des officiers,

      • une correspondance abondante

      Decrès n’est pas un marin flamboyant : 👉 c’est un organisateur, un technicien, un administrateur infatigable. Napoléon l’apprécie pour sa loyauté et son sérieux

      🚢 Un ministre dans une époque impossible

      Il faut le dire clairement : Decrès dirige la Marine dans la pire période possible.

    • Trafalgar (1805),

    • domination totale de la Royal Navy,

    • pertes coloniales,

    • blocus continental,

    • impossibilité de reconstruire une flotte.Il fait ce qu’il peut, avec ce qu’il a. Napoléon lui reproche parfois son manque d’audace, mais le garde 

      : 👉 Decrès est fiable, honnête, travailleur.

      🎖️ Titres et honneurs

      Sous l’Empire, il devient :

    • Vice‑Amiral,

    • Grand Officier de la Légion d’honneur,

    • Inspecteur général des côtes de la Méditerranée,

    • Pair de France.

    Ses signatures — incarnent l’administration navale napoléonienne dans ce qu’elle a de plus structuré.





    dimanche 5 juillet 2026

    Truguet – Général en chef de l’Armée navale – Brest – An XII (1804)

     

    TRUGUET Laurent  Jean François 1752-1839.
    Napoléon confia à Truguet le commandement de l'armée navale de BREST
    avec pavillon sur " l'Alexandre " .
    Napoleon et la mer,documents maritimes

    Le Conseiller d'état Truguet général en chef de l'armée navale.au conseiller d'état préfet maritime de Brest.
    Je vous envoi mon cher préfet mon ordre du jour du 1 er pluviose
    """"""""quand j'aurais l'état exact de nos embarcations et de nos voiles,je vous l'adresserai, je vous renouvelle mes instances pour presser la mise en rade(?) des vaisseaux Le Cassard et Le Batave Des que vous aurez donné vos ordres je rappellerai de l'armée les ouvriers(?)...,ainsi que nous en sommes convenus
    Je vous salue de tout mon coeur signé Truguet.
    Lettre signée à son en-tête
    à bord de " l'Alexandre "   le 1 er pluviose an 12
    .""""""""
    prix de vente:170 euros.  autographes de marins celebres,librairie maritime

    Lettre manuscrite signée du Conseiller d’État Truguet, général en chef de l’armée navale, rédigée à bord du vaisseau L’Alexandre et datée du 1er pluviose An XII (22 janvier 1804). Document officiel adressé au Conseiller d’État, préfet maritime de Brest.

    Dans cette correspondance, Truguet transmet son ordre du jour du 1er pluviose et annonce qu’il fera parvenir l’état exact des embarcations et des voiles dès qu’il en disposera. Il insiste avec vigueur pour accélérer la mise en rade des vaisseaux Le Cassard et Le Batave, soulignant l’urgence des préparatifs navals.

    Il précise également que, dès que les ordres seront donnés, il rappellera de l’armée les ouvriers nécessaires, conformément à ce qui avait été convenu entre les deux responsables. La lettre se clôt sur une formule chaleureuse : « Je vous salue de tout mon cœur », suivie de la signature autographe de Truguet.

    Pièce authentique, rédigée sur papier à en‑tête, témoignant de l’organisation de la Marine française sous le Consulat, à une période charnière précédant l’Empire. Document idéal pour collectionneurs d’histoire maritime, de correspondances militaires ou de la période napoléonienne.

    Biographie de Laurent Jean‑François Truguet (1752–1839), général en chef de l’armée navale

    Figure majeure de la Marine française entre Louis XVI, la Révolution, le Directoire et le Consulat, Laurent Jean‑François Truguet est l’un des rares officiers à avoir traversé quatre régimes tout en conservant un rôle central dans la politique maritime. 

    Origines et formation
    Né à Toulon le 10 janvier 1752, fils d’un officier de marine, Truguet entre très jeune dans la Marine royale. Il participe aux campagnes de la guerre d’Indépendance américaine et se distingue par ses qualités de manœuvrier et d’organisateur.
    Garde‑marine en 1765  
    Lieutenant de vaisseau en 1777 
    Capitaine de vaisseau en 1786
    Il sert dans les Antilles, en Méditerranée et dans l’Atlantique, acquérant une solide réputation 
    technique.
    La Révolution : un officier fidèle à la France
    Contrairement à beaucoup d’officiers nobles, Truguet reste au service de la Nation après 1789.
    1793 : général en chef de l’armée navale

    La Convention le nomme général en chef de l’armée navale, c’est‑à‑dire commandant suprême de toutes les forces maritimes. Il doit réorganiser une marine :
    décimée par les départs d’officiers,
    affaiblie par les mutineries,
    surveillée par les représentants du peuple (dont Jeanbon Saint‑André).

    Il travaille à rétablir la discipline, l’armement des vaisseaux et la formation des équipages.
    Campagnes et opérations

    Il dirige plusieurs opérations en Méditerranée, notamment autour de Toulon et de l’Italie, dans un contexte extrêmement instable.

    Directoire : ministre de la Marine (1795–1797)

    Truguet devient ministre de la Marine et des Colonies sous le Directoire.
    Ses actions majeures :
    Réorganisation des ports militaires 
    Réformes administratives et disciplinaires
    Révision des règlements de navigation 
    Réarmement des escadres de Brest et Toulon
    Réorganisation des bureaux des invalides et des pensions (d’où les documents que vendus .)

    Il est l’un des ministres les plus actifs du Directoire, très respecté pour sa compétence technique.
    Consulat : conseiller d’État et diplomate
    Après le 18 brumaire, Bonaparte le nomme conseiller d’État.
    Il participe aux commissions de la Marine, aux réformes administratives et aux travaux sur les ports, les équipages et les finances maritimes.
    Ambassadeur en Espagne (1797–1799)
    Truguet est envoyé comme ambassadeur à Madrid, où il joue un rôle diplomatique important dans les relations franco‑espagnoles.
    Empire : amiral et sénateur
    Napoléon le confirme dans ses fonctions :
    Vice‑amiral  Sénateur (1805) Comte de l’Empire (1808)
    Il reste une figure respectée, même si son influence décline face à des personnalités comme Decrès.
    Fin de vie
    Retiré à Toulon, il meurt le 26 décembre 1839, à l’âge de 87 ans.

    Il laisse une œuvre administrative considérable et une correspondance abondante, très recherchée aujourd’hui.

    Il est ministre de la Marine au moment où sont produits les pièces présentées
    Il signe ou valide des ordres, certificats, pensions, réformes, correspondances.
    Sa signature est prestigieuse, recherchée par les collectionneurs.

    Il est au cœur de la Marine révolutionnaire, période très documentée mais dont les pièces authentiques sont rares.




    Jacques Bedout – Contre‑amiral – Marine française – 1803

    Bedout jacques 1781-1818)
    lettre autographe signée adressée à l'amiral Bruix commandant en chef de l'armée navale
    de Brest le 10 brumaire de l'An 8
    j'ai reçu général l'honneur de la votre en date du 14 brumaire et qui m'est parvenue que le 2 déc courant vous me recommander le citoyen Charles Duverger pilotin alors embarqué sur le Républicain l'équipage de ce vaisseau ayant été mis en subsistance sur divers batimens de la rade ,ce jeune homme s'est trouvé passé à bord du Dix aout capitaine Beryeret qui d'apeés les informations que je lui ai demandé m'a dit qu'il était malade et couvert d'une gale affreuse il se trouve sans vétements et dans une profonde misére d'aprés ce rapport ,je l'ai fait mettre à l'hopital il conviendrait que sa famille fisse passer ici quelqu'un des secours pour les lui remettre et l'oter par la de l'état d'abandon dans lequel il se trouve

    prix 210 euros. Napoleon et la mer,documents maritimes

    Rare document d’époque révolutionnaire, daté de Brest, le 10 brumaire An VIII (1er novembre 1799), témoignant de la dure réalité de la vie maritime sous le Directoire.

    Le signataire répond à une recommandation concernant le citoyen Charles Duverger, jeune pilotin alors embarqué sur le vaisseau Le Républicain. Après la dispersion de l’équipage sur divers bâtiments de la rade, Duverger est transféré à bord du Dix-Août, commandé par le capitaine Beryeret. Celui-ci rapporte que le jeune marin est gravement malade, couvert d’une “gale affreuse”, sans vêtements et dans une profonde misère.

    Face à cette situation alarmante, l’auteur du courrier ordonne son hospitalisation immédiate et recommande que la famille envoie rapidement quelqu’un pour lui apporter des secours, afin de le tirer de l’état d’abandon dans lequel il se trouve.

    Un document poignant, authentique et très représentatif des conditions de vie des marins de la fin du XVIIIᵉ siècle. Pièce idéale pour collectionneur d’histoire maritime, de la Révolution ou du Directoire.



    Jacques Bedout, né à Québec le 13 janvier 1751, mort à Pauillac le 17 avril 1818, fut l’un des plus brillants officiers de marine nés en Amérique du Nord, devenu contre‑amiral de la Marine française sous la Révolution et le Consulat. Marin précoce, navigateur infatigable, chef d’escadre solide, il participa aux grandes opérations navales de la fin du XVIIIᵉ siècle et du début du XIXᵉ.
    🌊 Origines et jeunesse maritime

    Fils de Jean‑Antoine Bedout, négociant et membre du Conseil supérieur de Québec, et de Françoise Barolet, Jacques Bedout grandit dans un milieu où le commerce maritime était omniprésent. Dès 1763, à seulement 12 ans, il embarqua comme mousse sur des navires marchands. Pendant 13 ans, il effectua 16 traversées vers :

    Amérique Angleterre Antilles France Côtes de Guinée Ces voyages lui donnèrent une connaissance exceptionnelle des mers et une solide expérience de la navigation.

    l gravit rapidement les échelons :Sous‑lieutenant en 1768 Lieutenant en 1770 Capitaine en 1772

    ⚓ Carrière dans la Marine française
    Ascension sous la Révolution

    La Révolution française ouvrit les portes de la Marine nationale à des officiers expérimentés. Bedout, marin aguerri, y trouva sa place. Le 12 avril 1798, il fut promu contre‑amiral.
    Campagne de 1799 – Escadre Bruix

    En 1799, il reçut le commandement de la 2ᵉ escadre, pavillon sur le Républicain, sous les ordres de l’amiral Eustache Bruix.

    La flotte :quitta Brest en avril,gagna Toulon,

    ravitailla l’armée d’Italie à Gênes,revint à Brest en juillet sans rencontrer l’ennemi.

    Une mission parfaitement exécutée, malgré l’absence d’action navale.
    Lorient → Rochefort (novembre 1799)

    Bedout prit ensuite le commandement d’une escadre de 5 vaisseaux et 3 frégates, destinée à protéger la façade atlantique contre une attaque britannique. Relevé par l’amiral Denis Decrès, il proposa sa démission — refusée, signe de la confiance que lui portait le gouvernement.

    Sous le Consulat : la grande mission de Saint‑Domingue (1802–1803)

    En octobre 1802, Napoléon Bonaparte lui confia une mission majeure : commander une escadre de 5 vaisseaux, pavillon sur l’Argonaute, pour transporter 5 000 soldats polonais à Saint‑Domingue.

    Bedout :quitta Brest en janvier 1803,embarqua les troupes à Gênes,les transporta aux Antilles,reprit la route de l’Europe.Durant le retour, son escadre :

    captura un corsaire britannique,en détruisit un second.


    Mais Bedout, épuisé par la maladie, dut débarquer à El Ferrol (Espagne) en novembre 1803 et renoncer au commandement.

    👨‍👩‍👧‍👦 Vie personnelle
    Jacques Bedout se maria deux foisprobablement à Saint‑Domingue avec Marie‑Jeanne Daigre,

    puis le 31 mai 1804, à Bordeaux, avec Jeanne Pécholier, née Lafont.Aucun enfant ne naquit de ces unions
    🕊️ Fin de vie
    Affaibli par les maladies contractées lors de ses campagnes, Bedout se retira à Pauillac, où il mourut le 17 avril 1818.

    ⭐ Importance historique

    L’un des rares officiers supérieurs de la Marine française nés en Amérique du Nord.
    Navigateur exceptionnel, formé dans la marine marchande.
    Chef d’escadre fiable, apprécié de ses supérieurs.Acteur des grandes opérations navales du Consulat.Figure emblématique des marins canadiens passés au service de la France.


    La date de naissance exacte du contre-amiral Jacques Bedout est le 13 janvier 1751 (et non 1781). Sa lettre autographe signée du 10 brumaire an VIII (1er novembre 1799) adressée à l'amiral Bruix à Brest s'inscrit dans les préparatifs militaires de la fin du Directoire, juste avant le coup d'État du 18 Brumaire.






    jeudi 30 octobre 2025

    Joseph-Marie Nielly (1751-1833) vice-amiral

     

    ⚓ Joseph‑Marie Nielly (1751‑1833)
    Vice‑amiral – Officier de la Marine royale, de la Révolution et de l’Empire

    Né à Brest le 9 novembre 1751, mort à Paris le 12 août 1833, Joseph‑Marie Nielly est l’un de ces marins qui traversent trois régimes sans jamais renier leur métier : Marine royale, Marine révolutionnaire, Marine impériale.Sa carrière est marquée par une science nautique solide, un courage calme, et une fidélité au service qui lui valent d’atteindre le grade de vice‑amiral.

    🧭 Origines et formation dans la Marine royale

    Issu d’une famille profondément enracinée dans le monde maritime breton, Nielly entre très jeune dans la Marine royale.

    Il sert dans les campagnes de la fin du XVIIIᵉ siècle, période où la France modernise ses arsenaux et renforce ses escadres.

    Il se distingue par :une excellente maîtrise de la navigation,un sens aigu de la discipline,une conduite irréprochable en mer.Ces qualités le font remarquer par ses chefs
    ⚔️ La guerre d’Indépendance américaine : l’ascension

    Comme beaucoup d’officiers de sa génération, Nielly participe aux opérations navales de la guerre d’Amérique (1778‑1783). Il sert dans l’Atlantique et les Antilles, au sein des escadres de d’Estaing, Guichen et de Grasse.

    Cette période marque son entrée dans le cercle des officiers supérieurs fiables, capables de commander des divisions légères et de mener des opérations délicates
    La Révolution : continuité et commandements

    La Révolution bouleverse la Marine, mais Nielly — officier compétent, sans engagement politique extrême — reste en place. Il commande plusieurs divisions et participe à la réorganisation des forces navales.

    Il devient l’un des officiers sur lesquels la Marine révolutionnaire peut compter :
    loyal,expérimenté,discipliné,respecté des équipages.

    ⚓ Sous le Directoire et le Consulat : un officier de confiance 
    Nielly continue de servir dans les années 1795‑1804, période difficile pour la Marine française. Il assure des missions de commandement, de surveillance des côtes et de protection des convois.

    Son nom apparaît régulièrement dans les correspondances des ports de l’Ouest, preuve de son rôle actif dans la défense maritime.
    🦅 L’Empire : vice‑amiral

    Napoléon, qui apprécie les officiers expérimentés, confirme Nielly dans ses fonctions et le nomme vice‑amiral. Il occupe alors des postes de haut commandement, notamment dans les ports de l’Atlantique.

    Il participe à la réorganisation de la Marine impériale, à la discipline des équipages et à la préparation des escadres.
    🕊️ Fin de vie 
    Après la chute de l’Empire, Nielly se retire à Paris.Il meurt le 12 août 1833, à 81 ans, après plus de 60 ans de service naval.

    Il laisse l’image d’un marin solide, d’un administrateur rigoureux, et d’un officier loyal ayant servi trois régimes sans jamais renier son métier.

    Joseph-Marie Nielly (1751-1833) vice-amiral P.A.S., Rade de Brest 29 septembre 1793; 1 page in-4. Capitaine de la Résolue, il rédige un rapport concernant l'arraisonnement d'un canot, «après l'avoir hélé plusieurs fois d'aborder à la frégate La Résolue, le conducteur ne paroissant vouloir y venir le croyant suspect»...{CR} On joint une L.S. du ministre Decrès à Fulwar Skipwich, agent commercial des États-Unis, à propos des indemnités réclamées pour l'embargo mis en 1793 sur 103 bâtiments américains (10 février 1803, en-tête)




    Né à Brest en 1751, mort à Paris en 1833.Officier de la Marine royale.Campagnes de la guerre d’Indépendance américaine.Commandant sous la Révolution et le Directoire.Vice‑amiral de l’Empire.Figure de la Marine française du XVIIIᵉ et du début du XIXᵉ siècle.

    robert MOUCHEZ

     Robert MOUCHEZ (1897-1978) officier de marine, fils de l’ami - 


    Robert MOUCHEZ (1897-1978) officier de marine, fils de l’amiral. 2 manuscrits autographes signés, Journal de campagne. Astrolabe, Indochine, 1932-1934; 2 cahiers in-4 de 190 et 50 pages, plus 5ff. collés ou épinglés, demi-toile noire et cartonnage toile beige.{CR}Journal de voyage en Cochinchine, en Annam et au Tonkin, effectué de décembre 1932 à février 1934, avec la visite des temples d’Angkor (Cambodge). Il est illustré de 11 cartes dessinées à l’encre ou au crayon, la plupart sur papier calque, 15 croquis et 5documents imprimés (coupures de presse, plan et carte). Ancien élève de l’École navale et officier breveté des transmissions, le lieutenant de vaisseau Robert Mouchez reçut, en octobre 1932, le commandement du sondeur l’Astrolabe, avec pour mission d’effectuer des relevés hydrographiques en Indochine. Rejoint par sa femme Paulette, il quitta Marseille le 2 déc. 1932 à bord du paquebot D’Artagnan. Dans son journal, il donne une description des escales à Djibouti, Colombo, Kandy (Sri Lanka), Penang et Singapour (12-25 décembre). Arrivée à Saïgon le 27 décembre. Mouchez visite la ville, ainsi que plusieurs plantations d’hévéas situées au nord-est de Saïgon, dans les environs de Bien-Hoa (1-5 janvier 1933). Il décrit longuement les techniques d’exploitation, fournit des commentaires sur la production de caoutchouc et donne la liste des plantations visitées ainsi qu’une carte (p.85). Puis il relate son excursion dans le sud de l’Annam à la fin janvier 1933, dont les principales étapes furent Bien Hoa, Tuc Trung (avec une description des fêtes du Têt), Djiring, Phan Thiet et Da Lat (carte p.107). 25-27 février, il visite la «Cochinchine rizicole», entre Saïgon et Can Tho, dans le delta du Mékong (carte p.116). Si la mission hydrographique est peu évoquée dans ce journal (elle ne débute qu’en avril 1933), l’auteur donne une précieuse analyse des mœurs coloniales ainsi que de la situation économique et administrative de l’Indochine. Il relate ses visites..

    Etat de la marine LOUIS XV


    MARINE DE LOUIS XV

     Marine. Manuscrit, Marine de France, d’Espagne, d’Angleterre - 

    Marine. Manuscrit, Marine de France, d’Espagne, d’Angleterre, de Dannemark, et de Russie, 1771 ; volume in-12 de 128 pages, reliure de l’époque veau fauve, triple filet sur les plats et fleurons aux coins, dos orné de fleurons (charnières et coiffes usagées, coins émoussés).Manuscrit joliment calligraphié, recensant les vaisseaux des marines des cinq pays, classés par port (la France), rang et type de vaisseau, précisant le nombre de canons et, pour les bâtiments français, leur situation : en port, à la mer, en cabotage… Quelques ajouts et corrections d’une autre plume, au chapitre consacré à la marine espagnole.


    André JEANBON SAINT-ANDRÉ (1749-1813)

     André JEANBON SAINT-ANDRÉ (1749-1813) - Lot 152

    André JEANBON SAINT-ANDRÉ (1749-1813) Conventionnel (Lot), il combattit les Girondins et organisa la Marine. L.A.S., Port-la-Montagne [Toulon] 16 frimaire III (6 décembre 1794), au citoyen Villar, envoyé extraordinaire de la République à Gênes; 1 page et demie in-fol., vignette et en-tête Le Représentant du Peuple dans les Départemens maritimes de la République. Importante lettre de Toulon alors qu'il prépare la Campagne du Grand Hiver contre la marine britannique. La flotte anglaise a paru: «elle a poussé sa bordée jusques sous les montagnes de ce port forte de 14 vaisseaux de ligne. Si nous avions été en appareillage, nous serions sortis sur le champ, & l'affaire eut pu etre décidée dans un jour. Malheureusement nous n'etions pas tout à fait prêts. Son but paroit avoir été d'observer par-dessus la pointe basse des Sablettes l'etat de notre flote. Ils n'ont pas même donné chasse à des fregates qui croisoient à l'ouvert de la baye, probablement pour ne pas entamer un engagement. Une prise anglaise chargée de morue a passé près d'eux, une fregate l'a prise à la remorque, & elle est entrée sans accident. [...] Ils se sont eloignés dans le Sud, peut-être pour se porter à l'ouvert du detroit, ou pour retourner en Corse»... On dit que la levée forcée que les Anglais ont fait en Corse y a occasionné un mécontentement général: les partis sont aux prises, et les Anglais réduits à la possession de Saint-Florent; Paoli lui-même aurait été arrêté... Il est essentiel qu'ils communiquent fréquemment, afin que le Comité de Salut public puisse modifier ses plans en fonction des lumières transmises par Villar. «Je suis surtout très empressé de savoir sur quoi l'on doit compter par rapport à la Toscane. Nos succès en Espagne doivent enfin ouvrir les yeux des petites puissances d'Italie. L'armée espagnole est dissoute; elle a fui en desordre devant nos fiers Républicains. Tentes, artillerie, munitions, tout est tombé en leur pouvoir. Figuieres s'est rendu sans tirer un coup de canon. Neuf mille hommes ont été faits priso

    prisonnier sur les pontons anglais

     

    PONTONS. L.A.S. « Ma » par un prisonnier de guerre français, à bord du Sandwich rade de Chatham (Kent) 8 septembre 1807, à M. Riballier aîné à Paray (Saône-et-Loire) ; 3 pages in-fol., adresse (petit manque au bas du 2e feuillet sans toucher le texte, plis fendus et réparés au 2e feuillet). Lettre d’un prisonnier sur les pontons anglais. Capturé à bord d’un corsaire et retenu prisonnier en Angleterre à bord du ponton le Sandwich, il relate son arrestation et ses conditions de détention. « J’avais pri le parti de m’embarquer sur un corsaire capitaine en second ; mon projet avait deux objets pour buts, le premier de paÿer les dettes que j’avais contracté, et que vingt-cinq louis que j’ai touché d’avance ont couvert ; le second de me racrocher au service de France, puisque ma famille n’a voulu faire aucune démarche […] Attaqué par une frégatte anglaise nous avons été forcé de nous rendre après un combat d’une heure qui doit nous faire honneur puisque nous n’avions que quatorze canons : nous avons perdu vingt-deux hommes et beaucoup de blessés du nombre desquels je me suis trouvé […] je suis en ce moment prisonier en Angleterre à bord d’un vieux vaisseau, traitté avec toute la dureté connue de cette nation perfide et orgueilleuse, qui a foulé aux pieds tout droit des gens. Confondu avec le dernier des matelots sujets aux mêmes travaux, il n’est pas de rigeures qu’on exerce envers nous. De l’eau pour toute boisson, une nourriture grossière qu’on nous donne trop peu pour vivre, et trop pour ne pas mourir. Voilà la dure position de votre ami auquel il ne reste pas une obole pour alléger son sort et qui ne sait quand il finira »… Il prie son correspondant d’envoyer de l’argent à sa femme. Il a fait la rencontre d’un colon de Saint-Domingue, qui lui a proposé de le suivre à leur libération sur l’île de Cuba où il l’aidera à former une habitation pour lui et les siens… 

    robert SURCOUF

     Robert SURCOUF

                                 Robert SURCOUF (1773-1827) marin. L.S., Saint-Malo 26 octobr - Lot 387
    Robert SURCOUF (1773-1827) marin. L.S., Saint-Malo 26 octobre 1816, à MM. Desbouillons fils, à Rennes ; 1 page in-4, adresse. Commande de toiles : « 1300 fils », « mélis double », « id. simple », « rondelettes » et « 4 fils commun », avec référence à un échantillon joint. « Envoyez-moi promptement les toiles que je vous ai precedemment demandées. C’est pour les embarquer et le batiment est sur son départ »…

                                 Robert SURCOUF (1773-1827) corsaire -
    Robert SURCOUF (1773-1827) corsaire L.S., Saint-Malo 12 septembre 1826, à MM. Desbouillons fils, négociants à Rennes; demi-page in-4, adresse au verso avec marque postale St Malo. Il les remercie d'avoir bien voulu s'occuper de son port d'armes, et les crédite pour le coût de 15 francs. «Je vous écris de la campagne et je ne sais pas si je vous ai dit de vous rembourser sur Paris pour ce que je reste vous devoir. Dans le cas que je l'aie oublié, vous tireriez ce solde sur Mrs Baguenault et Cie de Paris à courts jours, en m'en prévenant pour que je confirme votre avis»...

    documents maritimes

     documents maritimes

                                 MARINE. Manuscrit, Hivernages. Notes pratiques, [vers 1900]  -
    MARINE. Manuscrit, Hivernages. Notes pratiques, [vers 1900] ; 260 pages in-4, reliées en un volume demi-chagrin rouge, plats de percaline rouge avec titre en lettres dorées sur le plat sup
    . Répertoire commenté des lieux d’hivernage et des climats que peuvent trouver les navigateurs, soigneusement calligraphié, avec index alphabétique. Ce manuscrit, classé alphabétiquement, des Açores aux îles du Cap-Vert, donne des entrées géographiques, mais aussi thématiques : alizés, cyclones, ouragans, ras de marée, zone des vents généraux d’Ouest... L’auteur passe en revue la plupart des côtes, mers, îles et golfes, ainsi que certains canaux, détroits et fleuves, en donnant des précisions sur le climat, les vents, les courants, les escales et les périodes possibles pour l’hivernage, et parfois l’approvisionnement disponible dans les ports, les ateliers de réparation, etc. Il donne des détails sur les dates des saisons sèches et humides, les moussons, les tirants d’eau des navires que les ports sont susceptibles d’accueillir, les risques courus par les navires, etc. 
    Voici l’exemple des îles Canaries : « En hiver d’octobre à avril, ces vents sont interrompus par des coups de vents du S.O. au S.E. durant quelquefois 7 à 8 jours et mettant en perdition les voiliers mouillés devant Ste Croix de Ténériffe, parce que les vents battent en côte et que l’appareillage est impossible : le mouillage de Palmas à la Grande Canarie est préférable à cause de la facilité du déradage. Pour des vapeurs, il n’y a aucun danger à Ste Croix de Ténériffe, pourvu que leurs machines soient en état de fonctionner. On a vu souvent des voiliers jetés à la côte dans cette baie et surtout en Décembre et Janvier »… ; ou de Rio de Janeiro, qui est « un des meilleurs ports du monde à l’abri de tous les vents sans exception. [...] Le seul danger que j’y connaisse, c’est la fièvre jaune [...] Un navire peut alors perdre tout son équipage »...



                                 marine. Manuscrit sur les postes d'amarrage, [début XIXe siè - 
    marine. Manuscrit sur les postes d'amarrage, [début XIXe siècle] ; cahier in-8 de 68 pages, couv. cart. de papier marbré rouge. Recueil détaillant 34 postes d'amarrage, chacun soigneusement dessiné à l'encre noire, avec, en regard, des observations et précisions sur les sondes.




    documents maritimes marine de LOUIS XV.


     MARINE. (1660-1737) vice-amiral, maréchal de France et minis -

    MARINE. (1660-1737) vice-amiral, maréchal de France et ministre. P.S. par Louis-Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse, amiral de France, et le vice-amiral Victor-Marie, duc d’Estrées, au Conseil de Marine assemblé au Louvre 9 juin 1717 ; 1 page in-fol. (sceau sous papier). « Le Conseil de Marine ayant rendu compte au Roy en presence de M. le Duc d’Orleans son oncle Regent de la demande faite par de La Forestrie garde de la marine de Rochefort de commander le vaisseau Le Solitaire arimé a Nantes par des patrouliers Sa Maté de l’advis de S.A.R. luy en a accordé la permission ».





                                 MARINE. 8 P.S. et un imprimé, XVIIIe siècle. - Lot 551
    MARINE. 8 P.S. et un imprimé, XVIIIe siècle. Billet de rançon du vaisseau le Jean de Libourne, à bord du Succès de Guernesey (1709, défauts). Passeport pour le vaisseau L’Espérance, signé Louis XIV (secrétaire), contresignée par Phelypeaux et Louis-Alexandre de Bourbon comte de Toulouse, amiral de France (Versailles 1710). Mémoire de fournitures et main-d’œuvre : poulies, pompes, charpente etc. (Bordeaux 1731). Projet d’armement en course, sous la direction de la Chambre de commerce de Normandie (Rouen 1756). Billets à ordre pour la fourniture de clous au Courrier d’Afrique, à L’Intime Société, et à L’Aventurier (Bordeaux 1786).



                                 MARINE. 3 L.S. ou P.S. et un imprimé, XVIIIe siècle. - Lot 552
    MARINE. 3 L.S. ou P.S. et un imprimé, XVIIIe siècle.
     Billet de rançon du vaisseau Le Prince Vauba appartenant à William Eairle de Liverpool, à bord de L’Aimable Rose (port de Bordeaux 1762).
     Liste des Vaisseaux, Fregates, Corvettes, Chebecs & Galliotes à bombe, qui composent la Marine de France 1779.
     Ordre d’embarquement et de service, à en-tête du comte d’Hector (Brest 1781, vignette). 
    L.S. par La Luzerne aux officiers de l’amirauté de Granville au sujet d’un jugement (Versailles 1788).



                                 MARINE. L.S., L.A.S. et 2 imprimés, XVIIIe-XIXe siècle (on j - 
    MARINE. L.S., L.A.S. et 2 imprimés, XVIIIe-XIXe siècle (on joint une photo du Richelieu). Maréchal de Castries (l.s. à propos d’une procédure de baraterie qui s’instruit en l’amirauté de Dunkerque, 1786).
     Amiral Truguet (l.a.s. comme préfet maritime de Brest, à un lieutenant de police, 1815). Observations de la Société des Amis de la Constitution, établie à Calais, concernant le Sloop l’Henrietta (affaire de fraude, Boulogne 1790). Le citoyen Alexandre Corréard, ingénieur (dit de la Méduse), aux citoyens du département de Seine-et-Marne (profession de foi électorale, 1848).




                                 MARINE. 17 pièces manuscrites, la plupart signées, XVIIIe-XI -
    MARINE. 17 pièces manuscrites, la plupart signées, XVIIIe-XIXe siècle (qqs mouill.). Quittance du chevalier de Massilian au trésorier général de la Marine (Marseille 1757). Coordonnées géographiques journalières : « Point de partance des Tours de Chassiron et Baleine » (archipel charentais) en 1758. Cahier de mémoires de ferblantier pour fournitures et « ouvrage » à des navires (1785-1786). Bordereau de déclaration de parents ayant droit aux secours dus aux familles des défenseurs de la Patrie. Prospectus de transports. Certificat de vie. Procès-verbal de martelage des bois propres à la construction des vaisseaux, frégates et autres bâtiments de guerre. Congé pour sortir du port avec des navires. Lettres au préfet de l’arrondissement maritime du Havre, au capitaine de L’Empereur au Port-au-Prince, à l’amiral Truguet à Cadix. Numéro du Corsaire.


    Damien de MARTEL (1607-1681) officier de marine, lieutenant -

     documents marine sous LOUIS XIII


    Damien de MARTEL (1607-1681) officier de marine, lieutenant - 

    Damien de MARTEL (1607-1681) officier de marine, lieutenant général des armées navales du Ponant (1656). L.A.S., 12 avril 1677 ; 1 page et demie in-4. Guerre de Hollande. « Voyant que quelque diligance qu’on puisse faire aux navires de M. d’Almeras et le mien ils ne scauroient estre prest qua la fin de ce mois je fais travailler nuit & jour aux cinq autres pour sembarquer leurs vivres […] qui seront prest a la fin de cette semaine. Si M. le Comte de Vivonne acepte la proposition que je viens de luy savoir faire de joindre les galleres que le Roy fait armer presantement a ses cinq vaisseaux pour aller combattre les vaisseaux hollandois qui sont a la rade de Liorne dont la lettre du Roy me donne avis et qui se confirme par ces dernieres nouvelles qu’on en a je manbarque sur un des di vaisseaux pour cette expedition »…{CR}

    documents maritimes sous la restauration

                                 MARINE. 25 LAS et 4 LA (2 incomplètes) de Paulin Joursin à s - 
    MARINE. 25 LAS et 4 LA (2 incomplètes) de Paulin Joursin à sa femme Gasparine, Toulon, à bord de la corvette de charge l’Ariège en rade de Toulon et près du château d’If, Barcelone 1823 ; 76 pages in-4, la plupart avec adresse Tendre correspondance d’un jeune mari, centrée sur des affaires familiales, mais évoquant aussi des visites chez le professeur Dubreuil, chirurgien de la Marine ; des mouvements de navires dans le port de Toulon ; ses efforts pour ne pas s’embarquer ; les préparatifs pour faire fête à la duchesse d’Angoulême, à l’occasion du voyage de la princesse en Provence, etc On joint une LS du marquis de Clermont-Tonnerre à Joursin, lieutenant de vaisseau à Toulon, Paris 5 juillet 1823, annonçant sa nomination au commandement de la goélette la Toulonnaise


    DECRES Denis amiral

    Denis, duc DECRèS (1761-1820) vice-amiral, ministre de la Ma - Lot 393

    Denis, duc DECRèS (1761-1820) vice-amiral, ministre de la Marine. L.A.S., Bruges 24 messidor XI (13 juillet 1803), à un général ; 1 page in-8, petite vignette Il rectifie sa lettre : « 1° Quand il sortira des batimens des ports les Commands de la Marine, en previendront celui de la place pour en donner avis à la station de l’artillerie. […] 2° Les six stations de Dunkerque a Ambleterre seront attellées »…